QCM : Ondes électromagnétiques et plasmas (59 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la définition d’un champ de grandeur G, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Un champ décrit les valeurs de G en plusieurs instants imposés.
Un champ nécessite que la grandeur étudiée soit vectorielle.
Un champ associe une valeur de G à chaque point du domaine considéré.
Un champ rassemble les valeurs locales d’une grandeur dans l’espace.
Un champ est défini dans un domaine spatial donné à un instant fixé.

Un champ associe une valeur de G à chaque point du domaine considéré. · Un champ rassemble les valeurs locales d’une grandeur dans l’espace. · Un champ est défini dans un domaine spatial donné à un instant fixé.

Explication

Un champ rassemble les valeurs d’une grandeur en chaque point d’un domaine spatial à un instant donné. Il ne nécessite pas une grandeur vectorielle et sa définition ne repose pas sur plusieurs instants.

2. Parmi les propositions suivantes concernant les champs scalaires et vectoriels, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Un champ scalaire est représenté par une valeur réelle en chaque point.
Un champ vectoriel est représenté par trois composantes réelles.
Un champ scalaire est décrit par trois composantes réelles indépendantes.
Un champ vectoriel est représenté par une seule valeur réelle locale.
Un champ vectoriel possède trois composantes réelles associées à un vecteur.

Un champ scalaire est représenté par une valeur réelle en chaque point. · Un champ vectoriel est représenté par trois composantes réelles. · Un champ vectoriel possède trois composantes réelles associées à un vecteur.

Explication

Un champ scalaire est décrit par un réel, tandis qu’un champ vectoriel est associé à trois composantes réelles. Une description scalaire ne comporte pas trois composantes et une description vectorielle ne se réduit pas à un seul réel.

3. Les propriétés géométriques d’une ligne de champ comprennent :

Une ligne de champ est une courbe définie pour un champ vectoriel.
La tangente à la courbe est colinéaire au champ considéré.
La relation de colinéarité est vérifiée en chaque point de la ligne.
Une ligne de champ est représentée par un réel.
Sa tangente est perpendiculaire au champ en chaque point.

Une ligne de champ est une courbe définie pour un champ vectoriel. · La tangente à la courbe est colinéaire au champ considéré. · La relation de colinéarité est vérifiée en chaque point de la ligne.

Explication

Une ligne de champ est une courbe associée à un champ vectoriel dont la tangente est colinéaire au champ en chaque point. Elle n’est donc pas représentée par un réel et sa tangente n’est pas perpendiculaire au champ.

4. À propos de la circulation et du flux d’un champ vectoriel, quelles sont les réponses exactes ?

Le flux est une intégrale de surface à travers une surface orientée.
La circulation est une intégrale curviligne le long d’une courbe orientée.
Le flux est une intégrale curviligne associée à une courbe orientée.
La circulation est calculée à travers une surface orientée.
Le flux traverse une surface, contrairement à la circulation le long d’une courbe.

Le flux est une intégrale de surface à travers une surface orientée. · La circulation est une intégrale curviligne le long d’une courbe orientée. · Le flux traverse une surface, contrairement à la circulation le long d’une courbe.

Explication

La circulation s’effectue le long d’une courbe orientée par une intégrale curviligne. Le flux traverse une surface orientée et correspond à une intégrale de surface ; les deux opérations ne doivent pas être interverties.

5. Concernant le gradient d’un champ scalaire U en coordonnées cartésiennes :

Il s’écrit avec les dérivées de U selon les seules coordonnées x et y.
Sa composante selon x vaut ∂U∂xe⃗x\frac{\partial U}{\partial x}\vec e_x.
Il comprend les contributions selon x, y et z.
Le gradient de U est un champ vectoriel.
Il associe à U une grandeur scalaire issue de dérivées partielles.

Sa composante selon x vaut $$\frac{\partial U}{\partial x}\vec e_x$$. · Il comprend les contributions selon x, y et z. · Le gradient de U est un champ vectoriel.

Explication

Le gradient transforme un champ scalaire en champ vectoriel et comporte les trois dérivées partielles spatiales. Sa composante selon x est ∂U∂xe⃗x\frac{\partial U}{\partial x}\vec e_x ; il ne se limite pas aux coordonnées x et y et ne produit pas un scalaire.

6. Parmi les propositions suivantes concernant la divergence d’un champ vectoriel, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Pour a⃗=axe⃗x+aye⃗y+aze⃗z\vec a=a_x\vec e_x+a_y\vec e_y+a_z\vec e_z, elle vaut ∂ax∂x+∂ay∂y+∂az∂z\frac{\partial a_x}{\partial x}+\frac{\partial a_y}{\partial y}+\frac{\partial a_z}{\partial z}.
Elle s’obtient par une intégrale de surface du champ vectoriel.
Elle additionne les dérivées de chaque composante selon sa coordonnée.
La divergence d’un champ vectoriel est une grandeur scalaire.
Elle produit un vecteur comme le rotationnel du champ.

Pour $$\vec a=a_x\vec e_x+a_y\vec e_y+a_z\vec e_z$$, elle vaut $$\frac{\partial a_x}{\partial x}+\frac{\partial a_y}{\partial y}+\frac{\partial a_z}{\partial z}$$. · Elle additionne les dérivées de chaque composante selon sa coordonnée. · La divergence d’un champ vectoriel est une grandeur scalaire.

Explication

La divergence est scalaire et se calcule par la somme des dérivées de chaque composante selon la coordonnée correspondante. Elle vaut l’expression donnée pour a⃗\vec a ; elle ne produit pas un vecteur et sa définition locale n’est pas une intégrale de surface.

7. Concernant le rotationnel d’un champ vectoriel, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Il est défini par le produit scalaire de deux champs.
Il s’écrit rot⁡a⃗=∇⃗∧a⃗\operatorname{rot}\vec a=\vec\nabla\wedge\vec a.
Le rotationnel s’applique à un champ vectoriel.
Il se note rot⁡a⃗\operatorname{rot}\vec a pour un champ a⃗\vec a.
Il transforme le champ vectoriel en une grandeur scalaire.

Il s’écrit $$\operatorname{rot}\vec a=\vec\nabla\wedge\vec a$$. · Le rotationnel s’applique à un champ vectoriel. · Il se note $$\operatorname{rot}\vec a$$ pour un champ $$\vec a$$.

Explication

Le rotationnel est un opérateur appliqué à un champ vectoriel et se note rot⁡a⃗=∇⃗∧a⃗\operatorname{rot}\vec a=\vec\nabla\wedge\vec a. Il n’est pas défini par un produit scalaire et, contrairement à la divergence, il est vectoriel.

8. À temps fixé, quelles propositions décrivent correctement la variation spatiale d’un champ scalaire U ?

La variation à temps fixé dépend d’un différentiel temporel indépendant.
La variation spatiale vérifie dU=∇⃗U⋅dr⃗dU=\vec\nabla U\cdot d\vec r.
La variation spatiale comporte nécessairement un terme temporel.
Le déplacement spatial intervient par le vecteur dr⃗d\vec r.
Le gradient de U intervient dans le calcul de cette variation.

La variation spatiale vérifie $$dU=\vec\nabla U\cdot d\vec r$$. · Le déplacement spatial intervient par le vecteur $$d\vec r$$. · Le gradient de U intervient dans le calcul de cette variation.

Explication

À temps fixé, la variation du champ est dU=∇⃗U⋅dr⃗dU=\vec\nabla U\cdot d\vec r. Elle dépend du déplacement spatial et du gradient, sans terme temporel supplémentaire ; les propositions introduisant un différentiel temporel décrivent la variation générale, pas la variation spatiale fixée.

9. Concernant le théorème de Stokes, la(les)quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

La relation de Stokes concerne une courbe ouverte et son volume intérieur.
La surface utilisée s’appuie sur le contour considéré.
Le théorème relie un flux sortant sur une surface fermée à une intégrale volumique.
Stokes relie une circulation sur un contour fermé à un flux de rotationnel.
Le flux intervenant dans Stokes porte sur le rotationnel du champ.

