QCM : Alimentation des ruminants (14 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant l’origine des constituants du lait :

Le foie et le tissu adipeux contribuent à l’origine des constituants du lait.
Le tissu adipeux fournit les acides aminés associés aux protéines du lait.
Les acides gras prélevés ou synthétisés proviennent du tube digestif.
Le glucose est associé au lactose parmi les constituants issus du métabolisme de la vache.
Le lactose est associé aux acides aminés parmi les constituants issus du métabolisme de la vache.

Le foie et le tissu adipeux contribuent à l’origine des constituants du lait. · Le glucose est associé au lactose parmi les constituants issus du métabolisme de la vache.

Explication

Le foie et le tissu adipeux participent à l’origine de constituants, notamment via les acides gras et le glucose; le glucose est associé au lactose. Les acides aminés sont associés aux protéines, tandis que le schéma ne fait pas du tube digestif l’origine des acides gras.

2. Un échantillon de fourrage est décrit par la quantité de fibres et leur longueur. Cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La longueur des fibres de l’échantillon correspond à la fibre physique.
La longueur des fibres de l’échantillon correspond à la fibre chimique.
La quantité de fibres de l’échantillon correspond à la fibre chimique.
La lignine est un composé phénolique lié aux pectines et à la cellulose.
La lignine est un composé phénolique lié à la cellulose et aux hémicelluloses.

La longueur des fibres de l’échantillon correspond à la fibre physique. · La quantité de fibres de l’échantillon correspond à la fibre chimique. · La lignine est un composé phénolique lié à la cellulose et aux hémicelluloses.

Explication

La fibre chimique exprime la quantité de fibres, tandis que leur longueur relève de la fibre physique. La lignine est un composé phénolique lié à la cellulose et aux hémicelluloses, et non aux pectines.

3. Concernant les principales céréales et graines utilisées en alimentation animale, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le soja, le colza et le tournesol fournissent des protéines à digestibilité élevée.
Le blé, le maïs, l’orge et l’avoine sont des céréales riches en cellulose.
Le soja, le colza et le tournesol sont des graines riches en amidon énergétique.
Le blé, le maïs, l’orge et l’avoine sont des céréales riches en amidon.
Les céréales citées apportent de l’énergie à l’animal grâce à leur amidon.

Le soja, le colza et le tournesol fournissent des protéines à digestibilité élevée. · Le blé, le maïs, l’orge et l’avoine sont des céréales riches en amidon. · Les céréales citées apportent de l’énergie à l’animal grâce à leur amidon.

Explication

Le blé, le maïs, l’orge et l’avoine sont riches en amidon, qui fournit de l’énergie ; le soja, le colza et le tournesol sont riches en protéines à digestibilité élevée. Les céréales ne sont pas décrites comme riches en cellulose, et les graines citées sont caractérisées par leur richesse en protéines, non en amidon.

4. Une ration contient des huiles végétales ainsi que des pulpes et des rafles. Parmi les propositions suivantes concernant ces ingrédients, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les pulpes et les rafles régulent le transit grâce à leur richesse en amidon.
Les huiles végétales apportent une source d’énergie à l’animal.
Les graines oléagineuses constituent également une source d’énergie alimentaire.
Les huiles végétales contribuent à réguler le transit par leur richesse en cellulose.
Les pulpes riches en cellulose participent à la régulation du transit.

Les huiles végétales apportent une source d’énergie à l’animal. · Les graines oléagineuses constituent également une source d’énergie alimentaire. · Les pulpes riches en cellulose participent à la régulation du transit.

Explication

Les huiles végétales et les graines oléagineuses sont des sources d’énergie, tandis que les pulpes et les rafles, riches en cellulose, contribuent à réguler le transit. Les deux propositions erronées attribuent aux pulpes et aux huiles la caractéristique de richesse en amidon ou en cellulose qui n’est pas celle indiquée pour ces ingrédients.

5. Chez un ruminant, quelles propositions décrivent correctement les compartiments digestifs et le volume du rumen ?

Le feuillet, ou omasum, correspond au compartiment nommé caillette ou abomasum.
Le réseau, également appelé réticulum, est distinct des quatre compartiments digestifs du ruminant.
Le rumen, aussi nommé panse, constitue l’un des quatre compartiments digestifs du ruminant.
Le rumen présente dans le schéma un volume de 40 à 70 litres.
La caillette, ou abomasum, porte aussi le nom de réseau ou réticulum.

Le rumen, aussi nommé panse, constitue l’un des quatre compartiments digestifs du ruminant.

Explication

Le rumen, ou panse, est l’un des quatre compartiments digestifs du ruminant ; le schéma lui attribue un volume de 120 à 200 litres. Le réseau est bien un des compartiments, le feuillet et la caillette sont distincts, et le réseau n’est pas un autre nom de la caillette.

6. À propos de l’organisation de l’intestin grêle et du gros intestin :

Le rectum et l’iléon appartiennent tous deux au gros intestin.
L’intestin grêle comprend le duodénum, le jéjunum et l’iléon.
Le gros intestin comprend aussi le côlon transverse, le côlon descendant et le rectum.
Le duodénum, le jéjunum et le cæcum constituent l’intestin grêle.
Le cæcum et l’anse spirale font partie du gros intestin.

