QCM : Biologie moléculaire : acides nucléiques — 25 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle combinaison décrit correctement la composition d’un nucléotide ?

Une base, un sucre et un groupement phosphate
Un sucre, un groupement phosphate et un acide aminé
Une base et un sucre, sans groupement phosphate
Une base, un groupement phosphate et un acide gras

Une base, un sucre et un groupement phosphate

Explication

Un nucléotide associe une base azotée, un sucre et un groupement phosphate. La présence du phosphate le distingue notamment du nucléoside, qui ne comprend qu’une base liée à un sucre.

2. Quelle différence structurale distingue un nucléoside d’un nucléotide ?

Le nucléoside contient un phosphate et un sucre, tandis que le nucléotide ajoute une base
Le nucléoside contient une base et un sucre, tandis que le nucléotide ajoute un phosphate
Le nucléoside contient une base et un phosphate, tandis que le nucléotide ajoute un sucre
Le nucléoside contient deux sucres, tandis que le nucléotide ajoute une base azotée

Le nucléoside contient une base et un sucre, tandis que le nucléotide ajoute un phosphate

Explication

Un nucléoside est formé d’une base liée à un sucre, alors qu’un nucléotide possède en plus un groupement phosphate. Confondre ces deux molécules revient donc à attribuer à tort un phosphate au nucléoside.

3. Quelle association entre familles de bases et organisation des cycles est correcte ?

Les pyrimidines ont un cycle, tandis que les purines en ont deux accolés
Les pyrimidines ont deux cycles séparés, tandis que les purines en ont trois accolés
Les pyrimidines ont deux cycles, tandis que les purines en ont un seul
Les pyrimidines ont trois cycles, tandis que les purines en ont deux séparés

Les pyrimidines ont un cycle, tandis que les purines en ont deux accolés

Explication

Les pyrimidines possèdent un seul hétérocycle à six sommets, tandis que les purines possèdent deux hétérocycles accolés. La cytosine, la thymine et l’uracile sont des pyrimidines, alors que l’adénine et la guanine sont des purines.

4. Quel sucre caractérise respectivement l’ADN et l’ARN ?

Le désoxyribose dans l’ADN et le ribose dans l’ARN
Le désoxyribose dans les deux acides nucléiques
Le ribose dans les deux acides nucléiques
Le ribose dans l’ADN et le désoxyribose dans l’ARN

Le désoxyribose dans l’ADN et le ribose dans l’ARN

Explication

Le sucre de l’ADN est le désoxyribose, tandis que celui de l’ARN est le ribose. Cette distinction porte sur le sucre constitutif et permet notamment de différencier les deux types d’acides nucléiques.

5. Lorsqu’une chaîne de nucléotides s’allonge, quelle liaison relie les positions 3’ et 5’ des sucres voisins ?

Une liaison peptidique
Une liaison phosphodiester
Une liaison N-osidique
Une liaison disulfure

Une liaison phosphodiester

Explication

Les nucléotides d’un polynucléotide sont reliés par des liaisons phosphodiester entre les positions 3’ et 5’ des sucres. La liaison N-osidique relie plutôt une base azotée à un sucre.

6. Que décrit la structure primaire d’un acide nucléique ?

L’organisation tridimensionnelle globale de la molécule
La disposition des sucres et des bases autour d’un axe hélicoïdal
L’ordre des bases dans la chaîne
Le nombre de groupements phosphate présents dans la chaîne

L’ordre des bases dans la chaîne

Explication

La structure primaire correspond à la succession ordonnée des bases de l’acide nucléique. Les structures secondaire et tertiaire renvoient à des niveaux d’organisation tridimensionnelle, et non à la séquence elle-même.

7. Dans quelle direction la séquence d’un acide nucléique est-elle conventionnellement écrite ?

De l’extrémité 3’ vers l’extrémité 5’
De l’extrémité 5’ vers l’extrémité 3’
Du phosphate central vers le sucre terminal
De la base terminale vers le phosphate initial

De l’extrémité 5’ vers l’extrémité 3’

Explication

Les acides nucléiques sont orientés selon un axe 5’ vers 3’, et leur séquence est écrite dans ce même sens conventionnel. L’orientation 3’ vers 5’ peut décrire l’autre brin dans certaines structures, mais ce n’est pas la convention d’écriture de la séquence.