La surface utilisée s’appuie sur le contour considéré. · Stokes relie une circulation sur un contour fermé à un flux de rotationnel. · Le flux intervenant dans Stokes porte sur le rotationnel du champ.

Explication

Le théorème de Stokes relie la circulation d’un champ sur un contour fermé au flux de son rotationnel à travers une surface appuyée sur ce contour. Le lien entre flux sortant d’une surface fermée et intégrale volumique relève d’Ostrogradski, et non de Stokes.

10. Concernant la charge électrique, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La charge électrique décrit directement la répartition spatiale dans un volume.
La charge électrique varie lorsqu’on change de référentiel d’observation.
La charge électrique se mesure en coulombs dans le système international.
La charge électrique est quantifiée selon la relation q=Zeq=Ze.
La charge élémentaire vaut environ 1.6×10−19 C1.6\times10^{-19}\,\mathrm C.

La charge électrique se mesure en coulombs dans le système international. · La charge électrique est quantifiée selon la relation $$q=Ze$$. · La charge élémentaire vaut environ $$1.6\times10^{-19}\,\mathrm C$$.

Explication

La charge électrique s’exprime en coulombs, reste indépendante du référentiel et se quantifie selon q=Zeq=Ze, avec une charge élémentaire d’environ 1.6×10−19 C1.6\times10^{-19}\,\mathrm C. La répartition spatiale de la charge relève de la densité de charge, et non de la charge elle-même.

11. Parmi les propositions suivantes concernant la densité volumique de charge, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La densité volumique de charge s’exprime en C m−2\mathrm{C\,m^{-2}}.
La densité volumique de charge est définie sur une surface d’épaisseur négligeable.
La densité volumique de charge s’exprime en C m−3\mathrm{C\,m^{-3}}.
La densité volumique de charge est définie par ρ=dqdτ\rho=\frac{dq}{d\tau}.
La densité volumique de charge caractérise une répartition dans un volume.

La densité volumique de charge s’exprime en $$\mathrm{C\,m^{-3}}$$. · La densité volumique de charge est définie par $$\rho=\frac{dq}{d\tau}$$. · La densité volumique de charge caractérise une répartition dans un volume.

Explication

La densité volumique est le rapport ρ=dqdτ\rho=\frac{dq}{d\tau} et décrit une répartition dans un volume, avec l’unité C m−3\mathrm{C\,m^{-3}}. L’unité C m−2\mathrm{C\,m^{-2}} et la définition sur une surface d’épaisseur négligeable correspondent à la densité surfacique.

12. Concernant le vecteur densité de courant, quelles sont les réponses exactes au sujet de sa définition et de son unité ?

Il s’exprime en A m−2\mathrm{A\,m^{-2}} dans le système international.
Il s’écrit j⃗=∑iniqiv⃗i\vec j=\sum_i n_iq_i\vec v_i.
Il s’exprime en C m−3\mathrm{C\,m^{-3}} comme une densité volumique.
Il se définit par j⃗=∑iniqir⃗i\vec j=\sum_i n_iq_i\vec r_i.
Il dépend des densités de porteurs, de leurs charges et de leurs vitesses.

Il s’exprime en $$\mathrm{A\,m^{-2}}$$ dans le système international. · Il s’écrit $$\vec j=\sum_i n_iq_i\vec v_i$$. · Il dépend des densités de porteurs, de leurs charges et de leurs vitesses.

Explication

Le vecteur densité de courant est donné par j⃗=∑iniqiv⃗i\vec j=\sum_i n_iq_i\vec v_i et s’exprime en A m−2\mathrm{A\,m^{-2}}. Il dépend donc des densités de porteurs, de leurs charges et de leurs vitesses. L’unité C m−3\mathrm{C\,m^{-3}} concerne la densité volumique, tandis que r⃗i\vec r_i ne représente pas la vitesse.

13. Une surface orientée est traversée par une densité de courant. Concernant l’intensité correspondante :

L’intensité est calculée par le flux de la densité de courant.
La relation d’intensité utilise une intégrale volumique sur le domaine étudié.
Le produit scalaire avec l’élément de surface orienté est remplacé par un produit vectoriel.
L’intensité obtenue correspond au flux de j⃗\vec j à travers la surface orientée.
L’expression adaptée est i=∬Sj⃗⋅dS⃗i=\iint_S\vec j\cdot d\vec S.

L’intensité est calculée par le flux de la densité de courant. · L’intensité obtenue correspond au flux de $$\vec j$$ à travers la surface orientée. · L’expression adaptée est $$i=\iint_S\vec j\cdot d\vec S$$.

Explication

L’intensité traversant une surface orientée est le flux de la densité de courant, soit i=∬Sj⃗⋅dS⃗i=\iint_S\vec j\cdot d\vec S. Le calcul repose sur une intégrale de surface et un produit scalaire avec l’élément orienté, non sur une intégrale volumique ou un produit vectoriel.

14. À propos de l’interaction électromagnétique :

Elle est limitée aux particules dépourvues de charge électrique.
Elle s’exerce entre des particules chargées.
Elle constitue une interaction impliquant les charges électriques.
Elle concerne des particules neutres plutôt que des particules chargées.
Elle possède une portée très longue à l’échelle des interactions fondamentales.

Elle s’exerce entre des particules chargées. · Elle constitue une interaction impliquant les charges électriques. · Elle possède une portée très longue à l’échelle des interactions fondamentales.

Explication

L’interaction électromagnétique est de très longue portée et s’exerce entre les particules chargées. Elle implique donc les charges électriques, contrairement aux affirmations qui la réservent aux particules neutres ou dépourvues de charge.

15. Dans le vide, quelles propositions décrivent correctement la propagation de la lumière ?

Sa vitesse dans le vide vaut c=1ε0μ0c=\frac{1}{\sqrt{\varepsilon_0\mu_0}}.
La lumière se propage dans le vide comme une onde électromagnétique.
James Clerk Maxwell a formulé cette unification théorique en 1864.
La vitesse de propagation dépend des constantes ε0\varepsilon_0 et μ0\mu_0.
La lumière dans le vide est décrite comme une onde électrostatique.

Sa vitesse dans le vide vaut $$c=\frac{1}{\sqrt{\varepsilon_0\mu_0}}$$. · La lumière se propage dans le vide comme une onde électromagnétique. · James Clerk Maxwell a formulé cette unification théorique en 1864. · La vitesse de propagation dépend des constantes $$\varepsilon_0$$ et $$\mu_0$$.

Explication

Dans le vide, la lumière est une onde électromagnétique et sa vitesse vaut c=1ε0μ0c=\frac{1}{\sqrt{\varepsilon_0\mu_0}}. Cette vitesse dépend de la permittivité ε0\varepsilon_0 et de la perméabilité μ0\mu_0 du vide. James Clerk Maxwell a formulé l’unification théorique des phénomènes électromagnétiques en 1864. Une onde électrostatique ne décrit pas la propagation de la lumière dans le vide.

16. Concernant la force de Lorentz exercée sur une particule chargée, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Elle s’écrit f⃗L=q(E⃗+v⃗∧B⃗)\vec f_L=q(\vec E+\vec v\wedge\vec B).
Elle prend en compte le champ électrique et le champ magnétique.
Le terme magnétique fait intervenir la vitesse v⃗\vec v et le champ B⃗\vec B.
Elle est donnée par f⃗L=q(E⃗+v⃗⋅B⃗)\vec f_L=q(\vec E+\vec v\cdot\vec B).
Elle dépend de la charge électrique qq de la particule.

Elle s’écrit $$\vec f_L=q(\vec E+\vec v\wedge\vec B)$$. · Elle prend en compte le champ électrique et le champ magnétique. · Le terme magnétique fait intervenir la vitesse $$\vec v$$ et le champ $$\vec B$$. · Elle dépend de la charge électrique $$q$$ de la particule.