L’intestin grêle comprend le duodénum, le jéjunum et l’iléon. · Le gros intestin comprend aussi le côlon transverse, le côlon descendant et le rectum. · Le cæcum et l’anse spirale font partie du gros intestin.

Explication

L’intestin grêle comprend le duodénum, le jéjunum et l’iléon. Le gros intestin comprend le cæcum, l’anse spirale, les côlons transverse et descendant, ainsi que le rectum ; le cæcum n’appartient donc pas à l’intestin grêle et l’iléon n’est pas un élément du gros intestin.

7. Un milieu ruminal est caractérisé par plusieurs paramètres. Lesquels sont exacts ?

Le pH ruminal se situe généralement entre 6,8 et 7,6.
Le milieu ruminal est principalement aérobie dans des conditions physiologiques.
La température ruminale est maintenue autour de 37 °C.
Le pH ruminal se situe dans une plage comprise entre 5,6 et 6,8.
Le brassage du contenu ruminal se poursuit de manière continue.

Le pH ruminal se situe dans une plage comprise entre 5,6 et 6,8. · Le brassage du contenu ruminal se poursuit de manière continue.

Explication

Le contenu ruminal est continuellement brassé et le pH indiqué se situe entre 5,6 et 6,8. La température est d’environ 39 °C, le milieu est anaérobie et la plage de pH proposée dans les deux autres énoncés ne correspond pas aux valeurs indiquées.

8. Pour interpréter le séjour des aliments dans le rumen, quelles propositions sont exactes ?

La plage de temps de séjour présentée s’étend de 16 à 48 heures.
Un séjour de 36 heures reste dans la plage indiquée, qui va de 12 à 48 heures.
Un temps de séjour de 12 heures se trouve à la limite basse de la plage indiquée.
La durée moyenne présentée pour le séjour ruminal est de 24 heures.
Le temps de séjour moyen des aliments dans le rumen est de 16 heures.

Un séjour de 36 heures reste dans la plage indiquée, qui va de 12 à 48 heures. · Un temps de séjour de 12 heures se trouve à la limite basse de la plage indiquée. · Le temps de séjour moyen des aliments dans le rumen est de 16 heures.

Explication

La durée moyenne est de 16 heures et la plage s’étend de 12 à 48 heures : 12 heures en est la limite basse et 36 heures y appartient. La plage ne commence pas à 16 heures et la moyenne n’est pas de 24 heures.

9. Une ration pour ruminant est modifiée, en passant d’une forte proportion de fourrage à une forte proportion de céréales. Concernant les populations microbiennes favorisées :

Une ration riche en fourrage favorise la population cellulolytique du rumen.
Une ration riche en céréales favorise la population méthanogène du rumen.
Une ration riche en céréales favorise la population cellulolytique du rumen.
Une ration riche en fourrage favorise la population amylolytique du rumen.
Une ration riche en céréales favorise la population amylolytique du rumen.

Une ration riche en fourrage favorise la population cellulolytique du rumen. · Une ration riche en céréales favorise la population amylolytique du rumen.

Explication

Les rations riches en fourrage favorisent les bactéries cellulolytiques, tandis que les rations riches en céréales favorisent les bactéries amylolytiques. Les deux énoncés qui inversent ces associations sont donc faux, et l’association aux bactéries méthanogènes n’est pas celle établie ici.

10. Lors de la fermentation glucidique ruminale, quelles propositions décrivent correctement les produits et les pertes associés ?

Dans le bilan énergétique présenté, les pertes de méthane représentent 10 % de l’énergie brute.
Les gaz issus de la fermentation sont perdus principalement par la voie urinaire.
Les variations des acides gras volatils et de l’acide lactique sont indépendantes du pH ruminal.
Les gaz produits comprennent le dioxyde de carbone, le méthane, l’hydrogène et le sulfure d’hydrogène.
La fermentation glucidique s’accompagne de la production d’acides gras volatils et d’acide lactique.

Les gaz produits comprennent le dioxyde de carbone, le méthane, l’hydrogène et le sulfure d’hydrogène. · La fermentation glucidique s’accompagne de la production d’acides gras volatils et d’acide lactique.

Explication

La fermentation produit notamment du CO₂, du CH₄, du H₂ et du H₂S, qui peuvent être éructés, et elle s’accompagne de la production d’acides gras volatils et d’acide lactique, liée au pH. Le méthane représente 4 % de l’énergie brute dans le bilan présenté, et les gaz peuvent être perdus par éructation plutôt que par voie urinaire.

11. Une ration à base d’ensilage de maïs est évaluée pour son risque d’acidose. Quelles propositions correspondent aux seuils et facteurs indiqués ?

La teneur en NDF de la matière sèche de la ration doit atteindre au moins 35 %.
Pour une ration à base d’ensilage de maïs, la proportion de concentrés peut atteindre 40 %.
Pour cette ration, la proportion de concentrés ne doit pas dépasser 25 %.
Une ration trop riche en concentrés peut accroître le risque d’acidose.
Une ration riche en amidon dégradable et pauvre en fibres réduit le risque d’acidose.

