QCM : Méthodes d’étude en biologie cellulaire — 20 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle distinction décrit correctement une lignée cellulaire limitée par rapport à une lignée immortelle ?

La lignée limitée prolifère indéfiniment, tandis que la lignée immortelle dégénère après plusieurs passages.
La lignée limitée est non adhérente, tandis que la lignée immortelle est nécessairement adhérente.
La lignée limitée provient d’un organe, tandis que la lignée immortelle provient d’une cellule circulante.
La lignée limitée dégénère après plusieurs passages, tandis que la lignée immortelle prolifère indéfiniment.

La lignée limitée dégénère après plusieurs passages, tandis que la lignée immortelle prolifère indéfiniment.

Explication

Une lignée limitée possède une durée de vie déterminée et finit par dégénérer après plusieurs passages, contrairement à une lignée immortelle. La confusion vient de l’inversion des propriétés respectives des deux types de lignées.

2. Laquelle de ces catégories comprend des cellules immortelles ?

Des cellules fibroblastiques normales, des macrophages tissulaires et des cellules souches limitées
Des cellules primaires différenciées, des lymphocytes circulants et des cellules épithéliales
Des cellules cancéreuses, des cellules rendues immortelles par SV40 et des cellules génétiquement modifiées
Des cellules issues d’une biopsie, des cellules congelées et des cellules cultivées en milieu minimum

Des cellules cancéreuses, des cellules rendues immortelles par SV40 et des cellules génétiquement modifiées

Explication

Les cellules cancéreuses, les cellules transformées par un virus comme SV40 et les cellules génétiquement modifiées font partie des cellules immortelles. Les autres catégories regroupent des cellules définies par leur origine, leur morphologie ou leur mode de culture, sans indiquer leur immortalité.

3. Lorsqu’une culture contient des lymphocytes et des cellules provenant d’un organe, quelle différence d’adhérence est généralement attendue ?

Les deux populations sont non adhérentes, car elles proviennent de tissus biologiques.
Les lymphocytes sont non adhérents, tandis que les cellules d’organe sont généralement adhérentes.
Les deux populations sont adhérentes, car toute cellule cultivée se fixe au contenant.
Les lymphocytes sont adhérents, tandis que les cellules d’organe sont généralement non adhérentes.

Les lymphocytes sont non adhérents, tandis que les cellules d’organe sont généralement adhérentes.

Explication

Les cellules circulantes comme les lymphocytes sont non adhérentes, alors que les cellules d’organes sont généralement adhérentes. L’adhérence ne dépend donc pas du simple fait d’être cultivée, mais du type cellulaire et de son origine.

4. Quelles conditions permettent à l’environnement de culture de se rapprocher des conditions physiologiques in vivo ?

Un milieu riche en glucose, avec une osmolarité et une concentration d’oxygène laissées sans contrôle
Un contenant stérile et un milieu contrôlant nutriments, température, pH, oxygène, osmolarité et humidité
Une température variable et un pH adapté après l’apparition d’une contamination microbienne
Un contenant ouvert et un milieu dépourvu de facteurs de croissance pour limiter la prolifération

Un contenant stérile et un milieu contrôlant nutriments, température, pH, oxygène, osmolarité et humidité

Explication

La culture doit reproduire plusieurs paramètres physiologiques tout en utilisant des contenants stériles et un milieu adapté. Une forte teneur en nutriments ne suffit pas si la température, le pH, l’oxygène ou l’osmolarité ne sont pas maîtrisés.

5. Quel énoncé distingue correctement un milieu de culture minimum d’un milieu empirique ?

Le milieu minimum est enrichi par des extraits biologiques, tandis que le milieu empirique contient des composants chimiques définis.
Le milieu minimum dépend de la lignée cultivée, tandis que le milieu empirique possède une composition identique pour toutes les cellules.
Le milieu minimum contient des hormones spécifiques, tandis que le milieu empirique fournit uniquement de l’eau, des sels et du glucose.
Le milieu minimum contient des composants définis nécessaires à la croissance, tandis que le milieu empirique est enrichi et spécifique d’une lignée.

Le milieu minimum contient des composants définis nécessaires à la croissance, tandis que le milieu empirique est enrichi et spécifique d’une lignée.

