Fiche de révision : Attitudes et changement d’attitude

Plan du Cours

  1. Interactionnisme symbolique et attitude
  2. Définitions et modèles de l’attitude
  3. Propriétés et dimensions des attitudes
  4. Modèles de structure des attitudes
  5. Prédire les comportements par l’intention
  6. Fonctions des attitudes
  7. Formation affective et comportementale
  8. Mesures verbales des attitudes
  9. Mesures indirectes des attitudes
  10. Équilibre et dissonance cognitive
  11. Hypothèses et expériences de dissonance
  12. Dissonance de groupe et soumission
  13. Mesure et réduction de la dissonance
  14. Explications concurrentes de la dissonance
  15. Décision et hypocrisie induite
  16. Sélection de l’information compatible
  17. Fondements de la communication persuasive
  18. Modèles du traitement persuasif

1. Interactionnisme symbolique et attitude

★ À maîtriser

  • Thomas et Znaniecki sont présentés comme des précurseurs de l’interactionnisme symbolique entre 1910 et 1920.

  • L’interactionnisme symbolique repose sur trois principes :

    • L’action dépend du sens donné à l’environnement
    • Le sens donné à l’environnement provient des interactions avec autrui
    • Le sens est modifié par l’interprétation

📌 Pour Thomas et Znaniecki, la valeur représente l’aspect culturel et objectif de la vie sociale, tandis que l’attitude représente son aspect subjectif propre à chaque personne.

Compléments

  • L’interactionnisme symbolique est un courant américain issu de la tradition pragmatique, qui valorise la résolution des problèmes de société.

  • Thomas et Znaniecki mobilisent leurs concepts pour rendre compte des conduites de paysans polonais migrants.

  • Thomas et Znaniecki proposent que la psychologie sociale soit l’étude scientifique de l’attitude.

Astuce mémo

Interactions → interprétation → sens modifié

2. Définitions et modèles de l’attitude

Notions clés & Définitions

  • Attitude : Allport, 1935 - État neuropsychologique de préparation à l’action, organisé par l’expérience et exerçant une influence directrice ou dynamique sur le comportement envers les objets et situations concernés.
  • Attitude forte : Stable dans le temps, résistante à l’influence et capable d’influencer le traitement de l’information et le comportement.
  • Attitude : Beauvois et Joule - Évaluation globale d’un objet qui synthétise des savoirs, des opinions et des croyances.
  • Attitude : Le grand Dictionnaire de la Psychologie - Disposition interne durable qui sous-tend les réponses favorables ou défavorables à un objet ou une classe d’objets sociaux.
  • Attitude : Eagly et Chaiken - Tendance psychologique à évaluer favorablement ou défavorablement un objet particulier ou une classe d’objets.

★ À maîtriser

📌 Le premier modèle de recherche traite les attitudes comme stables dans le temps et stockées en mémoire à long terme, tandis que le deuxième les considère comme construites en fonction du contexte présent.

Compléments

  • Une attitude forte se caractérise par :
    • Son accessibilité en mémoire
    • Son importance pour l’individu
    • La certitude et la confiance dans sa validité

Astuce mémo

Attitude stockée, construite ici et maintenant, ou forte et durable

3. Propriétés et dimensions des attitudes

Notions clés & Définitions

  • Valence : Orientation positive ou négative d’une attitude envers un objet.
  • Intensité : Ampleur de l’affect positif ou négatif associé à une attitude, mesurable par des échelles.
  • Accessibilité : Facilité d’accès d’une attitude en mémoire, qui augmente lorsqu’elle est fondamentale pour l’individu.
  • Centralité : Importance d’une attitude pour l’individu, liée à son accessibilité en mémoire.
  • Certitude : Confiance de l’individu dans la justesse et la validité de son attitude.

Points essentiels

  • La cohérence d’une attitude désigne la consistance entre ses niveaux affectif et cognitif.

4. Modèles de structure des attitudes

★ À maîtriser

  • Le modèle unidimensionnel classique relie un stimulus à une attitude affectivement positive ou négative, puis mesure les réponses comportementales verbales, motrices ou physiologiques.

  • Le modèle tripartite classique de Rosenberg et Hovland distingue les dimensions cognitive, affective et conative de l’attitude, mesurées par des réponses verbales, motrices ou physiologiques.

📌 Le modèle tripartite révisé distingue les dimensions affective, cognitive et conative, chacune pouvant entretenir une relation distincte avec l’attitude envers le même objet.

Compléments

  • Dans l’exemple de Breckler, face à un serpent, les réactions peuvent combiner une fuite, une déclaration d’appréciation ou des connaissances indiquant que l’espèce n’est pas nocive.

  • Dans l’exemple de la conduite en état d’ébriété, l’accident d’un proche peut susciter des réactions différentes selon les dimensions affective, cognitive et conative de l’attitude.

5. Prédire les comportements par l’intention

Notions clés & Définitions

  • Intention comportementale : Fishbein et Ajzen - Préparation à l’action et facteur motivationnel central représentant l’effort qu’une personne est prête à fournir pour accomplir un comportement.
  • Norme subjective : Pressions sociales ressenties par l’individu pour adopter ou éviter un comportement.
  • Croyances comportementales : Croyances portant sur ce qu’il faut faire et sur les conséquences connues du comportement; elles alimentent l’attitude envers ce comportement.

★ À maîtriser

  • Dans la théorie de l’action raisonnée, les attitudes et les normes subjectives contribuent à former l’intention comportementale, qui précède le comportement observable. - Fishbein et Ajzen

Compléments

📌 Un décalage entre une attitude générale et un comportement peut s’expliquer par le fait qu’un comportement spécifique n’est qu’un indicateur faible de l’attitude générale.

Astuce mémo

Croyances → attitude et normes → intention → comportement

6. Fonctions des attitudes

Notions clés & Définitions

  • Fonction d’adaptation : Fonction qui conduit à des attitudes favorables envers les objets qui satisfont les besoins et négatives envers ceux qui frustrent, afin de maximiser les gains et de réduire les pertes.
  • Fonction de connaissance : Fonction qui organise les informations et les observations, notamment dans les situations nouvelles où la recherche d’information devient nécessaire.
  • Fonction d’expression : Fonction qui permet d’extérioriser les attitudes qui distinguent l’individu, sont centrales pour lui et lui procurent une gratification.
  • Défense du soi : Fonction qui utilise l’attitude pour protéger l’estime de soi, notamment en se sentant meilleur ou supérieur aux autres.

★ À maîtriser

  • Katz distingue quatre fonctions des attitudes :
    • Connaissance
    • Adaptation
    • Expression
    • Défense du soi

Compléments

📌 Les personnes ayant un contrôle de soi élevé mobilisent davantage la fonction d’adaptation, tandis que celles ayant un contrôle de soi faible mobilisent davantage la fonction d’expression; les fonctions de connaissance et de défense du soi ne diffèrent pas selon ce contrôle.

7. Formation affective et comportementale

Notions clés & Définitions

  • Conditionnement opérant : Le conditionnement opérant de Skinner prévoit qu’une réponse suivie d’un événement positif a une probabilité accrue de se reproduire dans le futur.
  • Apprentissage imitatif : Bandura - Apprentissage pouvant se produire par l’observation d’autrui sans renforcement indispensable et plus efficace lorsque les conduites observées sont renforcées.

★ À maîtriser

  • Dans l’expérience de Staats et Staats, des noms de nationalités sont associés à des traits positifs ou négatifs, puis les participants évaluent ces nationalités; l’évaluation est plus positive pour la nationalité associée aux traits positifs.

Compléments

📌 Dans l’expérience de Staats et Staats, la nationalité est le stimulus conditionnel, le trait positif ou négatif est le stimulus inconditionnel et l’évaluation constitue la réponse inconditionnelle.

  • Dans l’expérience de Diamond et Loewy sur le recyclage, les participants qui recevaient un billet de loterie pour rapporter un sac usagé adoptaient des comportements de recyclage plus écologiques que ceux qui recevaient 5 centimes.

  • L’exemple donné pour l’apprentissage par observation est que les enfants de fumeurs ont une probabilité plus élevée de fumer.

Astuce mémo

Association affective, récompense du comportement, observation d’autrui

8. Mesures verbales des attitudes

Notions clés & Définitions

  • Échelle de Bogardus : Bogardus - Échelle qui mesure explicitement l’intensité des préjugés envers différents groupes en demandant si une personne accepte diverses situations de proximité avec leurs membres.

★ À maîtriser

  • La technique de Likert consiste à définir l’objet, rédiger des énoncés courts et univoques de valence positive ou négative, les faire sélectionner puis additionner leurs valeurs; les énoncés neutres sont supprimés.

  • Le différenciateur sémantique d’Osgood évalue trois dimensions :

    • Évaluation
    • Activité
    • Puissance

Compléments

📌 Selon l’hypothèse de l’échelle de Bogardus, plus une personne a de préjugés envers un groupe, plus elle tend à augmenter la distance sociale avec ce groupe.

  • La première sélection des énoncés de Likert vise une répartition de 50 % d’items neutres, 25 % de positifs et 25 % de négatifs avant la suppression des items neutres.

📌 La méthode de Thurstone retient des énoncés couvrant le continuum défavorable, neutre et favorable, tandis que la passation finale demande aux participants de cocher les énoncés avec lesquels ils sont d’accord.

9. Mesures indirectes des attitudes

Notions clés & Définitions

  • Test des associations implicites : Greenwald, 1998 - Test mesurant la rapidité avec laquelle un participant associe un stimulus à des adjectifs présentés successivement.

★ À maîtriser

  • Les mesures verbales reposent sur l’autoévaluation et peuvent être affectées par la désirabilité sociale, qui pousse les personnes à masquer leurs attitudes réelles.

  • Dans le paradigme de la lettre perdue de Milgram, des enveloppes adressées à des organismes pro ou anti-peine de mort sont déposées dans des lieux publics, puis les lettres postées sont comptées et comparées à l’orientation idéologique des villes.

Compléments

  • Dans la technique du pipeline, des électrodes reliées à un appareil présenté comme un détecteur de mensonge sont utilisées pour enregistrer la tension pendant l’expression d’attitudes.

  • Les indicateurs physiologiques comprennent (Cunningham, 2009) :

    • La fréquence cardiaque
    • La sueur
    • Le battement des paupières
    • La rougeur

10. Équilibre et dissonance cognitive

Notions clés & Définitions

  • Formation d’unité : Pour Heider, deux éléments distincts forment une unité lorsqu’ils sont considérés comme allant ensemble.

★ À maîtriser

📌 Dans la théorie de l’équilibre de Heider, une triade équilibrée ne suscite pas de pression au changement, tandis qu’un déséquilibre produit une dynamique de restauration de l’équilibre.

Compléments

  • La formation d’une unité dépend de (Heider) :

    • La ressemblance entre les entités
    • La proximité
    • Le sens commun
    • L’expérience passée
  • Une triade comportant trois relations positives est présentée comme équilibrée par Heider.

  • Une triade comportant deux relations négatives et une relation positive est présentée comme équilibrée par Heider.

  • Une triade comportant deux relations positives et une relation négative est présentée comme déséquilibrée par Heider.

📌 Pour Heider, le déséquilibre cognitif n’est ni nuisible ni une source d’anxiété, tandis que la dissonance chez Festinger correspond à un inconfort psychologique à réduire.

Astuce mémo

Heider recherche l’harmonie des relations ; Festinger réduit l’inconfort personnel

11. Hypothèses et expériences de dissonance

Notions clés & Définitions

  • Dissonance cognitive : Festinger, 1957 - Existence simultanée d’éléments de cognition qui ne s’accordent pas et qui suscitent une pression pour réduire leur incompatibilité.
  • Cognition : Connaissance, opinion ou croyance qu’un individu peut avoir sur le monde extérieur, les autres, lui-même, son comportement ou ses affects.

★ À maîtriser

📌 La grandeur de la dissonance dépend de l’importance des éléments dissonants pour la personne et son existence s’accompagne d’une pression pour la réduire. - Festinger

  • Festinger formule trois hypothèses : après une décision, l’individu valorise davantage l’alternative choisie; la dissonance augmente avec le nombre d’alternatives; elle augmente avec leur dissemblance qualitative.

Compléments

  • McGuire distingue trois relations entre cognitions :
    • La neutralité
    • La consonance
    • La dissonance

📌 Des alternatives qualitativement similaires partagent des caractéristiques, ce qui réduit la dissonance liée aux aspects positifs des options rejetées.

12. Dissonance de groupe et soumission

★ À maîtriser

  • Dans l’expérience de Brehm et Cohen, les enfants choisissent un jouet parmi deux ou quatre jouets, similaires ou dissemblables, puis réévaluent leur préférence; les prédictions sur la quantité et la dissemblance des alternatives sont validées.

  • Dans l’expérience de Mills, les enfants qui trichent pour obtenir une petite récompense deviennent plus indulgents envers la tricherie que ceux qui reçoivent une grande récompense.

  • Dans l’expérience d’Aronson et Mills, les participantes subissent une initiation stricte, modérée ou aucune avant d’évaluer une discussion de groupe ennuyeuse sur la sexualité des insectes; l’initiation stricte augmente l’attrait accordé au groupe.

📌 Après un acte contraire à ses convictions, une récompense insuffisante suscite une dissonance plus forte qu’une récompense importante, qui permet de justifier l’acte. - Festinger et Carlsmith, 1959

Compléments

  • Dans l’expérience de Brehm sur les épinards, les enfants dont les parents sont informés qu’ils devront en manger chez eux réduisent davantage leur aversion que les enfants dont les parents ne sont pas informés.

  • Dans l’expérience de Festinger et Carlsmith, des participants accomplissent une tâche ennuyeuse puis la présentent comme intéressante à des personnes en attente; la condition à 1 $ suscite davantage de dissonance que la condition à 20 $.

13. Mesure et réduction de la dissonance

★ À maîtriser

📌 Pour réduire une dissonance liée à l’appartenance à un groupe décevant, un individu peut sous-estimer l’effort fourni ou surestimer les qualités du groupe.

📐 Formule - Le taux de dissonance est le rapport entre la somme des éléments dissonants et la somme des éléments dissonants et consonants : X=∑D∑D+∑CX = \frac{\sum D}{\sum D + \sum C}.

Compléments

📌 Le taux de dissonance permet de prédire l’importance du travail de réduction de la dissonance.

  • Le taux de dissonance dépend aussi de :
    • Le degré d’engagement dans l’acte
    • La responsabilité personnelle dans l’acte accompli
    • La conscience d’avoir choisi un acte dissonant et d’en connaître les conséquences

📌 La théorie de la dissonance cognitive prédit la justification a posteriori de certains actes plutôt que l’harmonie générale des systèmes cognitifs.

14. Explications concurrentes de la dissonance

Notions clés & Définitions

  • Auto-perception : Bem, 1965 - Processus par lequel l’individu infère ses attitudes et ses croyances en observant son propre comportement et les circonstances dans lesquelles il se produit.

★ À maîtriser

📌 Selon Tedeschi et ses collègues, les personnes peuvent changer leur présentation publique pour ne pas paraître incohérentes sans modifier réellement leur attitude. - Tedeschi et al, 1971

📌 Selon Cooper, Zana et Taves, les grandes divergences entre comportement et attitude s’expliquent mieux par la dissonance cognitive, tandis que les faibles divergences s’expliquent mieux par l’auto-perception.

  • Selon le modèle séquentiel de Cooper et Fazio, un comportement dissonant entraîne l’évaluation de ses conséquences, l’attribution de responsabilité et une activation physiologique; si l’individu s’attribue la responsabilité, il peut changer d’attitude.

Compléments

📌 La théorie de l’auto-perception de Bem ne suppose pas de composante motivationnelle de réduction de la dissonance, contrairement à la théorie de Festinger.

  • Dans l’étude de Cooper, Zana et Taves, les participants qui rédigent librement un argumentaire contraire à leur attitude et reçoivent un placebo sont les plus volontaires pour changer d’attitude, tandis que ceux sous tranquillisant le sont le moins.

  • Selon Steele, la dissonance peut menacer l’estime de soi, et le changement d’attitude peut servir à la préserver ou à la renforcer par des actions valorisées.

Astuce mémo

Festinger : inconfort ; Bem : inférence à partir du comportement

15. Décision et hypocrisie induite

Notions clés & Définitions

  • Hypocrisie induite : Aronson, 1999 - Procédé qui éveille la dissonance en faisant prendre conscience à une personne de l’écart entre la norme attendue et son comportement passé qui l’a transgressée.

★ À maîtriser

  • La dissonance post-décisionnelle suit le conflit entre options, la décision, la réduction de la dissonance, un éventuel regret, puis la réduction définitive de la dissonance.

  • Les modes de réduction de la dissonance comprennent :

    • Le changement d’attitude ou de comportement
    • La rationalisation a posteriori
    • La trivialisation du comportement ou des attitudes associés
    • Le déni de responsabilité
    • La surconfiance dans le comportement ou la décision

📌 L’hypocrisie induite requiert à la fois la prise de conscience de l’hypocrisie et la transgression antérieure de la norme pour favoriser un changement de comportement conforme à l’engagement normatif. - Aronson, 1999

Compléments

  • La dissonance post-décisionnelle est plus forte lorsque la proportion des éléments consonants est proche de celle des éléments dissonants.

Astuce mémo

Conflit → choix → regret → réduction définitive

16. Sélection de l’information compatible

★ À maîtriser

📌 La théorie de la dissonance prédit que les individus focalisent leur attention sur les informations qui soutiennent leurs attitudes et évitent celles qui les contredisent.

  • Dans l’expérience de Kleinhesselink et Edwards sur la marijuana, les participants favorables interrompent plus souvent le bruit pour entendre les arguments convaincants, tandis que les participants défavorables le font davantage pour les arguments simplistes.

Compléments

  • La sélection d’informations compatibles est plus probable lorsque l’attitude est forte et que les individus sont motivés à la défendre.

17. Fondements de la communication persuasive

★ À maîtriser

  • Le programme de recherche de Yale étudie les conditions dans lesquelles une communication persuasive modifie l’attitude, notamment le rôle de la source, des arguments et des messages suscitant la peur. - Hovland
  • 🔄 L’évaluation d’un message persuasif suit ces étapes (McGuire, 1985) :

    1. Attention au message
    2. Compréhension du message
    3. Persuasion
    4. Intériorisation
    5. Action
  • Dans l’expérience de Hovland et Weiss sur un texte relatif à la construction d’un sous-marin nucléaire, l’attribution du texte à un physicien célèbre persuade davantage que son attribution à un journaliste soviétique. - Hoveland et Weiss

  • Un message suscitant une peur modérée favorise la recherche de moyens de contrôler le danger, tandis qu’un message très effrayant peut détourner l’attention vers le contrôle de la peur et entraîner le rejet des informations. - Janis et Feschbach

📌 Un écart modéré entre la position du récepteur et celle du message favorise l’assimilation, tandis qu’un écart important peut provoquer un rejet, un renforcement de l’attitude ou un effet boomerang.

Compléments

  • Selon l’école de Yale, un changement d’attitude, sa persistance ou une résistance à d’autres influences dépend des renforcements associés au changement par rapport à ceux de l’attitude initiale.

📌 La persuasion selon McGuire est nulle si la complexité du message dépasse le niveau de compréhension de la cible.

  • Quatre semaines après la communication, les participants peuvent avoir oublié la source tout en conservant le message, ce qui permet à la source non crédible de gagner en impact jusqu’à l’équilibre avec la source crédible.

  • Une argumentation unilatérale présente les arguments d’un seul côté, tandis qu’une argumentation bilatérale présente les arguments pour et contre; les deux peuvent être efficaces selon les caractéristiques des individus. - Hovland et al

  • Une conclusion explicite est généralement plus efficace qu’une conclusion implicite, sauf lorsque le récepteur peut déduire lui-même la conclusion du message.

  • Les effets de primauté sont associés aux problèmes complexes, controversés ou familiers, tandis que les effets de récence sont associés aux problèmes simples, évidents ou peu familiers au récepteur.

  • Une estime de soi élevée et l’avertissement préalable d’une tentative de persuasion sont associés à une plus grande résistance à l’influence.

18. Modèles du traitement persuasif

Notions clés & Définitions

  • Réponse cognitive : Greenwald, 1968 - Impact persuasif d’un message dépendant principalement des pensées spontanées que l’individu produit pendant son exposition aux informations.
  • Voie centrale : Petty et Cacioppo, 1986 - Traitement motivé et approfondi du contenu du message, confronté aux croyances et opinions de l’individu.
  • Voie périphérique : Petty et Cacioppo, 1986 - Voie utilisée lorsque la motivation ou les ressources cognitives sont insuffisantes et qui s’appuie sur des indices tels que la crédibilité ou l’attrait de la source et le nombre d’arguments.
  • Principe de suffisance : Chen et Chaiken - Recherche d’un équilibre entre l’effort cognitif minimal et le degré de précision souhaité, l’individu passant au traitement systématique jusqu’à atteindre son seuil subjectif de suffisance.
  • Auto-validation : Le modèle de Brinol et Petty propose que le traitement d’un message influence l’attitude dans la mesure où l’individu a confiance dans ses propres capacités de traitement.
  • Inoculation psychosociale : McGuire, 1964 - Exposition de l’individu à de faibles menaces contre ses croyances afin de le préparer à résister à des menaces plus fortes.

Points essentiels

📌 Dans la théorie de la réponse cognitive, des pensées positives à l’égard d’arguments favorables soutiennent le changement d’attitude, tandis que des pensées négatives à l’égard d’arguments faibles ou contraires ne le favorisent pas.

📌 L’inoculation par réfutation argumentative prépare à répondre aux menaces en les réfutant, tandis que l’imperméabilisation par renforcement consolide les opinions préalables.

  • Le choix de la voie dépend de (Petty et Cacioppo, 1986) :

    • Le degré de motivation
    • Le niveau d’aptitude
    • Le niveau d’implication
  • Les attitudes formées par la voie centrale sont mieux ancrées en mémoire, durent plus longtemps et résistent davantage aux changements ultérieurs que celles formées par la voie périphérique.

  • Le modèle HSM autorise la cooccurrence des traitements heuristique et systématique; leurs conclusions se renforcent si elles convergent et s’atténuent si elles se contredisent.

📌 Le modèle d’auto-validation distingue les variables cognitives de premier ordre, liées au traitement et à la force des arguments, des variables de second ordre, liées à la confiance accordée à ce traitement.

  • Dans le modèle d’auto-validation, la crédibilité de la source a davantage d’effet lorsque celle-ci est révélée après le message que lorsqu’elle est révélée avant.

Astuce mémo

Voie centrale approfondie, voie périphérique fondée sur des indices

Tableaux de synthèse

Les modèles de structure des attitudes

ModèleStructureMesures
Unidimensionnel classiqueStimulus et valence affectiveRéponses verbales, motrices ou physiologiques
Tripartite classiqueCognition, affect et conationRéponses verbales, motrices ou physiologiques
Tripartite réviséRelations distinctes entre dimensions et attitudesMesures des réponses

Les modèles du traitement persuasif

ModèleTraitementPrincipe distinctif
ELMVoie centrale ou périphériqueLa motivation et les ressources orientent le traitement
HSMTraitement systématique ou heuristiqueEffort jusqu’au seuil subjectif de suffisance
Auto-validationÉvaluation du traitement et de la confianceLa confiance accordée à ses pensées module l’attitude

Teste tes connaissances

Teste tes connaissances sur Attitudes et changement d’attitude avec 52 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Une personne agit différemment après avoir interprété un geste d’autrui d’une nouvelle manière. Quelle logique de l’interactionnisme symbolique explique le mieux cette évolution ?

2. Dans l’analyse d’une pratique sociale, un chercheur distingue une norme culturellement partagée de la manière dont une personne se la représente. Quel concept désigne cette représentation subjective individuelle ?

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Révisez avec les flashcards

Mémorisez les concepts clés de Attitudes et changement d’attitude avec 95 flashcards interactives.

De quoi dépend l’action selon l’interactionnisme symbolique ?

Du sens donné à l’environnement.

Comment l’interactionnisme symbolique décrit-il l’évolution du sens donné à l’environnement ?

Il provient des interactions avec autrui et se modifie par l’interprétation.

Pour Thomas et Znaniecki, que représente la valeur dans la vie sociale ?

Son aspect culturel et objectif.

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