La teneur en NDF de la matière sèche de la ration doit atteindre au moins 35 %. · Pour cette ration, la proportion de concentrés ne doit pas dépasser 25 %. · Une ration trop riche en concentrés peut accroître le risque d’acidose.

Explication

Un excès de concentrés ou d’amidon dégradable, associé à une structuration insuffisante par les fibres, augmente le risque d’acidose. Les seuils indiqués limitent les concentrés à 25 % pour une ration à base d’ensilage de maïs et fixent la NDF à au moins 35 % de la matière sèche; une ration pauvre en fibres ne réduit donc pas le risque.

12. Dans une ration où l’azote fermentescible et l’énergie issue de la fermentation des glucides sont déséquilibrés, quelles propositions décrivent la synthèse microbienne et le système SYSTALI ?

L’énergie pertinente pour cette synthèse provient notamment de la fermentation des lipides.
Dans SYSTALI, les protéines digestibles intestinales d’origine alimentaire sont calculées par PDIA=MAT×(1−DT)×dr×0,8PDIA = MAT \times (1-DT) \times dr \times 0,8.
Dans SYSTALI, les protéines digestibles intestinales sont exprimées par PDI=PDIA+PDIMPDI = PDIA + PDIM.
La synthèse microbienne dépend de l’équilibre entre azote fermentescible et énergie de fermentation.
L’azote fermentescible comprend notamment le NH₃ mobilisable dans le rumen.

Dans SYSTALI, les protéines digestibles intestinales sont exprimées par $$PDI = PDIA + PDIM$$. · La synthèse microbienne dépend de l’équilibre entre azote fermentescible et énergie de fermentation. · L’azote fermentescible comprend notamment le NH₃ mobilisable dans le rumen.

Explication

La synthèse des protéines microbiennes dépend de l’équilibre entre azote fermentescible, notamment NH₃, et énergie issue de la fermentation des glucides, notamment l’ATP. SYSTALI exprime les PDI par l’addition de PDIA et PDIM. La fraction alimentaire PDIA est calculée sans le facteur supplémentaire 0,8, et l’énergie attribuée à la fermentation des lipides ne correspond pas à celle mobilisée pour la synthèse microbienne.

13. Deux animaux présentent des croissances respectives de 900 g et de 1 100 g. Quelles propositions caractérisent correctement ces catégories de croissance ?

La croissance de 900 g relève de la catégorie de croissance lente.
Le seuil de croissance lente est situé au-dessus de 1 000 g.
La croissance de 1 100 g relève de la catégorie de croissance rapide.
Le seuil de croissance rapide est situé au-dessus de 1 000 g.
La croissance de 1 100 g relève de la catégorie de croissance lente.

La croissance de 900 g relève de la catégorie de croissance lente. · La croissance de 1 100 g relève de la catégorie de croissance rapide. · Le seuil de croissance rapide est situé au-dessus de 1 000 g.

Explication

La croissance lente est inférieure à 1 000 g et la croissance rapide supérieure à 1 000 g : 900 g relève donc de la première catégorie, et 1 100 g de la seconde. Les deux propositions qui inversent ces catégories ou placent le seuil de croissance lente au-dessus de 1 000 g sont erronées.

14. Pour une ration, les quantités d’aliments et leurs valeurs d’encombrement sont respectivement de 2 kg et 1,5 UE, puis de 3 kg et 0,5 UE. Concernant les unités d’encombrement et la capacité d’ingestion :

La capacité d’ingestion calculée pour cette ration est de 4,5 UE.
L’unité d’encombrement décrit la valeur énergétique des aliments pour l’animal.
La valeur d’encombrement du fourrage se calcule par MSI divisée par CI.
Pour un concentré, la valeur d’encombrement s’obtient en divisant VEF par S.
Une UE correspond à l’encombrement d’un kilogramme de matière sèche d’herbe jeune.

La capacité d’ingestion calculée pour cette ration est de 4,5 UE. · Une UE correspond à l’encombrement d’un kilogramme de matière sèche d’herbe jeune.

Explication

Une UE correspond à l’encombrement d’un kilogramme de matière sèche d’herbe jeune. La capacité d’ingestion vaut 2×1,5+3×0,5=4,52 \times 1{,}5 + 3 \times 0{,}5 = 4{,}5 UE ; la valeur du fourrage se calcule par CI/MSICI/MSI, celle du concentré par S×VEFS \times VEF, et l’UE décrit l’ingestion, non la valeur énergétique.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 69 flashcards sur Alimentation des ruminants.

Que mesure la fibre chimique, par opposition à la fibre physique ?

La quantité de fibres.

Quel scientifique a donné son nom à la méthode déterminant les fractions NDF, ADF et ADL ?

Van Soest.

Comment la méthode de Van Soest détermine-t-elle les fractions NDF, ADF et ADL ?

Séquentiellement.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Alimentation des ruminants.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM