QCM : Bases de l’hémodynamique — 63 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle propriété caractérise un fluide parmi les milieux matériels ?

Il présente une structure rigide qui résiste aux déformations
Il peut s’écouler et se déformer sans forme propre
Il possède des molécules immobiles organisées régulièrement
Il conserve une forme fixe grâce à ses liaisons internes

Il peut s’écouler et se déformer sans forme propre

Explication

Un fluide est un milieu continu formé de molécules mobiles et déformables, capable de s’écouler sans forme propre. Un milieu rigide qui conserve sa forme correspond plutôt à un solide.

2. Quelle différence distingue un fluide parfait d’un fluide réel ?

Le fluide parfait résiste davantage aux frottements intermoléculaires
Le fluide parfait a une viscosité nulle, contrairement au fluide réel
Le fluide parfait possède une viscosité variable, contrairement au fluide réel
Le fluide parfait dissipe de l’énergie, contrairement au fluide réel

Le fluide parfait a une viscosité nulle, contrairement au fluide réel

Explication

Un fluide parfait est défini par une viscosité nulle, tandis qu’un fluide réel possède une viscosité qui engendre des frottements et une dissipation d’énergie. La dissipation est donc associée au fluide réel, et non au fluide parfait.

3. Dans un fluide incompressible en équilibre, comment varie la pression lorsque la profondeur augmente ?

Elle varie avec la profondeur selon la relation P+ρg=constanteP+\rho g=\text{constante}
Elle reste identique à toutes les profondeurs selon la relation P=constanteP=\text{constante}
Elle diminue avec la profondeur selon la relation P−ρgh=constanteP-\rho gh=\text{constante}
Elle augmente avec la profondeur selon la relation P+ρgh=constanteP+\rho gh=\text{constante}

Elle augmente avec la profondeur selon la relation $$P+\rho gh=\text{constante}$$

Explication

Dans un fluide incompressible au repos, la pression augmente avec la profondeur et vérifie P+ρgh=constanteP+\rho gh=\text{constante}. L’idée d’une pression identique à toutes les profondeurs contredit l’effet du poids du fluide situé au-dessus.

4. Une force pressante de 20 N20\,\mathrm{N} agit sur une surface de 4 m24\,\mathrm{m^2} ; quelle pression exerce-t-elle ?

16 Pa16\,\mathrm{Pa}
24 Pa24\,\mathrm{Pa}
5 Pa5\,\mathrm{Pa}
80 Pa80\,\mathrm{Pa}

$$5\,\mathrm{Pa}$$

Explication

La pression se calcule par P=FSP=\frac{F}{S}, donc P=204=5 PaP=\frac{20}{4}=5\,\mathrm{Pa}. Multiplier la force par la surface donnerait une grandeur différente de la pression.

5. À quel moment la pression artérielle atteint-elle sa valeur maximale ?

Après la diastole, lorsque les artères se vident
Pendant la systole, lorsque le cœur se contracte
Entre les battements, lorsque le débit sanguin s’annule
Pendant la diastole, lorsque le cœur se relâche

Pendant la systole, lorsque le cœur se contracte

Explication

La pression artérielle est maximale pendant la systole, qui correspond à la contraction cardiaque. La diastole correspond au relâchement et à une pression artérielle plus faible.

6. Quelle est la pression artérielle moyenne correspondant à une pression de 130/80 mmHg130/80\,\mathrm{mmHg} ?

105 mmHg105\,\mathrm{mmHg}
80 mmHg80\,\mathrm{mmHg}
130 mmHg130\,\mathrm{mmHg}
96 mmHg96\,\mathrm{mmHg}

$$96\,\mathrm{mmHg}$$

Explication

La formule PAM=PAS+2×PAD3PAM=\frac{PAS+2\times PAD}{3} donne 130+2×803=96 mmHg\frac{130+2\times80}{3}=96\,\mathrm{mmHg}. La moyenne arithmétique des deux valeurs, soit 105 mmHg105\,\mathrm{mmHg}, ne tient pas compte de la pondération de la pression diastolique.

7. Comment la pression artérielle se répartit-elle chez une personne debout ?

Elle est plus élevée aux pieds qu’au cerveau, mais identique au cœur et au cerveau
Elle est plus élevée aux pieds qu’au cœur et plus élevée au cœur qu’au cerveau
Elle est identique au cerveau, au cœur et aux pieds comme en position allongée
Elle est plus élevée au cerveau qu’au cœur et plus élevée au cœur qu’aux pieds

Elle est plus élevée aux pieds qu’au cœur et plus élevée au cœur qu’au cerveau

Explication

En position debout, la pression augmente vers les pieds sous l’effet de la colonne de sang et diminue vers le cerveau : elle est donc plus élevée aux pieds qu’au cœur, puis au cœur qu’au cerveau. En position allongée, les pressions sont identiques à ces trois niveaux.

8. Que représente le débit d’un fluide ?

La force exercée par le fluide sur une paroi
La variation de pression entre deux points du conduit
Le volume qui traverse une section par unité de temps
La distance parcourue par le fluide par unité de temps

Le volume qui traverse une section par unité de temps

Explication

Le débit mesure un volume traversant une section par unité de temps, selon Q=dVdtQ=\frac{dV}{dt}. La distance parcourue par unité de temps correspond à la vitesse d’écoulement, et non au débit.

9. Un fluide traverse une section de 2 m22\,\mathrm{m^2} à la vitesse de 3 m s−13\,\mathrm{m\,s^{-1}} ; quel est son débit ?

9 m3 s−19\,\mathrm{m^3\,s^{-1}}
1,5 m3 s−11{,}5\,\mathrm{m^3\,s^{-1}}
6 m3 s−16\,\mathrm{m^3\,s^{-1}}
5 m3 s−15\,\mathrm{m^3\,s^{-1}}

$$6\,\mathrm{m^3\,s^{-1}}$$

Explication

Le débit vérifie Q=S×vQ=S\times v, donc Q=2×3=6 m3 s−1Q=2\times3=6\,\mathrm{m^3\,s^{-1}}. La vitesse seule ou une division entre la section et la vitesse ne donne pas le débit recherché.

10. Dans un conduit contenant un fluide incompressible en régime permanent, que devient le débit le long du conduit ?

Il diminue dans les portions de faible diamètre
Il reste constant d’une section à l’autre
Il s’annule lorsque la vitesse d’écoulement augmente
Il augmente dès que la pression diminue

Il reste constant d’une section à l’autre

Explication

Le principe de conservation du débit impose un débit constant tout au long du conduit pour un fluide incompressible en régime permanent. Une diminution de section modifie la vitesse, mais ne change pas le débit conservé.

11. Que se passe-t-il dans une artère au niveau d’une sténose lorsque sa section diminue ?

La vitesse d’écoulement augmente, ce qui correspond à l’effet Venturi
La vitesse d’écoulement diminue, car le passage devient plus étroit
Le débit devient nul, car le fluide ne peut plus entrer dans la sténose
La pression disparaît, car la conservation du débit cesse dans l’artère

La vitesse d’écoulement augmente, ce qui correspond à l’effet Venturi

Explication

Lors d’une sténose, la réduction de section entraîne une augmentation de la vitesse d’écoulement : c’est l’effet Venturi. Le débit reste conservé dans le modèle d’un fluide incompressible en régime permanent, même si la vitesse varie.

12. Quelle relation exprime la conservation de la charge énergétique pour un fluide idéal en écoulement permanent ?

P+ρgv+12ρh2=constanteP+\rho gv+\frac{1}{2}\rho h^2=\text{constante}
P+ρgh+12v2=variableP+\rho gh+\frac{1}{2}v^2=\text{variable}
P+ρgh+12ρv2=constanteP+\rho gh+\frac{1}{2}\rho v^2=\text{constante}
P+ρhv+12ρg2=constanteP+\rho hv+\frac{1}{2}\rho g^2=\text{constante}

$$P+\rho gh+\frac{1}{2}\rho v^2=\text{constante}$$

Explication

La charge énergétique conservée additionne la pression, le terme hydrostatique et le terme cinétique sous la forme indiquée. Les autres expressions modifient les variables, les exposants ou la condition de conservation.

13. Dans un vaisseau horizontal présentant une sténose, quelle évolution est prédite par le théorème de Bernoulli ?

La vitesse et la pression restent constantes.
La vitesse augmente et la pression diminue.
La vitesse diminue et la pression augmente.
La vitesse et la pression augmentent ensemble.

La vitesse augmente et la pression diminue.

Explication

À altitude constante, l’augmentation de la vitesse s’accompagne d’une diminution de la pression. L’association inverse correspond plutôt à un élargissement de l’écoulement, comme dans un anévrisme.

14. Que désigne la viscosité d’un fluide ?

La pression exercée par le fluide sur la paroi du conduit.
La quantité de fluide déplacée par unité de temps dans un conduit.
La force qui accélère l’écoulement grâce à un gradient de pression.
La résistance à l’écoulement due aux frottements entre les couches fluides.

La résistance à l’écoulement due aux frottements entre les couches fluides.

Explication

La viscosité traduit les forces de frottement intermoléculaires qui s’opposent au glissement des couches fluides. Un gradient de pression favorise le déplacement du fluide, mais ne définit pas sa viscosité.

15. Quelle condition favorise le passage d’un écoulement sanguin vers un régime turbulent ?

Une vitesse élevée associée à une faible viscosité.
Un diamètre réduit associé à une viscosité élevée.
Une viscosité élevée associée à une vitesse faible.
Une vitesse faible associée à un diamètre réduit.

Une vitesse élevée associée à une faible viscosité.

Explication

La turbulence est favorisée par une vitesse ou un diamètre élevés et par une viscosité faible, ce qui augmente le nombre de Reynolds. Les autres associations tendent à réduire ce nombre et à maintenir un écoulement laminaire.

16. Comment le pH est-il défini à partir de la concentration en ions hydrogène ?

pH=log⁡[H+]pH=\log[H^+]
pH=−log⁡[H+]pH=-\log[H^+]
pH=[H+]−1pH=[H^+]^{-1}
pH=−log⁡[OH−]pH=-\log[OH^-]

$$pH=-\log[H^+]$$

Explication

Le pH est l’opposé du logarithme décimal de la concentration en ions hydrogène. La concentration en H+H^+ mesure directement la quantité de protons, tandis que le pH en exprime l’acidité sur une échelle logarithmique.

17. Quelle plage correspond au pH artériel normal à 37 °C ?

Entre 7,36 et 7,41.
Entre 7,20 et 7,30.
Entre 7,50 et 7,60.
Entre 7,38 et 7,43.

Entre 7,38 et 7,43.

Explication

Le pH artériel normal est compris entre 7,38 et 7,43 à 37 °C. La plage de 7,36 à 7,41 correspond au pH veineux normal, tandis que les deux autres plages s’éloignent de la normale.

18. Quelle propriété caractérise un système tampon ?

Il transforme toute base ajoutée en acide fort dans la solution.
Il maintient la concentration en protons identique après toute dilution.
Il limite les variations de pH après l’ajout d’un acide ou d’une base.
Il empêche les réactions acido-basiques de se produire dans la solution.

Il limite les variations de pH après l’ajout d’un acide ou d’une base.

Explication

Un tampon amortit efficacement la variation de pH provoquée par l’ajout d’un acide ou d’une base. Il ne supprime pas les réactions acido-basiques et ne garantit pas une concentration en protons inchangée après dilution.

19. Quelle interprétation correspond à un pH sanguin de 7,65 ?

Une acidémie modérée.
Une alcalémie sévère.
Une alcalémie modérée.
Une acidémie sévère.

Une alcalémie sévère.

Explication

Une alcalémie correspond à un pH supérieur à 7,4 et devient sévère au-dessus de 7,6 ; un pH de 7,65 relève donc de cette catégorie. L’acidémie concerne au contraire un pH inférieur à 7,4.

20. Pourquoi l’hyperventilation contribue-t-elle à corriger une acidose ?

Elle élimine davantage de HCO3−, ce qui augmente la concentration en H+ et augmente le pH.
Elle élimine davantage de CO2, ce qui diminue la concentration en H+ et augmente le pH.
Elle retient davantage de CO2, ce qui diminue la concentration en H+ et augmente le pH.
Elle retient davantage de HCO3−, ce qui augmente la concentration en H+ et diminue le pH.

Elle élimine davantage de CO2, ce qui diminue la concentration en H+ et augmente le pH.

Explication

L’hyperventilation accroît l’élimination du CO2, réduit la concentration en ions hydrogène et tend ainsi à restaurer le pH. La rétention de CO2 aurait plutôt tendance à augmenter l’acidité.

21. Quelle comparaison entre les chémorécepteurs périphériques et centraux est correcte ?

Les périphériques sont bulbaires, avec une réponse en environ 30 secondes, tandis que les centraux sont carotidiens et répondent en environ 5 secondes.
Les périphériques sont pulmonaires, avec une réponse en environ 5 secondes, tandis que les centraux sont cardiaques et répondent en environ 30 secondes.
Les périphériques sont carotidiens et aortiques, avec une réponse en environ 5 secondes, tandis que les centraux sont bulbaires et répondent en environ 30 secondes.
Les périphériques sont aortiques, avec une réponse en environ 30 secondes, tandis que les centraux sont carotidiens et répondent en environ 5 secondes.

Les périphériques sont carotidiens et aortiques, avec une réponse en environ 5 secondes, tandis que les centraux sont bulbaires et répondent en environ 30 secondes.

Explication

Les chémorécepteurs périphériques se trouvent dans les corpuscules carotidiens et la crosse aortique et répondent rapidement, en environ 5 secondes. Les chémorécepteurs centraux sont situés dans le bulbe rachidien et leur réponse prend environ 30 secondes.

22. Quelle caractéristique décrit la régulation rénale du pH ?

Elle agit immédiatement en empêchant toute variation de la concentration en H+ urinaire.
Elle agit rapidement en modifiant la ventilation, avec un effet maximal en quelques secondes.
Elle agit lentement en modulant l’excrétion de H+ et de HCO3−, avec un effet maximal vers 48 heures.
Elle agit en quelques minutes en contrôlant principalement la pression artérielle.

Elle agit lentement en modulant l’excrétion de H+ et de HCO3−, avec un effet maximal vers 48 heures.

Explication

Le rein régule progressivement le pH en ajustant l’excrétion des ions hydrogène et bicarbonate, avec un effet maximal après environ 48 heures. La ventilation constitue une réponse plus rapide et relève de la régulation respiratoire.

23. Quelle réponse rénale est attendue lors d’une acidose ?

Une réabsorption accrue du HCO3− et une excrétion accrue des H+.
Une réabsorption diminuée des H+ et une excrétion diminuée du HCO3−.
Une réabsorption accrue des H+ et une excrétion accrue du HCO3−.
Une réabsorption diminuée du HCO3− et une excrétion diminuée des H+.

Une réabsorption accrue du HCO3− et une excrétion accrue des H+.

Explication

En acidose, le rein conserve davantage de bicarbonate et élimine davantage d’ions hydrogène afin de contribuer à la correction du pH. La diminution de la réabsorption du bicarbonate caractérise plutôt la réponse rénale à l’alcalose.

24. Quelle équation permet de calculer le pH du tampon bicarbonate lorsque la pression partielle de CO2 est exprimée en mmHg ?

pH=7,4+log⁡s PCO2[HCO3−]pH=7,4+\log\frac{s\,PCO_2}{[HCO_3^-]}
pH=6,1+log⁡s PCO2[HCO3−]pH=6,1+\log\frac{s\,PCO_2}{[HCO_3^-]}
pH=6,1+log⁡[HCO3−]s PCO2pH=6,1+\log\frac{[HCO_3^-]}{s\,PCO_2}
pH=log⁡[HCO3−]+s PCO26,1pH=\log\frac{[HCO_3^-]+s\,PCO_2}{6,1}

$$pH=6,1+\log\frac{[HCO_3^-]}{s\,PCO_2}$$

Explication

Le pH du tampon bicarbonate est donné par l’équation de Henderson-Hasselbalch, avec le bicarbonate au numérateur et le CO2 dissous au dénominateur. Les expressions inversant ce rapport prédisent une variation du pH opposée à celle attendue.

25. Quelles valeurs correspondent aux paramètres normaux utilisés dans le diagramme de Davenport ?

[HCO3−]=1,2 mmol/L[HCO_3^-]=1,2\ \mathrm{mmol/L}, PCO2=7,40 mmHgPCO_2=7,40\ \mathrm{mmHg}, CO2 dissous =40 mmol/L=40\ \mathrm{mmol/L} et pH=24pH=24
[HCO3−]=7,40 mmol/L[HCO_3^-]=7,40\ \mathrm{mmol/L}, PCO2=1,2 mmHgPCO_2=1,2\ \mathrm{mmHg}, CO2 dissous =24 mmol/L=24\ \mathrm{mmol/L} et pH=40pH=40
[HCO3−]=40 mmol/L[HCO_3^-]=40\ \mathrm{mmol/L}, PCO2=24 mmHgPCO_2=24\ \mathrm{mmHg}, CO2 dissous =7,40 mmol/L=7,40\ \mathrm{mmol/L} et pH=1,2pH=1,2
[HCO3−]=24 mmol/L[HCO_3^-]=24\ \mathrm{mmol/L}, PCO2=40 mmHgPCO_2=40\ \mathrm{mmHg}, CO2 dissous =1,2 mmol/L=1,2\ \mathrm{mmol/L} et pH=7,40pH=7,40

$$[HCO_3^-]=24\ \mathrm{mmol/L}$$, $$PCO_2=40\ \mathrm{mmHg}$$, CO2 dissous $$=1,2\ \mathrm{mmol/L}$$ et $$pH=7,40$$

Explication

Le point normal du diagramme associe un bicarbonate à 24 mmol/L, une PCO2 à 40 mmHg, un CO2 dissous à 1,2 mmol/L et un pH de 7,40. La confusion fréquente consiste à intervertir les valeurs de la PCO2 et du bicarbonate.

26. Quelle association décrit correctement les deux troubles respiratoires acido-basiques ?

L’acidose respiratoire résulte d’une hyperventilation, tandis que l’alcalose respiratoire résulte d’une hypoventilation.
L’acidose respiratoire résulte d’une diminution du bicarbonate, tandis que l’alcalose respiratoire résulte d’une augmentation du bicarbonate.
L’acidose respiratoire résulte d’une perte digestive d’acides, tandis que l’alcalose respiratoire résulte d’un excès d’acides fixes.
L’acidose respiratoire résulte d’une hypoventilation, tandis que l’alcalose respiratoire résulte d’une hyperventilation.

L’acidose respiratoire résulte d’une hypoventilation, tandis que l’alcalose respiratoire résulte d’une hyperventilation.

Explication

L’hypoventilation retient le CO2 et abaisse le pH, ce qui caractérise l’acidose respiratoire, tandis que l’hyperventilation diminue la PCO2 et augmente le pH. La variation primaire du bicarbonate concerne les troubles métaboliques, pas la définition de ces troubles respiratoires.

27. Quelle réponse ventilatoire compense partiellement une acidose métabolique ?

Une hyperventilation qui diminue la PCO2
Une hypoventilation qui diminue la PCO2
Une hyperventilation qui augmente la PCO2
Une hypoventilation qui augmente la PCO2

Une hyperventilation qui diminue la PCO2

Explication

Lors d’une acidose métabolique, l’hyperventilation élimine davantage de CO2 et diminue la PCO2, ce qui contribue à relever le pH. L’hypoventilation augmenterait la PCO2 et aggraverait la tendance acidémique.

28. Comment calcule-t-on le trou anionique selon la formule incluant le potassium ?

([Na+]−[K+])+([Cl−]−[HCO3−])([Na^+]-[K^+])+([Cl^-]-[HCO_3^-])
[Na+]+[K+][Cl−]+[HCO3−]\frac{[Na^+]+[K^+]}{[Cl^-]+[HCO_3^-]}
([Cl−]+[HCO3−])−([Na+]+[K+])([Cl^-]+[HCO_3^-])-([Na^+]+[K^+])
([Na+]+[K+])−([Cl−]+[HCO3−])([Na^+]+[K^+])-([Cl^-]+[HCO_3^-])

$$([Na^+]+[K^+])-([Cl^-]+[HCO_3^-])$$

Explication

Le trou anionique est une différence entre la somme des cations mesurés et celle des anions mesurés. Il ne s’agit donc pas d’un rapport entre les concentrations, ni d’une soustraction effectuée dans le sens inverse.

29. Que suggère un trou anionique supérieur à 15 ?

La présence probable d’un cation non dosé pouvant révéler une alcalose respiratoire
Une diminution des anions non dosés compatible avec une acidose respiratoire
La présence probable d’un anion non dosé pouvant révéler une acidose métabolique
Une augmentation des bicarbonates mesurés compatible avec une alcalose métabolique

La présence probable d’un anion non dosé pouvant révéler une acidose métabolique

Explication

Un trou anionique supérieur à 15 traduit un excès d’anions non mesurés et peut orienter vers une acidose métabolique. Une alcalose respiratoire se définit plutôt par une baisse de la PCO2 liée à l’hyperventilation.

30. Selon la définition de Brønsted, comment caractérise-t-on un acide ?

C’est un composé capable de capter un proton H+H^+.
C’est un composé qui possède nécessairement un pH égal à 7.
C’est un composé capable de libérer un ion hydroxyde HO−HO^-.
C’est un composé capable de libérer un proton H+H^+.

C’est un composé capable de libérer un proton $$H^+$$.

Explication

Pour Brønsted, un acide est un donneur de proton. La capacité à capter un proton définit une base, tandis que la libération d’un ion hydroxyde ne correspond pas à cette définition.

31. Quelle propriété définit un ampholyte en solution aqueuse ?

Il peut libérer un proton dans chaque réaction étudiée.
Il peut céder ou capter un proton selon la réaction.
Il peut modifier la température sans échanger de proton.
Il peut capter un proton dans chaque réaction étudiée.

Il peut céder ou capter un proton selon la réaction.

Explication

Un ampholyte peut se comporter comme un acide ou comme une base, car il peut céder ou capter un proton. Un composé qui possède une seule de ces capacités n’est pas amphotère au sens de cette définition.

32. Quelle relation exprime le produit ionique de l’eau à 25 °C ?

Ke=[H3O+][HO−]=10−14K_e=[H_3O^+][HO^-]=10^{-14}
Ke=[H3O+][HO−]=10−7K_e=\frac{[H_3O^+]}{[HO^-]}=10^{-7}
Ke=[H3O+][HO−]=1014K_e=[H_3O^+][HO^-]=10^{14}
Ke=[H3O+]+[HO−]=10−14K_e=[H_3O^+]+[HO^-]=10^{-14}

$$K_e=[H_3O^+][HO^-]=10^{-14}$$

Explication

Dans l’eau pure à 25 °C, le produit des concentrations en ions oxonium et hydroxyde vaut 10−1410^{-14}. Une somme ou un rapport ne correspond pas à la définition du produit ionique de l’eau.

33. Que se passe-t-il lorsque la concentration en ions oxonium augmente dans une solution aqueuse ?

Le pH diminue, car pH=−log⁡[H3O+]pH=-\log[H_3O^+].
Le pH devient égal à la concentration en ions oxonium.
Le pH augmente, car pH=−log⁡[H3O+]pH=-\log[H_3O^+].
Le pH reste constant, car il ne dépend pas de [H3O+][H_3O^+].

Le pH diminue, car $$pH=-\log[H_3O^+]$$.

Explication

Le signe négatif de la relation logarithmique fait diminuer le pH lorsque [H3O+][H_3O^+] augmente. L’affirmation inverse néglige cette relation inverse entre les deux grandeurs.

34. Quelle caractéristique définit un protolyte fort lorsqu’il réagit avec l’eau ?

Sa réaction avec l’eau est partielle et réversible
Sa réaction avec l’eau dépend principalement de la dilution
Sa réaction avec l’eau est totale et irréversible
Sa réaction avec l’eau atteint un équilibre entre deux formes

Sa réaction avec l’eau est totale et irréversible

Explication

Un protolyte fort réagit totalement avec l’eau, sans établissement d’un équilibre significatif entre les formes réagissante et ionisée. La réaction partielle et l’équilibre caractérisent plutôt un protolyte faible.

35. Quelle propriété possède l’ion conjugué d’un protolyte fort ?

Il réagit avec l’eau pour former un protolyte fort
Il est indifférent sur le plan acido-basique
Il conserve un caractère acido-basique marqué
Il devient plus acide lorsque la solution est diluée

Il est indifférent sur le plan acido-basique

Explication

L’ion conjugué d’un protolyte fort est un ion spectateur ou indifférent et ne possède pas de propriétés acido-basiques. La conservation d’un caractère acido-basique concerne l’ion conjugué d’un protolyte faible.

36. Entre deux acides faibles, lequel se dissocie davantage dans l’eau ?

Celui dont le pKa est le plus faible
Celui dont l’ion conjugué possède le pKa le plus élevé
Celui dont le pKa est le plus élevé
Celui dont la concentration analytique est la plus faible

Celui dont le pKa est le plus faible

Explication

Pour des acides faibles, un pKa plus faible correspond à un Ka plus élevé et donc à une tendance plus importante à la dissociation. Un pKa élevé traduit au contraire un acide relativement moins dissocié.

37. Dans un couple acide-base faible, quelle forme prédomine lorsque le pH est supérieur au pKa ?

La forme acide
La forme moléculaire non chargée dans tous les cas
Les deux formes à concentrations égales
La forme basique

La forme basique

Explication

Lorsque le pH dépasse le pKa, la forme basique du couple prédomine. Les concentrations des deux formes sont égales lorsque le pH est égal au pKa, tandis que la forme acide prédomine à pH inférieur au pKa.

38. Quelle relation permet de calculer directement le pH d’un acide fort de concentration analytique C, dans le domaine de validité du modèle ?

pH=14+log⁡CpH=14+\log C
pH=−log⁡CpH=-\log C
pH=−log⁡KapH=-\log K_a
pOH=−log⁡CpOH=-\log C

$$pH=-\log C$$

Explication

La dissociation totale d’un acide fort permet d’assimiler la concentration des ions oxonium à C, d’où pH=−log⁡CpH=-\log C. Le calcul par pOHpOH concerne une base forte, tandis que pH=−log⁡KapH=-\log K_a ne donne pas directement le pH de cette solution.

39. Comment calcule-t-on le pH d’une solution de base forte de concentration analytique C ?

On calcule pOH=−log⁡CpOH=-\log C, puis pH=14−pOHpH=14-pOH
On calcule pH=−log⁡KbpH=-\log K_b, puis on ajoute la concentration
On calcule directement pH=−log⁡CpH=-\log C
On utilise pH=pOH+14pH=pOH+14 après avoir déterminé la concentration acide

On calcule $$pOH=-\log C$$, puis $$pH=14-pOH$$

Explication

Pour une base forte, la concentration en ions hydroxyde conduit d’abord à pOH=−log⁡CpOH=-\log C, puis la relation pH+pOH=14pH+pOH=14 donne le pH. Le calcul direct de −log⁡C-\log C correspond au cas d’un acide fort.

40. Quelle condition permet d’utiliser l’approximation de dissociation limitée pour un acide faible de concentration C ?

Ka<10−4CK_a<10^{-4}C
Ka>10−4CK_a>10^{-4}C
Ka<104CK_a<10^{4}C
Ka=10−4CK_a=10^{-4}C

$$K_a<10^{-4}C$$

Explication

L’approximation est valable pour un acide faible lorsque Ka<10−4CK_a<10^{-4}C, ce qui signifie que la dissociation reste suffisamment faible devant la concentration initiale. Une valeur de Ka supérieure rend cette approximation moins fiable.

41. Quel est l’objectif général d’un titrage d’une solution ?

Mesurer la température de changement d’état du solvant
Déterminer la concentration d’une espèce chimique
Identifier la couleur naturelle d’une solution
Calculer la masse molaire du récipient utilisé

Déterminer la concentration d’une espèce chimique

Explication

Un titrage est une réaction de dosage qui sert à déterminer la concentration d’une espèce chimique en solution. Les autres propositions décrivent des mesures qui ne définissent pas l’objectif d’un titrage.

42. À quelle condition un indicateur coloré est-il adapté à un titrage dont le pH au point équivalent vaut pHPEpH_{PE} ?

Son pKa vérifie pKa,ind−1≤pHPE≤pKa,ind+1pK_{a,ind}-1\leq pH_{PE}\leq pK_{a,ind}+1
Son pKa vérifie pKa,ind=pHPE+7pK_{a,ind}=pH_{PE}+7
Son pKa vérifie pKa,ind=2pHPEpK_{a,ind}=2pH_{PE}
Son pKa vérifie pKa,ind−7≤pHPE≤pKa,ind+7pK_{a,ind}-7\leq pH_{PE}\leq pK_{a,ind}+7

Son pKa vérifie $$pK_{a,ind}-1\leq pH_{PE}\leq pK_{a,ind}+1$$

Explication

L’indicateur convient si sa zone de virage, centrée autour de son pKa, recouvre le pH au point équivalent dans un intervalle d’environ une unité. Les autres relations ne correspondent pas à la condition de choix de l’indicateur.

43. Lors du titrage d’un acide faible par une base forte, quelle espèce domine au point équivalent ?

Une quantité égale d’acide faible et de base conjuguée
L’acide faible initial non transformé
Les ions de la base forte ajoutée en excès
La base conjuguée issue de l’acide faible

La base conjuguée issue de l’acide faible

Explication

Au point équivalent, l’acide faible a principalement été transformé en sa base conjuguée, qui hydrolyse l’eau et rend le milieu basique. Une base forte en excès apparaît après le point équivalent, tandis qu’un mélange acide-base caractérise plutôt la zone précédant ce point.

44. Quelle propriété caractérise une solution tampon lorsqu’on lui ajoute une quantité modérée d’acide ou de base ?

Son pH varie fortement après chaque ajout
Son pH varie peu autour d’une zone déterminée
Son pH reste identique quelle que soit la quantité ajoutée
Son pH devient égal à celui de l’eau pure

Son pH varie peu autour d’une zone déterminée

Explication

Une solution tampon limite les variations de pH lors d’ajouts modérés d’acide ou de base, dans une zone donnée. L’eau pure, en revanche, subit une variation de pH beaucoup plus importante dans cette situation.

45. Une solution tampon contient un acide faible et sa base conjuguée en concentrations égales. Quelle relation permet de déterminer son pH ?

pH=pKa+log⁡([Ha][a−])pH=pK_a+\log([Ha][a^-])
pH=pKapH=pK_a
pH=2pKapH=2pK_a
pH=log⁡([a−]/[Ha])pH=\log([a^-]/[Ha])

$$pH=pK_a$$

Explication

Lorsque les concentrations de l’acide faible et de sa base conjuguée sont égales, leur rapport vaut 1 et son logarithme vaut 0, donc pH=pKapH=pK_a. La dilution conserve ce rapport et ne modifie donc pas le pH dans le modèle du tampon.

46. Dans quel intervalle de pH une solution tampon est-elle généralement la plus efficace ?

pKa−1<pH<pKa+1pK_a-1<pH<pK_a+1
0<pH<pKa0<pH<pK_a
pKa<pH<14pK_a<pH<14
pKa−2<pH<pKa+2pK_a-2<pH<pK_a+2

$$pK_a-1<pH<pK_a+1$$

Explication

L’effet tampon est efficace lorsque le pH se situe entre pKa−1pK_a-1 et pKa+1pK_a+1. Dans cet intervalle, l’acide faible et sa base conjuguée représentent chacun au moins 10 % du couple.

47. Que se passe-t-il pour les capacités acide et basique d’un tampon lorsque son pH est inférieur à son pKapK_a ?

La capacité basique est supérieure à la capacité acide
Les deux capacités restent égales comme à pH=pKapH=pK_a
La capacité acide est supérieure à la capacité basique
Les deux capacités sont nécessairement nulles

La capacité basique est supérieure à la capacité acide

Explication

À un pH inférieur au pKapK_a, la forme acide prédomine et le tampon possède une capacité basique supérieure. Les capacités acide et basique deviennent égales au point particulier où pH=pKapH=pK_a.

48. Quelle méthode permet de préparer une solution tampon à partir d’un acide faible et de sa base conjuguée ?

Ajouter une base forte en excès à la base conjuguée
Mélanger les deux protolytes faibles du même couple
Ajouter un acide fort en excès à l’acide faible
Mélanger deux acides forts de couples différents

Mélanger les deux protolytes faibles du même couple

Explication

Un tampon peut être obtenu en mélangeant l’acide faible et sa base conjuguée, qui appartiennent au même couple acide-base. Une base forte en excès ou un acide fort en excès ne fournit pas directement les proportions adaptées d’un couple tampon.

49. Quel exemple illustre l’utilisation d’un système tampon dans l’organisme humain ?

Le maintien du pH sanguin entre 7,35 et 7,45 par des tampons carbonates et phosphates
La neutralisation des pluies acides dans les lacs par des tampons carbonates et phosphates
La transformation du lait en fromage grâce à des tampons carbonates et phosphates
L’extraction de l’ADN en laboratoire grâce à des tampons carbonates et phosphates

Le maintien du pH sanguin entre 7,35 et 7,45 par des tampons carbonates et phosphates

Explication

Dans le sang, des systèmes tampons carbonates et phosphates contribuent à maintenir le pH entre 7,35 et 7,45. Les lacs, l’extraction de l’ADN et la fabrication du fromage sont aussi des applications des tampons, mais dans d’autres contextes.

50. Un point B se situe à une altitude hBh_B au-dessus du sol, où la pression vaut PAP_A. Quelle expression donne sa pression atmosphérique en fonction de la masse volumique de l’air ρ\rho et de gg ?

PB=ρghB−PAP_B=\rho gh_B-P_A
PB=PA+ρghBP_B=P_A+\rho gh_B
PB=PA/(ρghB)P_B=P_A/(\rho gh_B)
PB=PA−ρghBP_B=P_A-\rho gh_B

$$P_B=P_A-\rho gh_B$$

Explication

La relation hydrostatique P+ρgh=constanteP+\rho gh=\text{constante} implique que la pression diminue lorsqu’on monte en altitude, d’où PB=PA−ρghBP_B=P_A-\rho gh_B. L’expression avec une addition décrirait au contraire une augmentation de pression avec l’altitude.

51. Que relie la loi de Henry pour un gaz dissous dans un liquide ?

La température du liquide et la masse volumique du gaz
La pression atmosphérique et la hauteur de la colonne liquide
La pression totale du mélange et la fraction molaire du liquide
La concentration dissoute du gaz et sa pression partielle

La concentration dissoute du gaz et sa pression partielle

Explication

La loi de Henry s’écrit Ci=aiPi=aiFiPC_i=a_iP_i=a_iF_iP et relie donc la concentration dissoute à la pression partielle du gaz. La loi de Dalton traite plutôt des pressions partielles dans un mélange gazeux.

52. Comment évolue généralement la solubilité d’un gaz dans un liquide lorsque la température du liquide augmente ?

Elle diminue, toutes choses égales par ailleurs
Elle augmente au même rythme pour tous les gaz
Elle reste constante tant que la pression ne change pas
Elle devient indépendante de la nature du liquide

Elle diminue, toutes choses égales par ailleurs

Explication

La solubilité d’un gaz dépend notamment du gaz, du liquide et de la température, et elle diminue lorsque la température du liquide augmente. Elle ne peut donc pas être considérée comme indépendante de ces paramètres.

53. Quelle comparaison entre l’eau liquide et la glace est correcte à propos de la masse volumique ?

L’eau liquide atteint sa masse volumique minimale à 4 °C
L’eau liquide est plus dense que la glace, avec un maximum à 4 °C
La glace est plus dense que l’eau liquide, avec un maximum à 4 °C
Les deux phases ont la même masse volumique à toute température

L’eau liquide est plus dense que la glace, avec un maximum à 4 °C

Explication

La masse volumique de l’eau vaut 1000 kg·m⁻³ à 4 °C, tandis que celle de la glace vaut 910 kg·m⁻³. Cette situation est inhabituelle, car la phase solide est souvent plus dense que la phase liquide.

54. Selon la relation de viscosité dynamique, comment évolue la force visqueuse si le gradient de vitesse ΔvΔx\frac{\Delta v}{\Delta x} double, à surface et viscosité constantes ?

Elle diminue de moitié
Elle reste constante
Elle devient quatre fois plus grande
Elle double

Elle double

Explication

La relation ΔF=η ΔS ΔvΔx\Delta F=\eta\,\Delta S\,\frac{\Delta v}{\Delta x} montre que la force est proportionnelle au gradient de vitesse lorsque les autres grandeurs restent constantes. Une variation d’un facteur deux de ce gradient produit donc la même variation de la force.

55. Une membrane augmente sa surface de 0,02 m20{,}02\ \mathrm{m^2} sous une tension superficielle constante σ=0,05 N m−1\sigma=0{,}05\ \mathrm{N\,m^{-1}}. Quel travail est associé à cette augmentation ?

1 J1\ \mathrm{J}
0,0025 J0{,}0025\ \mathrm{J}
0,001 J0{,}001\ \mathrm{J}
0,025 J0{,}025\ \mathrm{J}

$$0{,}001\ \mathrm{J}$$

Explication

La relation dW=σdSdW=\sigma dS donne ici W=0,05×0,02=0,001 JW=0{,}05\times0{,}02=0{,}001\ \mathrm{J}. La tension superficielle relie donc directement le travail fourni à la variation de surface.

56. Quelle description correspond à une solution au sens physicochimique ?

Une substance obtenue par une réaction chimique totale
Un mélange hétérogène de deux phases visibles
Un mélange homogène d’au moins deux corps purs
Un corps pur constitué d’un seul élément chimique

Un mélange homogène d’au moins deux corps purs

Explication

Une solution est définie comme un mélange homogène contenant au moins deux corps purs. La présence de plusieurs constituants ne suffit donc pas à rendre le mélange hétérogène ou à en faire un corps pur.

57. Une solution contient 0,30 mol0{,}30\ \mathrm{mol} de soluté dans 2,0 L2{,}0\ \mathrm{L} de solution. Quelle est sa concentration molaire ?

0,15 mol L−10{,}15\ \mathrm{mol\,L^{-1}}
1,50 mol L−11{,}50\ \mathrm{mol\,L^{-1}}
6,0 mol L−16{,}0\ \mathrm{mol\,L^{-1}}
0,60 mol L−10{,}60\ \mathrm{mol\,L^{-1}}

$$0{,}15\ \mathrm{mol\,L^{-1}}$$

Explication

La concentration molaire se calcule par Cm=nVC_m=\frac{n}{V}, soit 0,302,0=0,15 mol L−1\frac{0{,}30}{2{,}0}=0{,}15\ \mathrm{mol\,L^{-1}}. La concentration pondérale utiliserait une masse plutôt qu’une quantité de matière.

58. Un ion possède une concentration molaire de 0,20 mol L−10{,}20\ \mathrm{mol\,L^{-1}} et une valence de Z=−3Z=-3. Quelle est sa concentration équivalente ?

−0,60 eq L−1-0{,}60\ \mathrm{eq\,L^{-1}}
0,20 eq L−10{,}20\ \mathrm{eq\,L^{-1}}
0,067 eq L−10{,}067\ \mathrm{eq\,L^{-1}}
0,60 eq L−10{,}60\ \mathrm{eq\,L^{-1}}

$$0{,}60\ \mathrm{eq\,L^{-1}}$$

Explication

La concentration équivalente est donnée par Ceˊq=Cm∣Z∣C_{éq}=C_m|Z|, donc 0,20×3=0,60 eq L−10{,}20\times3=0{,}60\ \mathrm{eq\,L^{-1}}. La valeur absolue de la valence rend la concentration équivalente positive, même pour un anion.

59. Quelle distinction entre molalité et molarité est correcte ?

La molalité utilise la masse du soluté, tandis que la molarité utilise sa charge électrique
La molalité se rapporte à la masse du solvant, tandis que la molarité se rapporte au volume de la solution
La molalité compte les particules dissoutes, tandis que la molarité mesure la viscosité
La molalité se rapporte au volume du solvant, tandis que la molarité se rapporte à la masse de la solution

La molalité se rapporte à la masse du solvant, tandis que la molarité se rapporte au volume de la solution

Explication

La molalité exprime une quantité de soluté par masse de solvant, alors que la molarité l’exprime par volume de solution. Ces dénominateurs différents expliquent que les deux grandeurs ne soient pas généralement interchangeables.

60. Une solution contient 0,10 mol L−10{,}10\ \mathrm{mol\,L^{-1}} de NaCl\mathrm{NaCl} dissocié en Na+\mathrm{Na^+} et Cl−\mathrm{Cl^-}. En négligeant les interactions, quelle osmolarité obtient-on ?

1,00 osmol L−11{,}00\ \mathrm{osmol\,L^{-1}}
0,05 osmol L−10{,}05\ \mathrm{osmol\,L^{-1}}
0,10 osmol L−10{,}10\ \mathrm{osmol\,L^{-1}}
0,20 osmol L−10{,}20\ \mathrm{osmol\,L^{-1}}

$$0{,}20\ \mathrm{osmol\,L^{-1}}$$

Explication

L’osmolarité additionne les concentrations molaires des particules dissoutes : 0,10+0,10=0,20 osmol L−10{,}10+0{,}10=0{,}20\ \mathrm{osmol\,L^{-1}}. Elle tient donc compte des ions produits par la dissociation, contrairement à la concentration du soluté initial.

61. Deux ions sont présents à la même concentration molaire, l’un ayant ∣Z∣=1|Z|=1 et l’autre ∣Z∣=2|Z|=2. Lequel contribue davantage à la force ionique ?

L’ion de valence 2, dont la contribution est deux fois supérieure
L’ion de valence 2, dont la contribution est quatre fois supérieure
Les deux ions contribuent de façon identique
L’ion de valence 1, dont la contribution est deux fois supérieure

L’ion de valence 2, dont la contribution est quatre fois supérieure

Explication

La force ionique dépend de Zi2Z_i^2, donc une valence de 2 fournit un facteur 22=42^2=4 contre 12=11^2=1 pour une valence de 1. La concentration molaire identique ne supprime pas l’effet de la charge.

62. Dans une solution électriquement neutre, quelle relation doit vérifier la somme des concentrations équivalentes ?

La somme des cations égale celle des anions
La somme des anions dépasse celle des cations
La somme des cations dépasse celle des anions
La somme des cations égale la concentration molaire totale

La somme des cations égale celle des anions

Explication

L’électroneutralité impose une compensation exacte des charges positives et négatives : les concentrations équivalentes des cations et des anions sont égales. Une différence entre ces sommes correspondrait à une charge nette dans la solution.

63. Quelle distinction décrit correctement un électrolyte fort et un électrolyte faible ?

Le fort se dissocie entièrement par une réaction totale, tandis que le faible établit un équilibre réversible
Le fort possède une faible concentration initiale, tandis que le faible possède une concentration élevée
Le fort forme des molécules neutres, tandis que le faible forme des ions libres
Le fort se dissocie partiellement à l’équilibre, tandis que le faible réagit de manière totale

Le fort se dissocie entièrement par une réaction totale, tandis que le faible établit un équilibre réversible

Explication

Un électrolyte fort se dissocie entièrement dans une réaction totale et irréversible, tandis qu’un électrolyte faible ne se dissocie que partiellement. Le second comportement correspond à un équilibre réversible entre espèces dissociées et non dissociées.

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Qu'est-ce qu'un fluide ?

Un milieu matériel continu de molécules mobiles, déformables, sans forme propre.

Quelle différence de viscosité entre fluide parfait et fluide réel ?

Le fluide parfait a une viscosité nulle, le fluide réel une viscosité non nulle.

Qu'est-ce qui distingue un fluide réel newtonien d'un non newtonien ?

Le newtonien a une viscosité constante, le non newtonien une viscosité variable.

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