QCM : Caractérisation fonctionnelle de l’individu (24 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment peut-on caractériser un individu vivant dans une perspective systémique et adaptative ?

Comme un ensemble de réflexes destinés à maintenir une position corporelle constante
Comme un organisme répondant passivement aux stimulations sans modifier ses conditions d’existence
Comme une structure stable visant principalement l’augmentation de sa dépense énergétique
Comme un système complexe recherchant activement des conditions d’existence optimales à moindre coût énergétique

Comme un système complexe recherchant activement des conditions d’existence optimales à moindre coût énergétique

Explication

L’individu vivant est décrit comme un système complexe qui explore activement son environnement afin d’optimiser son existence en limitant le coût énergétique. L’idée d’une réponse passive ne rend pas compte de cette recherche active d’adaptation.

2. Dans quelle situation une activité motrice est-elle considérée comme pertinente pour un patient ?

Lorsqu’elle est choisie selon la technique disponible plutôt que selon les besoins du patient
Lorsqu’elle est identique pour tous les patients, quel que soit leur état fonctionnel
Lorsqu’elle mobilise une intensité maximale indépendamment du contexte de réalisation
Lorsqu’elle est adaptée au patient, réalisée au moment opportun et dans des conditions appropriées

Lorsqu’elle est adaptée au patient, réalisée au moment opportun et dans des conditions appropriées

Explication

Une activité motrice pertinente doit être adaptée au patient, effectuée au bon moment et dans de bonnes conditions. Une intensité élevée ou une technique standardisée ne garantit pas cette adéquation.

3. Quelle proposition exprime la conception de Sherrington concernant le rôle du réflexe dans l’activité motrice ?

Le réflexe apparaît après l’apprentissage volontaire et constitue une habileté motrice progressivement acquise
Le réflexe correspond à une réponse consciente élaborée à partir d’une décision volontaire
Le réflexe est une réponse extérieure au mouvement, car l’activité motrice dépend principalement de la posture
Le réflexe constitue la base de l’activité motrice, sans se confondre avec un mouvement volontaire appris

Le réflexe constitue la base de l’activité motrice, sans se confondre avec un mouvement volontaire appris

Explication

Pour Sherrington, le réflexe constitue la base de l’activité motrice. Cette activité réflexe médullaire ne doit toutefois pas être assimilée à un mouvement volontaire appris.

4. Par quel mécanisme l’apprentissage transforme-t-il progressivement le comportement ?

Par la plasticité du système nerveux central et l’influence des expériences ou messages extérieurs
Par la maturation d’un programme inné qui reste indépendant des expériences vécues
Par la répétition de réponses réflexes médullaires sans modification du système nerveux central
Par la diminution des informations extérieures afin de préserver les comportements déjà établis

Par la plasticité du système nerveux central et l’influence des expériences ou messages extérieurs

Explication

L’apprentissage modifie le comportement grâce à la plasticité du système nerveux central et aux expériences ou messages provenant de l’extérieur. Un comportement appris se distingue donc d’une réponse strictement innée.

5. Quelle distinction oppose correctement les réflexes innés aux relations stimulus-réponse acquises ?

Les réflexes innés dépendent principalement du contexte social, tandis que les relations acquises restent identiques dans tout environnement
Les réflexes innés sont présents d’emblée, tandis que les relations acquises résultent de l’apprentissage et de l’adaptation
Les réflexes innés apparaissent après une adaptation progressive, tandis que les relations acquises précèdent toute expérience
Les réflexes innés résultent d’un apprentissage, tandis que les relations acquises sont présentes dès la naissance

Les réflexes innés sont présents d’emblée, tandis que les relations acquises résultent de l’apprentissage et de l’adaptation

Explication

Les réflexes innés sont des réponses déjà présentes, alors que les relations stimulus-réponse acquises se construisent par l’apprentissage et l’adaptation au monde extérieur. Inverser ces deux origines conduit à confondre comportement inné et comportement appris.

6. Quel principe peut faciliter l’apprentissage du contrôle moteur d’un membre possédant sept degrés de liberté ?

Remplacer le contrôle des degrés de liberté par une commande identique pour chaque membre
Réduire d’abord le nombre de degrés de liberté contrôlés, puis stabiliser progressivement cette organisation
Maintenir une variation permanente des degrés de liberté pour empêcher toute stabilisation du mouvement
Augmenter d’emblée le nombre de degrés de liberté afin de solliciter toutes les articulations

Réduire d’abord le nombre de degrés de liberté contrôlés, puis stabiliser progressivement cette organisation

Explication

Chaque membre possède sept degrés de liberté à contrôler, et l’apprentissage peut être facilité par leur minimisation puis leur stabilisation progressive. Une augmentation immédiate de la complexité rend généralement le contrôle moteur plus difficile.

7. Que décrit principalement la notion de posture ?

L’organisation relative des segments corporels entre eux et par rapport à l’ensemble du corps
L’évolution temporelle des segments corporels au cours d’un déplacement ou d’une action
La succession des réponses réflexes déclenchées par une perturbation de l’équilibre
La production de force musculaire nécessaire pour accélérer un segment corporel

L’organisation relative des segments corporels entre eux et par rapport à l’ensemble du corps

Explication

La posture correspond aux positions relatives et aux relations biomécaniques entre les parties du corps, les segments adjacents et le corps entier. L’évolution de ces relations dans le temps relève plutôt de la description du mouvement.

8. Quelle caractéristique correspond à une posture correcte ?

Elle privilégie une asymétrie fonctionnelle pour compenser les contraintes exercées par la gravité
Elle est sans effort, indolore, alignée avec la gravité et suffisamment libre pour ne pas être fixée
Elle repose sur une contraction musculaire importante afin de maintenir les segments dans une position stable
Elle nécessite une fatigue progressive permettant de renforcer le maintien de la position corporelle

Elle est sans effort, indolore, alignée avec la gravité et suffisamment libre pour ne pas être fixée

Explication

Une posture correcte est décrite comme sans effort, sans fatigue, indolore, symétrique, alignée avec la ligne gravitaire et non fixée. Une contraction excessive qui verrouille la position correspond au contraire à une posture fixée.

9. Quels éléments appartiennent au contrôle postural ?

La force maximale, la vitesse d’exécution, la précision gestuelle et la mémorisation des mouvements
La tonicité ainsi que des fonctions inconsciente, acquise, antigravitaire, de référence et relationnelle
La sensibilité cutanée, la vision, l’audition et la coordination des mouvements volontaires
La mobilité articulaire, la souplesse musculaire, l’endurance et la puissance de propulsion

La tonicité ainsi que des fonctions inconsciente, acquise, antigravitaire, de référence et relationnelle

Explication

Le contrôle postural comprend la tonicité et plusieurs fonctions : inconsciente et acquise, antigravitaire, de référence et relationnelle. Les autres ensembles décrivent des capacités sensorielles, musculaires ou motrices qui ne constituent pas cette définition complète.

10. Quelles informations sensorielles participent à l’organisation du contrôle postural ?

Les informations proprioceptives, gustatives, visuelles et nociceptives
Les informations vestibulaires, visuelles, proprioceptives et cutanées plantaires
Les informations visuelles, auditives, olfactives et proprioceptives
Les informations vestibulaires, auditives, tactiles et thermiques

Les informations vestibulaires, visuelles, proprioceptives et cutanées plantaires

Explication

Le contrôle postural combine les informations vestibulaires, visuelles, proprioceptives et cutanées plantaires pour organiser la motricité. Réduire ce contrôle aux informations visuelles néglige le rôle des autres sources sensorielles.

11. Quelle distinction décrit correctement le centre de masse et le centre de pression ?

Les deux centres sont bidimensionnels et décrivent les forces exercées par les muscles.
Le centre de masse est tridimensionnel et lié à l’espace, tandis que le centre de pression est bidimensionnel et lié à l’environnement.
Le centre de masse est bidimensionnel et lié à l’environnement, tandis que le centre de pression est tridimensionnel et lié à l’espace.
Les deux centres sont tridimensionnels et décrivent la position du corps dans l’espace.

Le centre de masse est tridimensionnel et lié à l’espace, tandis que le centre de pression est bidimensionnel et lié à l’environnement.

Explication

Le centre de masse correspond à un point tridimensionnel lié à l’espace, alors que le centre de pression est défini en deux dimensions par rapport à l’environnement. Les considérer comme ayant les mêmes dimensions et le même référentiel confond deux notions distinctes.

12. Quel ensemble décrit correctement l’organe vestibulaire ?

La rétine, le nerf optique et le cristallin
Les fuseaux neuromusculaires, les tendons et les articulations
La cochlée, le tympan et les osselets
Les canaux semi-circulaires, l’utricule et le saccule

Les canaux semi-circulaires, l’utricule et le saccule

Explication

L’organe vestibulaire détecte les mouvements et comprend les canaux semi-circulaires ainsi que l’utricule et le saccule. La cochlée et les osselets appartiennent à l’appareil auditif, et non à l’organe vestibulaire.

13. Quelle fonction est principalement associée à la vision périphérique dans l’orientation posturale ?

La mémorisation des mouvements et la planification des gestes
La contribution à l’équilibre et à l’orientation
L’identification précise des objets et leur catégorisation
La détection des sons et la localisation des sources auditives

La contribution à l’équilibre et à l’orientation

Explication

La vision périphérique contribue notamment à l’équilibre et à l’orientation dans l’environnement. L’identification et la catégorisation relèvent principalement de la vision centrale.

14. Comment évoluent les stratégies motrices lorsque la perturbation posturale devient progressivement plus importante ?

L’initiation d’un pas précède la stratégie de cheville, puis la stratégie de hanches et de genoux.
La stratégie de cheville précède la stratégie de hanches et de genoux, puis l’initiation d’un pas.
La stratégie de cheville et l’initiation d’un pas apparaissent simultanément avant la stratégie de hanches.
La stratégie de hanches et de genoux précède l’initiation d’un pas, puis la stratégie de cheville.

La stratégie de cheville précède la stratégie de hanches et de genoux, puis l’initiation d’un pas.

Explication

Une perturbation croissante entraîne d’abord une stratégie de cheville, puis une stratégie de hanches et de genoux, avant l’initiation d’un pas. Associer directement la stratégie de cheville aux déséquilibres les plus importants inverse cette progression.

15. Quelle description caractérise le mieux la marche ?

Une chute perpétuelle vers l’avant
Une rotation continue du corps autour de son axe vertical
Une immobilité alternée des deux membres inférieurs
Une succession de sauts verticaux contrôlés par les bras

Une chute perpétuelle vers l’avant

Explication

La marche peut être comprise comme une chute perpétuelle vers l’avant, continuellement contrôlée par les déplacements du corps. Elle ne correspond pas à une immobilité alternée ni à une rotation continue autour de l’axe vertical.

16. Quelles composantes une habileté motrice peut-elle mobiliser ?

Des composantes tactiles, musicales, mnésiques et relationnelles
Des composantes auditives, langagières, émotionnelles et sociales
Des composantes temporelles, spatiales, attentionnelles et énergétiques
Des composantes visuelles, digestives, hormonales et respiratoires

Des composantes temporelles, spatiales, attentionnelles et énergétiques

Explication

Les habiletés motrices mobilisent des composantes temporelles, spatiales, attentionnelles et énergétiques, incluant les coûts moteur et cognitif. Les autres ensembles mélangent des fonctions qui ne définissent pas les composantes principales d’une habileté motrice.

17. Une séquence qui enchaîne plusieurs actions discrètes organisées correspond à quel type d’habileté ?

Une habileté discrète
Une habileté sérielle
Une habileté réflexe
Une habileté continue

Une habileté sérielle

Explication

Une habileté sérielle assemble plusieurs actions discrètes dans un enchaînement organisé. Une habileté discrète possède une action identifiable avec un début et une fin, tandis qu’une habileté continue ne présente pas de limites clairement repérables.

18. Lorsqu’une personne détermine la réponse tactique à choisir avant d’exécuter un geste, quelle dimension de l’habileté est principalement sollicitée ?

L’habileté continue, qui dépend de la durée du mouvement
L’habileté fermée, qui dépend d’un environnement prévisible
L’habileté cognitive, qui privilégie la prise de décision
L’habileté motrice, qui privilégie le contrôle de l’exécution

L’habileté cognitive, qui privilégie la prise de décision

Explication

L’habileté cognitive privilégie la prise de décision pour déterminer ce qu’il faut faire. Le contrôle moteur concerne plutôt la manière d’exécuter la réponse une fois la décision prise.

19. Laquelle des situations illustre le mieux une motricité fonctionnelle ?

Attraper une tasse pour boire
Maintenir une contraction immobile
Fléchir le coude sans objet
Observer un réflexe tendineux

Attraper une tasse pour boire

Explication

La motricité fonctionnelle concerne une tâche quotidienne orientée vers un but, comme attraper une tasse pour boire. Fléchir le coude sans tâche constitue un mouvement isolé, et non une action fonctionnelle complète.

20. Les possibilités fonctionnelles d’une personne dépendent principalement de quelle combinaison de facteurs ?

Son équilibre, sa vitesse et son équipement
Ses caractéristiques, la tâche et l’environnement
La tâche, la motivation et la durée de l’exercice
Sa force musculaire, son âge et sa taille

Ses caractéristiques, la tâche et l’environnement

Explication

Les possibilités fonctionnelles résultent de l’intersection entre les caractéristiques de l’individu, les contraintes de la tâche et celles de l’environnement. Les autres réponses citent des facteurs pertinents possibles, mais ne reprennent pas cette combinaison conceptuelle.

21. Une personne possède une force suffisante pour se lever, mais cette capacité limite sa participation aux activités sociales. Quelle notion décrit les conséquences sur sa vie quotidienne ?

La participation
La fonction
L’activité
La capacité isolée

La participation

Explication

La participation concerne l’incidence des capacités et des activités sur la vie quotidienne, notamment la possibilité de prendre part aux activités sociales. La fonction décrit les capacités, tandis que l’activité correspond à leur intégration dans des gestes fonctionnels.

22. Quel critère indique qu’un test mesure bien le phénomène qu’il est censé mesurer ?

La standardisation
La validité
La reproductibilité
La sensibilité

La validité

Explication

La validité indique qu’un test mesure réellement le phénomène visé. La reproductibilité concerne plutôt la cohérence des résultats obtenus entre différents examinateurs.

23. Quelle méthode fournit une valeur numérique obtenue à l’aide d’un instrument de mesure ?

Une évaluation qualitative
Une observation clinique
Un questionnaire descriptif
Une mesure quantitative

Une mesure quantitative

Explication

Une mesure quantitative produit une valeur numérique au moyen d’un outil de mesure. Une évaluation qualitative décrit davantage la situation, notamment à partir d’un questionnaire ou d’un examen clinique.

24. Lorsqu’un chercheur analyse les forces responsables du mouvement d’un membre, étudie-t-il principalement quelle grandeur ?

La cinétique
La morphologie
La coordination
La cinématique

La cinétique

Explication

La cinétique étudie les forces qui agissent sur le système ou causent le mouvement. La cinématique décrit plutôt l’évolution temporelle des paramètres du mouvement, sans se centrer sur ses forces.

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Comment peut-on représenter tout individu vivant selon le système adaptatif ?

Comme un système complexe cherchant activement des conditions optimales à moindre coût énergétique.

Quelles conditions rendent une activité motrice pertinente ?

Être adaptée au patient, réalisée au bon moment et dans les bonnes conditions.

Quelle base de l'activité motrice Sherrington a-t-il identifiée en 1906 ?

Le réflexe.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Caractérisation fonctionnelle de l’individu.

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