QCM : Atomistique et liaisons chimiques (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans le modèle de Bohr, quelle description correspond au mouvement de l’électron autour du noyau ?

Une région de probabilité sans trajectoire définie
Des trajectoires elliptiques associées à une énergie continue
Une position ponctuelle fixe dans le noyau
Des orbites circulaires associées à des niveaux d’énergie discrets

Des orbites circulaires associées à des niveaux d’énergie discrets

Explication

Le modèle de Bohr place l’électron sur des orbites circulaires et associe à celles-ci des niveaux d’énergie discrets. La région de probabilité appartient à la description quantique, tandis que les trajectoires elliptiques et l’énergie continue ne caractérisent pas ce modèle.

2. Un modèle décrit l’électron comme une région de l’espace où sa présence est probable, sans lui attribuer de trajectoire déterministe. Quelle conception de l’atome ce modèle utilise-t-il ?

La description de Bohr par des orbites circulaires
La description quantique par une région de probabilité
La description par une position ponctuelle exacte
La description par une trajectoire déterministe continue

La description quantique par une région de probabilité

Explication

Le modèle quantique abandonne les trajectoires déterministes et représente l’électron par une région où il a une probabilité de se trouver. Les orbites circulaires relèvent de Bohr, et une position ponctuelle ou une trajectoire exacte contredit cette description probabiliste.

3. En chimie atomique, que désigne une orbitale atomique ?

Une région de l’espace associée à une énergie et à une probabilité de présence de l’électron
Une trajectoire définie autour du noyau associée à une vitesse précise de l’électron
Un niveau d’énergie sans région spatiale associée à l’électron
Une position ponctuelle de l’électron mesurée à chaque instant

Une région de l’espace associée à une énergie et à une probabilité de présence de l’électron

Explication

Une orbitale est une région de l’espace associée à une énergie, où l’électron a une probabilité de se trouver. La trajectoire définie et la position ponctuelle confondent l’orbitale avec une description déterministe, tandis qu’un niveau d’énergie seul omet sa dimension spatiale.

4. Pour une fonction d’onde ψi\psi_i associée à l’énergie EiE_i d’un électron, quelle relation faut-il utiliser pour vérifier qu’elle satisfait l’équation de Schrödinger ?

H^Ei=ψi\hat{H}E_i=\psi_i
ψi=EiH^ψi\psi_i=E_i\hat{H}\psi_i
H^ψi=Eiψi\hat{H}\psi_i=E_i\psi_i
H^+ψi=Ei\hat{H}+\psi_i=E_i

$$\hat{H}\psi_i=E_i\psi_i$$

Explication

L’équation de Schrödinger relie l’action de l’hamiltonien sur la fonction d’onde à l’énergie propre multipliée par cette fonction : H^ψi=Eiψi\hat{H}\psi_i=E_i\psi_i. Les autres relations confondent l’opérateur et l’énergie, ou omettent la forme correcte de cette équation.

5. Pour décrire l’état d’une orbitale, une étudiante doit associer à chaque nombre quantique le paramètre qu’il caractérise. Quelle association est correcte ?

n indique la direction privilégiée, ℓ le niveau d’énergie et mₗ leur nombre
n indique le niveau d’énergie, ℓ la direction privilégiée et mₗ leur nombre
n indique le niveau d’énergie, ℓ le nombre de directions privilégiées et mₗ leur direction
n indique le nombre de directions privilégiées, ℓ leur direction et mₗ le niveau d’énergie

n indique le niveau d’énergie, ℓ le nombre de directions privilégiées et mₗ leur direction

Explication

Les nombres quantiques n, ℓ et mₗ déterminent respectivement le niveau d’énergie, le nombre de directions privilégiées et la direction privilégiée de l’orbitale. Intervertir n et ℓ, ou échanger les rôles de ℓ et mₗ, attribue à chaque nombre un autre paramètre.

6. Pour un ion hydrogénoïde de numéro atomique Z=3Z=3, quelle est l’énergie de l’électron au niveau n=2n=2 ?

−122,4 eV-122{,}4\,\text{eV}
−30,6 eV-30{,}6\,\text{eV}
+30,6 eV+30{,}6\,\text{eV}
−10,2 eV-10{,}2\,\text{eV}

$$-30{,}6\,\text{eV}$$

Explication

La relation En=−13,6Z2n2E_n=-13{,}6\frac{Z^2}{n^2} donne E2=−13,6×3222=−30,6 eVE_2=-13{,}6\times\frac{3^2}{2^2}=-30{,}6\,\text{eV}. −10,2 eV-10{,}2\,\text{eV} omet le carré de Z, −122,4 eV-122{,}4\,\text{eV} omet le carré de n, et +30,6 eV+30{,}6\,\text{eV} inverse le signe.

7. Un électron d’un atome hydrogénoïde possède une énergie En=+2,0 eVE_n=+2{,}0\,\text{eV}. Dans quel état se trouve-t-il ?

L’électron absorbe un photon et rejoint un niveau supérieur.
L’atome est ionisé et l’électron est libre.
L’électron reste lié au noyau dans l’état fondamental.
L’électron est lié au noyau dans un état excité.

L’atome est ionisé et l’électron est libre.

Explication

Une énergie positive indique que l’atome est ionisé et que l’électron est libre. L’état lié correspond à une énergie négative, tandis qu’une transition par absorption ne se déduit pas du seul signe de l’énergie.

8. Un ion hydrogénoïde a un électron au niveau E1E_1 et un niveau supérieur E2E_2. Quelle énergie doit avoir le photon absorbé pour permettre le passage de l’électron à E2E_2 ?

Toute énergie supérieure à E2E_2
E1+E2E_1+E_2
E1−E2E_1-E_2
E2−E1E_2-E_1

$$E_2-E_1$$

Explication

L’absorption fait passer l’électron vers un niveau supérieur lorsque l’énergie du photon égale la différence entre les niveaux, soit E2−E1E_2-E_1. E1−E2E_1-E_2 inverse la différence, et une somme ou une énergie quelconque ne respecte pas la condition de transition.

9. Lors de l’établissement d’une configuration électronique, quelle démarche respecte les trois règles de distribution des électrons dans les orbitales ?

Respecter Klechkowski, Pauli et Hund.
Respecter Pauli et Hund, mais pas Klechkowski.
Respecter Klechkowski et Hund, mais pas Pauli.
Respecter Klechkowski et Pauli, mais pas Hund.

Respecter Klechkowski, Pauli et Hund.

Explication

La configuration électronique se construit en appliquant conjointement les règles de Klechkowski, de Pauli et de Hund. Les autres démarches omettent chacune l’une des règles requises.

10. Dans une orbitale, deux électrons occupent déjà la même région. Quelle combinaison de leurs spins est permise selon la règle de Pauli ?

Un seul électron au maximum.
Trois électrons de spins alternés.
Deux électrons de même spin.
Deux électrons de spins opposés.

Deux électrons de spins opposés.

Explication

La règle de Pauli autorise au maximum deux électrons dans une orbitale, et leurs spins doivent être opposés. Des spins identiques ne conviennent pas, tandis qu’un seul électron est une limite trop restrictive et trois dépassent la capacité permise.

11. Une sous-couche comporte plusieurs orbitales de même énergie et reçoit plusieurs électrons. Quelle répartition initiale suit la règle de Hund ?

Remplir une orbitale jusqu’à deux électrons avant d’occuper les autres.
Placer d’abord des électrons de spins alternés dans les orbitales.
Placer d’abord un électron de même spin dans chaque orbitale disponible.
Former d’abord des paires de spins opposés dans une orbitale.

Placer d’abord un électron de même spin dans chaque orbitale disponible.

Explication

Selon Hund, les orbitales d’une même sous-couche reçoivent d’abord le maximum d’électrons de même spin avant l’ajout d’électrons de spin inverse. Former les paires immédiatement ou remplir une seule orbitale en premier néglige cette répartition initiale.

12. Dans une molécule, l’atome A est plus électronégatif que l’atome B. Quel effet la différence d’électronégativité produit-elle sur leur liaison ?

Une polarisation avec δ+\delta^+ sur A et δ−\delta^- sur B.
Un transfert complet d’électrons donnant deux ions.
Une liaison sans charges partielles aux deux atomes.
Une polarisation avec δ−\delta^- sur A et δ+\delta^+ sur B.

Une polarisation avec $$\delta^-$$ sur A et $$\delta^+$$ sur B.

Explication

La différence d’électronégativité polarise la liaison : l’atome qui attire davantage les électrons, ici A, porte δ−\delta^-, tandis que B porte δ+\delta^+. Placer δ−\delta^- sur B inverse le sens de la polarisation, et celle-ci correspond à des charges partielles plutôt qu’à une ionisation complète.

13. Dans une liaison covalente entre deux atomes, quelle contribution électronique est partagée ?

Un électron transféré d’un atome vers l’autre
Deux paires d’électrons, apportées chacune par un des deux atomes
Une paire de deux électrons, apportée selon le cas par les deux atomes ou par un seul
Un électron célibataire partagé entre les deux atomes

Une paire de deux électrons, apportée selon le cas par les deux atomes ou par un seul

Explication

Une liaison covalente correspond au partage d’une paire de deux électrons ; chaque atome peut en apporter un, ou un seul atome peut apporter les deux. Le transfert d’électrons confond la liaison covalente avec une autre interaction, tandis que les autres réponses décrivent mal le nombre ou l’appariement des électrons.

14. Dans une représentation de Lewis, un atome de carbone est entouré de quatre paires d’électrons. Quel critère permet de conclure que la règle de l’octet est satisfaite ?

Ces quatre paires représentent huit électrons autour du carbone
Le carbone doit avoir cinq paires, dont une paire libre
Ces quatre paires représentent quatre électrons autour du carbone
Le carbone doit être entouré de deux électrons pour respecter la règle

Ces quatre paires représentent huit électrons autour du carbone

Explication

La règle de l’octet vise un entourage de quatre paires, soit huit électrons, notamment pour le carbone. Compter les paires comme des électrons confond deux unités, et le duet concerne notamment l’hydrogène plutôt que le carbone.

15. Une espèce chimique possède un électron qui n’est apparié à aucun autre électron. Comment la qualifie-t-on ?

Une espèce à doublet non liant
Une espèce radicalaire
Une espèce ionique
Une espèce à liaison multiple

Une espèce radicalaire

Explication

Un radical est une espèce qui possède au moins un électron célibataire, donc non apparié. Un doublet non liant est une paire d’électrons, tandis qu’une charge ou une liaison multiple ne définit pas à elle seule un radical.

16. Deux représentations de Lewis d’une même molécule diffèrent par le déplacement de paires d’électrons, mais conservent les mêmes liaisons du squelette σ. Quelle relation les unit ?

Ce sont des formes identiques sans redistribution électronique
Ce sont des formes mésomères de la même molécule
Ce sont des isomères dont le squelette σ a changé
Ce sont des molécules distinctes ayant la même formule

Ce sont des formes mésomères de la même molécule

Explication

Les formes mésomères sont des représentations de Lewis d’une même molécule qui diffèrent par la redistribution des paires d’électrons sans modifier le squelette σ. Un changement de ce squelette ou l’absence de redistribution ne correspond pas à cette définition.

17. Autour d’un atome central, plusieurs paires d’électrons de valence peuvent adopter différentes dispositions. Selon le modèle VSEPR, quel principe permet de prévoir leur organisation ?

Elles se rapprochent pour renforcer leur attraction mutuelle.
Elles se répartissent de façon à maximiser le nombre de liaisons.
Elles se regroupent près de l’atome central pour réduire les distances.
Elles se disposent de façon à minimiser leur répulsion électronique.

Elles se disposent de façon à minimiser leur répulsion électronique.

Explication

Le modèle VSEPR prévoit une disposition qui minimise la répulsion entre les paires d’électrons de valence. L’attraction entre paires, leur regroupement près du centre et le nombre maximal de liaisons ne sont pas le principe décrit.

18. Pour prévoir la géométrie d’une molécule avec le modèle VSEPR, une élève a déjà choisi l’atome central et déterminé son type AXmEnAX_mE_n. Quelle étape doit-elle effectuer ensuite avant de déduire la position des atomes ?

Repérer dans la table la figure de répulsion correspondant à m+nm+n.
Déduire la position des atomes à partir du type AXmEnAX_mE_n.
Réécrire la forme de Lewis sans consulter la table de répulsion.
Choisir une figure selon le nombre de liaisons de l’atome central.

Repérer dans la table la figure de répulsion correspondant à $$m+n$$.

Explication

Après avoir déterminé le type VSEPR, on utilise la somme m+nm+n pour repérer la figure de répulsion dans la table, puis on en déduit la position des atomes. Placer les atomes avant cette étape inverse le protocole, tandis que la forme de Lewis et le seul nombre de liaisons ne remplacent pas le repérage par m+nm+n.

19. Une espèce possède un atome central dont le type VSEPR donne m+n=5m+n=5. Quelle figure de répulsion faut-il retenir dans la table VSEPR ?

Une bipyramide à base pentagonale.
Une bipyramide à base carrée.
Un tétraèdre.
Une bipyramide à base triangulaire.

Une bipyramide à base triangulaire.

Explication

Dans la table VSEPR, m+n=5m+n=5 correspond à une bipyramide à base triangulaire. Le tétraèdre correspond à 4, la base carrée à 6 et la base pentagonale à 7.

20. Dans le modèle de Bohr pour l’hydrogène, quelle énergie possède l’électron lorsque le nombre quantique principal vaut n=2n=2 ?

−6,8 eV-6{,}8\,\text{eV}
+3,4 eV+3{,}4\,\text{eV}
−3,4 eV-3{,}4\,\text{eV}
−13,6 eV-13{,}6\,\text{eV}

$$-3{,}4\,\text{eV}$$

Explication

La relation est En=−13,6n2 eVE_n=-\frac{13{,}6}{n^2}\,\text{eV}; pour n=2n=2, on obtient −13,6/4=−3,4 eV-13{,}6/4=-3{,}4\,\text{eV}. −6,8 eV-6{,}8\,\text{eV} omet le carré, +3,4 eV+3{,}4\,\text{eV} perd le signe négatif et −13,6 eV-13{,}6\,\text{eV} correspond à n=1n=1.

21. Un élément possède la configuration électronique 1s21s^2. Où se place-t-il dans le tableau périodique, en tenant compte de l’exception propre à cette configuration ?

À gauche, dans la colonne 1
À droite, dans la colonne 17
À droite, dans la colonne 18
À gauche, dans la colonne 2

À droite, dans la colonne 18

Explication

La configuration électronique détermine la place dans le tableau, mais l’hélium fait exception : malgré sa configuration 1s21s^2, il est placé à droite dans la colonne 18. Le placer en colonne 1 applique la règle générale sans l’exception; le mettre à gauche avec l’hydrogène confond leurs positions, et la colonne 2 ne correspond pas à la place de l’hélium.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 55 flashcards sur Atomistique et liaisons chimiques.

Que constituent les orbites électroniques dans le modèle de Bohr ?

Des orbites circulaires autour du noyau.

Comment les niveaux d’énergie sont-ils représentés dans le modèle de Bohr ?

Ils sont discrets.

Que décrit le modèle quantique à la place d’une position ponctuelle de l’électron ?

Une région où l’électron a une probabilité de se trouver.

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