QCM : Évaluation en santé publique — 25 questions

Questions et réponses du QCM

1. Selon la définition de l’OMS en 2002, quel élément caractérise principalement la santé publique ?

Elle organise des traitements médicaux destinés aux personnes malades
Elle consiste à proposer des soins adaptés à chaque patient
Elle se limite à surveiller les maladies dans les établissements de santé
Elle repose sur une action collective menée à l’échelle de la population

Elle repose sur une action collective menée à l’échelle de la population

Explication

L’OMS définit la santé publique comme l’ensemble des efforts institutionnels visant la santé de la population par une action collective. Les soins individualisés concernent une autre échelle d’intervention et ne résument pas la santé publique.

2. Quelle situation correspond à une action de santé publique ?

La réalisation isolée d’un acte technique dans un cabinet de soins
Une consultation médicale destinée à établir le diagnostic d’un patient
Une campagne collective de prévention organisée selon des objectifs et des ressources
La prescription individuelle d’un traitement après un examen clinique

Une campagne collective de prévention organisée selon des objectifs et des ressources

Explication

Une action de santé publique regroupe des opérations collectives organisées autour d’objectifs, d’activités et de ressources pour répondre aux besoins d’une population. Une consultation ou un acte isolé relève d’une prise en charge individuelle plutôt que d’une intervention collective.

3. Laquelle de ces propositions présente les cinq composantes d’une action de santé publique ?

Les besoins, les maladies, les professionnels, les hôpitaux et les résultats
Les objectifs, les ressources, les activités, les effets et le contexte
Les décisions, les lois, les budgets, les campagnes et les indicateurs
Les patients, les traitements, les diagnostics, les coûts et les urgences

Les objectifs, les ressources, les activités, les effets et le contexte

Explication

Une action de santé publique comprend les objectifs, les ressources, les services, biens ou activités, les effets et le contexte. Les autres propositions mélangent des éléments possibles de l’action sanitaire sans reprendre sa structure complète.

4. Qu’est-ce qui définit le mieux un programme de santé publique ?

Un ensemble cohérent et coordonné d’actions dépendantes visant des objectifs précis
Une liste d’interventions indépendantes choisies selon les besoins locaux
Un ensemble de priorités nationales destiné à répartir les financements
Un cadre général qui fixe les orientations sanitaires d’un pays

Un ensemble cohérent et coordonné d’actions dépendantes visant des objectifs précis

Explication

Un programme est constitué d’actions cohérentes, coordonnées et dépendantes les unes des autres afin d’atteindre des objectifs précis. La fixation des orientations générales et des priorités relève davantage de la politique ou du plan.

5. Quelle fonction distingue principalement un plan de santé publique d’un programme ?

Il coordonne des actions dépendantes autour d’objectifs précis
Il fixe des choix stratégiques et hiérarchise les priorités d’intervention
Il mesure les effets produits par les activités réalisées
Il définit les champs généraux d’intervention des pouvoirs publics

Il fixe des choix stratégiques et hiérarchise les priorités d’intervention

Explication

Le plan prévoit les dispositions nécessaires à l’exécution d’un projet, rassemble plusieurs programmes et établit les choix stratégiques ainsi que les priorités. La coordination d’actions autour d’objectifs précis caractérise plutôt le programme.

6. Une politique de santé publique sert principalement à :

Prévoir les étapes pratiques d’exécution d’un projet sanitaire
Organiser les activités coordonnées nécessaires à un objectif précis
Définir les orientations générales, les objectifs et les moyens d’un pays
Décrire les résultats obtenus après la mise en œuvre d’une intervention

Définir les orientations générales, les objectifs et les moyens d’un pays

Explication

La politique rassemble les décisions stratégiques qui déterminent les champs d’intervention, les objectifs généraux et les moyens destinés à améliorer la santé de la population. L’organisation détaillée de la mise en œuvre appartient plutôt au plan et au programme.

7. Quelle démarche correspond à la définition de l’évaluation en santé publique ?

Recueillir des témoignages, les classer et publier les résultats obtenus
Observer des données, les comparer à un référentiel et porter un jugement de valeur
Mesurer des indicateurs, les additionner et présenter leur évolution
Décrire une action, la financer et vérifier qu’elle respecte son calendrier

Observer des données, les comparer à un référentiel et porter un jugement de valeur

Explication

Évaluer consiste à observer, comparer les données recueillies à un référentiel et porter un jugement de valeur. La simple description, le financement ou la présentation d’indicateurs ne constituent pas à eux seuls une évaluation.