Explication

La force de Lorentz dépend de la charge et vérifie f⃗L=q(E⃗+v⃗∧B⃗)\vec f_L=q(\vec E+\vec v\wedge\vec B). Elle comporte donc une contribution électrique et une contribution magnétique faisant intervenir v⃗\vec v et B⃗\vec B. Le terme magnétique utilise un produit vectoriel, et non un produit scalaire.

17. Les caractéristiques du champ électromagnétique comprennent :

Une composante électrique notée E⃗\vec E.
L’association des champs électrique et magnétique.
Un champ électrique exprimé en V m−1\mathrm{V\,m^{-1}}.
Une composante magnétique notée B⃗\vec B.
Un champ magnétique exprimé en teslas.

Une composante électrique notée $$\vec E$$. · L’association des champs électrique et magnétique. · Un champ électrique exprimé en $$\mathrm{V\,m^{-1}}$$. · Une composante magnétique notée $$\vec B$$. · Un champ magnétique exprimé en teslas.

Explication

Le champ électromagnétique associe le champ électrique E⃗\vec E et le champ magnétique B⃗\vec B. Le champ électrique s’exprime en V m−1\mathrm{V\,m^{-1}}, tandis que le champ magnétique s’exprime en teslas.

18. Un champ électromagnétique agit sur une particule chargée en mouvement. Quelles sont les propositions exactes ?

Elle correspond à une force appliquée dans le cadre électromagnétique.
Elle concerne une particule indépendamment de sa charge électrique.
Elle agit sur une particule chargée en mouvement.
Elle résulte de l’action des champs électrique et magnétique.
La force de Lorentz est exercée par le champ électromagnétique.

Elle correspond à une force appliquée dans le cadre électromagnétique. · Elle agit sur une particule chargée en mouvement. · Elle résulte de l’action des champs électrique et magnétique. · La force de Lorentz est exercée par le champ électromagnétique.

Explication

La force de Lorentz est la force exercée par le champ électromagnétique sur une particule chargée en mouvement. Elle relève de l’action des champs électrique et magnétique. Une force indépendante de la charge ne correspond pas à cette définition.

19. Concernant le champ électrique créé par une charge ponctuelle, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le potentiel électrostatique associé décroît inversement avec le carré de la distance.
Le champ électrique créé par une charge ponctuelle est radial suivant le vecteur unitaire radial.
Le champ électrique est indépendant de la valeur de la charge ponctuelle.
Le champ électrique ponctuel décroît inversement avec la distance à la charge.
Le champ électrique dépend inversement du carré de la distance à la charge.

Le champ électrique créé par une charge ponctuelle est radial suivant le vecteur unitaire radial. · Le champ électrique dépend inversement du carré de la distance à la charge.

Explication

Le champ ponctuel est donné par E⃗=Q4πε0r2u⃗r\vec E=\frac{Q}{4\pi\varepsilon_0r^2}\vec u_r : il est radial et décroît en 1/r21/r^2. Le potentiel décroît en 1/r1/r, le champ ne suit donc pas cette dépendance et varie avec la charge.

20. Parmi les propositions suivantes concernant les forces électrique et gravitationnelle, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La force de Coulomb possède une nature attractive indépendante des signes des charges.
La force gravitationnelle entre deux masses est attractive.
La force gravitationnelle peut devenir répulsive entre deux masses positives.
La force de Coulomb est répulsive pour deux charges de signes opposés.
La force de Coulomb peut être attractive lorsque les charges sont de signes opposés.

La force gravitationnelle entre deux masses est attractive. · La force de Coulomb peut être attractive lorsque les charges sont de signes opposés.

Explication

La force de Coulomb est attractive entre charges de signes opposés et répulsive entre charges de même signe. La gravitation entre masses est attractive ; elle ne devient pas répulsive dans le cadre décrit.

21. Les étapes du calcul du champ créé par une distribution volumique continue comprennent :

L’addition des champs électriques produits par les éléments de charge.
L’intégration des contributions sur une surface indépendante du volume chargé.
La définition d’éléments de charge associés à la densité volumique.
La détermination du champ continu sans sommer les contributions élémentaires.
L’intégration des contributions sur le volume occupé par la distribution.

L’addition des champs électriques produits par les éléments de charge. · La définition d’éléments de charge associés à la densité volumique. · L’intégration des contributions sur le volume occupé par la distribution.

Explication

Une distribution continue est décomposée en éléments de charge, dont les champs sont additionnés puis intégrés sur le volume chargé. Une intégration surfacique ne correspond pas à une densité volumique, et le calcul repose bien sur les contributions élémentaires.

22. Concernant le lien entre potentiel électrostatique et champ électrique, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

La relation entre champ et potentiel s’écrit E⃗=−∇⃗V\vec E=-\vec\nabla V.
Le champ électrique est égal au gradient positif du potentiel électrostatique.
La relation entre champ et potentiel utilise une dérivée temporelle.
Le potentiel électrostatique est l’opposé du gradient du champ électrique.
Le champ électrique est l’opposé du gradient du potentiel électrostatique.

La relation entre champ et potentiel s’écrit $$\vec E=-\vec\nabla V$$. · Le champ électrique est l’opposé du gradient du potentiel électrostatique.

Explication

La relation fondamentale est E⃗=−∇⃗V\vec E=-\vec\nabla V : le champ est donc l’opposé du gradient spatial du potentiel. Le signe positif, l’emploi d’une dérivée temporelle et l’inversion des grandeurs ne correspondent pas à cette relation.

23. À propos du théorème de Gauss, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La charge intérieure peut s’exprimer par une intégrale volumique de la densité de charge.
Les charges extérieures ont une contribution nette nulle au flux d’une surface fermée.
Le flux sortant d’une surface fermée vaut la charge intérieure divisée par ε0\varepsilon_0.
Le théorème de Gauss s’applique à une surface ouverte entourant une charge.
Le flux électrique dépend de la charge totale située à l’extérieur de la surface.

La charge intérieure peut s’exprimer par une intégrale volumique de la densité de charge. · Les charges extérieures ont une contribution nette nulle au flux d’une surface fermée. · Le flux sortant d’une surface fermée vaut la charge intérieure divisée par $$\varepsilon_0$$.

Explication

Le théorème donne ∮SE⃗⋅dS⃗=Qint/ε0\oint_S\vec E\cdot d\vec S=Q_{int}/\varepsilon_0, avec Qint=∫Vρ(P) dτQ_{int}=\int_V\rho(P)\,d\tau. Les charges extérieures peuvent créer un champ local, mais leur contribution nette au flux fermé est nulle ; la surface considérée est fermée.

24. Pour appliquer efficacement le théorème de Gauss au calcul d’un champ, la(les)quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Le flux doit pouvoir être calculé simplement sur la surface choisie.
L’étude des symétries de la distribution précède le choix de la surface.
Les invariances de la situation permettent d’identifier la direction du champ.
Une surface de Gauss est choisie sans considérer la symétrie de la distribution.
La surface de Gauss est choisie pour rendre le module du champ constant.

Le flux doit pouvoir être calculé simplement sur la surface choisie. · L’étude des symétries de la distribution précède le choix de la surface. · Les invariances de la situation permettent d’identifier la direction du champ. · La surface de Gauss est choisie pour rendre le module du champ constant.

Explication

La méthode repose sur l’étude des symétries et invariances, puis sur le choix d’une surface adaptée où le module du champ est constant. Cette sélection rend le flux calculable ; une surface choisie sans symétrie ne fournit pas cette simplification.

25. Concernant le champ électrique produit par un fil infini chargé, quelle(s) est(sont) la(les) proposition(s) exacte(s) ?

