QCM : Botanique systématique et évolution — 60 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle discipline botanique classe, nomme et identifie les plantes en s’appuyant sur leurs caractéristiques morphologiques, génétiques, écologiques et évolutives ?

La pharmacologie végétale
La physiologie végétale
La botanique systématique
La phytosociologie

La botanique systématique

Explication

La botanique systématique organise la diversité végétale par la classification, la dénomination et l’identification des plantes. La physiologie végétale étudie plutôt le fonctionnement des végétaux, ce qui correspond à une autre discipline.

2. Quel est un objectif majeur de la systématique végétale ?

Mesurer la vitesse de croissance des racines
Déterminer les besoins nutritifs d’une culture
Conserver la diversité végétale et comprendre son évolution
Décrire la composition chimique des huiles essentielles

Conserver la diversité végétale et comprendre son évolution

Explication

La systématique végétale contribue à connaître et à conserver la diversité du monde végétal, tout en éclairant son évolution. La mesure de la croissance, l’analyse chimique et l’étude de la nutrition relèvent d’autres domaines botaniques.

3. Que désigne la pollinisation chez les plantes à fleurs ?

La fusion des gamètes mâle et femelle dans l’ovule
La formation du tube pollinique dans le fruit
Le développement de l’embryon après la fécondation
Le transport du pollen de l’étamine vers le pistil

Le transport du pollen de l’étamine vers le pistil

Explication

La pollinisation correspond au déplacement du pollen depuis l’étamine vers le pistil. La fusion des gamètes est la fécondation, tandis que les deux autres phénomènes se produisent à des étapes ultérieures.

4. Comment distinguer une fleur actinomorphe d’une fleur zygomorphe selon ses plans de symétrie ?

L’actinomorphe possède un seul plan, la zygomorphe au moins deux plans identiques
L’actinomorphe n’a pas de plan, la zygomorphe possède deux plans différents
L’actinomorphe possède au moins deux plans identiques, la zygomorphe un seul
L’actinomorphe possède trois plans, la zygomorphe n’a pas de symétrie

L’actinomorphe possède au moins deux plans identiques, la zygomorphe un seul

Explication

Une fleur actinomorphe présente au moins deux plans de symétrie identiques, alors qu’une fleur zygomorphe en présente un seul. Le nombre et l’identité des plans permettent donc de distinguer ces deux formes florales.

5. Chez Erysimum mediohispanicum, quel résultat est associé aux fleurs zygomorphes par rapport aux fleurs actinomorphes ?

Elles présentent une fréquentation comparable et une production de graines similaire
Elles reçoivent davantage de visites et produisent davantage de graines
Elles reçoivent davantage de visites mais produisent une descendance moins abondante
Elles reçoivent moins de visites mais produisent davantage de graines

Elles reçoivent davantage de visites et produisent davantage de graines

Explication

Chez le Vélar ibérique, les fleurs zygomorphes attirent davantage de visites et produisent plus de graines, avec une descendance plus abondante. Les autres propositions inversent ou minimisent les différences observées entre les deux types floraux.

6. Après la germination du pollen sur le stigmate, quelle succession décrit correctement le processus menant à la fécondation ?

Le pollen pénètre dans l’ovule, puis le tube se forme dans le style
Le tube traverse l’étamine, puis le gamète mâle rejoint directement le stigmate
Le stigmate forme un fruit, puis le pollen fusionne avec une cellule du style
Le tube pénètre dans le style, puis le gamète mâle atteint et féconde l’ovule

Le tube pénètre dans le style, puis le gamète mâle atteint et féconde l’ovule

Explication

Après sa germination sur le stigmate, le pollen forme un tube qui traverse le style et conduit le gamète mâle jusqu’à l’ovule. Les autres propositions inversent les organes traversés ou confondent la fécondation avec la formation du fruit.

7. En classification phylogénétique, qu’est-ce qu’un caractère ?

Un groupe d’espèces partageant nécessairement un ancêtre récent
Un attribut observable pouvant présenter plusieurs états
Une hypothèse décrivant l’ordre d’apparition des taxons
Une mesure limitée aux différences visibles entre individus

Un attribut observable pouvant présenter plusieurs états

Explication

Un caractère est un attribut observable, moléculaire, cellulaire, physiologique, morphologique ou comportemental, qui peut exister sous plusieurs états. Il ne désigne ni un groupe taxonomique, ni une hypothèse phylogénétique, et ne se limite pas aux traits visibles.

8. Pourquoi deux taxons peuvent-ils partager un caractère homologue ?

Parce que le caractère est apparu après leur séparation évolutive
Parce qu’il s’agit d’un état ancestral présent chez tous les organismes
Parce qu’ils l’ont acquis séparément sous une même pression écologique
Parce qu’ils l’ont hérité d’un ancêtre commun

Parce qu’ils l’ont hérité d’un ancêtre commun

Explication

Un caractère homologue est partagé parce qu’il provient d’un héritage transmis par un ancêtre commun. Une acquisition indépendante relève plutôt d’une ressemblance évolutive non homologue, tandis qu’un caractère apparu après la séparation ne peut pas expliquer ce partage ancestral.

9. Quelle distinction oppose correctement la plésiomorphie et l’apomorphie ?

La plésiomorphie est moléculaire, tandis que l’apomorphie est morphologique
La plésiomorphie est ancestrale, tandis que l’apomorphie est dérivée
La plésiomorphie est dérivée, tandis que l’apomorphie est ancestrale
La plésiomorphie est propre à un taxon, tandis que l’apomorphie est toujours partagée

La plésiomorphie est ancestrale, tandis que l’apomorphie est dérivée

Explication

La plésiomorphie désigne un état ancestral ou primitif, alors que l’apomorphie désigne un état dérivé ou nouvellement acquis. Ces notions décrivent l’histoire évolutive d’un état de caractère, et non sa nature moléculaire ou morphologique.

