QCM : Biodiversité et interactions écologiques — 25 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition décrit le mieux une perturbation d’un écosystème ?

Une modification qui menace les espèces présentes et peut entraîner leur disparition
Une succession écologique qui remplace progressivement une communauté par une autre
Une interaction entre espèces qui augmente la diversité et stabilise les populations
Une variation saisonnière qui rétablit les ressources et renforce les habitats

Une modification qui menace les espèces présentes et peut entraîner leur disparition

Explication

Une perturbation correspond à une modification susceptible de menacer les espèces et de provoquer leur disparition. Une interaction favorisant la diversité relève plutôt du fonctionnement ou de la régulation de l’écosystème.

2. Que peut provoquer la disparition d’une espèce prédatrice dans un écosystème ?

Une stabilisation des relations trophiques grâce à la réduction de la prédation
Une augmentation uniforme des populations situées à tous les niveaux trophiques
Une modification de la chaîne alimentaire pouvant faire disparaître d’autres espèces
Une transformation du sol qui limite directement la disponibilité des minéraux

Une modification de la chaîne alimentaire pouvant faire disparaître d’autres espèces

Explication

La disparition d’un prédateur modifie les relations de la chaîne alimentaire, ce qui peut entraîner la disparition d’autres espèces ou l’émergence d’espèces minoritaires. Elle ne stabilise donc pas nécessairement les relations trophiques.

3. Dans l’analyse d’un écosystème perturbé, comment faut-il distinguer les changements climatiques et l’action humaine de la disparition d’une espèce ?

Les premiers décrivent un équilibre écologique, tandis que la seconde mesure sa résistance
Les premiers concernent les ressources, tandis que la seconde décrit la structure du sol
Les premiers sont des causes de perturbation, tandis que la seconde peut en être une conséquence
Les premiers sont des conséquences biologiques, tandis que la seconde constitue une cause climatique

Les premiers sont des causes de perturbation, tandis que la seconde peut en être une conséquence

Explication

Les changements climatiques et l’action humaine peuvent perturber l’équilibre des écosystèmes et conduire à des disparitions d’espèces. La disparition d’une espèce est donc une conséquence possible plutôt qu’une cause équivalente.

4. Quelle distinction décrit correctement les facteurs externes et internes de la dynamique écologique ?

Les facteurs externes déterminent les interactions biologiques, tandis que les facteurs internes définissent principalement le climat local
Les facteurs externes contrôlent les ressources disponibles, tandis que les facteurs internes organisent la structure globale de l’écosystème
Les facteurs externes concernent les populations, tandis que les facteurs internes correspondent à la nature du sol
Les facteurs externes structurent globalement l’écosystème, tandis que les facteurs internes influencent les ressources et les interactions

Les facteurs externes structurent globalement l’écosystème, tandis que les facteurs internes influencent les ressources et les interactions

Explication

Le climat et la nature du sol sont des facteurs externes qui contrôlent la structure globale et le fonctionnement de l’écosystème. Les facteurs internes agissent notamment sur la disponibilité des ressources et les interactions biologiques.

5. Quel ensemble d’éléments décrit correctement les rôles du sol dans un écosystème terrestre ?

Il fixe les producteurs, offre des habitats et gère la circulation de l’eau et des minéraux
Il distribue les espèces, crée le climat et empêche la transformation de la matière organique
Il régule les prédateurs, produit la lumière et détermine les migrations saisonnières
Il remplace les producteurs, élimine les décomposeurs et bloque les échanges minéraux

Il fixe les producteurs, offre des habitats et gère la circulation de l’eau et des minéraux

Explication

Le sol fixe les producteurs primaires, fournit des habitats aux animaux et accumule, transforme et transfère l’eau ainsi que les minéraux. Il ne produit pas la lumière et ne remplace pas les organismes producteurs.

6. Quelle capacité caractérise la résistance d’un écosystème face à une perturbation ?

Modifier la chaîne alimentaire pour faire apparaître des espèces minoritaires
Évoluer vers un nouvel équilibre grâce à une transformation durable
Rester à l’équilibre pendant que la perturbation agit
Récupérer son équilibre après que la perturbation a cessé

Rester à l’équilibre pendant que la perturbation agit

Explication

La résistance est la capacité à maintenir l’équilibre malgré une perturbation en cours. La récupération de l’équilibre après la perturbation correspond à la résilience.

7. Un écosystème fortement modifié retrouve progressivement son équilibre après la fin d’une perturbation : quelle propriété manifeste-t-il ?

La prédation, c’est-à-dire la régulation des populations par consommation
La résistance, c’est-à-dire le maintien de l’équilibre pendant la perturbation
La métastabilité, c’est-à-dire la permanence d’un équilibre sans transformation
La résilience, c’est-à-dire la récupération de l’équilibre après la perturbation

La résilience, c’est-à-dire la récupération de l’équilibre après la perturbation

Explication

La résilience désigne la capacité d’un écosystème à récupérer son équilibre après avoir été perturbé. La résistance concerne plutôt le maintien de cet équilibre pendant l’action de la perturbation.

8. Quelle distinction caractérise l’adaptation héréditaire par rapport à la plasticité phénotypique ?

Elle résulte de variations génétiques transmises au fil des générations, contrairement à la réponse individuelle à court terme
Elle apparaît après une modification réversible du milieu, contrairement à une transformation génétique durable
Elle correspond à une réponse comportementale immédiate, contrairement à une diversification progressive des populations
Elle dépend d’un changement temporaire de l’activité, contrairement à une modification de l’expression des caractères

Elle résulte de variations génétiques transmises au fil des générations, contrairement à la réponse individuelle à court terme

Explication

L’adaptation héréditaire repose sur l’accumulation de variations génétiques et peut conduire à des écotypes, alors que la plasticité phénotypique est une réponse non héréditaire à court terme. Confondre les deux revient à attribuer une transmission génétique à une modification individuelle réversible.

9. Un animal confronté à une saison défavorable se déplace vers une région plus clémente, tandis qu’un autre réduit temporairement son activité sur place. Quelle stratégie correspond à chaque cas ?

Les deux cas correspondent à une migration saisonnière vers un refuge
Le premier cas correspond à une migration et le second à une diapause
Les deux cas correspondent à une diapause déclenchée par le manque de ressources
Le premier cas correspond à une diapause et le second à une migration

Le premier cas correspond à une migration et le second à une diapause

Explication

La migration consiste à déplacer l’animal vers un environnement plus favorable, tandis que la diapause suspend temporairement son activité. La réduction d’activité sur place ne constitue donc pas une migration.

10. Quel enchaînement décrit correctement une succession écologique après la destruction d’un milieu ?

Buissons et jeunes arbres, espèces pionnières, conifères, puis graminées et herbacées
Espèces pionnières, graminées et herbacées, buissons et jeunes arbres, puis conifères et feuillus
Conifères et feuillus, buissons et jeunes arbres, puis graminées et espèces pionnières
Graminées et herbacées, espèces pionnières, feuillus, puis buissons et jeunes arbres

Espèces pionnières, graminées et herbacées, buissons et jeunes arbres, puis conifères et feuillus

Explication

Les espèces pionnières colonisent d’abord l’espace, avant l’installation successive des herbacées, des buissons, des jeunes arbres, puis des conifères et des feuillus. Les espèces dominantes apparaissent donc plus tard que les pionnières.

11. Quelle association présente correctement des espèces pyrophiles adaptées aux incendies ?

Le pissenlit et les mousses
Les algues et les lichens
Le pin d’Alep et les cistes
Les graminées et les plantes herbacées

Le pin d’Alep et les cistes

Explication

Le pin d’Alep et les cistes sont cités comme des espèces pyrophiles, c’est-à-dire adaptées aux incendies. Les autres associations regroupent des espèces pionnières ou opportunistes sans caractériser cette adaptation au feu.

12. Comment distinguer la prédation de la compétition entre deux organismes ?

La prédation procure un bénéfice réciproque, tandis que la compétition laisse les deux organismes sans effet
La prédation désavantage les deux organismes, tandis que la compétition bénéficie à celui qui consomme la ressource
La prédation bénéficie à un organisme et nuit à l’autre, tandis que la compétition désavantage les deux
La prédation est neutre pour la proie, tandis que la compétition bénéficie aux deux organismes en présence

La prédation bénéficie à un organisme et nuit à l’autre, tandis que la compétition désavantage les deux

Explication

La prédation suit une relation de type bénéfice-dommage, notée +/−, alors que la compétition oppose deux organismes qui subissent un désavantage en recherchant une ressource limitée. La compétition ne profite donc pas à un seul organisme comme le ferait une relation de consommation.

13. Quelle différence essentielle sépare le mutualisme de la symbiose ?

Le mutualisme apporte des bénéfices réciproques et peut être ponctuel, tandis que la symbiose est obligatoire
Le mutualisme concerne une ressource limitée, tandis que la symbiose oppose deux organismes en compétition
Le mutualisme nuit à un partenaire et bénéficie à l’autre, tandis que la symbiose reste neutre pour les deux
Le mutualisme exige une association durable, tandis que la symbiose peut se limiter à une rencontre brève

Le mutualisme apporte des bénéfices réciproques et peut être ponctuel, tandis que la symbiose est obligatoire

Explication

Dans le mutualisme, les deux partenaires bénéficient de l’association, qui peut être ponctuelle, tandis que la symbiose implique une association obligatoire. La durée de l’association ne suffit donc pas à définir le mutualisme comme obligatoire.

14. Comment définit-on un lichen ?

Une association entre un champignon et une algue ou une cyanobactérie
Une association entre deux champignons vivant sur une même écorce
Une relation entre une algue et un animal qui lui fournit des minéraux
Une relation entre une plante et une bactérie au niveau des racines

Une association entre un champignon et une algue ou une cyanobactérie

Explication

Un lichen associe un champignon, appelé mycosymbionte, à une algue ou une cyanobactérie, appelée photosymbionte. Une mycorhize, en revanche, concerne une plante et un champignon associés aux racines.

15. Dans un lichen, quel partenaire fournit principalement les glucides issus de la photosynthèse ?

L’algue ou la cyanobactérie photosymbionte
Le champignon mycosymbionte qui protège l’association
La couche protectrice qui limite la dessiccation
Les sels minéraux absorbés par le champignon

L’algue ou la cyanobactérie photosymbionte

Explication

L’algue ou la cyanobactérie produit et fournit principalement des glucides au sein du lichen. Le champignon apporte surtout de l’eau, des sels minéraux et une protection contre la dessiccation et les fortes radiations lumineuses.

16. Quelle structure correspond à une symbiose entre une plante et un champignon au niveau des racines ?

Un lichen
Une mycorhize
Un mycélium saprophyte
Une nodosité

Une mycorhize

Explication

Une mycorhize est une association symbiotique entre une plante et un champignon au niveau des racines. Une nodosité contient plutôt des bactéries du genre Rhizobium chez les Fabaceae.

17. Dans une mycorhize, quel échange caractérise la relation entre la plante et le champignon ?

La plante fournit des glucides et reçoit de l’eau, des minéraux et une protection
Le champignon prélève les racines et la plante reçoit une protection contre la dessiccation
La plante fournit des sels minéraux et reçoit des glucides produits par le champignon
Le champignon fournit des glucides et la plante fixe l’azote atmosphérique

La plante fournit des glucides et reçoit de l’eau, des minéraux et une protection

Explication

La plante fournit au champignon les glucides qu’elle fabrique, tandis qu’elle reçoit de l’eau, des éléments minéraux et une protection contre certains parasites. La fixation de l’azote atmosphérique est associée aux bactéries Rhizobium des nodosités.

18. Quelle caractéristique définit le parasitisme ?

Le partenaire le plus grand fournit un abri à l’autre organisme
Le parasite prélève des ressources à l’hôte sans échange réciproque
L’organisme décompose des déchets organiques et recycle leurs éléments
Les deux partenaires échangent des ressources et bénéficient de la relation

Le parasite prélève des ressources à l’hôte sans échange réciproque

Explication

Dans le parasitisme, le parasite prélève des ressources à son hôte sans échange réciproque, ce qui bénéficie au parasite et nuit à l’hôte. Une relation bénéficiant aux deux partenaires correspond plutôt au mutualisme.

19. Quelle distinction oppose correctement un parasite polyphage à un parasite monophage ou oligophage ?

Le polyphage décompose des déchets, tandis que l’autre prélève des ressources vivantes
Le polyphage infecte une seule espèce, tandis que l’autre se nourrit de nombreuses espèces
Le polyphage infecte de nombreuses espèces, tandis que l’autre est spécialisé dans un hôte
Le polyphage vit dans plusieurs milieux, tandis que l’autre produit des spores résistantes

Le polyphage infecte de nombreuses espèces, tandis que l’autre est spécialisé dans un hôte

Explication

Un parasite polyphage possède une large gamme d’hôtes, parfois éloignés, alors qu’un parasite monophage ou oligophage est spécialisé dans un seul hôte. La distinction repose donc sur l’étendue de la gamme d’hôtes infectés.

20. Quel mode de vie désigne la décomposition des déchets organiques animaux et végétaux ?

La photosynthèse
Le saprophytisme
La prédation
Le parasitisme

Le saprophytisme

Explication

Le saprophytisme correspond au mode de vie d’organismes qui décomposent les déchets organiques et participent ainsi aux cycles du carbone et de l’azote. Le parasitisme implique au contraire un prélèvement de ressources sur un hôte vivant.

21. Pourquoi les champignons saprophytes jouent-ils un rôle majeur dans la décomposition ?

Ils produisent les glucides nécessaires à la photosynthèse des algues
Ils transforment directement l’azote atmosphérique en protéines végétales
Ils peuvent décomposer la lignine, la cellulose, la chitine et les kératines
Ils infectent de nombreuses espèces pour prélever leurs ressources organiques

Ils peuvent décomposer la lignine, la cellulose, la chitine et les kératines

Explication

Les champignons saprophytes sont capables de décomposer plusieurs molécules résistantes, notamment la lignine, la cellulose, la chitine et les kératines. La fixation de l’azote atmosphérique relève plutôt de certaines bactéries symbiotiques.

22. Quelle distinction décrit correctement les trois niveaux de biodiversité ?

Les écosystèmes concernent les milieux et organismes, les espèces leur diversité, et la génétique leurs allèles
Les écosystèmes concernent les populations, les espèces leurs habitats, et la génétique les relations trophiques
Les écosystèmes concernent les allèles, les espèces les milieux, et la génétique le nombre d’organismes
Les écosystèmes comparent les espèces, les espèces décrivent les milieux, et la génétique concerne les chaînes alimentaires

Les écosystèmes concernent les milieux et organismes, les espèces leur diversité, et la génétique leurs allèles

Explication

La biodiversité des écosystèmes porte sur les systèmes formés par les milieux de vie et les organismes, celle des espèces sur la diversité des espèces, et celle qui est génétique sur les allèles. La biodiversité génétique varie donc au sein des espèces, et non entre des espèces différentes.

23. Pourquoi une biodiversité riche favorise-t-elle la résistance aux perturbations ?

La diversité des milieux empêche toute modification des conditions écologiques
La diversité au sein des populations augmente les possibilités de survie
La diversité génétique réduit la capacité des populations à changer
La diversité des espèces supprime la concurrence entre les organismes

La diversité au sein des populations augmente les possibilités de survie

Explication

Une biodiversité riche favorise la survie, car la diversité présente au sein des populations augmente les chances que certains organismes résistent aux perturbations. Elle n’empêche pas les changements écologiques et ne supprime pas nécessairement la concurrence.

24. Une espèce possède davantage d’allèles dans son patrimoine génétique : quelle conséquence est la plus probable ?

Elle perd progressivement la diversité des espèces présentes dans son milieu
Elle dispose d’un potentiel d’adaptation plus important aux modifications de son écosystème
Elle remplace la biodiversité des écosystèmes par une biodiversité génétique stable
Elle devient moins capable de survivre lorsque son environnement change

Elle dispose d’un potentiel d’adaptation plus important aux modifications de son écosystème

Explication

Un patrimoine génétique riche en allèles fournit davantage de variations sur lesquelles l’adaptation peut s’appuyer lorsque l’écosystème se modifie. Cette situation concerne la capacité d’adaptation de l’espèce, et non un remplacement des autres niveaux de biodiversité.

25. Quelle combinaison regroupe des activités humaines contribuant à la perte de biodiversité ?

La diversification des allèles, la reproduction sexuée, la migration et la sélection naturelle
La pollinisation, la dispersion des graines, la photosynthèse et la respiration
La formation des sols, le recyclage des nutriments, la prédation et la symbiose
La déforestation, la surpêche, l’urbanisation, les pollutions et certaines pratiques agricoles

La déforestation, la surpêche, l’urbanisation, les pollutions et certaines pratiques agricoles

Explication

La déforestation, la surpêche, les aménagements urbains, les pollutions industrielles et certaines pratiques agricoles sont des causes humaines de perte de biodiversité. Les autres processus cités sont des phénomènes biologiques ou écologiques qui ne constituent pas, en eux-mêmes, cette combinaison de pressions humaines.

Révisez avec les flashcards

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Qu'est-ce qu'une perturbation d'un écosystème ?

Une modification menaçant les espèces et pouvant entraîner leur disparition.

Que provoque la disparition d'une espèce prédatrice ?

Une modification de la chaîne alimentaire pouvant faire disparaître d'autres espèces.

Quels facteurs peuvent perturber l'équilibre des écosystèmes ?

Les changements climatiques et l'action humaine.

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