8. Quelle description correspond correctement à l’ADN ?

Un polynucléotide à désoxyribose contenant A, G, C et T
Un polynucléotide à désoxyribose contenant A, G, C et U
Un polymère de protéines contenant quatre acides aminés principaux
Un polynucléotide à ribose contenant A, G, C et U

Un polynucléotide à désoxyribose contenant A, G, C et T

Explication

L’ADN est constitué de désoxyribose et des bases adénine, guanine, cytosine et thymine; il est généralement bicaténaire et porte l’information génétique. L’uracile caractérise plutôt l’ARN, ce qui rend la présence d’U incorrecte pour l’ADN.

9. Dans l’ADN, quelles associations entre bases et nombre d’interactions hydrogène sont correctes ?

A s’apparie avec U par deux interactions, et G avec C par quatre
A s’apparie avec C par deux interactions, et G avec T par trois
A s’apparie avec G par trois interactions, et C avec T par deux
A s’apparie avec T par deux interactions, et G avec C par trois

A s’apparie avec T par deux interactions, et G avec C par trois

Explication

L’adénine s’apparie avec la thymine par deux interactions hydrogène, tandis que la guanine s’apparie avec la cytosine par trois. Les associations A-C et G-T ne correspondent pas aux appariements complémentaires de l’ADN.

10. Quelle organisation caractérise les deux brins de la double hélice d’ADN ?

Ils sont indépendants et antiparallèles, avec les phosphates au centre
Ils sont complémentaires et antiparallèles, avec les bases au centre
Ils sont identiques et parallèles, avec les bases à la périphérie
Ils sont complémentaires et parallèles, avec les sucres au centre

Ils sont complémentaires et antiparallèles, avec les bases au centre

Explication

Les deux brins d’ADN sont complémentaires et orientés en sens opposés, tandis que les sucres et les phosphates se trouvent à la périphérie et les bases appariées au centre. La disposition des bases et l’antiparallélisme sont donc essentiels à la structure de la double hélice.

11. Quelle caractéristique distingue généralement l’ARN de l’ADN quant à ses bases azotées ?

L’ARN contient de l’uracile, tandis que l’ADN contient de la thymine
L’ARN contient de la thymine, tandis que l’ADN contient de l’uracile
L’ARN contient de la cytosine, tandis que l’ADN contient de la guanine
L’ARN contient de la guanine, tandis que l’ADN contient de la cytosine

L’ARN contient de l’uracile, tandis que l’ADN contient de la thymine

Explication

L’ARN contient les bases A, G, C et U, alors que l’ADN utilise la thymine à la place de l’uracile. La thymine n’est donc pas la base caractéristique de l’ARN.

12. Quelle association entre un type d’ARN et sa fonction est correcte ?

L’ARNm transmet l’information génétique, tandis que l’ARNt transporte les acides aminés
L’ARNm forme les ribosomes, tandis que l’ARNt transmet l’information génétique
L’ARNr transporte les acides aminés, tandis que l’ARNm forme les ribosomes
L’ARNt forme les ribosomes, tandis que l’ARNr transporte l’information génétique

L’ARNm transmet l’information génétique, tandis que l’ARNt transporte les acides aminés

Explication

L’ARN messager assure le transfert de l’information entre l’ADN et les protéines, tandis que l’ARN de transfert apporte les acides aminés. Les ribosomes sont formés notamment par les ARN ribosomaux associés à des protéines.

13. Quelle combinaison décrit correctement un ARN de transfert mature ?

Il mesure plusieurs milliers de nucléotides, possède une extrémité 3’ CCA et porte un ribosome
Il mesure environ 300 nucléotides, possède une extrémité 5’ CCA et porte un intron
Il mesure 70 à 90 nucléotides, possède une extrémité 3’ CCA et porte un anticodon
Il mesure 70 à 90 nucléotides, possède une extrémité 5’ poly-A et porte un codon

Il mesure 70 à 90 nucléotides, possède une extrémité 3’ CCA et porte un anticodon

Explication

L’ARNt est une petite molécule de 70 à 90 nucléotides portant une extrémité 3’ CCA et un anticodon. L’extrémité CCA est donc située en 3’, et l’ARNt ne porte pas un ribosome entier.

14. Quelle succession d’étapes correspond à une extraction d’acides nucléiques ?

Lyse de l’échantillon, digestion des acides nucléiques par des protéases, puis séparation par centrifugation différentielle
Lyse de l’échantillon, digestion des protéines par des protéases, puis séparation par chromatographie d’échange d’ions
Précipitation des protéines, synthèse des acides nucléiques par des protéases, puis séparation par électrophorèse
Hydrolyse des acides nucléiques, fixation des protéines sur une colonne, puis séparation par filtration simple

Lyse de l’échantillon, digestion des protéines par des protéases, puis séparation par chromatographie d’échange d’ions

Explication

L’extraction commence par la lyse, puis les protéases éliminent les protéines avant la séparation des acides nucléiques par chromatographie d’échange d’ions. Les protéases ne digèrent pas les acides nucléiques et ne réalisent pas leur séparation chromatographique.