10. Quelle proposition distingue correctement la symplésiomorphie de la synapomorphie ?

La symplésiomorphie est ancestrale et partagée, tandis que la synapomorphie est dérivée et propre à un clade
La symplésiomorphie est dérivée et diagnostique, tandis que la synapomorphie est ancestrale et largement partagée
La symplésiomorphie concerne les caractères moléculaires, tandis que la synapomorphie concerne les caractères morphologiques
La symplésiomorphie est propre à un taxon, tandis que la synapomorphie correspond à plusieurs états indépendants

La symplésiomorphie est ancestrale et partagée, tandis que la synapomorphie est dérivée et propre à un clade

Explication

Une symplésiomorphie est un état ancestral partagé par plusieurs taxons, tandis qu’une synapomorphie est un état dérivé partagé par les membres d’un clade et absent du clade parent. La première caractéristique ne diagnostique donc pas le clade de la même manière que la seconde.

11. Chez des acacias soumis au broutage, quelle séquence décrit correctement la défense déclenchée ?

Le stress augmente les tanins, qui atteignent les arbres voisins et stimulent leur éthylène.
Le stress augmente l’éthylène, qui atteint les arbres voisins et stimule leurs tanins.
Le stress produit des plasmodesmes, qui transportent les tanins vers les arbres voisins.
Le stress déclenche l’allélopathie, qui bloque la transmission de signaux entre les arbres.

Le stress augmente l’éthylène, qui atteint les arbres voisins et stimule leurs tanins.

Explication

Le broutage provoque une hausse d’éthylène, lequel transmet le signal de détresse aux arbres voisins ; ceux-ci augmentent alors leur production de tanins. Les tanins sont donc la réponse chimique, et non le signal transmis entre les arbres.

12. Quelle situation illustre le mieux l’allélopathie chez une plante ?

Elle libère des substances toxiques pour limiter les herbivores ou une espèce concurrente.
Elle transmet de l’éthylène aux plantes voisines après une blessure mécanique.
Elle produit des tanins dans ses vacuoles pour stocker des déchets métaboliques.
Elle développe des épines pour réduire les dommages causés par les herbivores.

Elle libère des substances toxiques pour limiter les herbivores ou une espèce concurrente.

Explication

L’allélopathie correspond à l’excrétion de substances chimiques toxiques ayant une fonction de protection ou de concurrence. Le développement d’épines relève d’une défense physique, et non de l’allélopathie.

13. Pourquoi une adaptation peut-elle constituer un compromis évolutif ?

Parce qu’un trait avantageux chez une espèce devient nécessairement défavorable chez toutes les espèces concurrentes.
Parce qu’une espèce peut améliorer simultanément tous ses traits lorsque les ressources environnementales augmentent.
Parce qu’améliorer un trait peut détériorer un autre sous l’effet de contraintes biologiques, énergétiques ou environnementales.
Parce qu’une adaptation apparaît lorsque les plantes remplacent leurs défenses chimiques par des défenses physiques.

Parce qu’améliorer un trait peut détériorer un autre sous l’effet de contraintes biologiques, énergétiques ou environnementales.

Explication

Un compromis évolutif résulte de contraintes qui empêchent d’optimiser simultanément tous les caractères d’une espèce. L’augmentation des ressources ne supprime pas nécessairement ces contraintes et ne définit donc pas ce phénomène.

14. Que se passe-t-il chez Oenothera drummondii lorsque les pollinisateurs approchent ?

Les pétales vibrent aux fréquences de leurs ailes et le nectar devient plus sucré sans augmenter de volume.
Les étamines vibrent à une fréquence fixe et la plante remplace le nectar par des composés toxiques.
Les pétales se ferment brièvement et la plante augmente simultanément le volume et la concentration du nectar.
Les pétales changent de couleur et le volume du nectar augmente sans modification de sa concentration en sucre.

Les pétales vibrent aux fréquences de leurs ailes et le nectar devient plus sucré sans augmenter de volume.

Explication

Les pétales de cette Onagre vibrent en réponse aux fréquences des ailes des pollinisateurs, tandis que la concentration en sucre du nectar augmente d’environ 20 % en trois minutes. Le volume de nectar ne connaît pas d’augmentation.

15. Quel effet la caféine du nectar exerce-t-elle sur les butineuses ?

Elle augmente leur consommation de nectar sans modifier leur préférence pour les fleurs apprises.
Elle réduit leur capacité à retrouver une fleur après un apprentissage olfactif.
Elle améliore leur mémoire de l’association entre une fleur et sa récompense sucrée.
Elle provoque une toxicité immédiate qui empêche les butineuses de revenir sur la fleur.

Elle améliore leur mémoire de l’association entre une fleur et sa récompense sucrée.

Explication

La caféine stimule la mémorisation et la préférence pour la fleur associée : le lendemain, trois fois plus de butineuses la recherchent, puis deux fois plus après trois jours. Les alcaloïdes à très forte concentration peuvent être toxiques, mais cet effet ne décrit pas l’action mémorielle de la caféine.

16. Quelle description correspond à un cotylédon ?

Un tissu de la paroi cellulaire qui relie les cytoplasmes de deux cellules voisines.
Une feuille primordiale présente dans la graine et contenant les premières réserves de la plantule.
Un gamétophyte reproducteur produit dans les anthères et transporté vers le stigmate.
Une structure florale qui attire les pollinisateurs grâce à sa couleur et à son parfum.

Une feuille primordiale présente dans la graine et contenant les premières réserves de la plantule.

