Fiche de révision : Alimentation des ruminants

Plan du Cours

  1. Origine des constituants du lait
  2. Fibres et aliments grossiers
  3. Aliments composés et matières premières
  4. Anatomie du tube digestif
  5. Milieu ruminal et microbiote
  6. Fermentation glucidique et acidose
  7. Digestion ruminale des lipides
  8. Protéines et bilan azoté ruminal
  9. Valeur énergétique et besoins
  10. Ingestion et pratique du rationnement

1. Origine des constituants du lait

Points essentiels

  • Le foie et le tissu adipeux contribuent à l’origine des constituants du lait, notamment par les acides gras prélevés ou synthétisés et le glucose.

  • Le lactose du lait est associé au glucose parmi les constituants issus du métabolisme de la vache.

  • Les protéines du lait sont associées aux acides aminés parmi les constituants issus du métabolisme de la vache.

  • Les triglycérides du lait sont associés aux acides gras et au glycérol dans le schéma d’origine des constituants du lait.

2. Fibres et aliments grossiers

★ À maîtriser

📌 La fibre chimique exprime la quantité de fibres, tandis que la fibre physique exprime leur longueur.

  • La méthode de Van Soest détermine séquentiellement les fractions NDF, ADF et ADL des fibres.

📐 Formule - La teneur en hémicelluloses se calcule par HC=NDF−ADFHC = NDF - ADF et la teneur en cellulose par Cellulose=ADF−ADLCellulose = ADF - ADL.

Compléments

  • Les pectines comprennent de l’acide galacturonique lié par des liaisons α et des oses.

  • Les hémicelluloses sont constituées de divers oses liés par des liaisons β.

  • La cellulose est constituée de glucose lié par des liaisons β.

  • La lignine est un composé phénolique lié à la cellulose et aux hémicelluloses.

3. Aliments composés et matières premières

Notions clés & Définitions

  • Aliment composé complet : Conçu pour assurer la totalité des apports de la ration.
  • Aliment composé complémentaire : Conçu pour compléter une ration de base.

★ À maîtriser

  • Les céréales riches en amidon citées sont :
    • le blé
    • le maïs
    • l’orge
    • l’avoine

Compléments

  • Le soja, le colza et le tournesol sont des graines riches en protéines à digestibilité élevée.

  • Les graines oléagineuses et les huiles végétales sont des sources d’énergie.

  • Les pulpes et les rafles, riches en cellulose, contribuent à réguler le transit.

4. Anatomie du tube digestif

★ À maîtriser

  • Les quatre compartiments digestifs sont :
    • le rumen ou panse
    • le réseau ou réticulum
    • le feuillet ou omasum
    • la caillette ou abomasum

Compléments

  • L’intestin grêle comprend :

    • le duodénum
    • le jéjunum
    • l’iléon
  • Le gros intestin comprend :

    • le cæcum
    • l’anse spirale
    • le côlon transverse
    • le côlon descendant
    • le rectum
  • Le rumen a un volume de 120 à 200 L dans le schéma anatomique du tube digestif.

Astuce mémo

Le bol alimentaire suit les quatre compartiments : rumen, réseau, feuillet, caillette.

5. Milieu ruminal et microbiote

★ À maîtriser

  • Le milieu ruminal est anaérobie, continuellement brassé et maintenu à environ 39 °C.

  • Le pH ruminal indiqué se situe entre 5,6 et 6,8.

📌 Une ration riche en fourrage favorise la population cellulolytique, tandis qu’une ration riche en céréales favorise la population amylolytique.

Compléments

  • Le temps de séjour moyen dans le rumen est de 16 h, avec une plage de 12 à 48 h.

6. Fermentation glucidique et acidose

★ À maîtriser

  • La fermentation ruminale des glucides produit des gaz, dont le CO₂, le CH₄, le H₂ et le H₂S, qui peuvent être perdus par éructation.

📌 Le risque d’acidose augmente lorsque la ration est trop riche en concentrés ou en amidon dégradable et insuffisamment structurée par les fibres.

Compléments

  • La fermentation des glucides dans le rumen s’accompagne de la production d’acides gras volatils et d’acide lactique, dont les variations sont liées au pH ruminal.

  • Pour une ration à base d’ensilage de maïs, la proportion de concentrés ne doit pas dépasser 25 % selon les indicateurs présentés.

  • La teneur en NDF de la matière sèche de la ration ne doit jamais être inférieure à 35 % selon les seuils présentés.

  • Les pertes de méthane représentent 4 % de l’énergie brute dans le schéma de bilan énergétique présenté.

Astuce mémo

Excès de concentrés → baisse du pH → risque d’acidose.

7. Digestion ruminale des lipides

★ À maîtriser

  • La biohydrogénation ruminale transforme des acides gras insaturés en acides gras plus saturés.

Compléments

  • La voie trans11 de biohydrogénation du C18:2 comprend l’isomérisation en cis9,trans11-CLA puis deux réductions conduisant successivement au trans11-C18:1 et au C18:0.