8. Quelle distinction décrit correctement les deux dimensions principales de l’évaluation d’une action de santé publique ?

L’une décrit la population, l’autre sélectionne les professionnels mobilisés
L’une prépare le programme, l’autre rédige les décisions politiques
L’une définit les priorités, l’autre choisit les moyens financiers
L’une analyse la mise en œuvre, l’autre mesure les résultats produits

L’une analyse la mise en œuvre, l’autre mesure les résultats produits

Explication

L’évaluation peut analyser quantitativement et qualitativement le déroulement de l’action ou mesurer ses effets. La première dimension porte sur la mise en œuvre, tandis que la seconde concerne les résultats produits.

9. Quelles sont les trois finalités générales de l’évaluation en santé publique ?

Les finalités démocratique, stratégique et opérationnelle
Les finalités préventive, curative et réadaptative
Les finalités clinique, administrative et financière
Les finalités locale, régionale et internationale

Les finalités démocratique, stratégique et opérationnelle

Explication

Les trois finalités générales de l’évaluation sont démocratique, stratégique et opérationnelle. Les autres regroupements correspondent à des domaines, des niveaux ou des types d’action, mais pas aux finalités générales de l’évaluation.

10. À quel moment l’évaluation intermédiaire intervient-elle dans le processus d’évaluation d’une action ?

Pendant l’action, entre son analyse préliminaire et l’examen de ses résultats
Après l’action, lors de l’interprétation globale de ses résultats
Après la conception, mais avant toute réalisation des activités prévues
Avant l’action, lors de la définition du projet et de ses objectifs

Pendant l’action, entre son analyse préliminaire et l’examen de ses résultats

Explication

L’évaluation intermédiaire se déroule pendant l’action, alors que l’analyse préliminaire la précède et l’évaluation finale lui succède. La confusion vient du fait que l’évaluation a priori intervient avant l’action, et non pendant celle-ci.

11. Quel rôle l’évaluation a priori joue-t-elle dans une action envisagée ?

Elle définit le projet d’évaluation et oriente les décisions, le suivi et les activités
Elle rédige un rapport de synthèse à partir des résultats définitivement observés
Elle interprète les résultats obtenus et organise leur utilisation après l’action
Elle recueille des mesures en cours d’action pour corriger les activités engagées

Elle définit le projet d’évaluation et oriente les décisions, le suivi et les activités

Explication

L’évaluation a priori prépare l’action en définissant le projet d’évaluation et en conditionnant les décisions, le suivi et les activités. L’interprétation des résultats et le rapport de synthèse relèvent de l’évaluation finale.

12. Quelle production caractérise principalement l’évaluation finale ?

Un dispositif initial servant à définir les objectifs et les modalités de l’action
Un rapport de synthèse accompagné de l’exploitation et de l’interprétation des résultats
Un ensemble de normes permettant de comparer les ressources avant le démarrage
Une série de mesures intermédiaires destinée à corriger les activités en cours

Un rapport de synthèse accompagné de l’exploitation et de l’interprétation des résultats

Explication

L’évaluation finale produit un rapport de synthèse et permet d’exploiter, d’interpréter et d’utiliser les résultats. Les mesures destinées à corriger une action en cours correspondent plutôt à l’évaluation intermédiaire.

13. Que vérifie une évaluation normative ou pragmatique sur le terrain ?

Elle démontre expérimentalement l’efficacité d’une méthode avant sa généralisation
Elle relie les objectifs d’une action aux besoins recensés dans la population
Elle compare les ressources, le processus et les résultats à des normes établies
Elle mesure les effets d’une intervention en les convertissant en valeurs monétaires

Elle compare les ressources, le processus et les résultats à des normes établies

Explication

L’évaluation normative examine une intervention mise en œuvre en comparant ses ressources, son processus et ses résultats à des normes et critères. La démonstration expérimentale de l’efficacité relève de la recherche évaluative.

14. Quelle démarche correspond à la recherche évaluative ?

Contrôler les dépenses engagées en les rapportant aux ressources mobilisées
Comparer les résultats d’une action à ses besoins sociaux initialement identifiés
Étudier expérimentalement une méthode avant son application ou sa généralisation
Vérifier sur le terrain la conformité d’une intervention à des normes établies

Étudier expérimentalement une méthode avant son application ou sa généralisation

Explication

La recherche évaluative étudie expérimentalement l’efficacité, la pertinence, le rendement, la productivité, les effets et le contexte d’une méthode avant son application ou sa généralisation. La vérification de la conformité sur le terrain caractérise l’évaluation normative.

15. Quels critères appartiennent aux principaux critères d’évaluation d’une action ?

Objectifs, besoins, traitement, groupe témoin et rapport final
Ressources, questionnaire, expérimentation, coût et tirage au sort
Pertinence, cohérence, efficacité, efficience et impact
Validité, fiabilité, randomisation, productivité et généralisation

Pertinence, cohérence, efficacité, efficience et impact

Explication

Les principaux critères sont la pertinence, la cohérence, l’efficacité, l’efficience et l’impact. La validité et la fiabilité caractérisent notamment des instruments de mesure, tandis que la randomisation appartient à certains dispositifs expérimentaux.

16. Quelle définition décrit le mieux un indicateur d’évaluation ?

Une méthode expérimentale qui répartit des patients entre groupes comparables
Un instrument fiable, valide et pertinent qui renseigne sur un critère de jugement
Une expression monétaire permettant de comparer les coûts et les bénéfices
Un questionnaire destiné à recueillir les opinions et les caractéristiques des participants

Un instrument fiable, valide et pertinent qui renseigne sur un critère de jugement

Explication

Un indicateur est un instrument de mesure fiable, valide et pertinent qui rend compte d’un critère de jugement. Un questionnaire sert à recueillir des données, mais il ne constitue pas par définition l’indicateur lui-même.

17. Comment les patients sont-ils répartis dans un essai contrôlé ?

Par zones géographiques entre des groupes constitués avant le début de l’étude
Selon leur période d’observation entre une situation avant et une situation après
D’après leurs caractéristiques cliniques entre des groupes choisis par les chercheurs
Individuellement et par tirage au sort entre un groupe témoin et un groupe traité

Individuellement et par tirage au sort entre un groupe témoin et un groupe traité

Explication

L’essai contrôlé répartit individuellement les patients par tirage au sort entre groupes témoins et groupes traités afin de rechercher un lien causal. Une répartition sans randomisation correspond plutôt à une étude quasi expérimentale.

18. Quel dispositif compare deux groupes géographiquement distincts dans une enquête quasi expérimentale ?

L’essai contrôlé randomisé
Le dispositif avant-après
Le dispositif ici-ailleurs
L’analyse coût-utilité

Le dispositif ici-ailleurs

Explication

Le dispositif ici-ailleurs compare deux groupes situés dans des zones géographiques distinctes. Le dispositif avant-après compare plutôt deux moments dans le temps, tandis que l’essai contrôlé repose sur un tirage au sort.

19. Comment l’analyse coût-utilité exprime-t-elle les conséquences d’une intervention ?

En montants monétaires comparables aux dépenses engagées
En unités physiques correspondant aux effets directement observés
En ressources mobilisées et en résultats rapportés aux objectifs
En durée et en qualité de vie, notamment au moyen du QALY

En durée et en qualité de vie, notamment au moyen du QALY

Explication

L’analyse coût-utilité exprime les conséquences en durée et en qualité de vie, notamment avec le QALY. Les unités physiques relèvent de l’analyse coût-efficacité, tandis que les montants monétaires caractérisent l’analyse coût-bénéfices.

20. Que définit la conduite de projet d’une évaluation ?

L’organisation générale, les rôles, les compétences, les responsabilités et le suivi
Les exigences techniques et administratives à respecter dans un contrat
Les résultats statistiques et les critères d’interprétation des données recueillies
La composition institutionnelle et les compétences juridiques du comité de pilotage

L’organisation générale, les rôles, les compétences, les responsabilités et le suivi

Explication

La conduite de projet organise l’évaluation en précisant notamment les rôles, les responsabilités, la concertation et le suivi. Le cahier des charges formalise plutôt les exigences auxquelles l’évaluation doit répondre.