Explication

Le cotylédon est une feuille embryonnaire déjà formée dans la graine et qui fournit les premières réserves énergétiques à la plantule. Le grain de pollen est au contraire un gamétophyte reproducteur produit dans les anthères.

17. Quelle affirmation distingue correctement les critères classiques et phylogénétiques chez les plantes à fleurs ?

Le nombre d’apertures du pollen distingue la classification classique, tandis que les cotylédons établissent des clades phylogénétiques.
Le nombre de cotylédons distingue la classification classique, tandis que les apertures du pollen aident à établir des clades phylogénétiques.
Le nombre de pétales distingue la classification classique, tandis que la symétrie florale établit les clades phylogénétiques.
La présence de nectar distingue la classification classique, tandis que la taille des anthères établit les clades phylogénétiques.

Le nombre de cotylédons distingue la classification classique, tandis que les apertures du pollen aident à établir des clades phylogénétiques.

Explication

La distinction entre Monocotylédones et Dicotylédones repose sur le nombre de cotylédons dans la classification classique, mais ces groupes sont paraphylétiques. Les nombres d’apertures du pollen sont employés pour caractériser des clades phylogénétiques.

18. Quel est le rôle d’un grain de pollen chez les Angiospermes ?

C’est un gamète mâle diploïde produit dans une anthère, qui fusionne directement avec l’ovule.
C’est une feuille embryonnaire haploïde produite dans l’ovaire, qui nourrit la jeune plantule.
C’est un gamétophyte haploïde produit dans une anthère, qui transporte les gamètes mâles jusqu’au stigmate.
C’est une cellule du stigmate qui forme les pétales et attire les insectes pollinisateurs.

C’est un gamétophyte haploïde produit dans une anthère, qui transporte les gamètes mâles jusqu’au stigmate.

Explication

Le grain de pollen est un gamétophyte haploïde formé dans les anthères ; il véhicule les gamètes mâles vers le stigmate. Il ne constitue donc pas lui-même un gamète et n’est pas produit dans l’ovaire.

19. Quelle combinaison décrit généralement la périanthe des Monocotylédones et des Eudicotylédones ?

Les Monocotylédones présentent deux ou quatre pièces florales, tandis que les Eudicotylédones en présentent souvent six ou huit.
Les Monocotylédones présentent quatre ou cinq pièces florales, tandis que les Eudicotylédones en présentent souvent trois ou six.
Les Monocotylédones présentent trois ou six pièces florales, tandis que les Eudicotylédones en présentent souvent quatre ou cinq.
Les Monocotylédones présentent cinq ou huit pièces florales, tandis que les Eudicotylédones en présentent souvent deux ou trois.

Les Monocotylédones présentent trois ou six pièces florales, tandis que les Eudicotylédones en présentent souvent quatre ou cinq.

Explication

Les fleurs de Monocotylédones sont généralement organisées selon des multiples de trois, notamment trois ou six pièces florales. De nombreuses Eudicotylédones possèdent plutôt quatre ou cinq pétales, ce qui permet une distinction morphologique fréquente.

20. Quelle distinction entre les trois modes de pollinisation est correcte ?

L’autogamie utilise le pollen de la même fleur, la géitonogamie celui d’une autre fleur de la même plante et l’allogamie celui d’une autre plante.
L’autogamie utilise le pollen d’une autre fleur de la même plante, la géitonogamie celui de la même fleur et l’allogamie celui d’une autre plante.
L’autogamie utilise le pollen d’une autre plante, la géitonogamie celui de la même fleur et l’allogamie celui d’une autre fleur de la même plante.
L’autogamie utilise le pollen de la même fleur, la géitonogamie celui d’une autre plante et l’allogamie celui d’une autre fleur de la même plante.

L’autogamie utilise le pollen de la même fleur, la géitonogamie celui d’une autre fleur de la même plante et l’allogamie celui d’une autre plante.

Explication

L’autogamie concerne la même fleur, la géitonogamie une autre fleur de la même plante et l’allogamie une autre plante. Confondre l’autogamie avec la géitonogamie revient à négliger la différence entre la fleur donneuse et la plante donneuse.

21. Quel ensemble de caractères définit le syndrome d’autofécondation ?

Des caractères morphologiques, physiologiques, génétiques et reproductifs favorisant la reproduction par autofécondation.
Des mécanismes génétiques empêchant la fécondation entre fleurs d’une même plante.
Des structures reproductrices augmentant la dispersion du pollen entre des plantes différentes.
Des caractères floraux, chimiques et comportementaux favorisant l’attraction des insectes pollinisateurs.

Des caractères morphologiques, physiologiques, génétiques et reproductifs favorisant la reproduction par autofécondation.

Explication

Le syndrome d’autofécondation regroupe plusieurs types de caractères qui facilitent la reproduction avec le propre pollen de la plante. Le syndrome floral lié à la pollinisation par vecteur favorise plutôt l’attraction des pollinisateurs.

22. Quelle combinaison de caractères est typique d’une plante présentant un syndrome d’autofécondation ?

Des fleurs plus grandes et très colorées, avec davantage d’odeur, de nectar et une séparation accrue entre étamines et stigmate.
Des fleurs plus petites et moins colorées, avec moins d’odeur, de nectar et de séparation entre étamines et stigmate.
Des fleurs petites mais très odorantes, avec beaucoup de nectar et une homogamie réduite entre les organes reproducteurs.
Des fleurs nombreuses et parfumées, avec une production élevée de nectar et une distance importante entre étamines et stigmate.

Des fleurs plus petites et moins colorées, avec moins d’odeur, de nectar et de séparation entre étamines et stigmate.

Explication

L’autofécondation est associée à des fleurs moins attractives, à une réduction du nectar et de l’odeur, ainsi qu’à une proximité entre étamines et stigmate. Les caractères d’attraction accrue et de séparation des organes reproducteurs correspondent plutôt à une pollinisation favorisée par un vecteur.