  • Les facteurs associés aux déviations sont :

    • les rations riches en amidon
    • le ratio fourrages-concentrés
    • la nature de l’amidon
    • l’ajout de matière grasse
  • Des rations riches en amidon sont associées à une baisse de la diversité des communautés bactériennes ruminales et à une diminution des protozoaires et des champignons. - Ishaq et al., 2017

8. Protéines et bilan azoté ruminal

★ À maîtriser

  • La synthèse des protéines microbiennes dans le rumen dépend de l’équilibre entre l’azote fermentescible, notamment NH₃, et l’énergie fournie par la fermentation des glucides, notamment l’ATP.

📐 Formule - Le système SYSTALI exprime les protéines digestibles dans l’intestin par PDI=PDIA+PDIMPDI = PDIA + PDIM.

  • Un BPR trop faible traduit un manque de matières azotées dégradables par rapport à la matière organique fermentescible et peut réduire la digestibilité et la valorisation de la ration.

📌 L’apport de PDI doit être au moins égal au besoin de PDI pour couvrir les besoins de l’animal.

Compléments

📐 Formule - Dans le système SYSTALI, PDIA=MAT×(1−DT)×drPDIA = MAT \times (1-DT) \times dr et PDIM=MAT×DT×0,8×0,8PDIM = MAT \times DT \times 0{,}8 \times 0{,}8.

📐 Formule - Le bilan protéique ruminal est calculé par BPR=MAT ingeˊreˊes×DT−MAMIC−14,2BPR = MAT\ ingérées \times DT - MAMIC - 14{,}2.

  • Un BPR très élevé traduit un excès de matières azotées dégradables par rapport à la matière organique fermentescible et peut détériorer la résistance immunitaire et la reproduction.

9. Valeur énergétique et besoins

★ À maîtriser

  • L’UFL exprime la valeur énergétique de lactation d’un kilogramme d’orge de référence distribué à une femelle laitière dont les dépenses d’entretien sont couvertes.

📐 Formule - Une UFL équivaut à 1 UFL=1760 kcal1\ UFL = 1760\ kcal d’énergie nette de lactation.

  • L’UFV exprime l’énergie nette fournie par un kilogramme d’orge de référence pour l’entretien et l’engraissement d’un animal à croissance élevée.

Compléments

📐 Formule - Une UFV équivaut à 1 UFV=1760 kcal1\ UFV = 1760\ kcal d’énergie nette d’entretien et de production de viande.

📌 Le seuil de croissance lente est inférieur à 1000 g, tandis que la croissance rapide est supérieure à 1000 g.

Astuce mémo

UFL pour lactation et entretien ; UFV pour entretien et production de viande.

10. Ingestion et pratique du rationnement

Notions clés & Définitions

  • Unité d’encombrement : Une unité d’encombrement exprime la capacité d’ingestion des animaux et la résistance des aliments à l’ingestion ; une UE correspond à l’encombrement d’un kilogramme de matière sèche d’herbe jeune.

★ À maîtriser

📐 Formule - La capacité d’ingestion se calcule par CI=∑Qi×VEiCI = \sum Q_i \times VE_i.

Compléments

📐 Formule - La valeur d’encombrement d’un fourrage se calcule par VEF=CI/MSIVEF = CI / MSI, avec une plage indiquée de 0,9 à 1,6.

📐 Formule - Pour les concentrés, la valeur d’encombrement est calculée par VEC=S×VEFVEC = S \times VEF, avec S=∣ΔF/ΔC (MS)∣S = |\Delta F/\Delta C\ (MS)|.

📐 Formule - Pour les vaches âgées d’au moins cinq ans, la capacité d’ingestion est calculée par CI=14,25+0,11×Lait Pot.+0,015×(PV−600)CI = 14{,}25 + 0{,}11 \times Lait\ Pot. + 0{,}015 \times (PV - 600).

  • En lactation, l’ingestion indiquée est de 18 à 24 kg de matière sèche par jour, dont 12 à 18 kg de fourrages.
  • Les facteurs de variation de la capacité d’ingestion sont :

    • la production potentielle
    • le poids vif
    • la note d’état corporel
    • le numéro de lactation
    • le stade physiologique
    • la teneur en PDI de la ration
  • En période de tarissement, l’ingestion indiquée est de 13 à 14 kg de matière sèche par jour, et de 10 à 11 kg durant la dernière semaine.

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Alimentation des ruminants avec 14 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Concernant l’origine des constituants du lait :

2. Un échantillon de fourrage est décrit par la quantité de fibres et leur longueur. Cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Faire le QCM →

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Alimentation des ruminants avec 69 flashcards interactives.

Que mesure la fibre chimique, par opposition à la fibre physique ?

La quantité de fibres.

Quel scientifique a donné son nom à la méthode déterminant les fractions NDF, ADF et ADL ?

Van Soest.

Comment la méthode de Van Soest détermine-t-elle les fractions NDF, ADF et ADL ?

Séquentiellement.

Voir les flashcards →

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