QCM : Anthropologie des APSA — 22 questions

Questions et réponses du QCM

1. Comment le sport peut-il être appréhendé comme un objet anthropologique ?

Comme un spectacle médiatique décrivant principalement les règles des compétitions
Comme un fait social et culturel révélant tensions, pouvoirs, rites et imaginaires
Comme une activité biologique indépendante des normes et des symboles sociaux
Comme une pratique technique déterminée par les performances physiques individuelles

Comme un fait social et culturel révélant tensions, pouvoirs, rites et imaginaires

Explication

Le sport fonctionne comme un miroir des sociétés et peut rendre visibles des tensions, des rapports de pouvoir, des rites et des imaginaires. Le réduire à une activité biologique écarterait précisément ses dimensions sociales et culturelles.

2. Quels objets l’anthropologie du sport étudie-t-elle notamment ?

La biomécanique, la nutrition, la récupération, la vitesse et la force
Les règles, les arbitres, les calendriers, les sponsors et les infrastructures
La culture, les normes, les corporéités, les altérités et l’approche sensible
Les résultats, les classements, les records, les budgets et les équipements

La culture, les normes, les corporéités, les altérités et l’approche sensible

Explication

L’anthropologie du sport s’intéresse à la culture, aux normes, aux corporéités, aux altérités et à l’approche sensible. Une étude centrée sur les performances mesurées relèverait davantage d’une analyse sportive ou biomécanique.

3. Pourquoi les pratiques sportives peuvent-elles être considérées comme des pratiques culturelles ?

Parce qu’elles sont socialisées et porteuses d’imaginaires et de symboles
Parce qu’elles dépendent principalement des capacités physiques individuelles
Parce qu’elles sont définies par les institutions qui organisent les compétitions
Parce qu’elles reposent sur des gestes identiques dans toutes les sociétés

Parce qu’elles sont socialisées et porteuses d’imaginaires et de symboles

Explication

Les pratiques sportives s’inscrivent dans des formes de socialisation et véhiculent des imaginaires ainsi que des symboles. Leur dimension culturelle ne vient donc pas d’une prétendue uniformité entre les sociétés.

4. Quelle démarche caractérise l’anthropologie lorsqu’elle étudie les êtres humains ?

Rechercher des lois universelles en écartant les différences entre les groupes
Comparer les sociétés dans le temps et l’espace pour rechercher des traits communs
Classer les individus selon leurs performances et leurs caractéristiques physiques
Décrire les institutions d’une société sans les mettre en relation avec d’autres

Comparer les sociétés dans le temps et l’espace pour rechercher des traits communs

Explication

L’anthropologie étudie la diversité humaine dans le temps et l’espace, notamment par la comparaison, afin de rechercher des caractéristiques communes et des éléments universels. Elle ne supprime donc pas les différences au profit d’un classement uniforme.

5. Dans quel contexte l’anthropologie se développe-t-elle à la fin du XIXe siècle ?

Dans un contexte de mondialisation caractérisé par les réseaux numériques et les migrations
Dans un contexte d’exploration du monde et de colonisation marqué par des racines coloniales
Dans un contexte de décolonisation favorisant une approche réflexive des chercheurs
Dans un contexte de spécialisation universitaire séparant l’anthropologie des sciences sociales

Dans un contexte d’exploration du monde et de colonisation marqué par des racines coloniales

Explication

À la fin du XIXe siècle, l’anthropologie se développe avec l’exploration du monde et la colonisation, ce qui explique ses racines coloniales. La mondialisation et la réflexivité postcoloniale correspondent à des enjeux plus tardifs.

6. Quelle évolution caractérise l’anthropologie au début du XXe siècle ?

Elle devient une discipline consacrée aux échanges économiques de la mondialisation
Elle renforce ses classifications coloniales et abandonne l’étude des sociétés éloignées
Elle se concentre sur les structures formelles en écartant les enquêtes de terrain
Elle commence à se renouveler et à se désolidariser des discours coloniaux

Elle commence à se renouveler et à se désolidariser des discours coloniaux

Explication

Au début du XXe siècle, l’anthropologie se renouvelle et commence à prendre ses distances avec les discours coloniaux. La mondialisation et les approches réflexives appartiennent plutôt aux problématiques de l’anthropologie contemporaine.

7. Comment le fonctionnalisme explique-t-il la présence d’un élément dans une société ?

Par sa place dans un système de relations et de structures sous-jacentes
Par son origine historique dans les entreprises d’exploration et de colonisation
Par la fonction spécifique qu’il remplit dans l’équilibre de l’ensemble social
Par sa capacité à exprimer les variations particulières entre les cultures

Par la fonction spécifique qu’il remplit dans l’équilibre de l’ensemble social

Explication

Le fonctionnalisme considère que chaque élément social remplit une fonction contribuant au maintien de l’équilibre de l’ensemble. L’analyse structurale, elle, met l’accent sur les relations et les structures sous-jacentes.

8. À quels enjeux l’anthropologie contemporaine est-elle confrontée entre la seconde moitié du XXe siècle et le début du XXIe siècle ?

À la mondialisation, à l’interconnexion et à la nécessité d’une approche réflexive et postcoloniale
À l’exploration géographique, à la colonisation et à la constitution de collections ethnographiques
À la recherche de fonctions sociales stables dans des sociétés considérées comme isolées
À l’affirmation du particularisme culturel contre toute comparaison entre les sociétés

À la mondialisation, à l’interconnexion et à la nécessité d’une approche réflexive et postcoloniale

Explication

L’anthropologie contemporaine doit penser la mondialisation et l’interconnexion tout en développant une approche réflexive et postcoloniale. Les autres propositions renvoient à des contextes historiques ou à des courants particuliers plutôt qu’à cet enjeu contemporain.

9. Comment Claude Lévi-Strauss définit-il l’anthropologie dans Anthropologie structurale, en 1958 ?

Comme une description générale des coutumes locales
Comme une science sociale de l’observé
Comme une théorie formelle des structures économiques
Comme une science historique des civilisations comparées

Comme une science sociale de l’observé

Explication

Claude Lévi-Strauss définit l’anthropologie comme une « science sociale de l’observé » dans Anthropologie structurale, publiée en 1958. Les autres formulations ne correspondent pas à cette définition attribuée à Lévi-Strauss.

10. Quelle démarche distingue l’anthropologie dans l’étude des cultures ?

Elle traduit les cultures en privilégiant le terrain et la réflexivité plutôt que la seule quantification
Elle compare les sociétés en recherchant des invariants sans interroger la position du chercheur
Elle mesure les cultures par des statistiques en limitant l’interprétation des pratiques observées
Elle décrit les cultures à distance en s’appuyant principalement sur des documents administratifs

Elle traduit les cultures en privilégiant le terrain et la réflexivité plutôt que la seule quantification

Explication

L’anthropologie est une entreprise de traduction des cultures fondée sur l’observation de terrain et la réflexivité. La seule quantification ne suffit pas à rendre compte des significations et de la position du chercheur dans l’enquête.

11. Quel rôle l’ethnologie joue-t-elle par rapport aux matériaux ethnographiques ?

Elle les analyse et les interprète pour construire des modèles grâce à la comparaison
Elle les mesure statistiquement afin d’établir des classements entre les sociétés
Elle les conserve dans des archives sans élaborer de synthèse théorique
Elle les recueille et les décrit sous la forme d’une monographie de terrain

Elle les analyse et les interprète pour construire des modèles grâce à la comparaison

Explication

L’ethnologie analyse et interprète les matériaux fournis par l’ethnographie afin de construire des modèles et de les comparer à un niveau théorique. La collecte et la description des données relèvent de l’ethnographie, non de l’ethnologie.

12. Que désigne principalement l’ethnographie ?

La traduction réflexive des cultures à partir d’une analyse des structures sociales sous-jacentes
L’interprétation comparative des matériaux afin de construire des modèles théoriques généraux
La description écrite de ce qui est observé, souvent sous forme de monographie fondée sur des données collectées
La recherche d’éléments universels par la comparaison de sociétés étudiées dans le temps

La description écrite de ce qui est observé, souvent sous forme de monographie fondée sur des données collectées

Explication

L’ethnographie correspond à la collecte et à la description écrite de ce qui est observé, souvent dans une monographie. L’analyse comparative et la construction de modèles appartiennent plutôt à l’ethnologie.

13. Quelle démarche caractérise le mieux l’enquête ethnographique sur le terrain ?

Une enquête standardisée centrée sur des réponses brèves et uniformes
Une immersion accompagnée d’observations participantes et de données qualitatives
Une observation distante fondée sur des mesures exclusivement quantitatives
Une comparaison théorique menée sans interaction avec les personnes étudiées

Une immersion accompagnée d’observations participantes et de données qualitatives

Explication

L’ethnographie associe l’immersion, l’observation participante, la collecte qualitative, la réflexivité et l’écriture ethnographique. Une observation entièrement distanciée ne rend pas compte de la relation au terrain propre à cette démarche.

14. Qu’est-ce que l’ethnocentrisme dans l’analyse des groupes humains ?

Comparer plusieurs groupes en recherchant leurs ressemblances et leurs différences
Étudier un groupe étranger en participant à ses activités quotidiennes
Reconnaître les pratiques différentes sans les rapporter à une norme personnelle
Prendre son propre groupe comme référence pour juger les autres groupes

Prendre son propre groupe comme référence pour juger les autres groupes

Explication

L’ethnocentrisme consiste à utiliser son propre groupe comme étalon de comparaison, ce qui peut entraîner un jugement des autres. La comparaison raisonnée et la suspension du jugement correspondent plutôt à une démarche de décentrement.

15. Quelle attitude aide un observateur à limiter l’ethnocentrisme pendant son enquête ?

Interpréter les comportements observés avec les catégories de son groupe
Déclarer mauvaise toute pratique qui s’écarte de ses propres normes
Évaluer les groupes selon le degré de conformité à ses habitudes sociales
Se décentrer de ses habitudes et analyser les pratiques dans leur contexte

Se décentrer de ses habitudes et analyser les pratiques dans leur contexte

Explication

Le décentrement permet de prendre de la distance avec ses habitudes et de comparer les pratiques sans les condamner d’emblée. Déclarer mauvaise une pratique différente reproduit précisément le mécanisme ethnocentrique.

16. Comment l’altérité se définit-elle dans les relations entre groupes ou cultures ?

Comme la réduction d’un groupe à ses différences les plus visibles
Comme la description d’un groupe étranger à partir de catégories naturelles immuables
Comme la manière de percevoir et de traiter les autres en les reconnaissant comme pleinement humains
Comme l’effacement des différences entre les personnes et les cultures

Comme la manière de percevoir et de traiter les autres en les reconnaissant comme pleinement humains

Explication

L’altérité concerne la façon dont une société construit et traite ceux qui diffèrent d’elle tout en reconnaissant leur pleine humanité. Réduire l’autre à sa différence relève plutôt de l’exotisation.

17. Quel enchaînement correspond à une réflexion éthique sur l’altérité ?

Classer les différences naturelles, isoler les groupes et préserver leurs frontières
Décrire les apparences, confirmer les stéréotypes et hiérarchiser les cultures
Percevoir la différence, comprendre sa construction sociale et établir une relation éthique
Nier les différences, éviter la comparaison et privilégier son propre point de vue

Percevoir la différence, comprendre sa construction sociale et établir une relation éthique

Explication

Penser l’altérité suppose de reconnaître la différence culturelle, de comprendre que l’autre est socialement construit et d’adopter une relation éthique. La réduire à des différences naturelles ignore la dimension sociale de cette construction.

18. Pourquoi l’anthropologie recourt-elle à l’analyse comparative des sociétés ?

Pour montrer que les différences culturelles proviennent de caractéristiques naturelles fixes
Pour rechercher des invariants humains derrière les différences visibles entre les sociétés
Pour remplacer l’étude des pratiques particulières par une théorie générale uniforme
Pour établir une hiérarchie entre les sociétés selon leur proximité avec l’observateur

Pour rechercher des invariants humains derrière les différences visibles entre les sociétés

Explication

La comparaison anthropologique vise à saisir des éléments communs à l’humanité malgré la diversité observable des sociétés. Elle ne sert pas à classer les cultures ni à expliquer leurs différences par des traits naturels immuables.

19. Comment la culture est-elle définie en anthropologie sociale et culturelle ?

Comme une préférence personnelle adoptée par un individu dans sa vie quotidienne
Comme un patrimoine matériel transmis sans pratiques ni significations communes
Comme un ensemble partagé de manières de penser, de sentir, d’agir et de donner du sens
Comme un ensemble de comportements biologiques identiques chez tous les membres d’une espèce

Comme un ensemble partagé de manières de penser, de sentir, d’agir et de donner du sens

Explication

La culture désigne des façons partagées de penser, de ressentir, d’agir et d’interpréter le monde au sein d’un groupe. Une préférence individuelle isolée ne suffit donc pas à constituer une culture.

20. Laquelle de ces propositions respecte les cinq caractéristiques de la culture distinguées par Jean Fleury ?

Elle est collective, biologique, spontanée, dépourvue de frontières et parfaitement stable
Elle est collective, symbolique, transmise, délimitée par des frontières poreuses et évolutive
Elle est individuelle, matérielle, innée, séparée par des frontières étanches et immuable
Elle est personnelle, symbolique, non transmise, sans limites sociales et incapable de changer

Elle est collective, symbolique, transmise, délimitée par des frontières poreuses et évolutive

Explication

Jean Fleury présente la culture comme collective, symbolique et transmise, avec un dedans et un dehors aux frontières poreuses, ainsi qu’une cohérence compatible avec l’évolution. Un système culturel totalement immuable contredirait cette capacité d’adaptation.

21. Quelle formule caractérise la conception de la culture proposée par Clifford Geertz ?

La culture est un ensemble de réflexes biologiques transmis par l’hérédité
La culture est un système de symboles inscrit dans des toiles de signification
La culture est une collection d’objets matériels indépendants de toute interprétation
La culture est un code universel identique dans toutes les sociétés humaines

La culture est un système de symboles inscrit dans des toiles de signification

Explication

Pour Geertz, les humains vivent dans des « toiles de signification » et la culture forme un « système de symboles ». La réduire à des réflexes biologiques ou à des objets matériels néglige sa dimension interprétative.

22. Une norme qui oriente les comportements des membres d’un groupe illustre quelle dimension de la culture ?

La dimension représentationnelle, parce que la culture transmet des connaissances sur le monde
La dimension évocative, parce que la culture façonne les sentiments et les attitudes
La dimension directive, parce que la culture guide les conduites par des normes
La dimension constructive, parce que la culture fait exister des institutions sociales

La dimension directive, parce que la culture guide les conduites par des normes

Explication

La dimension directive renvoie au rôle des normes culturelles dans l’orientation des conduites. La dimension représentationnelle concerne les connaissances et croyances, tandis que les dimensions constructive et évocative renvoient respectivement aux institutions et aux affects.

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Qu'est-ce que le sport selon l'anthropologie sociale et culturelle ?

Le sport est un fait social et culturel qui reflète les sociétés.

Que révèle le sport comme fait social ?

Il révèle tensions, rapports de pouvoir, utopies, rites et imaginaires.

Que comprend l'étude de l'anthropologie du sport ?

Elle étudie la culture, les normes, les corporéités, les altérités et l'approche sensible.

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