21. Quelle organisation est la plus appropriée pour conduire une évaluation d’action ?

Une équipe administrative désignée par les financeurs, sans collaboration avec les acteurs
Une équipe extérieure indépendante, en coordination étroite avec l’équipe chargée de l’action
Une équipe d’évaluation intégrée à l’action, qui assure aussi sa mise en œuvre opérationnelle
L’équipe chargée de l’action, sans intervention d’une structure d’évaluation distincte

Une équipe extérieure indépendante, en coordination étroite avec l’équipe chargée de l’action

Explication

L’évaluation est généralement confiée à une équipe extérieure indépendante afin de préserver son recul, tout en maintenant une collaboration étroite avec l’équipe qui conduit l’action. L’indépendance ne signifie donc pas l’absence de coordination entre les deux équipes.

22. Quelle caractéristique institutionnelle correspond au Haut Conseil de la Santé Publique ?

C’est un organisme professionnel chargé d’organiser les campagnes nationales de dépistage
C’est une agence régionale chargée de mettre en œuvre les politiques sanitaires
C’est une autorité d’expertise indépendante créée par la loi du 9 août 2004
C’est une autorité publique évaluant les médicaments et les dispositifs médicaux

C’est une autorité d’expertise indépendante créée par la loi du 9 août 2004

Explication

Le HCSP est une autorité d’expertise indépendante créée par la loi relative à la politique de santé publique du 9 août 2004. L’ARS intervient à l’échelle régionale, tandis que l’évaluation des médicaments et des dispositifs relève notamment de la HAS.

23. Quelle mission relève du Haut Conseil de la Santé Publique ?

Organiser les soins hospitaliers et coordonner les établissements à l’échelle régionale
Réaliser les examens de dépistage et transmettre directement les résultats aux patients
Contribuer au suivi de la Stratégie nationale de santé et expertiser les risques sanitaires
Évaluer les médicaments, les dispositifs médicaux et les actes professionnels

Contribuer au suivi de la Stratégie nationale de santé et expertiser les risques sanitaires

Explication

Le HCSP contribue à l’élaboration, au suivi annuel et à l’évaluation pluriannuelle de la Stratégie nationale de santé, tout en apportant une expertise sur les risques sanitaires et la prévention. L’évaluation des médicaments, dispositifs et actes professionnels relève notamment de la HAS.

24. Quel enchaînement retrace l’évolution du programme national de dépistage du cancer du sein ?

Expérimentation en 1989, dépistage systématique en 1993, évaluation par la CNAM en 1994, puis programme national en 2004
Dépistage systématique en 1989, expérimentation en 1993, évaluation par la CNAM en 1994, puis programme national en 2004
Expérimentation en 1989, évaluation par la CNAM en 1993, dépistage systématique en 1994, puis programme national en 2004
Évaluation par la CNAM en 1989, expérimentation en 1993, programme national en 1994, puis dépistage systématique en 2004

Expérimentation en 1989, évaluation par la CNAM en 1993, dépistage systématique en 1994, puis programme national en 2004

Explication

Le processus a commencé par une expérimentation dans plusieurs départements en 1989, suivie d’une évaluation par la CNAM en 1993, d’un dépistage systématique en 1994 et d’un programme national organisé en 2004. Les autres séquences déplacent ces étapes dans le temps.

25. Quels éléments font partie des indicateurs intermédiaires du dépistage du cancer du sein ?

La couverture vaccinale, la gravité des symptômes, la durée des traitements et les rechutes
La prévalence nationale, la mortalité annuelle, les dépenses hospitalières et la démographie
L’impact de la campagne, la qualité du test, la procédure, l’efficacité et les délais
Le nombre de médecins, la capacité des hôpitaux, la satisfaction des financeurs et les prescriptions

L’impact de la campagne, la qualité du test, la procédure, l’efficacité et les délais

Explication

Les indicateurs intermédiaires portent sur l’impact de la campagne, la qualité du test et de la procédure, l’efficacité ainsi que les délais. Les autres ensembles regroupent des indicateurs de santé ou de fonctionnement qui ne correspondent pas à cette liste.

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Qu'est-ce que la santé publique selon l'OMS en 2002 ?

L'ensemble des efforts des institutions publiques pour améliorer la santé de la population par une action collective.

Quelle organisation a défini la santé publique en 2002 ?

L'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Qu'est-ce qu'une action de santé publique ?

Une liste d'opérations collectives organisées pour répondre à des besoins d'une population.

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