QCM : Classification et incidences du handicap (33 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle discipline observe les troubles et réalise l’examen clinique ?

La sémiologie
La nosographie
La thérapeutique
La psychopathologie

La sémiologie

Explication

La sémiologie étudie l’observation des troubles et l’examen clinique. La nosographie correspond plutôt à leur classement, ce qui la distingue de cette démarche d’observation.

2. Quelle démarche évalue à la fois le comportement observable et des fonctions comme la mémoire, l’humeur et le jugement ?

Une démarche nosographique limitée au classement
Une démarche statistique centrée sur les fréquences
Une démarche biologique fondée sur les examens organiques
Une démarche clinique analytique et synthétique

Une démarche clinique analytique et synthétique

Explication

La démarche clinique associe l’analyse des manifestations observables à une synthèse des fonctions psychiques et opérationnelles. Une démarche nosographique se concentre sur le classement des troubles et ne recouvre pas cette évaluation globale.

3. Quelle distinction décrit correctement le rapport entre un symptôme et un syndrome ?

Le symptôme regroupe plusieurs signes, tandis que le syndrome désigne une cause pathologique
Le symptôme décrit une conséquence sociale, tandis que le syndrome mesure une incapacité fonctionnelle
Le symptôme est une manifestation, tandis que le syndrome regroupe plusieurs signes ou symptômes
Le symptôme correspond à un diagnostic complet, tandis que le syndrome désigne une plainte isolée

Le symptôme est une manifestation, tandis que le syndrome regroupe plusieurs signes ou symptômes

Explication

Un symptôme est une manifestation d’un état pathologique, alors qu’un syndrome est un ensemble de signes pathologiques ou de symptômes. Le syndrome ne se réduit donc pas à une plainte isolée ni à une conséquence sociale.

4. Quelle définition correspond à la maladie ?

Un désavantage social résultant d’une incapacité physique ou mentale
Une altération de la santé liée à une cause et présentant une évolution
Une difficulté affective sans nécessairement d’altération de la santé
Une restriction de participation produite par l’environnement social

Une altération de la santé liée à une cause et présentant une évolution

Explication

La maladie altère l’état de santé, possède une cause interne ou externe et comporte une évolution. Le désavantage social décrit plutôt le handicap et ses conséquences dans la vie de la personne.

5. Une personne subit des désavantages familiaux et professionnels à la suite d’une incapacité mentale : quelle notion caractérise principalement sa situation ?

La maladie
Le symptôme
Le diagnostic
Le handicap

Le handicap

Explication

Le handicap désigne un désavantage social, économique, familial ou affectif consécutif à une incapacité physique ou mentale. La maladie renvoie d’abord à l’altération de l’état de santé, et non à l’ensemble de ses conséquences sociales.

6. Selon la loi du 11 février 2005, quelle situation relève de la définition légale du handicap ?

Une restriction de participation liée durablement à une altération de fonction dans un environnement donné
Une différence individuelle ne produisant aucune difficulté dans la vie en société
Une gêne passagère sans conséquence sur les activités ni la participation sociale
Un diagnostic médical établi sans limitation d’activité ni restriction de participation

Une restriction de participation liée durablement à une altération de fonction dans un environnement donné

Explication

La loi reconnaît le handicap lorsqu’une limitation d’activité ou une restriction de participation est subie dans l’environnement en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive. Un diagnostic dépourvu de conséquences fonctionnelles ou sociales ne suffit pas à caractériser cette situation.

7. Quel événement de 1946 a contribué par la suite à la prise en charge du handicap ?

La création de la Sécurité sociale
La ratification de la Convention internationale
L’adoption des lois d’orientation médico-sociales
La promulgation de la loi sur l’inclusion

La création de la Sécurité sociale

Explication

La Sécurité sociale est créée en 1946 et participe ensuite à la prise en charge du handicap. Les lois d’orientation de 1975 et les textes relatifs à l’inclusion appartiennent à des étapes historiques ultérieures.

8. Que mettent notamment en place les deux lois d’orientation de 1975 ?

La compensation universelle et la citoyenneté des personnes handicapées
L’allocation aux adultes handicapés et l’organisation du secteur médico-social
La Convention internationale et les obligations d’inclusion scolaire
La Sécurité sociale et les premiers dispositifs de protection sanitaire

L’allocation aux adultes handicapés et l’organisation du secteur médico-social

Explication

Les deux lois d’orientation de 1975 organisent notamment l’allocation aux adultes handicapés et le secteur médico-social. La compensation et l’inclusion sont renforcées par des textes plus récents, notamment ceux associés à 2005.

9. Quelle évolution caractérise la loi du 11 février 2005 et la Convention internationale des droits des personnes handicapées ?

Elles privilégient l’adaptation individuelle aux structures existantes
Elles remplacent les droits sociaux par une prise en charge spécialisée
Elles limitent l’aide aux personnes présentant une incapacité définitive
Elles renforcent la compensation, la citoyenneté et l’inclusion

Elles renforcent la compensation, la citoyenneté et l’inclusion

Explication

Ces textes renforcent la compensation, la citoyenneté et l’inclusion des personnes handicapées. L’intégration adapte davantage la personne au système, tandis que l’inclusion vise la participation de tous dans un environnement accessible.

10. Quelle activité scientifique consiste à classer les maladies et les handicaps ?

La psychopathologie
La sémiologie
La réadaptation
La nosographie

La nosographie

Explication

La nosographie désigne l’activité scientifique de classification des maladies et des handicaps. La sémiologie observe plutôt les signes et les symptômes associés à ces affections.

11. Quelle distinction entre la CIM et le DSM est correcte ?

La CIM traite des maladies mentales, tandis que le DSM répertorie les maladies générales.
La CIM couvre les maladies, tandis que le DSM est consacré aux maladies mentales.
La CIM décrit les signes, tandis que le DSM classe les handicaps physiques.
La CIM mesure la participation, tandis que le DSM évalue les incapacités.

La CIM couvre les maladies, tandis que le DSM est consacré aux maladies mentales.

Explication

La CIM est la Classification internationale des maladies établie par l’Organisation mondiale de la santé, alors que le DSM concerne spécifiquement les maladies mentales. Confondre leurs domaines revient à attribuer au DSM une fonction de classification générale des maladies.

12. Quelle relation chronologique entre la CIH et la CIF est exacte ?

La CIH a été publiée en 1980 et la CIF en 2001.
La CIH et la CIF ont été publiées simultanément en 1980.
La CIH a été publiée en 2001 après une première version de la CIF.
La CIF a été publiée en 1980 et la CIH en 2001.

La CIH a été publiée en 1980 et la CIF en 2001.

Explication

La CIH correspond à la classification publiée en 1980, tandis que la CIF constitue sa révision publiée en 2001. La chronologie inverse ces deux classifications.

13. Quelle situation illustre une participation plutôt qu’une activité ?

Apprendre une procédure en suivant plusieurs consignes.
Exécuter une tâche précise, comme remplir un formulaire.
Répéter un mouvement pour améliorer une capacité motrice.
S’impliquer dans une situation de vie réelle, comme exercer un emploi.

S’impliquer dans une situation de vie réelle, comme exercer un emploi.

Explication

La participation correspond à l’implication d’une personne dans une situation de vie réelle, par exemple l’exercice d’un emploi. Les autres situations décrivent principalement l’exécution d’une tâche ou d’une action, c’est-à-dire une activité.

14. Laquelle de ces propositions présente les catégories distinguées dans la classification des handicaps ?

Handicap sensoriel, affectif, scolaire, neurologique, professionnel et relationnel.
Handicap physique, cognitif, économique, social, émotionnel et développemental.
Handicap physique, sensoriel, mental, psychique, maladies invalidantes et polyhandicap.
Handicap moteur, scolaire, professionnel, social, familial et comportemental.

Handicap physique, sensoriel, mental, psychique, maladies invalidantes et polyhandicap.

Explication

La classification distingue le handicap physique, sensoriel, mental, psychique, les maladies invalidantes et le polyhandicap. Les autres regroupements mélangent des catégories de handicap avec des contextes ou des conséquences possibles.

15. Quelle association caractérise le polyhandicap ?

Une atteinte psychique et une préservation importante de l’autonomie.
Une déficience intellectuelle modérée sans atteinte motrice associée.
Une déficience motrice et une déficience intellectuelle sévère ou profonde.
Une difficulté sensorielle et une limitation légère de la communication.

Une déficience motrice et une déficience intellectuelle sévère ou profonde.

Explication

Le polyhandicap associe une déficience motrice à une déficience intellectuelle sévère ou profonde et entraîne une restriction extrême de l’autonomie. Une limitation portant sur une seule fonction ne correspond pas à cette définition.

16. Quelle distinction décrit correctement le handicap mental et le handicap psychique ?

Le handicap mental affecte les fonctions intellectuelles, tandis que le handicap psychique peut préserver ces fonctions.
Le handicap mental résulte d’un traumatisme, tandis que le handicap psychique provient d’une anomalie motrice.
Le handicap mental affecte les émotions, tandis que le handicap psychique entraîne une déficience intellectuelle sévère.
Le handicap mental concerne les relations sociales, tandis que le handicap psychique concerne la perception sensorielle.

Le handicap mental affecte les fonctions intellectuelles, tandis que le handicap psychique peut préserver ces fonctions.

Explication

La déficience intellectuelle touche la compréhension, la réflexion et la conceptualisation, tandis que le handicap psychique concerne surtout les dimensions mentales, émotionnelles et affectives. Le handicap psychique ne s’accompagne donc pas nécessairement d’une atteinte des fonctions intellectuelles.

17. Quelle affirmation décrit correctement les origines possibles d’une maladie psychique ?

Elle provient d’une cause acquise identifiable lorsque les dimensions affectives sont touchées.
Elle résulte d’un traumatisme grave lorsqu’une déficience intellectuelle est nécessairement présente.
Elle peut être organique, congénitale ou acquise, ou être liée à un traumatisme grave sans dysfonctionnement organique identifié.
Elle est liée à une anomalie organique congénitale dans tous les cas observés.

Elle peut être organique, congénitale ou acquise, ou être liée à un traumatisme grave sans dysfonctionnement organique identifié.

Explication

Une maladie psychique peut avoir une origine organique congénitale ou acquise, mais certaines formes non organiques sont associées à un état traumatique grave sans dysfonctionnement organique identifié. La présence d’une origine organique ou d’une déficience intellectuelle n’est donc pas requise dans toutes les situations.

18. Quelle combinaison correspond aux caractéristiques essentielles de l’autisme ?

Un début avant 3 ans avec des difficultés simultanées dans les interactions sociales, la communication et les comportements.
Un début à l’âge adulte avec des troubles limités aux émotions et aux relations affectives.
Un début à l’adolescence avec une atteinte principale de la mémoire et de la motricité.
Un début avant 3 ans avec une difficulté isolée concernant exclusivement la communication verbale.

Un début avant 3 ans avec des difficultés simultanées dans les interactions sociales, la communication et les comportements.

Explication

L’autisme est un trouble développemental débutant avant l’âge de 3 ans et touchant les interactions sociales, la communication verbale et non verbale ainsi que les comportements. Une difficulté isolée ou un début tardif ne correspond pas à cette définition.

19. Quelle caractéristique distingue principalement la psychose de la névrose ?

Elle conserve les conflits dans le registre du compréhensible et de l’expérience réelle.
Elle se manifeste par des inhibitions sans transformation du rapport à la réalité.
Elle implique une rupture avec le réel et une confusion entre réel et imaginaire.
Elle correspond à des troubles de la mémoire, du sommeil ou de la sexualité.

Elle implique une rupture avec le réel et une confusion entre réel et imaginaire.

Explication

La psychose se caractérise par une rupture avec le réel et une difficulté à différencier le réel de l’imaginaire. La névrose, en revanche, maintient les conflits dans un registre compréhensible et lié à la réalité.

20. Laquelle de ces manifestations est particulièrement associée à la psychose ?

Une limitation comportementale vécue comme une souffrance psychique.
Un trouble du sommeil sans modification du rapport à la réalité.
Une inhibition persistante liée à une difficulté personnelle récurrente.
Une hallucination accompagnée d’une dissociation ou d’un délire.

Une hallucination accompagnée d’une dissociation ou d’un délire.

Explication

Le délire, l’hallucination et la dissociation sont des expressions symptomatiques fréquentes de la psychose. Les inhibitions et les limitations renvoient davantage aux manifestations de la névrose.

21. Une personne souffre d’inhibitions et de troubles du sommeil, tout en conservant un rapport partagé à la réalité : quelle notion décrit le mieux sa situation ?

La dissociation, qui correspond à une perte totale ou partielle du langage.
L’hallucination, qui désigne une difficulté persistante à agir.
La névrose, qui exprime une souffrance psychique sans construction d’un autre monde.
La psychose, qui se définit par une rupture avec la réalité commune.

La névrose, qui exprime une souffrance psychique sans construction d’un autre monde.

Explication

La névrose peut se manifester par des limitations, des inhibitions et des troubles du sommeil sans construction d’un autre monde. La psychose se distingue par une rupture avec le réel, ce qui n’est pas décrit ici.

22. Quelle distinction décrit correctement la dysphasie et l’aphasie ?

La dysphasie concerne la motricité, tandis que l’aphasie désigne une difficulté de compréhension des gestes.
La dysphasie touche le développement de la communication, tandis que l’aphasie survient après une atteinte cérébrale.
La dysphasie apparaît après un traumatisme cérébral, tandis que l’aphasie accompagne généralement le développement.
La dysphasie correspond à une perte du langage déjà acquis, tandis que l’aphasie affecte surtout la voix.

La dysphasie touche le développement de la communication, tandis que l’aphasie survient après une atteinte cérébrale.

Explication

La dysphasie est généralement un trouble développemental de l’expression ou de la compréhension verbale, tandis que l’aphasie est acquise après une atteinte cérébrale. Confondre leur origine constitue une erreur fréquente.

23. Quelle attitude favorise le mieux la communication avec une personne ayant des difficultés de compréhension ou d’expression ?

Parler à sa place, puis reformuler rapidement ce qu’elle aurait voulu dire.
Utiliser des phrases longues afin de fournir davantage de contexte et de précisions.
Parler lentement, employer des phrases courtes et laisser la personne répondre elle-même.
Faire semblant d’avoir compris pour maintenir un échange fluide et rassurant.

Parler lentement, employer des phrases courtes et laisser la personne répondre elle-même.

Explication

Une communication facilitée repose sur un débit naturel et lent, des phrases simples et courtes, ainsi que le respect de la place d’interlocuteur de la personne. Parler à sa place lui retire cette place et peut empêcher l’expression de ses besoins.

24. Lorsqu’une personne en fauteuil doit franchir un passage étroit, quelle conduite professionnelle est appropriée ?

Choisir l’itinéraire à sa place et modifier sa direction sans annoncer les mouvements.
Pousser rapidement le fauteuil vers l’accès le plus proche sans interrompre le déplacement.
Dégager le passage, indiquer l’accès praticable, annoncer la manœuvre et éviter les gestes brusques.
Interpréter sa difficulté motrice comme un indice possible de limitation intellectuelle.

Dégager le passage, indiquer l’accès praticable, annoncer la manœuvre et éviter les gestes brusques.

Explication

L’accompagnement adapté consiste à dégager les passages, signaler les accès praticables, annoncer les manœuvres et éviter les mouvements brusques. Une difficulté motrice ne permet pas de conclure à un déficit de l’intelligence.

25. Comment guider correctement une personne déficiente visuelle dans un espace comportant des marches ?

Décrire l’ensemble de la pièce, choisir son guidage et éviter de signaler les obstacles pour la rassurer.
Indiquer la direction générale, avancer devant elle et considérer son silence comme un accord.
Saisir son bras sans prévenir, franchir les marches rapidement et quitter les lieux discrètement.
Se présenter, annoncer les marches, demander le mode de guidage souhaité et prévenir avant de partir.

Se présenter, annoncer les marches, demander le mode de guidage souhaité et prévenir avant de partir.

Explication

Il faut se présenter, annoncer les obstacles et les marches, demander comment la personne souhaite être guidée, puis prévenir lorsqu’on quitte la pièce. Décider du guidage sans la consulter ne respecte pas ses préférences ni son autonomie.

26. Quel est l’objectif principal de la méthode européenne « Facile à lire et à comprendre » ?

Réduire les informations techniques pour réserver la lecture aux personnes déjà autonomes.
Remplacer les textes écrits par des consignes orales afin de faciliter la mémorisation.
Adapter les déplacements dans les bâtiments en décrivant les obstacles et les accès.
Transformer un texte complexe en langage simple et clair pour favoriser l’accès à l’information.

Transformer un texte complexe en langage simple et clair pour favoriser l’accès à l’information.

Explication

Le Facile à lire et à comprendre traduit les textes complexes en langage simple et clair afin de soutenir l’accès à l’information, l’autonomie et la participation. Il s’agit d’une méthode d’accessibilité des contenus, et non d’un dispositif de guidage spatial.

27. Quelle distinction caractérise la sexualité selon le type de handicap considéré ?

Le handicap moteur renvoie à une atteinte fonctionnelle ou organique, tandis que le handicap mental peut entraîner un contrôle accru de la sexualité
Le handicap moteur entraîne un contrôle institutionnel, tandis que le handicap mental renvoie principalement à une atteinte fonctionnelle ou organique
Le handicap moteur concerne surtout le désir, tandis que le handicap mental concerne principalement les capacités relationnelles
Les deux types de handicap sont décrits comme des atteintes organiques sans dimension institutionnelle

Le handicap moteur renvoie à une atteinte fonctionnelle ou organique, tandis que le handicap mental peut entraîner un contrôle accru de la sexualité

Explication

Chez la personne handicapée motrice, le dysfonctionnement sexuel est présenté comme fonctionnel ou organique, alors que la sexualité liée au handicap mental peut être perçue comme menaçante et davantage contrôlée. Confondre ces deux approches revient à attribuer au handicap moteur le contrôle institutionnel associé à l’autre situation.

28. Quel événement a été révélé en France par Charlie Hebdo en août 1997 ?

La reconnaissance juridique du consentement sexuel des personnes vulnérables
La création d’un dispositif national de soutien à l’intimité en institution
La légalisation de l’accompagnement sexuel des personnes handicapées
Le scandale de la stérilisation forcée de femmes handicapées mentales

Le scandale de la stérilisation forcée de femmes handicapées mentales

Explication

En août 1997, Charlie Hebdo a révélé le scandale de la stérilisation forcée de femmes handicapées mentales en France. Les autres propositions concernent des évolutions juridiques ou institutionnelles qui ne correspondent pas à cet événement.

29. Comment l’intimité peut-elle être définie dans la vie affective et sexuelle ?

Comme une capacité corporelle liée au fonctionnement sexuel et aux réactions physiologiques de la personne
Comme un espace social ouvert où les relations personnelles sont rendues visibles pour favoriser la protection
Comme un cadre institutionnel destiné à organiser les relations affectives dans les lieux d’accueil spécialisés
Comme un espace intrapsychique fondé sur le secret et la non-transparence, où se construisent les représentations de soi et des autres

Comme un espace intrapsychique fondé sur le secret et la non-transparence, où se construisent les représentations de soi et des autres

Explication

L’intimité désigne un espace intrapsychique où s’élaborent les représentations de soi et des autres, avec une part de secret et de non-transparence. La réduire à la physiologie, à l’organisation institutionnelle ou à la visibilité sociale fait perdre sa dimension psychique.

30. Quel principe structure le droit français dans les échanges sexuels tout en appelant une protection particulière ?

L’autonomie corporelle prévaut, avec une protection réservée aux personnes privées de capacité juridique
La liberté individuelle prévaut, avec une protection centrée sur les établissements qui encadrent les relations
La confidentialité prévaut, avec une protection limitée aux personnes vivant en institution
Le consentement prévaut, avec une protection renforcée des mineurs et des personnes vulnérables

Le consentement prévaut, avec une protection renforcée des mineurs et des personnes vulnérables

Explication

Le droit français accorde une place centrale au consentement tout en protégeant particulièrement les mineurs, les personnes vulnérables et l’être humain contre son instrumentalisation sexuelle. La vulnérabilité ne remplace donc pas le principe du consentement, mais justifie une protection accrue.

31. Quelle est la position de la loi française concernant l’accompagnement sexuel des personnes handicapées ayant des difficultés physiques ou mentales ?

Elle l’autorise lorsqu’il est organisé par un établissement médico-social agréé
Elle le reconnaît comme une prestation privée dès lors qu’un consentement est exprimé
Elle ne l’autorise pas et l’assimile au proxénétisme et à la prostitution
Elle l’autorise pour les personnes majeures lorsque l’accompagnement reste occasionnel

Elle ne l’autorise pas et l’assimile au proxénétisme et à la prostitution

Explication

La loi française n’autorise pas l’accompagnement sexuel des personnes handicapées ayant des difficultés physiques ou mentales et l’assimile au proxénétisme et à la prostitution. L’existence d’un consentement ou d’un encadrement institutionnel ne transforme pas cette qualification juridique.

32. Quel type de vie affective une personne handicapée peut-elle rechercher, y compris en foyer ou en maison d’accueil spécialisée ?

Une relation organisée par l’institution, avec des sentiments définis selon les règles collectives
Une histoire d’amour, de la tendresse, du désir et une intimité du désir
Un lien principalement thérapeutique, centré sur la réadaptation et la dépendance quotidienne
Une relation limitée à la camaraderie, sans expression du désir ni recherche d’intimité

Une histoire d’amour, de la tendresse, du désir et une intimité du désir

Explication

Les personnes handicapées peuvent rechercher une histoire d’amour, de la tendresse, du désir et une intimité du désir, y compris en institution. Leur lieu de vie ne supprime donc pas leurs aspirations affectives et sexuelles, contrairement à une conception qui réduirait leurs relations au soin ou à la camaraderie.

33. Que signifie respecter l’intimité d’une personne handicapée dans son accompagnement ?

Confier les décisions intimes aux proches afin d’équilibrer les capacités de la personne et ses besoins
Laisser la personne décider sans intervention afin de préserver sa vie privée et son indépendance
Privilégier la protection institutionnelle en encadrant les choix affectifs pour prévenir les risques
Développer son autonomie et soutenir ses choix tout en maintenant les obligations de protection et d’accompagnement

Développer son autonomie et soutenir ses choix tout en maintenant les obligations de protection et d’accompagnement

Explication

Respecter l’intimité consiste à articuler l’autonomie et le soutien des choix avec les responsabilités de protection et d’accompagnement. L’absence d’intervention, le contrôle institutionnel ou la délégation aux proches ne permettent pas de maintenir cet équilibre.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 52 flashcards sur Classification et incidences du handicap.

Qu'est-ce que la sémiologie en médecine ?

La science de l’observation des troubles et de l’examen clinique.

Quels éléments observe la démarche clinique dans sa phase analytique ?

L’apparence, le comportement, le passage à l’acte et les troubles psychomoteurs.

Quels aspects la démarche clinique évalue-t-elle après l’observation ?

La conscience, l’orientation spatio-temporelle, la mémoire, l’humeur, le jugement et l’activité opérationnelle.

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Consultez la fiche de révision complète sur Classification et incidences du handicap.

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