Explication

Le milieu minimum fournit des éléments définis comme l’eau, le glucose, les sels minéraux et une source d’azote, tandis que le milieu empirique est enrichi et adapté à une lignée. La confusion consiste à attribuer au milieu minimum les composants biologiques complexes du milieu empirique.

6. Quelle succession d’étapes correspond à l’établissement d’une lignée cellulaire à partir d’une biopsie ?

Séparer les cellules par densité, ajouter des anticorps magnétiques, puis sélectionner un clone avant toute prolifération
Sélectionner un clone dans le tissu intact, le congeler, puis ajouter des enzymes après la reprise de culture
Cultiver directement la biopsie dans un milieu minimum, éliminer les cellules proliférantes puis conserver la population restante
Fragmenter le tissu par des enzymes, cultiver la suspension enrichie, laisser proliférer puis sélectionner un clone d’intérêt

Fragmenter le tissu par des enzymes, cultiver la suspension enrichie, laisser proliférer puis sélectionner un clone d’intérêt

Explication

La biopsie est d’abord dissociée par un cocktail enzymatique, puis la suspension est cultivée dans un milieu enrichi avant la prolifération et la sélection clonale. La biopsie produit donc d’abord plusieurs populations cellulaires, et non un clone déjà isolé.

7. Comment les populations cellulaires sont-elles isolées à partir d’un prélèvement sanguin ?

Le Ficoll reconnaît des marqueurs cellulaires, puis la centrifugation sélectionne les cellules grâce à leurs anticorps membranaires.
Le Ficoll et la centrifugation séparent selon la densité, puis des anticorps ou la cytométrie isolent les populations ciblées.
La cytométrie sépare d’abord tous les constituants selon leur densité, puis le Ficoll fixe les cellules sélectionnées.
Les anticorps détruisent les cellules indésirables, puis la centrifugation regroupe les populations restantes selon leur taille.

Le Ficoll et la centrifugation séparent selon la densité, puis des anticorps ou la cytométrie isolent les populations ciblées.

Explication

Le Ficoll associé à la centrifugation réalise une séparation fondée sur la densité, puis les anticorps couplés à des billes magnétiques ou la cytométrie en flux permettent d’isoler des populations particulières. Le Ficoll ne reconnaît pas directement les marqueurs cellulaires.

8. Quelle procédure décrit correctement la congélation d’une lignée cellulaire ?

Laver les cellules au bleu de trypan, les congeler sans protecteur, puis les conserver à température réfrigérée
Compter les cellules, congeler rapidement environ un million de cellules par ampoule avec 10 % de DMSO, puis conserver à très basse température
Congeler lentement les cellules dans un milieu sans DMSO, puis les conserver à 37 °C pour préserver leur viabilité
Ajouter des anticorps aux cellules, les centrifuger après congélation, puis les conserver dans un incubateur humide

Compter les cellules, congeler rapidement environ un million de cellules par ampoule avec 10 % de DMSO, puis conserver à très basse température

Explication

La congélation repose sur un comptage préalable, l’utilisation d’environ un million de cellules par ampoule avec 10 % de DMSO et une conservation dans l’azote liquide ou un congélateur à très basse température. Le bleu de trypan sert plutôt à évaluer la viabilité, et une température de 37 °C ne convient pas au stockage congelé.

9. Quel indicateur permet d’évaluer la cytotoxicité d’une molécule en déterminant la concentration qui inhibe 50 % de l’effet mesuré ?

La concentration inhibitrice à 50 %, appelée CI50
La concentration minimale active, appelée CMA
La concentration maximale tolérée, appelée CMT
La dose médiane efficace, appelée DME

La concentration inhibitrice à 50 %, appelée CI50

Explication

La CI50 correspond à la concentration d’une molécule qui inhibe 50 % de l’effet étudié et sert donc à évaluer sa cytotoxicité. La concentration maximale tolérée décrit une limite de tolérance, mais ne mesure pas directement cette inhibition à 50 %.

10. Quel ensemble d’applications peut être étudié grâce aux lignées cellulaires ?

La température tissulaire, la coagulation, la respiration et la filtration rénale
La vitesse de migration, la toxicité moléculaire, la coloration et la densité optique
La composition minérale, la pression artérielle, la digestion et la contraction musculaire
Le cycle cellulaire, le métabolisme, la régulation génique et certaines thérapies

Le cycle cellulaire, le métabolisme, la régulation génique et certaines thérapies

Explication

Les lignées cellulaires permettent d’étudier le cycle cellulaire, le métabolisme et la régulation génique, ainsi que des applications médicales comme les greffes et la thérapie génique. La vitesse de migration et la toxicité moléculaire correspondent à des mesures expérimentales particulières, pas à l’ensemble des applications citées.

11. Que représente chaque événement enregistré lorsqu’une cellule passe devant le laser en cytométrie ?

Le passage d’une cellule analysée pour ses marqueurs ou ses propriétés
La production d’une coloration mesurée par un spectrophotomètre
La fixation d’un anticorps sur une coupe observée en lumière directe
Le déplacement d’une cellule à travers une membrane poreuse

Le passage d’une cellule analysée pour ses marqueurs ou ses propriétés

Explication

En cytométrie, les cellules passent une à une devant un laser, de sorte que chaque événement correspond à une cellule analysée. Le déplacement à travers une membrane poreuse relève d’un test de migration, tandis que la coloration mesurée au spectrophotomètre relève d’un dosage enzymatique.

12. Quelle association distingue correctement l’immunohistochimie de l’immunofluorescence ?

Enzyme et lumière directe pour l’immunohistochimie ; fluorophore et fluorescence pour l’immunofluorescence
Enzyme et fluorescence pour l’immunohistochimie ; fluorophore et lumière directe pour l’immunofluorescence
Antigène et lumière directe pour l’immunohistochimie ; anticorps et fluorescence pour l’immunofluorescence
Fluorophore et lumière directe pour l’immunohistochimie ; enzyme et fluorescence pour l’immunofluorescence

Enzyme et lumière directe pour l’immunohistochimie ; fluorophore et fluorescence pour l’immunofluorescence

Explication

L’immunohistochimie repose sur un anticorps couplé à une enzyme observé en lumière directe, tandis que l’immunofluorescence utilise un anticorps couplé à un fluorophore observé en fluorescence. Inverser l’enzyme et le fluorophore confond précisément les deux techniques.

13. Quel type d’antité est dosé par un ELISA sandwich, par opposition à un ELISA indirect ?

Une enzyme dans l’ELISA sandwich, alors qu’un fluorophore est dosé en ELISA indirect
Un anticorps dans l’ELISA sandwich, alors qu’un antigène est dosé en ELISA indirect
Un antigène dans l’ELISA sandwich, alors qu’un anticorps est dosé en ELISA indirect
Une protéine totale dans l’ELISA sandwich, alors qu’une cellule est dosée en ELISA indirect

Un antigène dans l’ELISA sandwich, alors qu’un anticorps est dosé en ELISA indirect

Explication

L’ELISA sandwich est conçu pour doser un antigène, tandis que l’ELISA indirect recherche ou dose un anticorps. La confusion vient de l’inversion des cibles entre les deux formats, et non d’une mesure d’enzyme ou de fluorophore.

14. Quel rôle joue l’anticorps secondaire dans un dosage ELISA ?

Il fournit une gamme de concentrations connues avant la lecture spectrophotométrique
Il bloque une phase du cycle cellulaire pour révéler une population particulière
Il fixe les cellules sur une membrane poreuse afin de mesurer leur migration
Il permet la révélation en produisant une coloration dont l’intensité reflète la concentration cible

Il permet la révélation en produisant une coloration dont l’intensité reflète la concentration cible

Explication

L’anticorps secondaire couplé à une molécule réactive avec un substrat permet la révélation colorée du dosage. L’intensité de cette coloration est proportionnelle à la concentration de la protéine cible, tandis qu’une gamme étalon sert à la quantification mais ne constitue pas le rôle de l’anticorps secondaire.

15. Lors d’une centrifugation différentielle, quels constituants se retrouvent typiquement dans le culot obtenu à 1000G1\,000\,G ?

Les macromolécules, les virus et les ribosomes
Les mitochondries, les lysosomes et les peroxysomes
Les microsomes et les petites vésicules
Les cellules, les noyaux et le cytosquelette

Les cellules, les noyaux et le cytosquelette

Explication

À 1000G1\,000\,G, les éléments volumineux et denses, comme les cellules, les noyaux et le cytosquelette, sédimentent dans le culot. Les ribosomes, beaucoup plus petits, nécessitent une force centrifuge bien supérieure, proche de 150000G150\,000\,G.

16. Pourquoi les petits constituants cellulaires nécessitent-ils généralement une vitesse et une durée de centrifugation plus élevées ?

Ils restent fixés aux noyaux jusqu’à ce qu’un détergent les libère
Ils migrent vers le surnageant parce qu’ils possèdent une charge électrique élevée
Ils se dégradent rapidement dès que la centrifugation dépasse une faible vitesse
Ils sédimentent plus lentement en raison de leur faible taille ou densité

Ils sédimentent plus lentement en raison de leur faible taille ou densité

Explication

La centrifugation dépend notamment de la taille et de la densité : les petits éléments ou ceux qui sont peu denses sédimentent plus lentement. La libération par détergent et la charge électrique relèvent d’autres méthodes expérimentales, pas de cette règle de fractionnement.

17. Quelle association entre une méthode de chromatographie et son principe de séparation est correcte ?

Chromatographie d’affinité — séparation selon l’interaction spécifique avec un ligand
Filtration sur gel — séparation selon la charge électrique des constituants
Chromatographie d’affinité — séparation selon la vitesse de sédimentation
Échange d’ions — séparation selon la taille par filtration dans un gel

Chromatographie d’affinité — séparation selon l’interaction spécifique avec un ligand

Explication

La chromatographie d’affinité exploite une interaction spécifique entre une molécule et un ligand fixé sur la colonne. La filtration sur gel sépare selon la taille, tandis que l’échange d’ions repose sur la charge.

18. Quelle succession décrit correctement les principales étapes d’un Western blot ?

Transfert sur membrane, libération, révélation par anticorps, puis électrophorèse
Électrophorèse, révélation par anticorps, libération, puis transfert sur membrane
Libération, électrophorèse, transfert sur membrane, révélation par anticorps et chimiluminescence
Libération, transfert sur membrane, électrophorèse, puis coloration du gel

Libération, électrophorèse, transfert sur membrane, révélation par anticorps et chimiluminescence

Explication

Le Western blot libère d’abord les protéines, les sépare dans un gel d’acrylamide, les transfère vers une membrane, puis les révèle avec des anticorps et par chimiluminescence. L’électrophorèse précède donc le transfert, qui ne constitue pas une étape de révélation.

19. Lors du transfert d’un Western blot, quelle condition est nécessaire pour comparer correctement l’intensité des bandes entre plusieurs échantillons ?

Déposer des quantités équivalentes de protéines dans les différents puits
Comparer les bandes selon la coloration du gel avant leur transfert
Placer les protéines du côté positif pour qu’elles migrent vers le pôle négatif
Utiliser des volumes différents afin d’accentuer les écarts entre échantillons

Déposer des quantités équivalentes de protéines dans les différents puits

Explication

Des quantités déposées équivalentes permettent d’interpréter les différences d’intensité des bandes sans confondre variation biologique et différence de chargement. Lors du transfert, les protéines migrent du pôle négatif vers le pôle positif, et non dans la direction inverse.

20. Quelle démarche réglementaire encadre l’utilisation de l’expérimentation animale pour tester des molécules ou étudier des pathologies ?

Déposer une déclaration après l’expérience sans contrôle institutionnel préalable
Faire valider le protocole par un comité scientifique sans accord ministériel
Obtenir une autorisation de laboratoire sans habilitation ni examen éthique préalable
Obtenir un accord ministériel, une habilitation et l’examen par des comités d’éthique

Obtenir un accord ministériel, une habilitation et l’examen par des comités d’éthique

Explication

L’expérimentation animale requiert un accord du ministère, une habilitation et un examen par des comités d’éthique avant sa mise en œuvre. Une validation scientifique seule ou une démarche effectuée après l’expérience ne répond pas à l’ensemble de ces exigences.

Révisez avec les flashcards

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Qu'arrive-t-il à une lignée cellulaire après un nombre déterminé de passages ?

Elle dégénère et a une durée de vie limitée.

Quelles cellules vivent plus longtemps qu'une cellule primaire ?

Les cellules souches ou non différenciées.

Quelles cellules font partie des cellules immortelles ?

Les cellules cancéreuses, virales comme SV40, et génétiquement modifiées.

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