15. Quelle enzyme hydrolyse spécifiquement les molécules d’ARN ?

Une exonucléase
Une RNase
Une DNase
Une endonucléase de restriction

Une RNase

Explication

Les RNases hydrolysent les acides ribonucléiques, alors que les DNases ciblent les acides désoxyribonucléiques. Une exonucléase ou une endonucléase décrit plutôt un mode de coupure, sans préciser nécessairement l’acide nucléique ciblé.

16. Comment se distinguent les exonucléases des endonucléases ?

Les exonucléases séparent les deux brins, tandis que les endonucléases associent une sonde à sa cible
Les exonucléases reconnaissent des promoteurs, tandis que les endonucléases ajoutent des nucléotides à une extrémité
Les exonucléases coupent une liaison interne, tandis que les endonucléases retirent des nucléotides depuis une extrémité
Les exonucléases retirent des nucléotides depuis une extrémité, tandis que les endonucléases coupent une liaison interne

Les exonucléases retirent des nucléotides depuis une extrémité, tandis que les endonucléases coupent une liaison interne

Explication

Les exonucléases libèrent des nucléotides à partir d’une extrémité 5’ ou 3’, tandis que les endonucléases hydrolysent une liaison ester située à l’intérieur de la chaîne. Les deux activités ne correspondent donc pas à deux directions opposées d’une même coupure terminale.

17. Quelle séquence d’événements décrit l’hybridation d’une sonde avec son ADN cible ?

La sonde est d’abord dégradée, puis les deux brins d’ADN sont reliés par une liaison covalente
Les deux brins sont d’abord appariés, puis la sonde sépare chimiquement la séquence cible
La séquence cible est transcrite en ARN, puis la sonde remplace l’un des brins d’ADN
Les deux brins sont dénaturés, puis la sonde complémentaire s’apparie à la séquence cible

Les deux brins sont dénaturés, puis la sonde complémentaire s’apparie à la séquence cible

Explication

La dénaturation sépare les deux brins d’ADN, ce qui permet ensuite à la sonde complémentaire de s’apparier à la séquence cible. La sonde n’est donc pas l’agent qui dégrade ou remplace un brin.

18. Quels éléments sont indispensables à la synthèse d’un nouveau brin par une ADN polymérase ?

Un intron, un brin matrice, des ribonucléotides et une ARN polymérase
Une amorce, deux brins codants, des acides aminés et une ligase
Un promoteur, un brin d’ARN, des ribonucléotides et une transcriptase inverse
Une amorce, un brin matrice, des désoxyribonucléotides et une ADN polymérase

Une amorce, un brin matrice, des désoxyribonucléotides et une ADN polymérase

Explication

L’ADN polymérase utilise une amorce pour disposer d’une extrémité de départ, un brin matrice et des désoxyribonucléotides pour construire le nouveau brin. Les acides aminés et les ribonucléotides ne sont pas les substrats de cette synthèse d’ADN.

19. Quelle matrice utilise une ADN-polymérase ARN-dépendante, aussi appelée transcriptase inverse ?

Une protéine
Un ADN double brin
Un désoxyribonucléotide libre
Un ARN

Un ARN

Explication

La transcriptase inverse synthétise de l’ADN en utilisant un ARN comme matrice. À l’inverse, l’ADN-polymérase ADN-dépendante utilise un ADN comme matrice.

20. Quel enchaînement de températures correspond aux étapes successives d’un cycle de PCR ?

60–65 °C pour dénaturer, 72 °C pour hybrider les amorces, puis 94 °C pour synthétiser
94 °C pour synthétiser, 72 °C pour hybrider les amorces, puis 60–65 °C pour dénaturer
72 °C pour dénaturer, 94 °C pour hybrider les amorces, puis 60–65 °C pour synthétiser
94 °C pour dénaturer, 60–65 °C pour hybrider les amorces, puis 72 °C pour synthétiser

94 °C pour dénaturer, 60–65 °C pour hybrider les amorces, puis 72 °C pour synthétiser

Explication

La PCR suit une dénaturation à 94 °C, une hybridation des amorces vers 60–65 °C et une synthèse à 72 °C. La température règle les étapes du cycle, tandis que le nombre de cycles détermine l’amplification obtenue.

21. Quel facteur d’amplification théorique obtient-on après 30 cycles de PCR selon le modèle idéal ?

Environ 2302^{30}, soit une valeur comprise entre 10610^6 et 10810^8
Environ 30230^2, soit une valeur proche de 10310^3
Environ 943094^{30}, soit une valeur supérieure à 105010^{50}
Environ 2×302 \times 30, soit une valeur proche de 6060

Environ $$2^{30}$$, soit une valeur comprise entre $$10^6$$ et $$10^8$$

Explication

Le facteur théorique après nn cycles est 2n2^n ; pour 30 cycles, il est donc de l’ordre de 10610^6 à 10810^8. La température de 94 °C correspond à une étape de dénaturation et ne sert pas à calculer ce facteur.

22. Lors d’une PCR-RFLP, quelle succession d’opérations permet de rechercher une mutation modifiant un site de restriction ?

Extraire l’ARN, le traduire en protéine, puis comparer les protéines par électrophorèse
Extraire l’ADN, amplifier la région, la digérer avec l’enzyme adaptée, puis analyser les fragments
Digérer l’ADN génomique, amplifier les fragments obtenus, puis les observer au microscope
Amplifier l’ADN, le séquencer directement, puis mesurer la quantité totale de chaque base

Extraire l’ADN, amplifier la région, la digérer avec l’enzyme adaptée, puis analyser les fragments

Explication

La PCR-RFLP associe l’extraction de l’ADN, l’amplification de la région ciblée, la digestion enzymatique et l’analyse des tailles par électrophorèse. Le séquençage direct constitue une autre méthode et ne décrit pas cette succession d’étapes.

23. Quel rôle jouent les didésoxyribonucléotides dans le séquençage de Sanger ?

Ils assurent l’élongation continue de la chaîne en ajoutant les nucléotides suivants
Ils provoquent l’arrêt de la chaîne nouvellement synthétisée après leur incorporation
Ils dénaturent le fragment matrice afin de rendre ses deux brins complémentaires
Ils séparent les fragments d’ADN selon leur longueur avant la lecture du signal

Ils provoquent l’arrêt de la chaîne nouvellement synthétisée après leur incorporation

Explication

Les ddNTP incorporés interrompent la synthèse, ce qui produit des fragments terminés à différentes positions. Les dNTP, et non les ddNTP, permettent l’élongation de la chaîne.

24. Quelle caractéristique distingue principalement le séquençage de nouvelle génération du séquençage de Sanger ?

Il analyse simultanément de nombreuses régions génomiques et plusieurs patients
Il repose sur une lecture fragment par fragment limitée à une région ciblée
Il utilise une seule amorce pour copier un fragment d’ADN simple brin
Il détermine une séquence après terminaison de chaque chaîne par des ddNTP

Il analyse simultanément de nombreuses régions génomiques et plusieurs patients

Explication

Le NGS permet une analyse parallèle de nombreuses régions génomiques et de plusieurs patients. La terminaison par des ddNTP caractérise le séquençage de Sanger, et non le principe distinctif du NGS.

25. Quelle suite d’étapes décrit le mieux le déroulement général d’un séquençage de nouvelle génération ?

Dénaturation de l’ADN, digestion enzymatique, amplification par PCR-RFLP, puis observation des fragments
Amplification d’une région unique, terminaison par ddNTP, migration capillaire, puis lecture d’un électrophérogramme
Ligation de protéines, traduction des fragments, hybridation des peptides, puis comparaison des séquences
Fragmentation de l’ADN, ligation d’adaptateurs, hybridation, séquençage par synthèse, puis analyse bioinformatique

Fragmentation de l’ADN, ligation d’adaptateurs, hybridation, séquençage par synthèse, puis analyse bioinformatique

Explication

Le NGS comprend notamment la fragmentation, la ligation d’adaptateurs, l’hybridation sur une puce, le séquençage par synthèse et les étapes d’analyse informatique. La terminaison par ddNTP et la lecture d’un électrophérogramme correspondent plutôt au séquençage de Sanger.

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Mémorisez les réponses avec 51 flashcards sur Biologie moléculaire : acides nucléiques.

Qu'est-ce qu'un nucléotide dans les acides nucléiques?

L'unité monomérique composée d'une base, d'un sucre et d'un phosphate.

Quelle différence principale distingue un nucléoside d'un nucléotide?

Le nucléotide a un groupement phosphate lié au sucre, le nucléoside non.

Quelle structure caractérise les bases pyrimidiques?

Un seul hétérocycle à six sommets.

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