Le module du champ décroît inversement avec le carré de la distance.
Le module du champ est proportionnel au carré de la densité linéique.
Le champ d’un fil infini ne dépend pas de sa densité linéique.
Son module est inversement proportionnel à la distance au fil.
Le champ est radial autour du fil infini chargé.

Son module est inversement proportionnel à la distance au fil. · Le champ est radial autour du fil infini chargé.

Explication

Pour un fil infini, E⃗=λ2πε0re⃗r\vec E=\frac{\lambda}{2\pi\varepsilon_0r}\vec e_r : le champ est radial, son module varie en 1/r1/r et il est proportionnel à la densité linéique λ\lambda. Il ne décroît donc pas en 1/r21/r^2 et dépend bien de λ\lambda.

26. Les caractéristiques de la capacité d’un condensateur plan comprennent :

L’insertion d’un diélectrique diminue la capacité à géométrie inchangée.
Avec un diélectrique, la capacité vaut C=εrε0SeC=\frac{\varepsilon_r\varepsilon_0S}{e}.
Dans le vide, la capacité vaut C=ε0SeC=\frac{\varepsilon_0S}{e}.
À géométrie fixée, une augmentation de εr\varepsilon_r augmente la capacité.
Dans le vide, la capacité vaut C=ε0eSC=\frac{\varepsilon_0e}{S}.

Avec un diélectrique, la capacité vaut $$C=\frac{\varepsilon_r\varepsilon_0S}{e}$$. · Dans le vide, la capacité vaut $$C=\frac{\varepsilon_0S}{e}$$. · À géométrie fixée, une augmentation de $$\varepsilon_r$$ augmente la capacité.

Explication

Un condensateur plan vérifie C=ε0S/eC=\varepsilon_0S/e dans le vide et C=εrε0S/eC=\varepsilon_r\varepsilon_0S/e avec diélectrique. Ainsi, à surface et écartement constants, une augmentation de εr\varepsilon_r augmente la capacité ; les deux dernières expressions inversent cette dépendance.

27. Parmi les propositions suivantes concernant l’énergie électrostatique d’un condensateur, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’énergie stockée peut s’écrire UE=Q22CU_E=\frac{Q^2}{2C}.
L’énergie stockée peut s’écrire UE=12CU2U_E=\frac12CU^2.
L’énergie dépend de la charge, de la capacité et de la tension selon la représentation choisie.
La capacité du condensateur est égale à son énergie électrostatique stockée.
L’énergie stockée s’écrit UE=Q2C2U_E=\frac{Q^2C}{2}.

L’énergie stockée peut s’écrire $$U_E=\frac{Q^2}{2C}$$. · L’énergie stockée peut s’écrire $$U_E=\frac12CU^2$$. · L’énergie dépend de la charge, de la capacité et de la tension selon la représentation choisie.

Explication

Les expressions équivalentes sont UE=Q22C=12CU2U_E=\frac{Q^2}{2C}=\frac12CU^2. L’énergie est une grandeur distincte de la capacité, et la forme Q2C/2Q^2C/2 inverse à tort la dépendance en capacité.

28. Concernant le moment dipolaire électrostatique d’un couple de charges, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le moment dipolaire vaut p⃗=qPN→\vec p=q\overrightarrow{PN} pour les charges indiquées.
Le vecteur moment dipolaire est orienté de la charge négative vers la charge positive.
Le moment dipolaire est défini par la position de deux charges positives opposées.
Le moment dipolaire est indépendant de la distance entre les charges.
Pour des charges −q-q en N et +q+q en P, le moment vaut p⃗=qNP→\vec p=q\overrightarrow{NP}.

Le vecteur moment dipolaire est orienté de la charge négative vers la charge positive. · Pour des charges $$-q$$ en N et $$+q$$ en P, le moment vaut $$\vec p=q\overrightarrow{NP}$$.

Explication

Avec −q-q en N et +q+q en P, la définition est p⃗=qNP→\vec p=q\overrightarrow{NP}. Le vecteur est donc orienté de la charge négative vers la charge positive, et sa norme dépend de la charge ainsi que de la distance séparant les deux charges.

29. Un dipôle placé dans un champ électrique extérieur possède une énergie potentielle telle que :

L’énergie potentielle s’écrit Ep=p⃗×E⃗extE_p=\vec p\times\vec E_{ext}.
Une orientation parallèle de p⃗\vec p et E⃗ext\vec E_{ext} donne une énergie négative.
L’énergie potentielle s’écrit Ep=−p⃗⋅E⃗extE_p=-\vec p\cdot\vec E_{ext}.
L’énergie dépend du produit scalaire du moment dipolaire et du champ extérieur.
L’énergie potentielle est indépendante de l’orientation du dipôle dans le champ.

Une orientation parallèle de $$\vec p$$ et $$\vec E_{ext}$$ donne une énergie négative. · L’énergie potentielle s’écrit $$E_p=-\vec p\cdot\vec E_{ext}$$. · L’énergie dépend du produit scalaire du moment dipolaire et du champ extérieur.

Explication

La relation est Ep=−p⃗⋅E⃗extE_p=-\vec p\cdot\vec E_{ext} : elle dépend donc du produit scalaire et de l’orientation relative. Lorsque les vecteurs sont parallèles et de même sens, le produit scalaire est positif et l’énergie est négative ; le produit vectoriel ne convient pas.

30. Concernant la loi de Biot et Savart, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

L’intégrande contient le produit vectoriel entre la densité de courant et le vecteur reliant la source au point d’observation.
La loi de Biot et Savart relie le champ magnétique aux courants électriques.
La loi de Biot et Savart décrit la circulation du champ magnétique sur un contour fermé.
Pour une distribution volumique, le champ dépend d’une intégrale portant sur le volume des courants.
L’expression de Biot et Savart relie le champ électrique aux charges électriques.

L’intégrande contient le produit vectoriel entre la densité de courant et le vecteur reliant la source au point d’observation. · La loi de Biot et Savart relie le champ magnétique aux courants électriques. · Pour une distribution volumique, le champ dépend d’une intégrale portant sur le volume des courants.

Explication

La loi de Biot et Savart relie bien le champ magnétique aux courants et s’intègre sur le volume de la distribution. Son intégrande contient le produit vectoriel entre la densité de courant et le vecteur source-observation. Le lien entre champ électrique et charges relève de la loi de Coulomb, tandis que la circulation sur un contour fermé relève du théorème d’Ampère.

31. Parmi les propositions suivantes concernant le théorème d’Ampère, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La circulation de B⃗\vec B vaut μ0Ienlaceˊ\mu_0 I_{\mathrm{enlacé}} dans le régime considéré.
Le théorème d’Ampère porte sur un contour ouvert entourant une distribution de charges.
Le théorème d’Ampère relie le flux de B⃗\vec B à travers une surface fermée aux charges électriques.
Le théorème d’Ampère relie la circulation de B⃗\vec B sur un contour fermé au courant enlacé.
Le courant enlacé peut s’exprimer par l’intégrale de la densité de courant sur une surface bordée par le contour.

La circulation de $$\vec B$$ vaut $$\mu_0 I_{\mathrm{enlacé}}$$ dans le régime considéré. · Le théorème d’Ampère relie la circulation de $$\vec B$$ sur un contour fermé au courant enlacé. · Le courant enlacé peut s’exprimer par l’intégrale de la densité de courant sur une surface bordée par le contour.

Explication

Le théorème d’Ampère concerne la circulation de B⃗\vec B sur un contour fermé et donne ∮CB⃗⋅dl⃗=μ0Ienlaceˊ\oint_C\vec B\cdot d\vec l=\mu_0 I_{\mathrm{enlacé}}. Le courant enlacé est aussi l’intégrale surfacique de la densité de courant. Le flux à travers une surface fermée est associé au théorème de Gauss, et non au théorème d’Ampère.

32. Un fil rectiligne infini est parcouru par un courant II. Concernant le champ magnétique créé à la distance rr, quelles sont les propositions exactes ?