23. Quelle conséquence génétique est généralement associée à l’autofécondation répétée ?

Une baisse du polymorphisme, une hausse de l’homozygotie et une exposition accrue des allèles récessifs délétères.
Une stabilité du polymorphisme, une hausse de l’hétérozygotie et une diminution de la sélection contre les allèles délétères.
Une hausse de la diversité génétique, une baisse de l’homozygotie et une accumulation d’allèles récessifs favorables.
Une hausse du polymorphisme, une baisse de l’homozygotie et une protection accrue des allèles récessifs délétères.

Une baisse du polymorphisme, une hausse de l’homozygotie et une exposition accrue des allèles récessifs délétères.

Explication

L’autofécondation réduit le polymorphisme et augmente l’homozygotie, ce qui rend davantage visibles les allèles récessifs délétères pour la sélection. Une augmentation de la diversité ou de l’hétérozygotie décrit l’effet inverse.

24. Quelle association entre les deux formes de Linaire et leur symétrie florale est correcte ?

Les deux formes de Linaire ont une symétrie radiale, mais leur nombre d’étamines diffère.
Les deux formes de Linaire ont une symétrie bilatérale, mais leurs couleurs florales diffèrent.
Les Linaires communes ont une symétrie bilatérale, tandis que les Linaires Peloria ont une symétrie radiale.
Les Linaires communes ont une symétrie radiale, tandis que les Linaires Peloria ont une symétrie bilatérale.

Les Linaires communes ont une symétrie bilatérale, tandis que les Linaires Peloria ont une symétrie radiale.

Explication

Les Linaires communes présentent une symétrie bilatérale, alors que les formes Peloria présentent une symétrie radiale. La confusion consiste à attribuer à Peloria la symétrie bilatérale de la forme commune.

25. Chez les Linaires Peloria, comment expliquer la différence de symétrie florale avec les Linaires communes ?

Le gène Cycloidea est remplacé par une autre séquence d’ADN, ce qui crée une mutation structurale majeure.
Le gène Cycloidea est inactivé, sans différence dans les séquences d’ADN entre les deux formes.
Une séquence d’ADN nouvelle apparaît chez Peloria et empêche l’expression de plusieurs gènes floraux.
Le gène Cycloidea est davantage activé, ce qui renforce l’axe dorso-ventral de la fleur.

Le gène Cycloidea est inactivé, sans différence dans les séquences d’ADN entre les deux formes.

Explication

Chez Peloria, Cycloidea, qui participe à la mise en place de l’axe dorso-ventral, est inactivé alors que les séquences d’ADN ne diffèrent pas entre les formes. La différence relève donc de la régulation ou de l’activité du gène, et non d’un remplacement de sa séquence.

26. Qu’est-ce que la méthylation de l’ADN ?

La production d’une nouvelle protéine, augmentant l’expression des gènes sans intervention sur l’ADN.
L’ajout d’un groupe méthyle à certaines positions de l’ADN, régulant l’expression des gènes sans changer leur séquence.
Le remplacement d’une base de l’ADN par une autre, modifiant directement la séquence nucléotidique du gène.
La suppression d’un chromosome entier, réduisant la quantité de matériel génétique dans la cellule.

L’ajout d’un groupe méthyle à certaines positions de l’ADN, régulant l’expression des gènes sans changer leur séquence.

Explication

La méthylation ajoute un groupe méthyle, noté −CH3-\mathrm{CH}_3, à certaines positions de l’ADN et peut modifier l’expression des gènes sans modifier leur séquence. Un remplacement de base constitue une modification de la séquence, et non une méthylation.

27. Une variation héréditaire du phénotype apparaît sans changement de la séquence nucléotidique : quel concept décrit ce phénomène ?

Une recombinaison chromosomique, c’est-à-dire un échange de segments entre chromosomes.
Une épimutation, c’est-à-dire une modification épigénétique héritable.
Une dérive génétique, c’est-à-dire une variation aléatoire des fréquences alléliques.
Une mutation ponctuelle, c’est-à-dire un changement local de la séquence d’ADN.

Une épimutation, c’est-à-dire une modification épigénétique héritable.

Explication

Une épimutation est une modification épigénétique transmissible qui peut produire une variation héréditaire du phénotype sans changer la séquence nucléotidique. Une mutation ponctuelle, au contraire, implique directement une modification de cette séquence.

28. Quelle succession de phénomènes explique la diversification de deux espèces du genre Solanum ?

L’adaptation de la pomme de terre à l’Altiplano, la domestication de la tomate, puis la formation des Andes.
La formation des Andes, l’adaptation de la tomate à l’Altiplano, puis la domestication humaine de la pomme de terre.
La formation des Andes, la domestication de la tomate, puis l’adaptation de la pomme de terre aux régions tropicales.
La domestication de la pomme de terre, la formation des Andes, puis l’adaptation de la tomate aux plaines côtières.

La formation des Andes, l’adaptation de la tomate à l’Altiplano, puis la domestication humaine de la pomme de terre.

Explication

La diversification est reliée à la formation des Andes, à l’adaptation de la tomate à l’élévation de l’Altiplano, puis à la domestication de la pomme de terre par l’être humain. Les autres enchaînements modifient l’ordre ou attribuent les étapes aux mauvaises espèces.

29. Comment définir l’introgression génétique ?

La transmission d’un caractère entre individus éloignés sans croisement ni échange de matériel génétique.
La réduction de la diversité génétique causée par l’autofécondation au sein d’une population.
Le transfert de matériel génétique par hybridation entre des individus d’une espèce ou d’une sous-espèce proche.
La modification locale de la séquence d’ADN produite par l’apparition spontanée d’une mutation.

Le transfert de matériel génétique par hybridation entre des individus d’une espèce ou d’une sous-espèce proche.

Explication

L’introgression correspond au transfert de matériel génétique par hybridation entre organismes suffisamment apparentés, notamment au sein d’une espèce ou entre sous-espèces proches. Une mutation modifie localement l’ADN, mais ne transfère pas un matériel génétique entre individus.

30. Quel effet les échanges génétiques avec le maïs peuvent-ils avoir chez les téosintes ?

Ils peuvent apporter des allèles de floraison tardive et de sensibilité aux herbicides, sans conséquence notable sur le rendement.
Ils peuvent apporter un allèle de floraison précoce et un allèle de résistance aux herbicides, avec un risque de perte de rendement atteignant 50 %.
Ils peuvent transformer les téosintes en espèces cultivées en augmentant leur rendement et leur dépendance aux herbicides.
Ils peuvent supprimer la floraison précoce et accroître le rendement grâce à une résistance accrue aux herbicides.

Ils peuvent apporter un allèle de floraison précoce et un allèle de résistance aux herbicides, avec un risque de perte de rendement atteignant 50 %.

Explication

Les échanges avec le maïs peuvent introduire chez les téosintes des allèles favorisant la précocité de floraison et la résistance aux herbicides, tout en entraînant un risque de perte de rendement pouvant atteindre 50 %. Ces échanges ne garantissent donc pas une amélioration globale du rendement.

31. Quel est l’objet principal de la systématique ?

Étudier la diversité des organismes et leurs relations phylogénétiques
Comparer les fonctions des caractères chez des organismes différents
Attribuer des noms aux espèces et organiser les rangs taxonomiques
Mesurer l’influence du milieu sur les variations individuelles

Étudier la diversité des organismes et leurs relations phylogénétiques

Explication

La systématique analyse la diversité du vivant ainsi que les relations phylogénétiques pour retracer l’histoire évolutive et les liens de parenté. L’attribution des noms et l’organisation des rangs relèvent plus précisément de la taxonomie.

32. Quelle distinction oppose correctement la taxonomie et la phylogénétique ?

La taxonomie classe les taxons, tandis que la phylogénétique reconstruit leurs liens de parenté
La taxonomie compare les fonctions, tandis que la phylogénétique décrit les caractères anatomiques
La taxonomie retrace l’évolution, tandis que la phylogénétique attribue les noms aux taxons
La taxonomie étudie les ancêtres, tandis que la phylogénétique organise les rangs biologiques

La taxonomie classe les taxons, tandis que la phylogénétique reconstruit leurs liens de parenté

Explication

La taxonomie décrit, nomme et classe les taxons, alors que la phylogénétique étudie leurs relations de parenté et leur histoire évolutive. L’attribution des noms et l’organisation des rangs ne définissent donc pas la phylogénétique.

33. Sur quel principe la cladistique fonde-t-elle la classification des organismes ?

La succession des espèces selon leur degré de complexité
La ressemblance générale entre organismes vivant dans le même milieu
La ramification de lignées issues d’ancêtres communs
La fonction écologique dominante de chaque caractère observé

La ramification de lignées issues d’ancêtres communs

Explication

La cladistique classe les organismes d’après la ramification de lignées provenant d’ancêtres communs et forme ainsi des clades. Une ressemblance écologique ou une supposée complexité croissante ne constitue pas son principe de classement.

34. Qu’est-ce qu’une synapomorphie ?

Un caractère propre à une seule espèce apparu après sa divergence
Un caractère ancestral conservé par des espèces de groupes différents
Une similitude fonctionnelle apparue dans des lignées sans ancêtre commun
Un caractère dérivé partagé apparu chez l’ancêtre d’un groupe

Un caractère dérivé partagé apparu chez l’ancêtre d’un groupe

Explication

Une synapomorphie est un caractère dérivé apparu chez l’ancêtre d’un groupe puis conservé chez ses descendants. Un caractère propre à une seule espèce ne permet pas de caractériser un groupe de descendants.

35. Quelle condition définit un clade ?

Il comprend un ancêtre commun et tous ses descendants
Il associe des descendants provenant de plusieurs ancêtres
Il regroupe des taxons ayant une fonction biologique comparable
Il rassemble des espèces partageant un même habitat

Il comprend un ancêtre commun et tous ses descendants

Explication

Un clade inclut un ancêtre commun ainsi que l’ensemble de ses descendants. Un regroupement fondé sur l’habitat ou la fonction peut réunir des lignées distinctes sans constituer un clade.

36. Quelle proposition distingue correctement les groupes monophylétique, paraphylétique et polyphylétique ?

Le groupe monophylétique inclut une partie des descendants, le groupe paraphylétique tous les descendants et le groupe polyphylétique un ancêtre unique
Le groupe monophylétique réunit des ancêtres différents, le groupe paraphylétique une partie des descendants et le groupe polyphylétique tous les descendants
Le groupe monophylétique inclut tous les descendants, le groupe paraphylétique une partie et le groupe polyphylétique des ancêtres différents
Le groupe monophylétique inclut tous les descendants, le groupe paraphylétique des ancêtres différents et le groupe polyphylétique une seule espèce

Le groupe monophylétique inclut tous les descendants, le groupe paraphylétique une partie et le groupe polyphylétique des ancêtres différents

Explication

Un groupe monophylétique contient un ancêtre et tous ses descendants, un groupe paraphylétique en exclut une partie, et un groupe polyphylétique rassemble des taxons issus d’ancêtres différents. Confondre le groupe paraphylétique avec le groupe polyphylétique inverse ces critères d’origine et d’inclusion.

