QCM : Anthropologie et modèle linguistique (61 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel domaine les sciences humaines étudient-elles ?

Les phénomènes naturels et leurs conditions biologiques et physiques
Les formes abstraites du raisonnement et leurs règles logiques et mathématiques
Les interventions pratiques et leurs effets politiques et économiques
Les activités humaines, leurs résultats et leurs conditions sociales, culturelles et langagières

Les activités humaines, leurs résultats et leurs conditions sociales, culturelles et langagières

Explication

Les sciences humaines portent sur les activités humaines, leurs résultats et leurs conditions, notamment sociales, culturelles et langagières. L’étude des phénomènes naturels relève des sciences naturelles, le raisonnement abstrait des sciences formelles, et l’intervention pratique caractérise une autre orientation des sciences sociales.

2. Une équipe étudie des musiques non européennes transmises oralement en analysant leurs liens avec les pratiques culturelles locales. Quel rapprochement disciplinaire est le plus pertinent ?

La musicologie écrite et l’étude des seules traditions notées
L’acoustique physique et l’analyse des seules propriétés sonores
La sociologie appliquée et l’intervention pratique dans la société
L’ethnomusicologie et l’anthropologie musicale, proches des sciences humaines

L’ethnomusicologie et l’anthropologie musicale, proches des sciences humaines

Explication

L’ethnomusicologie et l’anthropologie musicale rapprochent la musicologie des sciences humaines en étudiant notamment les musiques non européennes ou de tradition orale. L’analyse acoustique se concentre sur les propriétés sonores, la sociologie appliquée sur l’intervention sociale, et l’étude des seules traditions notées ne correspond pas à la démarche décrite.

3. Dans la doctrine chrétienne de l’incarnation, comment le Christ réunit-il les natures humaine et divine ?

En une personne réunissant une nature humaine et une nature divine
En une personne dotée d’une seule nature humaine
En une personne dotée d’une seule nature divine
En deux personnes partageant une seule nature

En une personne réunissant une nature humaine et une nature divine

Explication

La doctrine de l’incarnation présente le Christ comme une personne réunissant deux natures, l’une humaine et l’autre divine. Le modèle de deux personnes confond personne et nature, tandis que les réponses réduisant le Christ à une seule nature écartent l’un des deux pôles de cette doctrine.

4. Une transformation fait de l’être humain un objet d’étude scientifique. Comment Foucault caractérise-t-il ce changement ?

Comme une évolution de l’espèce humaine
Comme un événement dans l’ordre du savoir
Comme une nouvelle technique d’observation
Comme un changement dans l’opinion publique

Comme un événement dans l’ordre du savoir

Explication

Pour Foucault, le fait que l’homme devienne objet de science relève d’un événement dans l’ordre du savoir, et non d’un simple phénomène d’opinion. L’évolution biologique concerne l’espèce, tandis qu’une technique d’observation ou un changement d’opinion ne rendent pas compte de cette transformation épistémique.

5. Un chercheur du XVIIe siècle classe des êtres en les distinguant plutôt qu’en les rapprochant par leurs ressemblances. Quelle transformation du savoir cette démarche illustre-t-elle ?

L’accumulation de confirmations comme méthode centrale
L’analyse comme méthode privilégiant le discernement
La similitude comme principe reliant les êtres
La réflexion sur le langage comme méthode unique

L’analyse comme méthode privilégiant le discernement

Explication

Au XVIIe siècle, l’analyse devient une méthode de connaissance qui privilégie le discernement plutôt que le rapprochement par ressemblance. La similitude caractérise davantage le savoir du XVIe siècle, l’accumulation de confirmations appartient à ce cadre antérieur et le langage ne constitue pas à lui seul la méthode d’analyse.

6. Une étude des sciences humaines articule la biologie à fonction/norme, l’économie à conflit/règle et la philologie à sens/système. À quelles régions épistémologiques correspond-elle ?

Biologie, histoire naturelle et réflexion sur le langage
Économie, philologie et histoire naturelle
Philologie, biologie et analyse des richesses
Biologie, économie et philologie

Biologie, économie et philologie

Explication

Foucault rapporte les sciences humaines à la biologie, l’économie et la philologie, associées respectivement à fonction/norme, conflit/règle et sens/système. L’histoire naturelle, l’analyse des richesses et la réflexion sur le langage sont des domaines qui émergent avec l’analyse, mais ne remplacent pas ces trois régions dans cette classification.

7. Au sens littéral, que désigne l’anthropologie ?

Une enquête historique sur les peuples anciens
Une étude comparative des langues humaines
Un discours rationnel ou une science de l’homme
Une étude des sociétés et de leurs coutumes

Un discours rationnel ou une science de l’homme

Explication

L’anthropologie signifie littéralement un discours rationnel ou une science de l’homme. L’étude comparative des langues relève de la linguistique, et les deux autres réponses restreignent la discipline à des objets plus particuliers.

8. Dans un débat sur l’humanité des peuples amérindiens, une position leur reconnaît une humanité égale à celle des peuples réputés policés, tandis que l’autre les qualifie de barbares et de serfs par nature. Quelle attribution est correcte ?

Las Casas les dit barbares et serfs, Sepulveda défend leur égalité humaine
Les deux protagonistes défendent l’égalité humaine des peuples amérindiens
Las Casas défend l’égalité humaine, Sepulveda les dit barbares et serfs
Sepulveda défend l’égalité humaine, Las Casas les dit barbares et serfs

Las Casas défend l’égalité humaine, Sepulveda les dit barbares et serfs

Explication

Las Casas reconnaît aux Indiens une humanité égale à celle des peuples réputés policés, alors que Sepulveda les présente comme barbares et naturellement serfs. Inverser les positions ou attribuer à l’un la thèse de l’autre traduit précisément la confusion entre leurs arguments.

9. Un groupe considère que lui seul est véritablement humain et rejette les autres peuples comme barbares ou ennemis potentiels. Quel phénomène décrit cette attitude ?

La diversité culturelle
La comparaison des sociétés
L’ethnocentrisme
Le relativisme culturel

L’ethnocentrisme

Explication

L’ethnocentrisme consiste à prendre son propre groupe pour le seul véritablement humain et à rejeter les autres comme barbares ou ennemis potentiels. La diversité culturelle désigne des différences entre groupes, tandis que le relativisme et la comparaison ne correspondent pas à cette attitude de rejet.

10. Une équipe du XVIIIe siècle décrit plusieurs sociétés observées en voyage. Quelle pratique correspond à l’attention méthodologique croissante de cette époque ?

Classer les êtres naturels, sans appliquer cette méthode aux sociétés
Organiser la collecte, classer les matériaux puis les interpréter
Privilégier la spéculation, sans examiner les matériaux recueillis
Collecter les matériaux, mais renoncer à les classer et à les interpréter

Organiser la collecte, classer les matériaux puis les interpréter

Explication

L’observation anthropologique du XVIIIe siècle accorde une attention soutenue à la collecte, au classement et à l’interprétation des matériaux. La spéculation sans examen néglige les données, l’absence de classement omet une étape importante, et la taxinomie des êtres naturels ne répond pas à la méthode appliquée à l’observation des hommes.

11. Un philosophe de cabinet tire des conclusions sur des sociétés lointaines à partir de récits de voyageurs, mais affirme que ces voyageurs ne savent ni voir ni penser. Quelle critique Bougainville lui adresserait-il ?

Il dogmatise à partir d’observations empruntées tout en dénigrant les voyageurs
Il refuse toute réflexion philosophique sur les sociétés observées
Il accuse les voyageurs de dogmatiser à partir d’observations empruntées
Il réclame des récits de voyage dépourvus d’observation directe

Il dogmatise à partir d’observations empruntées tout en dénigrant les voyageurs

Explication

Bougainville reproche aux philosophes de cabinet de s’appuyer sur les observations des voyageurs tout en leur refusant la faculté de voir et de penser. Refuser toute réflexion philosophique généralise son reproche, attribuer la dogmatisation aux voyageurs inverse les rôles, et écarter l’observation directe ne correspond pas à sa critique.

12. Dans une comparaison des conceptions de Rousseau, quelle interprétation rend compte de son opposition entre l’homme naturel et l’homme civilisé ?

Il valorise le bon sauvage et affirme une nature humaine permanente entre les deux états
Il valorise le bon sauvage et souligne une différence radicale entre les deux états
Il valorise le bon sauvage et présente les deux états comme identiques
Il valorise l’homme civilisé et souligne une différence radicale entre les deux états

Il valorise le bon sauvage et souligne une différence radicale entre les deux états

Explication

Dans le Discours sur l’origine de l’inégalité parmi les hommes, Rousseau valorise le « bon sauvage » et insiste sur la différence radicale entre l’homme naturel et l’homme civilisé. La nature humaine permanente atténuerait cette différence, tandis que la valorisation du civilisé et l’identité des deux états contredisent sa conception.

13. Une chercheuse dispose de descriptions ethnographiques déjà consignées et les analyse rationnellement. À quelle démarche correspond ce travail ?

À l’anthropologie, qui analyse les données décrites par l’ethnographie
À l’ethnologie, qui analyse les données décrites par l’ethnographie
À l’ethnographie, qui analyse les données décrites par l’ethnologie
À l’ethnologie, qui collecte les données avant leur description ethnographique

À l’ethnologie, qui analyse les données décrites par l’ethnographie

Explication

L’ethnologie désigne le passage de la description ethnographique à l’analyse rationnelle des données consignées; le terme date de 1789. L’ethnographie correspond à la description, l’anthropologie vise une synthèse transculturelle, et la collecte précède l’analyse des données déjà décrites.

14. Une chercheuse compare des travaux ethnographiques et ethnologiques pour établir des catégories transculturelles et étudier ce qui unit les humains au-delà de leur diversité ethnique. Quelle démarche mène-t-elle ?

Une démarche anthropologique visant à effacer la diversité ethnique
Une démarche ethnologique d’analyse des données ethnographiques consignées
Une démarche anthropologique de synthèse et de comparaison transculturelle
Une démarche ethnographique centrée sur la monographie d’un groupe

Une démarche anthropologique de synthèse et de comparaison transculturelle

Explication

Dans cette acception, l’anthropologie synthétise les travaux ethnographiques et ethnologiques pour établir des catégories transculturelles et étudier l’unité humaine au-delà de la diversité ethnique. L’analyse de données consignées caractérise l’ethnologie, tandis que l’effacement de la diversité et la monographie descriptive ne définissent pas cette synthèse.

15. À la fin du XIXe siècle, comment les évolutionnistes interprètent-ils les sociétés qualifiées de « non civilisées » ?

Comme des vestiges de l’enfance de l’humanité
Comme des sociétés sans lien avec l’humanité passée
Comme des formes abouties de la civilisation moderne
Comme des sociétés extérieures au cours de l’histoire

Comme des vestiges de l’enfance de l’humanité

Explication

Les évolutionnistes les considèrent comme des vestiges de l’enfance de l’humanité, témoignant d’un état originel antérieur à la civilisation moderne. Les dire hors de l’histoire reprend la thèse opposée, tandis que les présenter comme abouties ou sans lien avec le passé ne correspond pas à cette interprétation.

16. Un chercheur classe les sociétés selon les grandes périodes ethniques établies par Morgan. Quelle séquence doit-il retenir, de la première période à la dernière ?

Famille, politique, propriété
État sauvage, barbarie, civilisation
État sauvage, civilisation, barbarie
Barbarie, état sauvage, civilisation

État sauvage, barbarie, civilisation

Explication

Morgan ordonne les périodes ethniques de l’état sauvage à la barbarie, puis à la civilisation, stade terminal. La séquence qui place la barbarie avant l’état sauvage inverse les deux premières périodes, celle qui place la civilisation en deuxième position déplace le stade terminal, et famille, politique et propriété sont des champs d’étude plutôt que des périodes.

17. Une communauté est organisée par les liens de parenté, sans organisation politique ni État. Quel terme Morgan emploie-t-il pour la désigner ?

Societas
Barbarie
Civilisation
Civitas

Societas

Explication

Chez Morgan, societas désigne le groupe régi par les lois de parenté et dépourvu d’organisation politique et d’État. Civitas désigne au contraire la cité organisée en État, tandis que civilisation et barbarie sont des périodes de l’évolution.

18. Sur le terrain, une ethnographe consigne avec soin tous les détails observables et conserve les données recueillies, même lorsqu’elles semblent secondaires. À quelle démarche cela correspond-il ?

L’analyse des échanges comme fait social total
L’observation participante inaugurée par Malinowski
La comparaison évolutionniste des sociétés
L’ethnographie exhaustive inaugurée par Boas

L’ethnographie exhaustive inaugurée par Boas

Explication

L’ethnographie exhaustive de Boas exige de noter les détails perceptibles et de ne pas écarter les données recueillies. L’observation participante renvoie à Malinowski et à la participation à la vie étudiée; la comparaison évolutionniste et l’analyse du fait social total désignent d’autres démarches.

19. Une enquête sur une coutume compare sa répartition chez des peuples voisins afin de suivre sa transmission et ses transformations. Quel principe méthodologique de Boas met-elle en œuvre ?

L’étude de la répartition géographique et de la diffusion des coutumes
L’attention au rôle du milieu naturel dans la différenciation culturelle
La recherche des causes historiques et des processus psychiques
Le souci de consigner les détails descriptifs du terrain

L’étude de la répartition géographique et de la diffusion des coutumes

Explication

Suivre la répartition d’une coutume chez des groupes voisins pour comprendre sa transmission et ses transformations relève de l’étude géographique de sa diffusion. Le milieu naturel, les causes historiques et psychiques, ainsi que la description détaillée sont d’autres principes de Boas, mais ne désignent pas ici l’objet précis de l’enquête.

20. Durant une enquête dans les îles Trobriand, un ethnographe partage le quotidien des personnes étudiées et prend part à leurs activités. Quelle méthode caractérise cette démarche ?

L’ethnographie exhaustive de Boas
L’étude évolutionniste des périodes ethniques de Morgan
L’enquête par questionnaires des premiers anthropologues
L’observation participante de Malinowski

L’observation participante de Malinowski

Explication

Malinowski inaugure l’observation participante, dans laquelle l’ethnographe vit avec les personnes étudiées et participe à leur vie. Les questionnaires reposent sur une relation indirecte, l’ethnographie exhaustive de Boas insiste sur la collecte détaillée, et les périodes ethniques relèvent de Morgan.

21. Un échange collectif engage à la fois plusieurs institutions et différents secteurs de la vie sociale, et permet de comprendre la société dans un contexte déterminé. Quelle notion de Mauss le caractérise ?

Le fait social total
Le fonctionnalisme
La diffusion culturelle
La communauté morale de l’Église

Le fait social total

Explication

Le fait social total concerne la société globale et ses institutions; il se comprend en reliant plusieurs secteurs de la réalité sociale et résume une société en un lieu et un temps déterminés. Le fonctionnalisme porte sur les réponses culturelles aux besoins, l’Église sur une communauté morale fondée sur des croyances et pratiques, et la diffusion sur la transmission de traits culturels.

22. Quelle observation a fourni des preuves linguistiques objectives en faveur d’une origine commune des langues européennes et du sanskrit ?

Une ressemblance limitée à quelques mots empruntés
Des correspondances morphologiques et phonétiques historiques
Une hypothèse théologique fondée sur des textes sacrés
Une répartition géographique observée à l’époque moderne

Des correspondances morphologiques et phonétiques historiques

Explication

La parenté du sanskrit avec les langues européennes a été étayée par des preuves objectives, notamment morphologiques et phonétiques historiques. Une hypothèse théologique relève d’un autre type d’explication, une ressemblance isolée ne suffit pas à établir cette parenté, et la répartition géographique ne constitue pas la preuve décrite.

23. Une chercheuse décrit les règles de fonctionnement du français tel qu’il est parlé aujourd’hui, sans retracer ses changements au fil des siècles. Quelle démarche adopte-t-elle ?

Une étude diachronique
Une étude de phonétique historique
Une étude synchronique
Une étude de la parole événementielle

Une étude synchronique

Explication

L’étude synchronique décrit le fonctionnement d’une langue dans l’état où elle se présente au moment de l’observation. La diachronie suit son évolution historique, la phonétique historique examine les changements sonores au cours du temps, et la parole désigne des réalisations concrètes.

24. Lors d’une conversation, une personne applique sans y penser les règles grammaticales partagées par sa communauté et produit une phrase particulière à un moment donné. Quelle analyse distingue correctement ces deux aspects ?

Les règles relèvent de la diachronie et la phrase de la synchronie
Les règles relèvent de la parole et la phrase produite de la langue
Les règles relèvent de la langue et la phrase produite de la parole
Les règles relèvent de la phonologie et la phrase de la phonétique

Les règles relèvent de la langue et la phrase produite de la parole

Explication

La langue est le système social de règles qui préexiste à chaque énonciation, tandis que la parole en est la réalisation concrète et événementielle. Inverser langue et parole confond le système avec son usage ponctuel; la diachronie, la synchronie, la phonologie et la phonétique désignent d’autres distinctions.

25. En analysant un mot, un étudiant isole une unité minimale qui associe une forme à un sens. Comment cette unité est-elle appelée ?

Un phonème
Une énonciation
Un monème
Un système linguistique

Un monème

Explication

Le monème est une unité minimale de première articulation qui possède à la fois une forme et un sens. Le phonème est une unité sonore sans signifié, tandis qu’une énonciation est un acte concret et un système linguistique est un ensemble organisé de règles.

26. Une équipe mesure la fréquence et l’intensité des sons d’un enregistrement, puis cherche lesquels peuvent distinguer des mots dans cette langue. Quelles disciplines correspondent à ces deux tâches, dans cet ordre ?

La phonétique, puis la phonologie
La phonétique, puis la parole
La phonologie, puis la phonétique
La diachronie, puis la phonologie

La phonétique, puis la phonologie

Explication

La phonétique décrit objectivement les sons, notamment leur fréquence et leur intensité, tandis que la phonologie étudie leur fonction distinctive dans une langue. Inverser ces disciplines confond mesure acoustique et rôle linguistique; la diachronie traite de l’évolution historique et la parole d’une réalisation concrète.

27. Dans une variété de français, les mots « patte » et « pâte » se distinguent par le contraste entre [a] et [ɑ]. Quelle conclusion phonologique s’impose ?

[a] et [ɑ] sont deux monèmes distincts
[a] et [ɑ] sont deux variantes d’un même phonème
[a] et [ɑ] sont deux phonèmes distincts
[a] et [ɑ] sont deux mesures acoustiques d’un seul son

[a] et [ɑ] sont deux phonèmes distincts

Explication

Puisque le contraste entre [a] et [ɑ] permet de distinguer le sens de « patte » et de « pâte », il s’agit de deux phonèmes. Les traiter comme de simples variantes néglige leur fonction distinctive; un monème porte un sens, et une mesure acoustique ne constitue pas à elle seule une unité phonologique.

28. Une phonéticienne observe que le [r] de « rythme » se prononce différemment de celui de « trop », mais que cette différence dépend du voisinage et ne change pas le sens. Comment la phonologie classe-t-elle ces réalisations ?

Comme deux monèmes variant selon leur entourage
Comme deux phonèmes distincts opposés par le sens
Comme des variantes conditionnées du même phonème /r/
Comme deux sons sans rapport avec le phonème /r/

Comme des variantes conditionnées du même phonème /r/

Explication

Quand la variation dépend du voisinage et ne distingue pas le sens, les réalisations sont des variantes conditionnées du même phonème /r/. Les considérer comme deux phonèmes confond variation contextuelle et opposition distinctive; un monème porte un sens, et ces réalisations restent liées au phonème /r/.

29. Une équipe compare deux traits acoustiques, mais seul l’un d’eux aide les locuteurs à distinguer les messages. Selon quel critère ce trait est-il pertinent pour l’analyse linguistique ?

Il présente une différence acoustique importante.
Il apparaît fréquemment dans la langue.
Il est facilement perceptible par tous les locuteurs.
Il contribue à la communication.

Il contribue à la communication.

Explication

En linguistique, un trait est pertinent s’il contribue à la communication. La facilité de perception, la fréquence et l’importance acoustique ne suffisent pas à établir cette pertinence.

30. Quelle fonction détermine, en dernier ressort, les traits pertinents pour l’analyse linguistique ?

La communication.
La transmission historique.
La classification des mots.
La production des sons.

La communication.

Explication

La communication est la fonction première et ultime de toute langue et détermine donc les traits pertinents pour l’analyse linguistique. La transmission historique, la production sonore et la classification des mots ne définissent pas cette finalité.

31. Une ethnologue étudie les règles de parenté d’une société en décrivant leur organisation actuelle, sans ramener son analyse à l’évolution historique des phénomènes. Quelle approche reprend-elle ?

L’approche diachronique de Lévi-Strauss.
L’étude des phénomènes conscients de Lévi-Strauss.
L’approche synchronique de Lévi-Strauss.
L’analyse isolée des termes de Lévi-Strauss.

L’approche synchronique de Lévi-Strauss.

Explication

Lévi-Strauss transpose en ethnologie l’approche synchronique de la phonologie et refuse de réduire l’analyse à l’histoire des phénomènes. La diachronie privilégie précisément leur évolution historique, tandis que les deux autres réponses contredisent d’autres principes de la démarche.

32. Dans une société, les règles linguistiques demeurent stables tandis que les énoncés prononcés varient selon les personnes et les situations. Quelle distinction rend compte de cette différence ?

La langue désigne les énoncés observables, et la parole les règles inconscientes stables.
La langue est l’infrastructure inconsciente et stable, et la parole ses réalisations variables.
La parole est l’infrastructure inconsciente et stable, et la langue ses réalisations variables.
La parole désigne les règles stables, et la langue les variations propres aux situations.

La langue est l’infrastructure inconsciente et stable, et la parole ses réalisations variables.

Explication

La langue constitue l’infrastructure inconsciente et stable, alors que la parole en est la réalisation variable. Inverser les deux notions ou attribuer à la langue les énoncés observables confond la structure avec ses manifestations.

33. Quel ensemble décrit les quatre principes de la démarche phonologique reprise par Lévi-Strauss ?

Étudier l’inconscient, les relations, les systèmes concrets et les lois générales.
Étudier l’inconscient, les relations, les systèmes abstraits et les règles particulières.
Étudier l’inconscient, les termes isolés, les systèmes concrets et les lois générales.
Étudier l’histoire, les relations, les systèmes concrets et les lois générales.

Étudier l’inconscient, les relations, les systèmes concrets et les lois générales.

Explication

La démarche consiste à étudier l’infrastructure inconsciente, les relations entre les termes, des systèmes concrets et des lois générales. Les termes isolés, l’histoire comme principe directeur, les systèmes abstraits ou les règles sans portée générale déforment ces principes.

34. Comment caractériser la prohibition de l’inceste au regard de la distinction entre nature et culture ?

Elle relève de la nature par sa portée universelle, sans constituer une norme sociale
Elle relève de la culture comme norme sociale, sans présenter de caractère universel
Elle relève des deux : universelle par sa portée et culturelle comme norme sociale
Elle relève d’une préférence matrimoniale propre à certaines sociétés

Elle relève des deux : universelle par sa portée et culturelle comme norme sociale

Explication

La prohibition de l’inceste combine une caractéristique associée à la nature, son universalité, et une caractéristique culturelle, son statut de règle sociale. La réduire à un phénomène naturel néglige la norme, tandis que la réduire à une convention locale écarte son universalité.

35. Dans une société, une règle demande de choisir un conjoint au sein d’un groupe de parenté défini, tandis qu’une autre impose de se marier au-delà d’une limite de consanguinité. Comment nommer ces deux principes, dans cet ordre ?

Endogamie puis exogamie
Exogamie puis endogamie
Alliance puis consanguinité
Consanguinité puis alliance

Endogamie puis exogamie

Explication

L’endogamie privilégie le mariage à l’intérieur d’une limite définie, alors que l’exogamie impose de la dépasser. Inverser les deux termes confond leurs directions; l’alliance et la consanguinité ne désignent pas ces deux règles matrimoniales.

36. Deux sociétés organisent différemment leurs mariages et leurs catégories de parenté. Quel principe général peut néanmoins caractériser les systèmes observés ?

Ils reposent sur des mariages à l’intérieur des lignages, sans échanges entre groupes
Ils varient selon les cultures et ne suivent pas de logique d’alliance entre lignages
Ils reproduisent les mêmes règles matrimoniales, malgré des terminologies de parenté différentes
Ils varient selon les cultures, tout en reposant sur des échanges et des alliances entre lignages

Ils varient selon les cultures, tout en reposant sur des échanges et des alliances entre lignages

Explication

Les règles de parenté et les stratégies matrimoniales varient, mais les systèmes décrits s’organisent autour d’échanges et d’alliances entre lignages. L’uniformité des règles nie cette variation, tandis que l’absence d’échanges contredit le principe commun.

37. Une analyste découpe un récit mythique en courtes propositions, puis étudie les relations entre elles. Quel nom désigne chacune de ces unités narratives ?

Un phonème
Un groupe synchronique
Un mythème
Un morphème

Un mythème

Explication

Le mythème est une unité constitutive de la narration mythique, souvent formulable en une courte phrase et analysable par ses relations avec les autres unités. Un morphème relève de la grammaire, un phonème du système sonore, et une colonne regroupe des relations plutôt qu’une unité narrative.

38. Une chercheuse examine l’élément « un héros tue un monstre » sans le relier aux autres épisodes du mythe. Quel principe structural doit-elle prendre en compte pour en dégager le sens ?

Le sens dépend du statut grammatical des mots, plutôt que de leurs relations mythiques
Le sens dépend de la combinaison de cet élément avec les autres éléments du mythe
Le sens est déterminé par la position chronologique de l’épisode, plutôt que par les combinaisons
Le sens est déterminé par cet élément isolé, indépendamment des autres épisodes

Le sens dépend de la combinaison de cet élément avec les autres éléments du mythe

Explication

Dans l’analyse structurale, un élément mythique prend sens par sa combinaison et ses relations avec les autres éléments, non isolément. L’autonomie de l’épisode et la seule chronologie négligent cette organisation d’ensemble.

39. Pour analyser un mythe, une étudiante doit suivre la démarche structurale. Quelle suite d’opérations convient ?

Décomposer le récit en mythèmes, regrouper les relations communes en colonnes, puis étudier les oppositions
Décomposer le récit en mythèmes, étudier leur ordre chronologique, puis s’arrêter sans examiner les oppositions
Regrouper d’abord les épisodes en colonnes, décomposer ensuite le récit en mythèmes, puis étudier les oppositions
Décomposer le récit en mythèmes, classer les personnages par rôle, puis remplacer les colonnes par une chronologie

Décomposer le récit en mythèmes, regrouper les relations communes en colonnes, puis étudier les oppositions

Explication

La démarche consiste à décomposer le mythe en mythèmes, à regrouper en colonnes les relations communes, puis à analyser les oppositions entre ces groupes. Commencer par les colonnes inverse les opérations, tandis que s’arrêter à la chronologie omet l’analyse des oppositions.

40. Des chercheurs comparent des langues parlées de l’Europe occidentale jusqu’à l’Inde et relèvent des correspondances régulières. Quelle conclusion historique cette méthode permet-elle de tirer ?

Faire dériver toutes ces langues du latin écrit
Restreindre la famille indo-européenne aux langues européennes
Retrouver un texte indo-européen ancien conservé en Inde
Reconstruire une langue mère indo-européenne jamais lue

Reconstruire une langue mère indo-européenne jamais lue

Explication

La comparaison de langues apparentées permet de reconstruire l’indo-européen, langue mère qui n’a jamais été lue. L’existence d’un texte conservé confond reconstruction et attestation, le latin est une langue fille, et la famille s’étend jusqu’à l’Inde.

41. En analysant le mot « arbre », une étudiante distingue sa forme sonore du concept qu’il évoque. Dans la distinction de Saussure, comment nomme-t-elle ces deux faces ?

Le son est la langue et le concept la parole
Le son est l’objet et le concept l’interprétant
Le son est le signifiant et le concept le signifié
Le son est le signifié et le concept le signifiant

Le son est le signifiant et le concept le signifié

Explication

Chez Saussure, le signifiant est la face sensible du signe, tandis que le signifié correspond au concept et au sens. L’inversion des deux termes confond leurs fonctions, l’objet matériel n’est pas le signifié, et une règle grammaticale n’est pas le signifiant.

42. Une modification phonétique dans une langue entraîne des changements dans plusieurs autres éléments de son fonctionnement. Quelle propriété du système linguistique cette situation illustre-t-elle ?

Ses éléments sont isolés et fonctionnent sans relations
Ses éléments forment une séquence sonore sans organisation
Ses éléments sont interdépendants et leurs relations comptent
Ses éléments évoluent tous de manière identique

Ses éléments sont interdépendants et leurs relations comptent

Explication

Un système linguistique est un ensemble d’éléments interdépendants : les relations entre ses éléments font que « tout se tient ». L’idée d’éléments isolés nie cette interdépendance, tandis qu’une évolution identique ou une simple séquence sonore ne définit pas le système.

43. Une chercheuse étudie les signes employés dans la vie sociale, qu’ils soient linguistiques ou non. Quelle discipline correspond à ce champ d’étude général ?

La sémiologie, qui étudie les signes et leurs lois
La phonologie, qui étudie les sons de la parole
La psychologie sociale, qui remplace l’étude des signes
La linguistique, qui couvre les signes sociaux en général

La sémiologie, qui étudie les signes et leurs lois

Explication

La sémiologie étudie la vie des signes dans la vie sociale et les lois qui les régissent; la linguistique en est une partie. La linguistique ne couvre donc pas tous les signes, la psychologie sociale est le cadre évoqué pour cette science, et la phonologie se limite aux sons.

44. En élaborant une sémiologie musicale, un musicologue s’appuie à la fois sur la notion peircienne d’interprétant et sur une conception à trois volets de l’analyse. À qui cette démarche est-elle associée ?

Jean-Jacques Nattiez
Ferdinand de Saussure
Charles Sanders Peirce
Jean Molino

Jean-Jacques Nattiez

Explication

Nattiez fonde sa sémiologie musicale sur l’interprétant de Peirce et la tripartition sémiologique de Jean Molino. Peirce fournit la notion d’interprétant, Molino la tripartition, tandis que Saussure est associé à la sémiologie linguistique.

45. Pour étudier une œuvre, une analyste examine les circonstances de sa création, ses relations internes et la manière dont elle est perçue. Quels sont les trois points de vue qu’elle mobilise ?

Organisation, réception et transmission
Genèse, organisation et perception
Création, transmission et conservation
Genèse, interprétation et conservation

Genèse, organisation et perception

Explication

L’analyse de l’œuvre distingue sa genèse, son organisation et sa perception. La transmission et la conservation ne remplacent pas l’organisation ou la perception, et l’interprétation ne figure pas parmi les trois points de vue nommés.

46. Une analyste décrit la partition et ses caractéristiques matérielles, sans chercher à ramener l’œuvre à un message ou à une signification. À quel niveau d’analyse correspond sa démarche ?

Au niveau de la genèse
Au niveau de la perception
Au niveau neutre
Au niveau de la transmission

Au niveau neutre

Explication

Le niveau neutre porte sur la trace matérielle de l’œuvre en elle-même, sans la réduire à une signification. La genèse concerne sa création, la perception l’expérience de l’œuvre, et la transmission la présente comme un message communiqué.

47. Une chercheuse observe aujourd’hui les pratiques sociales d’une communauté et les compare à celles d’autres groupes au même moment. Quelle démarche caractérise surtout son approche anthropologique ?

Une approche synchronique fondée sur le terrain contemporain
Une approche synchronique centrée sur les événements passés
Une approche diachronique fondée sur la succession des événements
Une approche diachronique fondée sur les archives historiques

Une approche synchronique fondée sur le terrain contemporain

Explication

L’anthropologie privilégie l’expérience contemporaine du terrain et l’étude synchronique, tandis que l’histoire s’intéresse à la succession des événements. La succession historique relève de la diachronie, et l’étude des archives ne caractérise pas l’approche anthropologique décrite ici.

48. Lorsqu’elles étudient des pratiques culturelles, quelle opposition de démarche distingue généralement l’anthropologie de l’histoire ?

L’anthropologie étudie les archives, tandis que l’histoire compare les pratiques culturelles
L’anthropologie se méfie des généralisations, tandis que l’histoire compare les cultures
L’anthropologie compare et cherche une vue englobante, tandis que l’histoire particularise
L’anthropologie particularise les cas, tandis que l’histoire cherche une vue englobante

L’anthropologie compare et cherche une vue englobante, tandis que l’histoire particularise

Explication

L’anthropologie privilégie la comparaison et une démarche englobante, alors que l’histoire tend à particulariser et se méfie des généralisations. La démarche particularisante est attribuée à l’histoire, et la méfiance envers les généralisations ne décrit pas l’approche anthropologique.

49. Une équipe étudie les goûts musicaux associés à différentes classes sociales dans plusieurs sociétés, tandis qu’une autre passe du temps avec les musiciens d’un village pour décrire leur univers musical de l’intérieur. Quelle attribution convient ?

La première équipe fait de l’ethnologie et la seconde de la sociologie
Les deux équipes font de l’ethnologie, selon des terrains différents
Les deux équipes font de la sociologie, à des échelles différentes
La première équipe fait de la sociologie et la seconde de l’ethnologie

La première équipe fait de la sociologie et la seconde de l’ethnologie

Explication

La sociologie étudie globalement l’organisation des sociétés à partir des groupes sociaux, tandis que l’ethnologie décrit de l’intérieur, sur le terrain, l’univers d’une société et de ses musiciens. L’étude globale des groupes relève donc de la sociologie, et l’immersion auprès des musiciens de l’ethnologie.

50. Un historien des idées classe une période où les explications théologiques et métaphysiques cèdent la place au développement des sciences et des techniques. Quel âge décrit-il dans la pensée de Comte ?

L’âge des forces abstraites
L’âge positif
L’âge métaphysique
L’âge théologique

L’âge positif

Explication

Pour Comte, l’âge positif est celui où les sciences et les techniques se développent et où les faits ne sont plus rapportés à une cause théologique ou métaphysique. L’âge théologique renvoie aux explications divines et magiques, tandis que l’âge métaphysique fait appel à des forces abstraites.

51. Une sociologue cherche à comprendre pourquoi un groupe associe une éthique religieuse au travail discipliné, à la gestion des biens et à l’accumulation du capital. Quelle démarche correspond à l’approche de Weber ?

Comprendre l’activité sociale par interprétation de ces liens
Décrire les phénomènes sociaux comme des choses mesurables
Expliquer les comportements par les seuls modes de production
Classer les individus selon leur âge et leur classe sociale

Comprendre l’activité sociale par interprétation de ces liens

Explication

Weber propose de comprendre l’activité sociale par interprétation, notamment en reliant l’éthique protestante au travail, à la gestion des biens et à l’accumulation du capital. L’explication par les modes de production renvoie plutôt à Marx, tandis que le traitement des phénomènes sociaux comme des choses est associé à Durkheim.

52. Quel principe Durkheim formule-t-il dans Les Règles de la méthode sociologique, paru en 1895 ?

Comprendre l’activité sociale par interprétation
Traiter les phénomènes sociaux comme des choses
Analyser les sociétés par les modes de production
Distinguer les âges théologique, métaphysique et positif

Traiter les phénomènes sociaux comme des choses

Explication

Dans Les Règles de la méthode sociologique, Durkheim affirme que les phénomènes sociaux sont des choses et doivent être traités comme telles. La compréhension interprétative est associée à Weber, l’analyse des modes de production à Marx, et les trois âges à Comte.

53. Depuis les années 1950, quelle possibilité l’intelligence artificielle ouvre-t-elle pour l’étude de l’esprit humain ?

Éclairer son fonctionnement en produisant des analogues de ses opérations
Reproduire intégralement l’esprit humain dans une machine
Automatiser des calculs sans éclairer les facultés mentales
Remplacer l’observation de l’esprit par des expériences cérébrales

Éclairer son fonctionnement en produisant des analogues de ses opérations

Explication

La production par l’IA d’analogues des opérations mentales peut offrir un éclairage nouveau sur le fonctionnement de l’esprit. La reproduction intégrale confond analogue et copie, l’automatisation des calculs écarte cette portée cognitive, et les expériences cérébrales ne définissent pas cette possibilité.

54. Une personne choisit une solution sans comparer toutes les possibilités : elle combine raisonnement, habitudes et incertitude, tout en limitant l’effort de réflexion. Quelle conception de la décision humaine cela illustre-t-il ?

La conception de Herbert A. Simon, fondée sur une combinaison de facteurs
La conception du calcul rationnel conscient des enjeux
La conception d’une réponse automatique à un stimulus
La conception d’une exploration exhaustive des choix possibles

La conception de Herbert A. Simon, fondée sur une combinaison de facteurs

Explication

Pour Simon, la décision humaine associe raisonnement, habitudes, incertitudes et paresse plutôt que de reposer sur un calcul conscient exhaustif. Le calcul rationnel et l’exploration totale sont précisément les modèles écartés, tandis que la réponse réflexe relève d’une autre approche.

55. Quel ensemble de facultés les sciences cognitives explorent-elles ?

Les stimuli et les réponses comportementales observables
Les perceptions, les affects, l’intelligence rationnelle et la mémoire
Le raisonnement rationnel, à l’exclusion des autres facultés
La neuro-anatomie, la neurobiologie et leurs structures

Les perceptions, les affects, l’intelligence rationnelle et la mémoire

Explication

Les sciences cognitives étudient un vaste ensemble de facultés mentales, notamment les perceptions, les affects, l’intelligence rationnelle et la mémoire. Réduire ce champ au seul raisonnement, aux comportements observables ou aux structures cérébrales le confond avec des domaines plus restreints.

56. Une étude examine les stratégies mentales qu’une personne mobilise pour résoudre un problème concret, plutôt que ses réponses automatiques à des stimuli. Quelle approche correspond à son objet ?

La neuro-anatomie
Le cognitivisme
La neurobiologie
Le behaviorisme

Le cognitivisme

Explication

Le cognitivisme s’intéresse aux stratégies mentales mises en œuvre pour résoudre des problèmes en situation. Le behaviorisme décrit plutôt les comportements par les stimuli et les réponses, tandis que la neuro-anatomie et la neurobiologie concernent des aspects du système nerveux.

57. Quel objectif caractérise la grammaire générative de Noam Chomsky et son lien avec le cognitivisme ?

Expliquer les comportements linguistiques par des stimuli et réponses
Rechercher des structures profondes communes aux grammaires des langues
Décrire les règles particulières d’une seule langue
Classer les discours effectivement produits par les locuteurs

Rechercher des structures profondes communes aux grammaires des langues

Explication

La grammaire générative de Chomsky cherche des structures profondes communes aux grammaires des langues et s’inscrit dans une démarche cognitiviste. Se limiter à une langue ou aux discours produits ne rend pas compte de cette recherche générale, et l’explication par stimuli et réponses relève du behaviorisme.

58. Une chercheuse distingue la capacité linguistique innée d’une personne des phrases qu’elle prononce effectivement. Dans la théorie de Chomsky, comment nomme-t-on ces deux aspects, dans cet ordre ?

Les règles particulières et la compétence
La compétence et les performances
Les structures profondes et les performances
Les performances et la compétence

La compétence et les performances

Explication

Chez Chomsky, la compétence désigne la capacité linguistique innée, tandis que les performances sont les discours effectivement produits. Inverser les termes confond capacité et réalisation, et les règles particulières ou les structures profondes ne désignent pas les deux aspects demandés.

59. Une équipe veut réunir les disciplines qui convergent dans les sciences cognitives. Quel ensemble correspond à cette convergence ?

La psychologie, la linguistique, les neurosciences, la philosophie et l’intelligence artificielle
La psychologie, la linguistique, les neurosciences, l’économie et l’intelligence artificielle
La neuro-anatomie, la neurobiologie, la neuropsychologie et la neuro-endocrinologie
La psychologie, la sociologie, les neurosciences, la philosophie et l’intelligence artificielle

La psychologie, la linguistique, les neurosciences, la philosophie et l’intelligence artificielle

Explication

Les sciences cognitives se situent à la convergence de la psychologie, de la linguistique, des neurosciences, de la philosophie et de l’intelligence artificielle. La sociologie ou l’économie remplacent ici une discipline de cet ensemble, tandis que la liste des sous-domaines des neurosciences ne couvre pas toute cette convergence.

60. Dans une controverse sur la nature du Christ, une position affirme que le Fils existait avant son incarnation, mais qu’il n’est pas consubstantiel au Père. À quelle conception cette position correspond-elle ?

À la thèse du simple homme revêtu par l’Esprit
Au monophysisme
À la conception de Nestorius
À la conception d’Arius

À la conception d’Arius

Explication

Arius considère le Fils comme une créature préexistante à son incarnation et non consubstantielle au Père. Le monophysisme tire le Christ vers la divinité, tandis que Nestorius insiste sur la distinction entre son humanité et sa divinité ; le simple homme revêtu par l’Esprit ne rend pas compte de la conception arienne du Fils préexistant.

61. Un linguiste veut construire un système de règles générales et abstraites capable de produire une infinité de discours. Quel modèle de grammaire correspond à ce projet chez Chomsky ?

Un répertoire de phrases mémorisées
Une taxonomie des discours
Une grammaire générative
Une grammaire particulière

Une grammaire générative

Explication

La grammaire générative formalise des règles générales et abstraites à partir desquelles peut être engendrée une infinité de discours. Une grammaire particulière décrit une langue donnée, une taxonomie classe des discours, et un répertoire mémorisé ne les produit pas à partir de règles.

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Qu’étudient les sciences humaines ?

Les activités humaines, leurs résultats et leurs conditions dans leurs dimensions sociale, culturelle et langagière.

Quelles natures le Christ réunit-il, selon la doctrine chrétienne de l’incarnation ?

Une nature humaine et une nature divine.

Dans quel ouvrage et en quelle année Foucault décrit-il la généalogie du concept moderne d’homme ?

Dans *Les Mots et les Choses* (1966).

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