QCM : Histoire de l’éducation physique — 40 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quels éléments figurent parmi les indicateurs de l’évolution de l’éducation physique ?

Les enseignants, les vacances, les effectifs et les disciplines artistiques
Les textes officiels, les pratiques, la formation et l’évaluation
Les examens, les équipements, les horaires et les performances
Les infrastructures, les compétitions, les notes et les manuels

Les textes officiels, les pratiques, la formation et l’évaluation

Explication

L’évolution de l’éducation physique s’analyse à travers plusieurs indicateurs, notamment les textes officiels, les contenus et pratiques, la formation des enseignants et l’évaluation. Les autres réponses retiennent certains éléments possibles, mais ne correspondent pas à l’ensemble structurant des indicateurs proposés.

2. Quelle distinction décrit correctement les questions « comment ? » et « dans quelle mesure ? » dans l’analyse d’une relation ?

La première porte sur l’intensité, la seconde sur les moyens
La première porte sur les causes, la seconde sur les acteurs
La première porte sur les résultats, la seconde sur les contenus
La première porte sur les moyens, la seconde sur l’intensité

La première porte sur les moyens, la seconde sur l’intensité

Explication

« Comment ? » cherche les moyens par lesquels une relation s’établit, tandis que « dans quelle mesure ? » en évalue l’intensité. Confondre ces formulations revient à attribuer à la seconde question le rôle méthodologique de la première.

3. Quelle fonction la loi du 24 mars 1851 attribue-t-elle à la gymnastique scolaire ?

Préparer les élèves aux compétitions et développer leur créativité motrice
Favoriser l’autonomie, la solidarité et la citoyenneté des adolescents
Commander, corriger et améliorer le corps tout en préservant la santé
Former des sportifs spécialisés et organiser des rencontres interscolaires

Commander, corriger et améliorer le corps tout en préservant la santé

Explication

La loi de 1851 conçoit la gymnastique comme un moyen de commander, corriger et améliorer le corps, tout en maintenant la santé et la docilité des élèves. Les notions d’autonomie, de solidarité et de citoyenneté correspondent davantage aux orientations des programmes de 1996.

4. Comment la loi Ferry de 1880 présente-t-elle l’institution de la gymnastique militaire à l’école ?

Comme un moyen d’évaluer la réussite scolaire
Comme une question de sécurité nationale
Comme une activité destinée à développer les loisirs
Comme une étape vers la professionnalisation sportive

Comme une question de sécurité nationale

Explication

La loi Ferry de 1880 rattache la gymnastique militaire à l’école à un enjeu de sécurité nationale. Elle ne la présente pas d’abord comme un dispositif d’évaluation, de loisir ou de professionnalisation sportive.

5. Quelle organisation des leçons les instructions officielles de 1959 mettent-elles en place ?

Une alternance entre entraînement militaire et compétitions interscolaires
Une séance sportive spécialisée remplaçant les exercices gymniques traditionnels
Une gymnastique construite suivie d’une gymnastique fonctionnelle d’application
Une pratique libre centrée sur les choix individuels et l’expression corporelle

Une gymnastique construite suivie d’une gymnastique fonctionnelle d’application

Explication

En 1959, la leçon comprend d’abord une gymnastique construite, puis une gymnastique fonctionnelle d’application, avec introduction de gestes sportifs. Le sport enrichit donc la leçon sans supprimer le schéma gymnique directeur.

6. Quelle évolution caractérise les programmes d’éducation physique de 1996 ?

Ils réservent l’éducation physique à la préparation militaire et à la docilité
Ils remplacent les objectifs éducatifs par une spécialisation sportive précoce
Ils limitent l’EPS à l’apprentissage technique des gestes fondamentaux
Ils introduisent les compétences et renforcent les missions de santé et de citoyenneté

Ils introduisent les compétences et renforcent les missions de santé et de citoyenneté

Explication

Les programmes de 1996 introduisent la notion de compétences et confient à l’EPS des missions liées à la santé, à la sécurité, à la responsabilité, à l’autonomie, à la solidarité et à la citoyenneté. La préparation militaire et la spécialisation sportive ne résument donc pas ces orientations.

7. Quels contenus dominent l’éducation physique entre 1882 et 1944 ?

Des contenus principalement militaires et médicaux
Des contenus principalement artistiques et expressifs
Des contenus principalement sportifs et compétitifs
Des contenus principalement citoyens et autonomisants

Des contenus principalement militaires et médicaux

Explication

Entre 1882 et 1944, l’éducation physique reste principalement marquée par des finalités militaires et médicales, malgré des nuances liées à la période de Vichy. Le modèle sportif devient davantage structurant dans la période qui suit.

8. Quel changement caractérise l’éducation physique de 1945 à 1981 ?

La priorité donnée à l’autonomie de l’élève restructure les compétences scolaires
La croissance du sport transforme progressivement les contenus enseignés
Le retour de la médecine écarte progressivement les pratiques sportives
La disparition des activités corporelles recentre l’enseignement sur la théorie

La croissance du sport transforme progressivement les contenus enseignés

Explication

De 1945 à 1981, la croissance du sport et l’essor du modèle sportif transforment progressivement les contenus de l’éducation physique. La priorité explicite accordée à l’autonomie et aux compétences de l’élève caractérise davantage la période ouverte à partir de 1981.

9. Sur quoi les contenus éducatifs de l’éducation physique se centrent-ils davantage à partir de 1981 ?

Sur la performance sportive, la sélection des talents et la compétition scolaire
Sur la correction médicale, la normalisation physique et la prévention sanitaire
Sur l’élève, son autonomie, ses compétences et sa réussite scolaire
Sur la discipline militaire, la docilité corporelle et la sécurité nationale

Sur l’élève, son autonomie, ses compétences et sa réussite scolaire

Explication

À partir de 1981, les contenus éducatifs accordent une place accrue à l’élève, à son autonomie, à ses compétences et à sa réussite scolaire. La performance sportive peut rester présente, mais elle ne constitue plus le seul principe organisateur des contenus.

10. Quel modèle influence fortement la formation inaugurée à l’école de Joinville en 1852 ?

Un modèle sportif fondé sur la spécialisation des performances
Un modèle pédagogique fondé sur l’autonomie de l’élève
Un modèle scientifique fondé sur une culture commune
Un modèle militaire fondé sur la discipline et le commandement

Un modèle militaire fondé sur la discipline et le commandement

Explication

La formation de Joinville repose sur la discipline, l’obéissance, la précision et le commandement, conformément au modèle militaire. Le modèle scientifique commun caractérise plutôt le premier IREP créé en 1923.

11. Quel objectif caractérise la création du premier IREP en 1923 ?

Préparer principalement les élèves aux compétitions sportives
Développer une formation universitaire spécialisée en biomécanique
Imposer une formation militaire centrée sur l’obéissance collective
Fournir une formation scientifique identique à tous les enseignants

Fournir une formation scientifique identique à tous les enseignants

Explication

Le premier IREP cherche en 1923 à donner à tous les enseignants une base de formation identique fondée sur les sciences. La formation militaire et disciplinaire correspond davantage au modèle de Joinville en 1852.

12. Quelle transformation la loi Faure de 1968 impose-t-elle aux IREPS ?

Elle les transforme en UEREPS dotées d’un quasi-monopole pour préparer au CAPEPS
Elle les transforme en écoles militaires chargées de former les cadres sportifs
Elle les rattache aux lycées afin d’organiser une formation commune des élèves
Elle les remplace par des instituts spécialisés dans l’évaluation médicale

Elle les transforme en UEREPS dotées d’un quasi-monopole pour préparer au CAPEPS

Explication

La loi Faure transforme les IREPS en UEREPS, qui prennent une place presque exclusive dans la préparation au CAPEPS. Elle ne les convertit donc ni en écoles militaires ni en structures consacrées à l’évaluation médicale.

13. Quel effet principal la création de la licence STAPS en 1977 produit-elle sur la formation en éducation physique ?

Elle rétablit une formation militaire fondée sur la discipline et la répétition des exercices
Elle légitime les savoirs scientifiques et inscrit les STAPS dans une véritable filière universitaire
Elle recentre la formation sur les examens médicaux et la mesure chiffrée du corps
Elle réserve la préparation professionnelle aux établissements spécialisés hors université

Elle légitime les savoirs scientifiques et inscrit les STAPS dans une véritable filière universitaire

Explication

La licence STAPS de 1977 reconnaît la légitimité des savoirs scientifiques et contribue à faire des STAPS une filière universitaire. Elle ne marque donc pas un retour à une formation militaire ou médicale.

14. Comment définir l’évaluation en éducation physique selon une conception complète de cette notion ?

Une mesure chiffrée destinée à classer les élèves
Une appréciation spontanée reposant sur l’impression de l’enseignant
Une observation médicale destinée à contrôler leur santé
Un jugement de valeur fondé sur des critères précis

Un jugement de valeur fondé sur des critères précis

Explication

L’évaluation est un jugement de valeur construit à partir de critères précis et révèle les valeurs dominantes de l’éducation physique. Elle ne se limite donc pas à une note ou à une mesure quantitative.

15. Que mesure principalement l’évaluation de l’éducation physique entre 1880 et 1937 ?

Les progrès cognitifs et affectifs observés dans les apprentissages scolaires
La capacité à analyser tactiquement les situations de pratique sportive
Les caractéristiques corporelles à l’aide de données chiffrées et d’examens médicaux
Les performances sportives au moyen d’épreuves standardisées de compétition

Les caractéristiques corporelles à l’aide de données chiffrées et d’examens médicaux

Explication

Entre 1880 et 1937, l’évaluation porte surtout sur le corps, mesuré grâce à des données chiffrées et à des examens médicaux. La priorité donnée à la performance sportive apparaît davantage entre 1937 et 1981.

16. Quelle caractéristique appartient au code de la force publié par Georges Hébert en 1910 ?

Il comprend des tests collectifs destinés à classer les équipes sportives
Il comprend des épreuves scolaires destinées à mesurer les progrès cognitifs
Il comprend douze épreuves athlétiques destinées à mesurer la robustesse
Il comprend des examens médicaux destinés à établir un diagnostic sanitaire

Il comprend douze épreuves athlétiques destinées à mesurer la robustesse

Explication

Le Code de la force de Georges Hébert, publié en 1910, comporte douze épreuves athlétiques visant à mesurer la robustesse. Il s’agit donc d’un dispositif de mesure de la force et non d’un examen cognitif ou médical.

17. Quelle évolution caractérise l’évaluation de l’éducation physique à partir de 1981 ?

Elle abandonne les progrès de l’élève au profit d’un classement standardisé
Elle se concentre sur la performance sportive et les résultats en compétition
Elle revient à une mesure médicale du corps fondée sur des données chiffrées
Elle devient davantage pédagogique et intègre les dimensions motrice, cognitive et affective

Elle devient davantage pédagogique et intègre les dimensions motrice, cognitive et affective

Explication

À partir de 1981, l’évaluation prend une orientation plus pédagogique en considérant les dimensions motrice, cognitive et affective ainsi que les progrès de l’élève. Elle ne se réduit donc plus à la performance sportive ou à la mesure corporelle.

18. Quel objectif distingue principalement le courant hygiénique du courant sportif en éducation physique ?

Le courant hygiénique vise la performance, tandis que le courant sportif privilégie la prévention sanitaire
Le courant hygiénique développe la compétition, tandis que le courant sportif enseigne les règles d’hygiène
Le courant hygiénique vise la prévention et la santé, tandis que le courant sportif privilégie la performance
Le courant hygiénique transforme les pratiques scolaires, tandis que le courant sportif étudie les processus cognitifs

Le courant hygiénique vise la prévention et la santé, tandis que le courant sportif privilégie la performance

Explication

Le courant hygiénique conçoit l’éducation physique comme un moyen de préserver la santé et de prévenir les maladies, alors que le courant sportif met l’accent sur la performance. Les deux courants se distinguent donc par leur finalité prioritaire.

19. Comment Francisco Amoros conçoit-il l’éducation physique ?

Comme la formation d’un individu complet, fort, courageux et discipliné au service de la nation
Comme une étude scientifique du corps considéré comme une machine à perfectionner
Comme une adaptation scolaire des pratiques sportives visant les apprentissages de chaque élève
Comme l’apprentissage de règles d’hygiène destiné à prévenir les maladies chez les élèves

Comme la formation d’un individu complet, fort, courageux et discipliné au service de la nation

Explication

Pour Amoros, l’éducation physique doit former un individu complet, robuste, courageux et discipliné au service de la nation, selon un modèle militaire fondé sur la démonstration et la répétition. La prévention sanitaire et la conception mécaniste du corps relèvent d’autres courants.

20. Quelle conception du corps caractérise le modèle mécaniste en éducation physique ?

Le corps est conçu comme un sujet apprenant transformé par l’analyse tactique
Le corps est conçu comme un organisme social développé par la pratique collective
Le corps est conçu comme un instrument sanitaire évalué par des examens médicaux
Le corps est conçu comme une machine renforcée par une gymnastique rationnelle

Le corps est conçu comme une machine renforcée par une gymnastique rationnelle

Explication

Le modèle mécaniste assimile le corps à une machine et s’appuie notamment sur la gymnastique rationnelle, la gymnastique suédoise ainsi que sur des leviers et des poulies. Il ne correspond donc pas à une conception centrée sur l’analyse tactique ou la socialisation.

21. Quelle pratique correspond à la conception globale du corps défendue par Georges Hébert ?

Réaliser des mouvements naturels dans un parcours varié
Mesurer la performance par la vitesse et la force
Répéter des exercices imposés sous la conduite du maître
Décomposer chaque mouvement selon les leviers corporels

Réaliser des mouvements naturels dans un parcours varié

Explication

Georges Hébert affirme que le corps ne peut pas être décomposé et doit être travaillé dans sa globalité, notamment par des mouvements naturels. La décomposition du mouvement relève plutôt du modèle mécaniste.

22. Quel objectif caractérise principalement la méthode d’Amoros ?

Former un individu robuste, discipliné et utile à la nation
Favoriser l’initiative de l’enfant dans des activités adaptées
Développer harmonieusement le corps grâce à des mouvements continus
Corriger les attitudes défectueuses par des exercices posturaux

Former un individu robuste, discipliné et utile à la nation

Explication

La méthode d’Amoros repose sur une gymnastique scolaire militarisée qui vise la formation d’un individu fort, courageux, discipliné et utile à la nation. La correction posturale appartient davantage à la méthode suédoise de Tissié.

23. Une méthode pédagogique utilise d’abord des exercices statiques de respiration et de redressement, puis des exercices dynamiques de force. De quelle méthode s’agit-il ?

La méthode suédoise de Philippe Tissié
La méthode naturelle de Georges Hébert
La méthode scientifique de Georges Demeny
La méthode militarisée de Francisco Amoros

La méthode suédoise de Philippe Tissié

Explication

La méthode suédoise de Philippe Tissié vise la santé et la correction posturale grâce à des exercices statiques, avant d’introduire des exercices dynamiques de force. La méthode d’Amoros poursuit plutôt une formation disciplinaire et militarisée.

24. Quel principe fonde la méthode scientifique de Georges Demeny ?

Transformer les sports selon l’intérêt et le développement de l’enfant
Fonder la gymnastique sur l’anatomie et la physiologie du corps
Imposer une répétition collective dirigée par la démonstration du maître
Organiser des parcours naturels dans des environnements diversifiés

Fonder la gymnastique sur l’anatomie et la physiologie du corps

Explication

Georges Demeny fonde la gymnastique sur la connaissance anatomique et physiologique afin de favoriser un développement harmonieux par des mouvements complets, continus et arrondis. Les parcours naturels relèvent de la méthode d’Hébert.

25. Quelle situation illustre le mieux la méthode naturelle de Georges Hébert ?

Répéter des mouvements codifiés dans une salle sous commandement
Enchaîner des actions utilitaires sur un parcours en pleine nature
Adapter un sport scolaire aux capacités cognitives et affectives de l’enfant
Corriger la posture par une série d’exercices respiratoires statiques

Enchaîner des actions utilitaires sur un parcours en pleine nature

Explication

La méthode naturelle de Georges Hébert développe les dimensions physique et morale au moyen de mouvements utilitaires et naturels réalisés dans des parcours variés. Les exercices respiratoires statiques caractérisent plutôt la méthode suédoise.

26. Que désigne la mixité dans le champ scolaire et celui de l’éducation physique ?

La manière de penser les différences de genre et d’organiser les enseignements
L’uniformisation des performances selon des critères physiologiques communs
La répartition des élèves dans deux enseignements réservés à chaque sexe
L’adaptation des évaluations aux incapacités physiques de certains élèves

La manière de penser les différences de genre et d’organiser les enseignements

Explication

La mixité concerne la façon dont l’école et l’éducation physique pensent les différences de genre, organisent les enseignements et cherchent à en atténuer les effets. La répartition en groupes masculins et féminins distincts correspond à la séparation.

27. Quelle organisation de l’éducation physique domine de la fin du XIXe siècle à 1959 ?

Une co-instruction généralisée avec des contenus identiques
Une éducation séparée des filles et des garçons
Une co-éducation fondée sur la pratique commune
Une organisation mixte centrée sur des classements unifiés

Une éducation séparée des filles et des garçons

Explication

Jusqu’en 1959, l’éducation physique repose principalement sur une séparation des filles et des garçons, justifiée par leurs fonctions sociales et leurs différences physiologiques supposées. La co-instruction et les classements unifiés apparaissent plus tard dans le processus de mixité.

28. Quel changement est associé à la loi Haby de 1975 ?

Les épreuves du CAPEPS deviennent indifférenciées dès 1975
L’évaluation des élèves handicapés est adaptée dans tous les examens
La mixité scolaire devient obligatoire à partir de 1976
La co-instruction est remplacée par une séparation renforcée

La mixité scolaire devient obligatoire à partir de 1976

Explication

La loi Haby de 1975 achève le processus de mixité scolaire, qui devient obligatoire à l’école en 1976. L’unification des épreuves et des classements du CAPEPS intervient plus tard, avec une première session mixte en 1989.

29. Quelle évolution du CAPEPS intervient à la suite du décret du 29 avril 1988 ?

L’examen est supprimé au profit d’une évaluation adaptée aux handicaps
Les épreuves pratiques sont remplacées par une co-instruction expérimentale
Les épreuves et les classements sont unifiés pour une session mixte en 1989
Les filles et les garçons sont évalués selon des barèmes distincts dès 1989

Les épreuves et les classements sont unifiés pour une session mixte en 1989

Explication

Le décret de 1988 et une directive européenne contre les discriminations sexuelles conduisent à l’unification des épreuves et des classements du CAPEPS, avec une première session mixte et indifférenciée en 1989. Les barèmes distincts correspondent à la logique antérieure de différenciation.

30. Que signifie l’officialisation des associations sportives scolaires en 1923 ?

Elles prennent en charge les compétitions auparavant organisées par les ligues scolaires
Elles sont reconnues dans les établissements, mais restent dépendantes du sport civil
Elles sont remplacées par une organisation nationale contrôlée par les fédérations
Elles deviennent autonomes et disposent de ressources propres dans chaque établissement

Elles sont reconnues dans les établissements, mais restent dépendantes du sport civil

Explication

En 1923, les associations sportives sont officialisées, mais elles demeurent dépendantes du sport civil et limitées par le manque de moyens. L’officialisation ne correspond donc pas encore à une véritable autonomie institutionnelle.

31. Quelle transformation la création de l’OSSU en 1938 apporte-t-elle au sport scolaire ?

Elle place les associations sportives sous la tutelle directe de l’État et supprime leur fonctionnement fédéral
Elle institutionnalise le sport scolaire dans l’école et lui transfère l’organisation des compétitions
Elle rend obligatoire une association sportive dans chaque établissement et l’intègre à l’éducation physique
Elle sépare l’organisation du sport scolaire de celle du sport universitaire dans les établissements

Elle institutionnalise le sport scolaire dans l’école et lui transfère l’organisation des compétitions

Explication

En 1938, l’OSSU institutionnalise le sport scolaire au sein de l’école et reprend les compétitions auparavant organisées par les ligues et fédérations sportives. L’obligation d’une association dans chaque établissement relève de l’ordonnance de 1945.

32. Quelle mesure l’ordonnance de 1945 impose-t-elle aux établissements scolaires ?

La création d’une organisation nationale chargée de remplacer les ligues et fédérations sportives
Le rattachement des associations sportives à une structure placée sous la tutelle directe de l’État
L’ouverture d’un grand concours scolaire de force et d’adresse destiné à tous les élèves
La présence d’une association sportive inscrite dans le prolongement de l’éducation physique

La présence d’une association sportive inscrite dans le prolongement de l’éducation physique

Explication

L’ordonnance de 1945 rend obligatoire une association sportive dans chaque établissement et place officiellement le sport scolaire dans le prolongement de l’éducation physique. La création de l’OSSU et le transfert des compétitions datent de 1938.

33. Quelle orientation la création de l’ASSU en 1963 donne-t-elle au sport scolaire ?

Elle inscrit l’éducation physique dans la lutte contre l’échec scolaire et les inégalités sociales
Elle sépare l’organisation du sport scolaire de celle du sport universitaire dans deux structures distinctes
Elle le rapproche du modèle fédéral et lui confie notamment la détection des espoirs sportifs
Elle l’oriente vers un sport pour tous associé à la citoyenneté et à la promotion de la santé

Elle le rapproche du modèle fédéral et lui confie notamment la détection des espoirs sportifs

Explication

En 1963, l’ASSU rapproche le sport scolaire du modèle fédéral et participe notamment à la détection des espoirs sportifs. L’objectif explicite d’un sport pour tous, citoyen et santé apparaît à partir de 1981.

34. Quelles valeurs caractérisent la présentation du sport scolaire depuis 1981 ?

Un sport spécialisé, un sport technique et un sport scolaire réservé aux élèves performants
Un sport pour tous, un sport citoyen et un sport santé liés aux politiques éducatives
Un sport universitaire, un sport professionnel et un sport de haut niveau liés aux clubs
Un sport de sélection, un sport compétitif et un sport de performance liés aux fédérations

Un sport pour tous, un sport citoyen et un sport santé liés aux politiques éducatives

Explication

Depuis 1981, le sport scolaire est présenté comme un sport pour tous, citoyen et santé, en lien avec les politiques éducatives. La logique de sélection des espoirs correspond davantage à l’orientation de l’ASSU en 1963.

35. Quel rôle la loi Avice de 1984 attribue-t-elle à l’éducation physique et au sport scolaire ?

Permettre aux élèves volontaires d’assumer des responsabilités dans une association sportive
Participer à la lutte contre l’échec scolaire et à la réduction des inégalités sociales et culturelles
Séparer les pratiques scolaires des pratiques universitaires dans des organisations indépendantes
Organiser la détection des espoirs sportifs et rapprocher les établissements du modèle fédéral

Participer à la lutte contre l’échec scolaire et à la réduction des inégalités sociales et culturelles

Explication

La loi Avice de 1984 inscrit l’éducation physique et le sport scolaire dans la lutte contre l’échec scolaire ainsi que dans la réduction des inégalités sociales et culturelles. L’exercice de responsabilités par les élèves est une caractéristique du programme du cycle 4 de 2015.

36. Quelle double finalité la charte du sport scolaire de 1993 fixe-t-elle ?

Détecter les élèves prometteurs et renforcer la sélection selon les performances sportives
Développer la psychomotricité et privilégier les pratiques physiques issues de la culture scolaire
Prolonger la pratique volontaire et faire découvrir des expériences physiques diversifiées
Favoriser la pratique du plus grand nombre et former à la responsabilité et à la citoyenneté

Favoriser la pratique du plus grand nombre et former à la responsabilité et à la citoyenneté

Explication

La charte de 1993 associe l’accès du plus grand nombre à la pratique et l’apprentissage de la responsabilité et de la citoyenneté. La prolongation volontaire de la pratique et les nouvelles expériences sont formulées dans le programme du cycle 4 de 2015.

37. Quelle distinction oppose la didactique de l’EPS à la didactique d’une activité physique et sportive ?

La première se centre sur la structure de l’activité, tandis que la seconde se centre sur le sujet apprenant
La première vise la performance sportive, tandis que la seconde vise les finalités générales de l’éducation
La première privilégie une réponse unique, tandis que la seconde favorise le choix entre plusieurs solutions
La première se centre sur le sujet apprenant, tandis que la seconde se centre sur la structure de l’activité

La première se centre sur le sujet apprenant, tandis que la seconde se centre sur la structure de l’activité

Explication

Pour Delaunay, la didactique de l’EPS est une didactique du sujet apprenant, alors que la didactique d’une APS est organisée par la structure de cette activité. La distinction ne repose donc pas principalement sur une opposition entre performance et éducation.

38. Quel objectif caractérise la didactique de l’EPS ?

Enseigner les techniques sportives afin de reproduire les réponses attendues dans une activité donnée
Transformer chaque activité physique en entraînement spécialisé centré sur la réussite compétitive
Construire une motricité et des savoirs fondamentaux réinvestissables dans différentes activités
Dégager les problèmes fondamentaux propres à chaque activité pour préserver sa dimension culturelle

Construire une motricité et des savoirs fondamentaux réinvestissables dans différentes activités

Explication

La didactique de l’EPS vise la construction d’une motricité et de savoirs fondamentaux transférables entre différentes APS. La recherche des problèmes fondamentaux propres à chaque activité caractérise plutôt la didactique des APS.

39. Que cherche à dégager la didactique des activités physiques et sportives ?

Les finalités éducatives générales indépendantes des caractéristiques propres à chaque activité
Les savoirs moteurs généraux que l’élève peut réinvestir dans des activités différentes
Les problèmes fondamentaux qui garantissent la dimension culturelle et éducative de chaque activité
Les solutions techniques identiques que tous les élèves doivent appliquer dans une situation donnée

Les problèmes fondamentaux qui garantissent la dimension culturelle et éducative de chaque activité

Explication

La didactique des APS cherche à identifier les problèmes fondamentaux propres à chaque activité afin d’en préserver la portée culturelle et éducative. Les savoirs moteurs réinvestissables dans plusieurs activités relèvent davantage de la didactique de l’EPS.

40. Quelle opposition caractérise les conceptions développementaliste et culturaliste de l’EPS ?

La première transforme le sport en objet didactique, tandis que la seconde forme l’élève à une réponse motrice unique
La première privilégie le développement et la psychomotricité, tandis que la seconde valorise les pratiques culturelles et la polyvalence
La première valorise les pratiques culturelles et la polyvalence, tandis que la seconde privilégie le développement et la psychomotricité
La première organise la sélection des meilleurs élèves, tandis que la seconde réserve les activités aux élèves volontaires

La première privilégie le développement et la psychomotricité, tandis que la seconde valorise les pratiques culturelles et la polyvalence

Explication

La conception développementaliste, associée à Jean Le Boulch, met l’accent sur le développement de l’élève et la psychomotricité. La conception culturaliste, associée à Pierre Parlebas, privilégie les pratiques culturelles et la polyvalence des APS.

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Quels éléments composent les indicateurs de l’évolution de l’éducation physique ?

Les textes officiels, contenus, pratiques, formation, évaluation, sciences, concepteurs, mixité, citoyen.

Que demande la question « comment ? » dans une relation ?

Les moyens d’une relation.

Que précise la question « dans quelle mesure ? » ?

L’intensité d’une relation.

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