L’intensité du champ magnétique diminue lorsque la distance rr au fil augmente.
La direction du champ est portée par le vecteur azimutal e⃗θ\vec e_\theta.
Le champ magnétique est proportionnel à la distance rr au fil.
Le champ magnétique est dirigé selon l’axe du fil rectiligne.
L’expression du champ comporte le facteur μ0I/(2πr)\mu_0 I/(2\pi r).

L’intensité du champ magnétique diminue lorsque la distance $$r$$ au fil augmente. · La direction du champ est portée par le vecteur azimutal $$\vec e_\theta$$. · L’expression du champ comporte le facteur $$\mu_0 I/(2\pi r)$$.

Explication

Autour d’un fil infini, le champ vaut B⃗=μ0I2πre⃗θ\vec B=\frac{\mu_0I}{2\pi r}\vec e_\theta. Il décroît donc avec rr et suit la direction azimutale. Il n’est ni proportionnel à rr ni dirigé selon l’axe du fil.

33. Les caractéristiques du champ magnétique d’un solénoïde infini comprennent :

Le champ intérieur est proportionnel à l’inverse du nombre de spires par unité de longueur.
À l’intérieur, le champ magnétique est uniforme et dirigé selon l’axe du solénoïde.
Sa valeur intérieure est proportionnelle au nombre de spires par unité de longueur.
La valeur intérieure est donnée par μ0nI\mu_0 n I.
À l’extérieur, le champ magnétique possède la même valeur qu’à l’intérieur.

À l’intérieur, le champ magnétique est uniforme et dirigé selon l’axe du solénoïde. · Sa valeur intérieure est proportionnelle au nombre de spires par unité de longueur. · La valeur intérieure est donnée par $$\mu_0 n I$$.

Explication

Dans un solénoïde infini, le champ intérieur vaut B⃗int=μ0nIe⃗z\vec B_{\mathrm{int}}=\mu_0nI\vec e_z et suit l’axe. Il est donc proportionnel à nn et à II. À l’extérieur, le champ est nul, et non égal au champ intérieur.

34. Concernant les quatre équations locales de Maxwell, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

L’équation d’Ampère-Maxwell relie le rotationnel de B⃗\vec B à la densité de charge.
L’équation de Thomson s’écrit ∇⃗⋅B⃗=0\vec\nabla\cdot\vec B=0.
L’équation d’Ampère-Maxwell contient le courant j⃗\vec j et le courant de déplacement.
L’équation de Gauss relie la divergence de E⃗\vec E à la densité de charge ρ\rho.
L’équation de Faraday s’écrit ∇⃗∧E⃗=∂B⃗/∂t\vec\nabla\wedge\vec E=\partial\vec B/\partial t sans signe négatif.

L’équation de Thomson s’écrit $$\vec\nabla\cdot\vec B=0$$. · L’équation d’Ampère-Maxwell contient le courant $$\vec j$$ et le courant de déplacement. · L’équation de Gauss relie la divergence de $$\vec E$$ à la densité de charge $$\rho$$.

Explication

Les équations de Thomson et de Gauss sont respectivement ∇⃗⋅B⃗=0\vec\nabla\cdot\vec B=0 et ∇⃗⋅E⃗=ρ/ε0\vec\nabla\cdot\vec E=\rho/\varepsilon_0. L’équation d’Ampère-Maxwell porte sur le rotationnel de B⃗\vec B et contient j⃗+ε0∂E⃗/∂t\vec j+\varepsilon_0\partial\vec E/\partial t, tandis que l’équation de Faraday s’écrit ∇⃗∧E⃗=−∂B⃗/∂t\vec\nabla\wedge\vec E=-\partial\vec B/\partial t. Elle ne relie donc pas le rotationnel de B⃗\vec B à la densité de charge.

35. Les équations de Maxwell permettent de caractériser les champs électromagnétiques car elles :

relient les champs électromagnétiques aux densités de charge et de courant.
expriment des propriétés intrinsèques des champs électrique et magnétique.
concernent le champ magnétique sans relier les sources.
rassemblent des relations différentielles portant sur les champs et leurs sources.
sont limitées aux champs statiques indépendants du temps.

relient les champs électromagnétiques aux densités de charge et de courant. · expriment des propriétés intrinsèques des champs électrique et magnétique. · rassemblent des relations différentielles portant sur les champs et leurs sources.

Explication

Les équations de Maxwell décrivent les propriétés intrinsèques de E⃗\vec E et B⃗\vec B et les relient à ρ\rho et j⃗\vec j. Elles rassemblent des relations différentielles portant sur les champs et leurs sources. Elles ne concernent donc pas le champ magnétique isolément sans lien avec les sources et s’appliquent aussi aux champs variables dans le temps.

36. Concernant la conservation locale de la charge, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La conservation locale de la charge impose une divergence nulle de j⃗\vec j dans toute situation.
Cette relation découle des équations locales de Maxwell.
La conservation locale de la charge s’écrit ∇⃗⋅j⃗+∂ρ/∂t=0\vec\nabla\cdot\vec j+\partial\rho/\partial t=0.
La conservation locale de la charge s’écrit ∇⃗⋅E⃗+∂ρ/∂t=0\vec\nabla\cdot\vec E+\partial\rho/\partial t=0.
Cette relation exprime une compensation entre divergence du courant et variation temporelle de charge.

Cette relation découle des équations locales de Maxwell. · La conservation locale de la charge s’écrit $$\vec\nabla\cdot\vec j+\partial\rho/\partial t=0$$. · Cette relation exprime une compensation entre divergence du courant et variation temporelle de charge.

Explication

La relation de continuité est ∇⃗⋅j⃗+∂ρ∂t=0\vec\nabla\cdot\vec j+\frac{\partial\rho}{\partial t}=0. Elle traduit la compensation entre la divergence du courant et l’évolution locale de la charge et découle des équations de Maxwell. Elle ne porte pas sur E⃗\vec E et n’impose pas une divergence nulle du courant lorsque la charge varie.

37. Concernant la structure des équations locales de Maxwell, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La distinction scalaire-vectorielle concerne la forme locale des équations de Maxwell.
Les quatre équations de Maxwell sont des équations scalaires indépendantes sans composante vectorielle.
Les équations de Thomson et de Gauss sont des équations scalaires.
Les équations de Faraday et d’Ampère sont des équations vectorielles.
Les équations locales de Maxwell correspondent à huit équations scalaires du premier ordre.

La distinction scalaire-vectorielle concerne la forme locale des équations de Maxwell. · Les équations de Thomson et de Gauss sont des équations scalaires. · Les équations de Faraday et d’Ampère sont des équations vectorielles. · Les équations locales de Maxwell correspondent à huit équations scalaires du premier ordre.

Explication

Les équations locales de Maxwell représentent huit équations scalaires du premier ordre. Thomson et Gauss sont scalaires, tandis que Faraday et Ampère sont vectorielles, donc chacune correspond à plusieurs composantes scalaires. Il est donc incorrect de présenter les quatre équations comme exclusivement scalaires indépendantes.

38. Un système de sources est formé par la combinaison [αρ1+βρ2,αj⃗1+βj⃗2][\alpha\rho_1+\beta\rho_2,\alpha\vec j_1+\beta\vec j_2]. Quelles propositions sont exactes ?

La distribution combinée associe αρ1+βρ2\alpha\rho_1+\beta\rho_2 aux charges volumiques.
Le champ magnétique produit vaut αB⃗1+βB⃗2\alpha\vec B_1+\beta\vec B_2.
La distribution combinée associe αj⃗1+βj⃗2\alpha\vec j_1+\beta\vec j_2 aux courants électriques.
La superposition découle de la linéarité des équations de Maxwell.
Le champ électrique produit vaut αE⃗1+βE⃗2\alpha\vec E_1+\beta\vec E_2.

La distribution combinée associe $$\alpha\rho_1+\beta\rho_2$$ aux charges volumiques. · Le champ magnétique produit vaut $$\alpha\vec B_1+\beta\vec B_2$$. · La distribution combinée associe $$\alpha\vec j_1+\beta\vec j_2$$ aux courants électriques. · La superposition découle de la linéarité des équations de Maxwell. · Le champ électrique produit vaut $$\alpha\vec E_1+\beta\vec E_2$$.

Explication

La linéarité des équations de Maxwell entraîne que les champs associés à la distribution combinée sont αE⃗1+βE⃗2\alpha\vec E_1+\beta\vec E_2 et αB⃗1+βB⃗2\alpha\vec B_1+\beta\vec B_2. Les sources combinées sont bien αρ1+βρ2\alpha\rho_1+\beta\rho_2 et αj⃗1+βj⃗2\alpha\vec j_1+\beta\vec j_2. Ces relations constituent le principe de superposition.

39. Parmi les propositions suivantes concernant les potentiels électromagnétiques, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le champ magnétique vérifie B⃗=∇⃗∧A⃗\vec B=\vec\nabla\wedge\vec A.
Le champ magnétique est donné par la divergence du potentiel vecteur.
Le potentiel vecteur intervient dans l’expression du champ électrique variable.
Le champ électrique vérifie E⃗=−∇⃗V−∂A⃗/∂t\vec E=-\vec\nabla V-\partial\vec A/\partial t.
Le champ électrique s’écrit E⃗=∇⃗V+∂A⃗/∂t\vec E=\vec\nabla V+\partial\vec A/\partial t.

Le champ magnétique vérifie $$\vec B=\vec\nabla\wedge\vec A$$. · Le potentiel vecteur intervient dans l’expression du champ électrique variable. · Le champ électrique vérifie $$\vec E=-\vec\nabla V-\partial\vec A/\partial t$$.

Explication

Les potentiels vérifient E⃗=−∇⃗V−∂A⃗∂t\vec E=-\vec\nabla V-\frac{\partial\vec A}{\partial t} et B⃗=∇⃗∧A⃗\vec B=\vec\nabla\wedge\vec A. Le potentiel vecteur contribue donc au champ électrique lorsque celui-ci dépend du temps. Le signe de l’expression électrique est négatif, et le champ magnétique dépend du rotationnel de A⃗\vec A, non de sa divergence.

40. Concernant les conditions aux interfaces, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La composante tangentielle du champ électrique présente le même saut que la composante normale.
Une charge surfacique impose la discontinuité de la composante tangentielle du champ électrique.
Le saut normal du champ électrique est proportionnel à la charge surfacique.
Une charge surfacique crée un saut de la composante normale du champ électrique.
Le vecteur normal orienté de 1 vers 2 intervient dans la relation de discontinuité.

Le saut normal du champ électrique est proportionnel à la charge surfacique. · Une charge surfacique crée un saut de la composante normale du champ électrique. · Le vecteur normal orienté de 1 vers 2 intervient dans la relation de discontinuité.

Explication

Une charge surfacique rend discontinue la composante normale du champ électrique, avec un saut proportionnel à σ/ε0\sigma/\varepsilon_0. La relation utilise le vecteur normal n⃗12\vec n_{12}. La composante tangentielle reste continue et ne présente donc pas le même saut que la composante normale.

41. Parmi les propositions suivantes concernant le champ électrique à une interface, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La composante tangentielle du champ électrique possède la même valeur des deux côtés.
La composante normale reste continue lorsqu’une charge surfacique est présente.
La composante tangentielle du champ électrique varie avec une charge surfacique.
La continuité tangentielle s’écrit E⃗T2=E⃗T1\vec E_{T2}=\vec E_{T1}.
La discontinuité liée à une charge surfacique concerne la composante normale.

La composante tangentielle du champ électrique possède la même valeur des deux côtés. · La continuité tangentielle s’écrit $$\vec E_{T2}=\vec E_{T1}$$. · La discontinuité liée à une charge surfacique concerne la composante normale.

Explication

La composante tangentielle vérifie E⃗T2=E⃗T1\vec E_{T2}=\vec E_{T1} et reste donc continue. En présence de charge surfacique, c’est la composante normale qui peut être discontinue, tandis que la proposition attribuant cette variation à la composante tangentielle est incorrecte.

42. Les propriétés du champ magnétique à une interface comprennent :

La continuité concerne la composante tangentielle du champ magnétique.
La composante normale du champ magnétique est continue à l’interface.
La composante normale du champ magnétique subit un saut imposé par une charge surfacique.
La relation de continuité s’écrit B⃗N2=B⃗N1\vec B_{N2}=\vec B_{N1}.
La valeur normale du champ magnétique est identique des deux côtés.

La composante normale du champ magnétique est continue à l’interface. · La relation de continuité s’écrit $$\vec B_{N2}=\vec B_{N1}$$. · La valeur normale du champ magnétique est identique des deux côtés.

Explication

À l’interface, la composante normale du champ magnétique est continue, ce qui s’écrit B⃗N2=B⃗N1\vec B_{N2}=\vec B_{N1}. La condition donnée ne porte pas sur la composante tangentielle et n’attribue pas de saut à une charge surfacique.

43. Une interface est parcourue par un courant surfacique j⃗s\vec j_s. Quelles sont les réponses exactes au sujet du champ magnétique ?

Le vecteur normal orienté de 1 vers 2 intervient dans le terme de discontinuité.
Le courant surfacique peut entraîner une discontinuité tangentielle du champ magnétique.
Le saut tangent est proportionnel à la densité surfacique de charge électrique.
La différence tangentielle vérifie B⃗T2−B⃗T1=μ0j⃗s∧n⃗12\vec B_{T2}-\vec B_{T1}=\mu_0\vec j_s\wedge\vec n_{12}.
La relation de saut concerne la composante normale du champ magnétique.

Le vecteur normal orienté de 1 vers 2 intervient dans le terme de discontinuité. · Le courant surfacique peut entraîner une discontinuité tangentielle du champ magnétique. · La différence tangentielle vérifie $$\vec B_{T2}-\vec B_{T1}=\mu_0\vec j_s\wedge\vec n_{12}$$.

Explication

Un courant surfacique produit un saut de la composante tangentielle du champ magnétique, selon B⃗T2−B⃗T1=μ0j⃗s∧n⃗12\vec B_{T2}-\vec B_{T1}=\mu_0\vec j_s\wedge\vec n_{12}. La relation implique le vecteur normal et le courant surfacique, non une charge surfacique ni la composante normale.

44. Concernant la conservation locale de l’énergie électromagnétique :

Le terme j⃗⋅E⃗\vec j\cdot\vec E décrit un échange d’énergie avec la matière.
L’équation locale s’écrit ∂u∂t+j⃗⋅E⃗+∇⃗⋅Π⃗=0\frac{\partial u}{\partial t}+\vec j\cdot\vec E+\vec\nabla\cdot\vec\Pi=0.
Le terme j⃗⋅E⃗\vec j\cdot\vec E représente la propagation spatiale de l’énergie.
La divergence du vecteur de Poynting représente un flux d’énergie.
La variation temporelle de la densité d’énergie intervient dans le bilan local.

Le terme $$\vec j\cdot\vec E$$ décrit un échange d’énergie avec la matière. · L’équation locale s’écrit $$\frac{\partial u}{\partial t}+\vec j\cdot\vec E+\vec\nabla\cdot\vec\Pi=0$$. · La divergence du vecteur de Poynting représente un flux d’énergie. · La variation temporelle de la densité d’énergie intervient dans le bilan local.

Explication

Le bilan local contient la variation de uu, l’échange avec la matière donné par j⃗⋅E⃗\vec j\cdot\vec E, et le flux décrit par ∇⃗⋅Π⃗\vec\nabla\cdot\vec\Pi. L’équation complète est celle indiquée ; la propagation spatiale est associée au terme de divergence, pas au produit courant-champ.

45. Parmi les expressions suivantes relatives à l’énergie électromagnétique dans le vide, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La densité d’énergie dans le vide ne dépend que du champ électrique.
La densité d’énergie comprend une contribution électrique proportionnelle à E2E^2.
La densité d’énergie s’écrit u=12ε0E2+12μ0B2u=\frac{1}{2}\varepsilon_0E^2+\frac{1}{2\mu_0}B^2.
La densité d’énergie électromagnétique dans le vide vaut 12ε0E2+1μ0B2\frac{1}{2}\varepsilon_0E^2+\frac{1}{\mu_0}B^2.
La contribution magnétique à la densité d’énergie est proportionnelle à B2B^2.

La densité d’énergie comprend une contribution électrique proportionnelle à $$E^2$$. · La densité d’énergie s’écrit $$u=\frac{1}{2}\varepsilon_0E^2+\frac{1}{2\mu_0}B^2$$. · La contribution magnétique à la densité d’énergie est proportionnelle à $$B^2$$.

Explication

La densité d’énergie possède deux contributions : 12ε0E2\frac{1}{2}\varepsilon_0E^2 pour le champ électrique et 12μ0B2\frac{1}{2\mu_0}B^2 pour le champ magnétique. Le coefficient 1/21/2 manque dans la deuxième expression, et l’énergie ne se limite pas à la contribution électrique.

46. Concernant le vecteur de Poynting, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Son expression dans le vide est Π⃗=E⃗∧B⃗μ0\vec\Pi=\frac{\vec E\wedge\vec B}{\mu_0}.
Le flux du vecteur de Poynting fournit une densité d’énergie locale.
Le vecteur de Poynting est défini par Π⃗=μ0E⃗∧B⃗\vec\Pi=\mu_0\vec E\wedge\vec B.
Le vecteur de Poynting est orienté selon E⃗∧B⃗\vec E\wedge\vec B.
Le flux de ce vecteur à travers une surface fermée donne une puissance rayonnée.

Son expression dans le vide est $$\vec\Pi=\frac{\vec E\wedge\vec B}{\mu_0}$$. · Le vecteur de Poynting est orienté selon $$\vec E\wedge\vec B$$. · Le flux de ce vecteur à travers une surface fermée donne une puissance rayonnée.

Explication

Dans le vide, Π⃗=E⃗∧B⃗/μ0\vec\Pi=\vec E\wedge\vec B/\mu_0, donc sa direction suit le produit vectoriel des champs. Le flux à travers une surface fermée donne la puissance rayonnée. Le facteur correct est l’inverse de μ0\mu_0, et le flux ne constitue pas une densité d’énergie locale.

47. Les champs électromagnétiques dans le vide vérifient :

Le champ électrique satisfait une équation de D’Alembert dans le vide.
Le champ magnétique satisfait la même équation de D’Alembert que le champ électrique.
L’équation de D’Alembert ne concerne que le champ électrique.
On peut écrire □E⃗=ΔE⃗−1c2∂2E⃗∂t2=0⃗\Box\vec E=\Delta\vec E-\frac{1}{c^2}\frac{\partial^2\vec E}{\partial t^2}=\vec 0.
L’opérateur de D’Alembert contient une dérivée temporelle première.

Le champ électrique satisfait une équation de D’Alembert dans le vide. · Le champ magnétique satisfait la même équation de D’Alembert que le champ électrique. · On peut écrire $$\Box\vec E=\Delta\vec E-\frac{1}{c^2}\frac{\partial^2\vec E}{\partial t^2}=\vec 0$$.

Explication

Dans le vide, les champs électrique et magnétique satisfont chacun l’équation de D’Alembert. Pour E⃗\vec E, elle s’écrit ΔE⃗−1c2∂2E⃗∂t2=0⃗\Delta\vec E-\frac{1}{c^2}\frac{\partial^2\vec E}{\partial t^2}=\vec0. L’équation ne se limite pas au champ électrique et comporte une dérivée temporelle seconde.

48. Une solution unidimensionnelle de l’équation d’onde possède les caractéristiques suivantes :

Les deux termes se déplacent avec des célérités différentes.
Les deux termes se propagent en sens opposés à la célérité cc.
La forme générale est s(x,t)=f(x−ct)+g(x+ct)s(x,t)=f(x-ct)+g(x+ct).
Le terme f(x−ct)f(x-ct) se propage à la célérité 2c2c.
Le terme g(x+ct)g(x+ct) se propage vers les abscisses décroissantes.

Les deux termes se propagent en sens opposés à la célérité $$c$$. · La forme générale est $$s(x,t)=f(x-ct)+g(x+ct)$$. · Le terme $$g(x+ct)$$ se propage vers les abscisses décroissantes.

Explication

La solution générale est s(x,t)=f(x−ct)+g(x+ct)s(x,t)=f(x-ct)+g(x+ct). Le terme f(x−ct)f(x-ct) se propage vers les xx croissants, tandis que g(x+ct)g(x+ct) se propage vers les xx décroissants ; ils ont la même célérité cc et des sens opposés.

49. Concernant la relation entre longueur d’onde et fréquence dans le vide :

À célérité fixée, la longueur d’onde croît avec la fréquence.
La relation s’écrit λ=cν\lambda=\frac{c}{\nu} dans le vide.
La relation s’écrit λ=cν\lambda=c\nu dans le vide.
La célérité cc intervient comme facteur de proportionnalité inverse.
Une fréquence plus élevée correspond à une longueur d’onde plus courte.

La relation s’écrit $$\lambda=\frac{c}{\nu}$$ dans le vide. · La célérité $$c$$ intervient comme facteur de proportionnalité inverse. · Une fréquence plus élevée correspond à une longueur d’onde plus courte.

Explication

Dans le vide, λ=cν\lambda=\frac{c}{\nu}, donc la célérité intervient dans une relation inverse. À célérité fixée, augmenter la fréquence raccourcit la longueur d’onde ; une proportionnalité directe ou un produit cνc\nu est incorrect.

50. Parmi les propositions suivantes concernant le spectre visible, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La fréquence du violet est supérieure à celle du rouge.
La fréquence du rouge est proche de 8×1014 Hz8\times10^{14}\,\text{Hz}.
Le rouge correspond approximativement à une longueur d’onde de 400 nm.
Le violet correspond approximativement à une longueur d’onde de 400 nm.
Le spectre visible s’étend environ de 400 nm à 800 nm.

La fréquence du violet est supérieure à celle du rouge. · Le violet correspond approximativement à une longueur d’onde de 400 nm. · Le spectre visible s’étend environ de 400 nm à 800 nm.

Explication

Le visible s’étend approximativement de 400 nm pour le violet à 800 nm pour le rouge. Le violet possède donc une fréquence plus élevée, proche de 8×1014 Hz8\times10^{14}\,\text{Hz}, tandis que le rouge est proche de 4×1014 Hz4\times10^{14}\,\text{Hz}.

51. Concernant les polarisations elliptique et circulaire, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Une polarisation elliptique impose ϕ=0\phi=0 entre les composantes.
La polarisation circulaire nécessite des amplitudes transversales égales.
Une polarisation elliptique apparaît lorsque ϕ≠pπ\phi\neq p\pi.
Une polarisation circulaire peut correspondre à ϕ=π2\phi=\frac{\pi}{2}.
Une polarisation circulaire exige des amplitudes transversales différentes.

La polarisation circulaire nécessite des amplitudes transversales égales. · Une polarisation elliptique apparaît lorsque $$\phi\neq p\pi$$. · Une polarisation circulaire peut correspondre à $$\phi=\frac{\pi}{2}$$.

Explication

Une polarisation elliptique apparaît lorsque le déphasage n’est pas un multiple entier de π\pi. La polarisation circulaire correspond notamment à ϕ=π2\phi=\frac{\pi}{2} ou 3π2\frac{3\pi}{2}, avec des amplitudes transversales égales ; des amplitudes différentes ne suffisent pas.

52. L’intensité transmise par un analyseur dans le cadre de la loi de Malus s’exprime :

Par I=I0cos⁡2αI=I_0\cos^2\alpha.
Par I=I0α2I=I_0\alpha^2.
Par I=I0tan⁡2αI=I_0\tan^2\alpha.
Par I=I0sin⁡2αI=I_0\sin^2\alpha.
Par I=I0cos⁡αI=I_0\cos\alpha.

Par $$I=I_0\cos^2\alpha$$.

Explication

La loi de Malus donne l’intensité transmise par I=I0cos⁡2αI=I_0\cos^2\alpha. Les expressions utilisant le sinus, le cosinus non carré, la tangente ou directement α2\alpha^2 ne correspondent pas à cette loi.

53. À propos de la constitution électrique d’un plasma :

Les ions portent la charge positive ee.
Les ions possèdent une masse MM très supérieure à celle des électrons.
Les ions portent la charge négative −e-e.
Les électrons ont une masse m≪Mm\ll M.
Les électrons portent la charge positive ee.

Les ions portent la charge positive $$e$$. · Les ions possèdent une masse $$M$$ très supérieure à celle des électrons. · Les électrons ont une masse $$m\ll M$$.

Explication

Un plasma contient des ions de masse MM et de charge positive ee, ainsi que des électrons de masse m≪Mm\ll M et de charge −e-e. Les signes de charge attribués aux électrons et aux ions ne peuvent donc pas être inversés.

54. Concernant la conductivité complexe d’un plasma, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Elle est approximativement donnée par γ=in0e2mω\gamma=\frac{in_0e^2}{m\omega}.
Elle est décrite par une conductivité résistive réelle.
Elle comporte le facteur imaginaire ii.
Elle dépend de la densité électronique n0n_0.
Elle dépend de la pulsation ω\omega de l’onde.

Elle est approximativement donnée par $$\gamma=\frac{in_0e^2}{m\omega}$$. · Elle comporte le facteur imaginaire $$i$$. · Elle dépend de la densité électronique $$n_0$$. · Elle dépend de la pulsation $$\omega$$ de l’onde.

Explication

La conductivité du plasma est approximativement γ=in0e2mω\gamma=\frac{in_0e^2}{m\omega} : elle est donc imaginaire et dépend de n0n_0 ainsi que de ω\omega. Une conductivité résistive réelle ne décrit pas cette expression idéale du plasma.

55. Quelles sont les réponses exactes au sujet de la pulsation plasma ?

Elle vaut ωp=n0e2mε0\omega_p=\sqrt{\frac{n_0e^2}{m\varepsilon_0}}.
Elle augmente lorsque la masse électronique mm augmente.
Elle diminue lorsque la densité électronique n0n_0 augmente.
Elle dépend de la densité électronique n0n_0.
Le plasma perd sa neutralité locale pour toute pulsation différente de ωp\omega_p.

Elle vaut $$\omega_p=\sqrt{\frac{n_0e^2}{m\varepsilon_0}}$$. · Elle dépend de la densité électronique $$n_0$$.

Explication

La pulsation plasma est ωp=n0e2mε0\omega_p=\sqrt{\frac{n_0e^2}{m\varepsilon_0}}, donc elle augmente avec la densité électronique. La masse figure au dénominateur sous la racine, et le plasma reste localement neutre sauf à cette pulsation.

56. La relation de dispersion d’une onde électromagnétique dans un plasma est :

k2=ω2c2(1+ωp2ω2)k^2=\frac{\omega^2}{c^2}\left(1+\frac{\omega_p^2}{\omega^2}\right).
k2=c2ω2(1−ωp2ω2)k^2=\frac{c^2}{\omega^2}\left(1-\frac{\omega_p^2}{\omega^2}\right).
k2=ω2c2(1−ωp2ω2)k^2=\frac{\omega^2}{c^2}\left(1-\frac{\omega_p^2}{\omega^2}\right).
k2=ω2c2(1−ω2ωp2)k^2=\frac{\omega^2}{c^2}\left(1-\frac{\omega^2}{\omega_p^2}\right).
k2=ωp2c2(1−ω2ωp2)k^2=\frac{\omega_p^2}{c^2}\left(1-\frac{\omega^2}{\omega_p^2}\right).

$$k^2=\frac{\omega^2}{c^2}\left(1-\frac{\omega_p^2}{\omega^2}\right)$$.

Explication

La relation de dispersion correcte est k2=ω2c2(1−ωp2ω2)k^2=\frac{\omega^2}{c^2}\left(1-\frac{\omega_p^2}{\omega^2}\right). Les autres expressions inversent les rapports, changent le signe du terme plasma ou remplacent incorrectement les pulsations.

57. Concernant la propagation des ondes dans un plasma, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Une onde avec ω>ωp\omega>\omega_p peut se propager.
La condition ω<ωp\omega<\omega_p conduit à une onde évanescente.
La propagation est permise lorsque ω\omega est inférieure à ωp\omega_p.
Pour ω>ωp\omega>\omega_p, le champ décroît exponentiellement sans oscillation.
Pour ω<ωp\omega<\omega_p, le nombre d’onde est réel.

Une onde avec $$\omega>\omega_p$$ peut se propager. · La condition $$\omega<\omega_p$$ conduit à une onde évanescente.

Explication

Pour ω<ωp\omega<\omega_p, kk est imaginaire et le champ forme une onde évanescente qui oscille sans se propager. Pour ω>ωp\omega>\omega_p, kk est réel et l’onde peut se propager.

58. Parmi les propositions suivantes concernant la vitesse de phase, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Elle décrit le déplacement d’une surface d’équiphase.
Elle est définie par vφ=ωkv_\varphi=\frac{\omega}{k}.
Elle correspond à la vitesse de transport de l’énergie.
Elle caractérise la phase plutôt que l’enveloppe d’un paquet d’onde.
Elle est définie par vφ=dωdkv_\varphi=\frac{d\omega}{dk}.

Elle décrit le déplacement d’une surface d’équiphase. · Elle est définie par $$v_\varphi=\frac{\omega}{k}$$. · Elle caractérise la phase plutôt que l’enveloppe d’un paquet d’onde.

Explication

La vitesse de phase vaut vφ=ωkv_\varphi=\frac{\omega}{k} et décrit le déplacement d’une surface d’équiphase. Elle caractérise la phase, tandis que la vitesse de groupe est généralement associée au transport de l’énergie et de l’enveloppe.

59. La vitesse de groupe d’un paquet d’onde est caractérisée par :

Elle est définie par vg=dωdkv_g=\frac{d\omega}{dk}.
Elle décrit la propagation de l’enveloppe du paquet d’onde.
Elle correspond au déplacement d’une surface d’équiphase.
Elle est calculée par vg=ω2kv_g=\frac{\omega^2}{k}.
Elle est généralement associée au transport de l’énergie.

Elle est définie par $$v_g=\frac{d\omega}{dk}$$. · Elle décrit la propagation de l’enveloppe du paquet d’onde. · Elle est généralement associée au transport de l’énergie.

Explication

La vitesse de groupe est vg=dωdkv_g=\frac{d\omega}{dk} et décrit la propagation de l’enveloppe d’un paquet d’onde. Elle est généralement associée au transport de l’énergie, contrairement à la vitesse de phase ωk\frac{\omega}{k}.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 74 flashcards sur Ondes électromagnétiques et plasmas.

Qu'est-ce qu'un champ d'une grandeur G dans un domaine de l'espace ?

L'ensemble des valeurs de G en chaque point du domaine à un instant donné.

Comment se représente un champ scalaire ?

Par un nombre réel.

Comment se représente un champ vectoriel ?

Par trois composantes réelles associées à un vecteur.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Ondes électromagnétiques et plasmas.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM