QCM : Atomes et liaisons — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelles sont les trois étapes à suivre pour établir une structure de Lewis ?

Identifier les isotopes, établir les liaisons ioniques, puis compter les niveaux d’énergie
Écrire la configuration électronique, établir les liaisons covalentes, puis représenter les doublets et les lacunes
Calculer l’électronégativité, mesurer les angles, puis représenter les électrons du noyau
Déterminer la géométrie, calculer la masse atomique, puis représenter les charges nucléaires

Écrire la configuration électronique, établir les liaisons covalentes, puis représenter les doublets et les lacunes

Explication

La construction repose sur la configuration électronique fondamentale, la formation des liaisons covalentes et la représentation des doublets non liants ainsi que des lacunes électroniques. La géométrie moléculaire intervient dans d’autres analyses, mais ne constitue pas l’une de ces trois étapes.

2. Lors de la construction d’une formule de Lewis, quel atome est généralement choisi comme atome central ?

L’atome possédant le plus grand nombre de neutrons, indépendamment de sa position dans le tableau
L’atome le moins électronégatif, tandis que les atomes périphériques peuvent être plus électronégatifs
L’atome ayant la plus petite masse, même si sa valence ne permet pas les liaisons nécessaires
L’atome le plus électronégatif, tandis que les atomes périphériques sont généralement moins électronégatifs

L’atome le moins électronégatif, tandis que les atomes périphériques peuvent être plus électronégatifs

Explication

L’atome central est généralement le moins électronégatif, car les atomes périphériques peuvent être plus électronégatifs. Le choix ne dépend ni du nombre de neutrons ni de la masse atomique.

3. Comment représente-t-on une liaison covalente dans une formule de Lewis ?

Par une flèche indiquant le déplacement d’un doublet déjà partagé
Par deux traits correspondant à l’attraction de deux noyaux chargés positivement
Par un trait correspondant à l’appariement de deux électrons célibataires
Par un cercle entourant les électrons appartenant à deux atomes voisins

Par un trait correspondant à l’appariement de deux électrons célibataires

Explication

Une liaison covalente résulte de l’appariement de deux électrons célibataires et se représente par un trait entre les atomes. La flèche est réservée à la représentation d’une liaison dative.

4. Quelle distinction entre une liaison double et une liaison triple est correcte dans une formule de Lewis ?

Une liaison double implique un doublet non liant, tandis qu’une liaison triple implique une lacune électronique
Une liaison double partage trois doublets d’électrons, tandis qu’une liaison triple en partage deux
Une liaison double partage deux doublets d’électrons, tandis qu’une liaison triple en partage trois
Une liaison double provient d’un seul électron partagé, tandis qu’une liaison triple provient de deux électrons partagés

Une liaison double partage deux doublets d’électrons, tandis qu’une liaison triple en partage trois

Explication

Une liaison double correspond au partage de deux doublets d’électrons, alors qu’une liaison triple en correspond au partage de trois. Les doublets non liants et les lacunes électroniques ne définissent pas cette distinction.

5. Que traduit l’électronégativité d’un atome dans une liaison covalente ?

La quantité absolue d’électrons située dans ses couches internes
Son aptitude relative à attirer vers lui le doublet d’électrons partagé
Son aptitude à libérer des neutrons lors de la formation d’une liaison
La force avec laquelle son noyau repousse le doublet partagé

Son aptitude relative à attirer vers lui le doublet d’électrons partagé

Explication

L’électronégativité est une grandeur relative qui décrit l’attraction exercée par un atome sur le doublet partagé. Elle ne mesure ni le nombre d’électrons internes ni une émission de neutrons.

6. Quel élément possède la plus grande électronégativité sur l’échelle de Pauling ?

Le césium, avec une électronégativité égale à 4
Le fluor, avec une électronégativité égale à 4
Le francium, avec une électronégativité égale à 3
Le chlore, avec une électronégativité égale à 2

Le fluor, avec une électronégativité égale à 4

Explication

Sur l’échelle de Pauling, le fluor a une électronégativité de 4 et constitue l’élément le plus électronégatif. Le césium et le francium se situent à l’extrémité opposée de cette tendance.

7. Comment évolue globalement l’électronégativité dans le tableau périodique ?

Elle augmente du centre vers les bords dans une période et reste constante dans une colonne
Elle augmente de gauche à droite dans une période et du bas vers le haut dans une colonne
Elle augmente de droite à gauche dans une période et du haut vers le bas dans une colonne
Elle diminue de gauche à droite dans une période et augmente du bas vers le haut dans une colonne

Elle augmente de gauche à droite dans une période et du bas vers le haut dans une colonne

Explication

L’électronégativité augmente globalement vers la droite dans une période et vers le haut dans une colonne. Les gaz rares sont généralement omis, car leur électronégativité n’est pas définie.

8. Une liaison dont la différence d’électronégativité vaut Δχ=1,2\Delta\chi = 1,2 est classée comment ?

Comme une liaison ionique
Comme une liaison métallique
Comme une liaison polarisée
Comme une liaison apolaire

Comme une liaison polarisée

Explication

Une différence de 1,2 appartient à l’intervalle 0,4<Δχ<20,4 < \Delta\chi < 2, caractéristique d’une liaison polarisée. Une liaison ionique exige une différence au moins égale à 2, tandis qu’une liaison apolaire correspond à une valeur inférieure à 0,4.

9. Dans quelle direction le moment dipolaire d’un dipôle électrostatique est-il orienté ?

Du noyau le plus lourd vers le noyau le plus léger
De l’atome le moins électronégatif vers l’atome le plus petit
De la charge δ+ vers la charge δ−
De la charge δ− vers la charge δ+

De la charge δ+ vers la charge δ−

Explication

Un dipôle électrostatique comporte deux charges opposées séparées par une distance, et son moment dipolaire est orienté de δ+ vers δ−. La direction inverse ne correspond pas à la convention indiquée pour le moment dipolaire.

10. Comment détermine-t-on le moment dipolaire total d’une molécule polyatomique ?

En multipliant les moments dipolaires par le nombre total d’atomes de la molécule
En effectuant la somme vectorielle des moments dipolaires de toutes ses liaisons polaires
En additionnant les différences d’électronégativité sans tenir compte de l’orientation des liaisons
En considérant uniquement la liaison qui possède la plus grande différence d’électronégativité

En effectuant la somme vectorielle des moments dipolaires de toutes ses liaisons polaires

Explication

Le moment dipolaire total est obtenu par la somme vectorielle des moments dipolaires associés aux liaisons polaires. Les différences d’électronégativité décrivent les liaisons, mais ne suffisent pas à déterminer la résultante moléculaire sans considérer les directions.

11. Dans quelle situation une molécule est-elle apolaire malgré la présence de liaisons polarisées ?

Lorsque chaque liaison polarisée crée un moment dipolaire orienté vers la charge positive
Lorsque sa géométrie provoque l’annulation vectorielle de tous les moments dipolaires
Lorsque ses liaisons polarisées possèdent toutes la même différence d’électronégativité
Lorsque ses atomes périphériques ont des électronégativités différentes de celle de l’atome central

Lorsque sa géométrie provoque l’annulation vectorielle de tous les moments dipolaires

Explication

Une molécule est apolaire lorsque la somme vectorielle de ses moments dipolaires est nulle, ce qui peut résulter d’une géométrie symétrique. La présence de liaisons polarisées ne suffit donc pas à rendre la molécule polaire.

12. Quel principe fondamental le modèle VSEPR, ou RPECV, utilise-t-il pour prévoir la géométrie spatiale d’une molécule ?

Les orbitales atomiques se recouvrent selon une orientation imposée par la masse des atomes.
Les électrons de cœur se regroupent afin de réduire la taille de la molécule.
Les noyaux atomiques s’attirent et se placent autour du centre de la molécule.
Les doublets électroniques de valence se repoussent et s’éloignent autant que possible.

Les doublets électroniques de valence se repoussent et s’éloignent autant que possible.

Explication

Le modèle VSEPR prévoit la géométrie en considérant la répulsion entre les doublets électroniques de valence, qui adoptent des positions aussi éloignées que possible. La disposition des noyaux ou des électrons de cœur ne constitue pas le principe central de ce modèle.

13. Dans la notation VSEPR AXnEmAX_nE_m, que représentent respectivement nn et mm ?

Le nombre de doublets libres de AA et le nombre d’atomes liés à AA.
Le nombre d’atomes liés à AA et le nombre de doublets libres de AA.
Le nombre total d’électrons de valence et le nombre de liaisons multiples.
Le nombre d’orbitales hybrides et le nombre d’atomes périphériques.

Le nombre d’atomes liés à $$A$$ et le nombre de doublets libres de $$A$$.

Explication

Dans cette notation, nn indique le nombre d’atomes XX liés à l’atome central AA, tandis que mm indique le nombre de doublets libres de AA. Les deux indices ne permutent donc pas leurs significations.

14. Comment le modèle VSEPR traite-t-il une liaison double ou triple autour de l’atome central ?

Comme deux ou trois directions de répulsion selon son ordre de liaison.
Comme un doublet libre central ajouté aux liaisons déjà présentes.
Comme une seule direction de répulsion, sans compter séparément ses doublets constitutifs.
Comme une interaction négligeable qui ne participe pas à la géométrie.

Comme une seule direction de répulsion, sans compter séparément ses doublets constitutifs.

Explication

Une liaison multiple est comptée comme une seule liaison, donc comme une seule direction dans l’analyse VSEPR, tandis que les doublets libres centraux sont pris en compte séparément. La compter comme deux ou trois directions constitue la confusion fréquente associée à cette règle.

15. Quelle association entre une espèce sans doublet libre central et sa géométrie moléculaire est correcte ?

AX2AX_2 est coudée, AX3AX_3 est pyramidale et AX4AX_4 est linéaire.
AX2AX_2 est linéaire, AX3AX_3 est triangulaire et AX4AX_4 est tétraédrique.
AX2AX_2 est tétraédrique, AX3AX_3 est linéaire et AX4AX_4 est triangulaire.
AX2AX_2 est triangulaire, AX3AX_3 est tétraédrique et AX4AX_4 est coudée.

$$AX_2$$ est linéaire, $$AX_3$$ est triangulaire et $$AX_4$$ est tétraédrique.

Explication

Sans doublet libre sur l’atome central, les espèces AX2AX_2, AX3AX_3 et AX4AX_4 adoptent respectivement des géométries linéaire, triangulaire et tétraédrique. Les formes coudée et pyramidale trigonale correspondent à des espèces comportant des doublets libres centraux.

16. Quelle distinction décrit correctement la relation entre l’hybridation et le modèle VSEPR ?

L’hybridation détermine la polarité, tandis que la VSEPR calcule les énergies des orbitales initiales.
L’hybridation réorganise les orbitales atomiques, tandis que la VSEPR décrit surtout les répulsions entre doublets.
L’hybridation compte les atomes liés, tandis que la VSEPR identifie les nombres quantiques des électrons.
L’hybridation décrit les répulsions entre doublets, tandis que la VSEPR réorganise les orbitales atomiques.

L’hybridation réorganise les orbitales atomiques, tandis que la VSEPR décrit surtout les répulsions entre doublets.

Explication

L’hybridation correspond à une réorganisation énergétique et spatiale des orbitales atomiques, alors que la VSEPR s’intéresse principalement à la répulsion des doublets électroniques. Ces modèles contribuent à décrire la structure moléculaire, mais ils ne portent pas sur le même aspect.

17. Un atome combine trois orbitales atomiques pour former des orbitales hybrides. Quelle propriété ces orbitales hybrides présentent-elles ?

Elles sont au nombre de six, identiques et d’énergie supérieure à toutes les orbitales initiales.
Elles sont au nombre de trois, différentes et d’énergie égale à celle de l’orbitale la plus élevée.
Elles sont au nombre de deux, différentes et d’énergie égale à celle de l’orbitale la plus basse.
Elles sont au nombre de trois, identiques et d’énergie intermédiaire entre les orbitales initiales.

Elles sont au nombre de trois, identiques et d’énergie intermédiaire entre les orbitales initiales.

Explication

Le nombre total d’orbitales reste égal au nombre d’orbitales initiales, et les orbitales hybrides obtenues sont identiques, de même énergie intermédiaire. Elles ne deviennent donc ni plus nombreuses ni énergétiquement équivalentes à une seule orbitale initiale.

18. Quelle description des orbitales atomiques ss et pp est correcte ?

Une orbitale ss est sphérique, tandis que les trois orbitales pp possèdent chacune deux lobes orientés selon xx, yy et zz.
Une orbitale ss est orientée selon zz, tandis que les orbitales pp ne possèdent pas d’orientation privilégiée.
Une orbitale ss possède deux lobes, tandis que les trois orbitales pp sont sphériques autour du noyau.
Une orbitale ss comporte trois lobes, tandis que les orbitales pp sont réparties dans un seul plan.

Une orbitale $$s$$ est sphérique, tandis que les trois orbitales $$p$$ possèdent chacune deux lobes orientés selon $$x$$, $$y$$ et $$z$$.

Explication

L’orbitale ss présente une symétrie sphérique, alors que les trois orbitales pp sont orientées selon les axes xx, yy et zz et comportent chacune deux lobes. Les formes et orientations proposées dans les autres réponses inversent ces caractéristiques.

19. Pour déterminer le mode d’hybridation selon Gillespie, comment faut-il traiter une liaison double ou triple autour de l’atome central ?

Elle est convertie en un doublet libre avant le calcul du nombre de paires.
Elle compte comme une seule liaison dans le total des paires n+mn+m.
Elle compte comme deux ou trois paires selon son ordre de liaison.
Elle est exclue du total, tandis que les doublets libres sont aussi ignorés.

Elle compte comme une seule liaison dans le total des paires $$n+m$$.

Explication

Le mode d’hybridation est associé au nombre total de paires n+mn+m, en comptant une liaison multiple comme une seule liaison. En revanche, les doublets libres de l’atome central sont comptés dans ce total, contrairement à ce qu’affirme la troisième réponse.

20. Dans quelle situation le modèle de Gillespie devient-il plus problématique pour prévoir la géométrie globale ?

Lorsqu’il est appliqué à des molécules complexes comportant une organisation spatiale étendue.
Lorsqu’il permet d’identifier une polarité éventuelle à partir de la géométrie prévue.
Lorsqu’il est appliqué à une molécule simple dont les doublets entourent un atome central.
Lorsqu’il sert à estimer des angles de liaison dans une structure moléculaire élémentaire.

Lorsqu’il est appliqué à des molécules complexes comportant une organisation spatiale étendue.

Explication

Le modèle suppose que les doublets sont à même distance de l’atome central, ce qui limite sa pertinence pour les molécules complexes. Il reste particulièrement utile pour déduire la forme, estimer les angles et prévoir la polarité éventuelle d’édifices simples.

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Quelles sont les trois étapes pour déterminer une structure de Lewis ?

Écrire la configuration électronique, établir les liaisons covalentes, puis représenter la formule avec doublets non liants et lacunes.

Quel atome est généralement l'atome central dans une formule de Lewis ?

L'atome le moins électronégatif.

Que peut faire l'atome central si son état fondamental ne permet pas toutes les liaisons ?

Il peut être placé dans un état quantique excité.

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