37. Une aile d’oiseau et un membre antérieur humain ont une organisation osseuse comparable mais des fonctions différentes ; quelle notion décrit leur similitude ?

La réversion, fondée sur le retour d’un caractère ancestral
L’analogie, fondée sur une fonction similaire sans origine commune
La convergence, fondée sur des pressions de sélection comparables
L’homologie, fondée sur une origine évolutive commune

L’homologie, fondée sur une origine évolutive commune

Explication

Cette similitude relève de l’homologie, car la structure provient d’une origine évolutive commune, même si les fonctions diffèrent. L’analogie désigne plutôt une ressemblance fonctionnelle sans origine commune.

38. Comment définir une homoplasie ?

La ressemblance de structures provenant d’une même origine embryologique
La disparition d’un caractère chez une lignée après une divergence évolutive
La conservation d’un caractère dérivé chez tous les descendants d’un ancêtre commun
L’apparition de caractères similaires sans héritage d’un ancêtre porteur de ce caractère

L’apparition de caractères similaires sans héritage d’un ancêtre porteur de ce caractère

Explication

Une homoplasie correspond à une similitude apparue chez des espèces différentes sans héritage d’un ancêtre commun portant ce caractère. Une ressemblance issue d’une même origine évolutive relève plutôt de l’homologie.

39. Quelle différence caractérise la convergence et le parallélisme évolutifs ?

La convergence concerne des lignées proches, tandis que le parallélisme concerne des lignées éloignées
La convergence concerne des lignées éloignées, tandis que le parallélisme concerne des lignées proches
La convergence décrit une réversion, tandis que le parallélisme décrit une perte complète de caractère
La convergence implique une origine commune, tandis que le parallélisme résulte de fonctions différentes

La convergence concerne des lignées éloignées, tandis que le parallélisme concerne des lignées proches

Explication

La convergence apparaît chez des lignées éloignées à partir de structures différentes, tandis que le parallélisme concerne des lignées proches partageant des structures ou des bases génétiques communes. La proximité des lignées est donc le critère principal qui distingue ces deux processus.

40. Deux espèces non apparentées vivant dans des milieux soumis à une pression de sélection comparable acquièrent des formes corporelles similaires : quel processus cela illustre-t-il ?

La convergence évolutive par développement indépendant de traits similaires
Le parallélisme évolutif par modification de structures homologues
La réversion évolutive par réapparition d’un caractère ancestral
L’homologie évolutive par héritage d’un caractère commun

La convergence évolutive par développement indépendant de traits similaires

Explication

Il s’agit d’une convergence évolutive, car des organismes non apparentés développent indépendamment des traits similaires sous des pressions de sélection comparables. Le parallélisme concerne plutôt des lignées proches possédant des structures homologues ou des bases génétiques communes.

41. Quel scénario correspond au parallélisme évolutif ?

Des lignées proches acquièrent indépendamment des caractères similaires à partir de bases communes
Des lignées éloignées développent des traits similaires à partir de structures différentes
Des espèces héritent directement d’un caractère déjà présent chez leur ancêtre commun
Une lignée retrouve un caractère ancestral après sa forte réduction

Des lignées proches acquièrent indépendamment des caractères similaires à partir de bases communes

Explication

Le parallélisme désigne l’acquisition indépendante de caractères similaires par des lignées proches qui possèdent des structures homologues ou des bases génétiques communes. Le développement de traits similaires chez des lignées éloignées à partir de structures différentes correspond à la convergence.

42. Quelle caractéristique distingue principalement les Angiospermes des Gymnospermes ?

La présence de fleurs et de graines issues d’une double fécondation
La présence de rhizoïdes et une reproduction dominée par les gamètes
La production de spores et l’absence de tissus conducteurs spécialisés
La formation de cônes et la dispersion de graines nues

La présence de fleurs et de graines issues d’une double fécondation

Explication

Les Angiospermes se distinguent notamment par leurs fleurs et leurs graines issues d’une double fécondation. La formation de cônes et de graines nues caractérise plutôt les Gymnospermes.

43. Quelle proportion approximative des végétaux actuels appartient aux Angiospermes ?

Près de 20 %
Plus de 80 %
Moins de 5 %
Environ 50 %

Plus de 80 %

Explication

Les Angiospermes représentent plus de 80 % des végétaux actuels. Une proportion proche de 20 % ou de 50 % sous-estime donc largement leur importance dans la diversité végétale.

44. Quelle situation correspond à la définition d’un cultivar ?

Une espèce forestière conservée sans intervention humaine
Une variété cultivée obtenue et maintenue par sélection artificielle
Une population sauvage différenciée par la sélection naturelle
Une forme végétale apparue spontanément dans un milieu naturel

Une variété cultivée obtenue et maintenue par sélection artificielle

Explication

Un cultivar est une variété cultivée produite et conservée grâce à la sélection artificielle. Une population sauvage non sélectionnée par l’être humain ne relève pas de cette définition.

45. Que désigne le syndrome de domestication ?

Une technique de multiplication destinée à préserver une variété cultivée
Une adaptation naturelle d’une population sauvage à son environnement
Un ensemble de changements coordonnés, incluant des effets secondaires de la sélection
Un caractère agricole choisi par l’éleveur et transmis sans modification associée

Un ensemble de changements coordonnés, incluant des effets secondaires de la sélection

Explication

Le syndrome de domestication regroupe plusieurs changements coordonnés produits par la sélection artificielle, y compris certains effets non recherchés. Il ne correspond donc pas à un seul caractère choisi directement.

46. Quelle différence caractérise le maïs domestiqué par rapport à la téosinte sauvage ?

Le maïs porte de petits épis et disperse ses grains avant leur maturité
Le maïs forme des graines protégées dans des cônes et dépourvues d’enveloppe
Le maïs possède de grands épis et des grains nus non dispersés à maturité
Le maïs conserve une tige sauvage et produit moins de grains que la téosinte

Le maïs possède de grands épis et des grains nus non dispersés à maturité

Explication

Le maïs domestiqué possède de grands épis ainsi que des grains nus qui restent attachés à maturité. La téosinte sauvage produit des grains plus petits et moins nombreux, naturellement davantage dispersés.

47. Quelle définition décrit le mieux le syndrome de domestication végétale ?

Une modification d’un seul caractère recherché pour augmenter le rendement d’une culture
Un ensemble de traits morphologiques, physiologiques, phénologiques et éthologiques distinguant les organismes domestiqués
Une réponse physiologique temporaire provoquée par un changement de milieu agricole
Une classification fondée sur l’origine géographique des plantes cultivées

Un ensemble de traits morphologiques, physiologiques, phénologiques et éthologiques distinguant les organismes domestiqués

Explication

Le syndrome de domestication végétale rassemble des caractéristiques morphologiques, physiologiques, phénologiques et éthologiques apparues chez les organismes domestiqués. Il ne se limite donc pas à un caractère de rendement directement sélectionné.

48. Que peut provoquer la sélection artificielle d’un trait avantageux chez une plante cultivée ?

La transmission du trait choisi sans aucune modification associée
La transformation immédiate de la plante cultivée en espèce sauvage
La disparition des variations entre toutes les plantes de la population
L’apparition ou la modification d’autres traits inattendus

L’apparition ou la modification d’autres traits inattendus

Explication

La sélection artificielle d’un trait avantageux peut entraîner des changements associés dans d’autres caractères, parfois inattendus. Elle ne garantit donc pas que le trait choisi évolue sans effets secondaires.

49. Quelle comparaison entre la vigne sauvage et la vigne commune est correcte ?

La vigne sauvage est dioïque et forestière, tandis que la vigne commune est monoïque à fleurs hermaphrodites
La vigne sauvage possède des fleurs hermaphrodites, tandis que la vigne commune porte des fleurs séparées selon les sexes
La vigne sauvage est monoïque et cultivée, tandis que la vigne commune est dioïque et forestière
La vigne sauvage forme des cépages, tandis que la vigne commune atteint plusieurs dizaines de mètres en forêt

La vigne sauvage est dioïque et forestière, tandis que la vigne commune est monoïque à fleurs hermaphrodites

Explication

Vitis vinifera subsp. sylvestris est une liane forestière dioïque, alors que Vitis vinifera subsp. vinifera est monoïque à fleurs hermaphrodites et comprend de nombreux cépages. Les autres propositions inversent ces caractéristiques ou les attribuent à la mauvaise forme.

50. Quel phénomène peut conduire à la sélection involontaire d’un gène voisin lorsqu’un caractère est favorisé ?

La pléiotropie exercée par un gène sur plusieurs caractères
L’épistasie qui masque l’expression d’un autre gène
La liaison génétique entre des gènes proches sur un chromosome
La dérive génétique provoquée par une mutation avantageuse

La liaison génétique entre des gènes proches sur un chromosome

Explication

La liaison génétique favorise la transmission conjointe de gènes proches sur un même chromosome, de sorte qu’un gène voisin peut être sélectionné indirectement. La pléiotropie concerne plutôt plusieurs effets produits par un seul gène.

51. Une même modification génétique entraîne simultanément une augmentation de la taille et un changement de texture des fruits : quel mécanisme cela illustre-t-il ?

La dérive génétique, avec une variation aléatoire des fréquences alléliques
La liaison génétique, avec plusieurs gènes voisins transmis ensemble
L’épistasie, avec un gène qui bloque l’action d’un autre
La pléiotropie, avec plusieurs effets associés à un même gène

La pléiotropie, avec plusieurs effets associés à un même gène

Explication

La pléiotropie correspond à l’influence d’un seul gène sur plusieurs caractères, comme la taille et la texture des fruits. La liaison génétique suppose plusieurs gènes proches, tandis que la dérive et l’épistasie décrivent d’autres mécanismes.

52. Dans une population domestiquée devenue peu diversifiée, des traits non directement sélectionnés apparaissent et se répandent de façon imprévisible : quel mécanisme l’explique le mieux ?

La dérive génétique, qui modifie aléatoirement les fréquences alléliques
La recombinaison, qui produit des combinaisons d’allèles lors de la méiose
La liaison génétique, qui rapproche physiquement plusieurs caractères
La pléiotropie, qui associe plusieurs caractères à un même gène

La dérive génétique, qui modifie aléatoirement les fréquences alléliques

Explication

La dérive génétique est une modification aléatoire de la fréquence des allèles, favorisée par la réduction de la diversité lors de la sélection. La recombinaison crée de nouvelles combinaisons, mais elle ne décrit pas leur diffusion aléatoire dans une population appauvrie.

53. Quelle caractéristique distingue les variétés horticoles de bleuet des champs des formes favorables aux pollinisateurs ?

Elles portent des fleurs moins colorées, mais produisent davantage de nectar accessible
Elles présentent des fleurs plus petites, mais conservent une forte capacité reproductive
Elles ont souvent des fleurs plus visibles, mais sont stériles et dépourvues de nectaires
Elles développent des fleurs régulières, mais attirent davantage les insectes pollinisateurs

Elles ont souvent des fleurs plus visibles, mais sont stériles et dépourvues de nectaires

Explication

Les variétés horticoles possèdent souvent des fleurs plus fournies et visibles, mais leur stérilité et l’absence de nectaires réduisent leur intérêt pour les pollinisateurs. Une apparence florale plus spectaculaire ne garantit donc pas une meilleure ressource pour les insectes.

54. Quelle mesure permet de limiter la pollution génétique des populations sauvages de bleuet par des variétés horticoles ?

Introduire des variétés horticoles choisies pour leurs fleurs très fournies
Utiliser une flore d’origine garantie portant le signe « Vraies messicoles »
Remplacer les populations sauvages par des cultivars plus décoratifs
Favoriser des plantes dépourvues de nectaires dans les parcelles agricoles

Utiliser une flore d’origine garantie portant le signe « Vraies messicoles »

Explication

L’utilisation d’une flore d’origine garantie identifiée par le signe « Vraies messicoles » contribue à limiter l’introduction de variétés horticoles dans les populations sauvages. Le caractère décoratif des cultivars ne garantit pas leur origine génétique.

55. Quelle définition correspond à une messicole ?

Une plante liée aux cultures de céréales, comme le coquelicot ou le bleuet
Une plante exclusivement forestière qui accompagne les lisières et les haies
Une plante aquatique qui se développe dans les fossés bordant les parcelles
Une plante présente dans tout milieu cultivé sans relation particulière avec les moissons

Une plante liée aux cultures de céréales, comme le coquelicot ou le bleuet

Explication

Une messicole est une plante annuelle ou vivace inféodée aux cultures de céréales, comme le coquelicot et le bleuet. Une adventice peut pousser dans un milieu cultivé sans être spécifiquement liée aux cultures céréalières.

56. Quelles causes expliquent principalement la forte régression des messicoles ?

L’usage d’herbicides et l’abandon des cultures, qui réduisent leurs milieux favorables
La sélection de cultivars résistants et l’extension des cultures céréalières traditionnelles
L’augmentation des prairies fleuries et la diversification des rotations agricoles
La multiplication des pollinisateurs et l’enrichissement des sols en matière organique

L’usage d’herbicides et l’abandon des cultures, qui réduisent leurs milieux favorables

Explication

Les herbicides éliminent directement des messicoles dans les cultures, tandis que l’abandon des cultures fait disparaître leur habitat agricole. Ces deux pressions expliquent leur régression, alors que les autres situations ne correspondent pas aux causes indiquées.

57. Quelle différence oppose le mieux la reconnaissance à l’identification botanique ?

La reconnaissance utilise des clés scientifiques, tandis que l’identification repose sur une impression visuelle
La reconnaissance s’appuie sur une impression mémorisée, tandis que l’identification suit une démarche analytique
La reconnaissance exige une analyse construite, tandis que l’identification consiste à nommer rapidement un taxon
La reconnaissance compare des caractères détaillés, tandis que l’identification associe une plante à un souvenir

La reconnaissance s’appuie sur une impression mémorisée, tandis que l’identification suit une démarche analytique

Explication

La reconnaissance consiste à nommer un taxon à partir d’une mémorisation visuelle, alors que l’identification repose sur une analyse rigoureuse, notamment à l’aide de clés. Confondre ces démarches revient à attribuer à la reconnaissance le raisonnement propre à l’identification.

58. Quel rôle joue l’holotype dans la description d’une espèce ?

Il fournit un spécimen complémentaire utilisé pour enrichir la description sans en être l’étalon principal
Il représente un groupe de populations comparées afin de délimiter l’aire de l’espèce
Il constitue l’individu type ayant servi à décrire l’espèce et portant ses caractères typiques
Il correspond à un individu choisi après la description pour vérifier la variabilité de l’espèce

Il constitue l’individu type ayant servi à décrire l’espèce et portant ses caractères typiques

Explication

L’holotype est l’individu de référence utilisé lors de la description d’une espèce et présentant ses caractères typiques. Le paratype peut compléter cette description, mais il ne constitue pas l’étalon principal.

59. Quel résultat le programme BIODEPTH a-t-il mis en évidence concernant la richesse spécifique des prairies ?

Une diminution du nombre d’espèces augmente la biomasse grâce à une compétition moindre
Une diversité fonctionnelle moindre accroît la biomasse en simplifiant l’utilisation des ressources
Une diminution du nombre d’espèces réduit significativement la biomasse produite
Une richesse spécifique stable empêche les variations de biomasse entre les prairies

Une diminution du nombre d’espèces réduit significativement la biomasse produite

Explication

BIODEPTH a montré qu’une diminution du nombre d’espèces entraîne une baisse significative de la biomasse produite par les prairies. L’idée d’une biomasse accrue par la simplification de la communauté contredit ce résultat expérimental.

60. À richesse spécifique égale, pourquoi une communauté végétale comprenant davantage de groupes fonctionnels peut-elle produire plus de biomasse ?

La multiplication des groupes fonctionnels diminue l’utilisation des ressources afin de préserver les sols
La complémentarité entre les groupes améliore l’utilisation des ressources et favorise des interactions positives
La présence de groupes fonctionnels supplémentaires réduit la diversité des caractères et limite la concurrence
La richesse spécifique identique rend les espèces équivalentes, ce qui uniformise leur production de biomasse

La complémentarité entre les groupes améliore l’utilisation des ressources et favorise des interactions positives

Explication

À richesse spécifique égale, des groupes fonctionnels plus nombreux peuvent exploiter les ressources de manière complémentaire et bénéficier d’interactions positives. La réduction de la diversité fonctionnelle ne favorise pas cette complémentarité.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 86 flashcards sur Botanique systématique et évolution.

Qu'est-ce que la botanique systématique étudie ?

La classification, la dénomination et l’identification des plantes.

Quels critères utilise la botanique systématique pour organiser la diversité végétale ?

Les caractéristiques morphologiques, génétiques, écologiques et évolutives.

À quoi sert la systématique végétale ?

À connaître, conserver la diversité végétale, comprendre son évolution et diffuser des connaissances.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Botanique systématique et évolution.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM