★ À maîtriser
Compléments
Lors de la formation de la Terre, les éléments légers comme l’oxygène et le silicium ont migré vers l’extérieur, tandis que les éléments plus lourds comme le fer se sont concentrés au centre.
Les exemples de minéraux classés par composition chimique sont l’or (Au), le soufre (S) et le cuivre (Cu) parmi les éléments natifs ; la pyrite (FeS2) et la galène (PbS) parmi les sulfures ; la limonite (Fe2O3, nH2O), la goethite (FeOOH) et l’hématite (Fe2O3) parmi les oxydes-hydroxydes ; la calcite (CaCO3) parmi les carbonates ; l’apatite (Ca5(PO4)3(OH, F, Cl)) parmi les phosphates ; le gypse (CaSO4, 2H2O) et la barytine (BaSO4) parmi les sulfates ; la halite (NaCl) parmi les halogénures ; et le quartz (SiO2), les feldspaths et les micas parmi les silicates.
📌 Un minéral est naturel et non synthétique ; les équivalents synthétiques de minéraux portent le qualificatif « syn » après leur nom.
📌 Les minéraux sont solides plutôt que gazeux ou liquides, à l’exception du mercure liquide (Hg).
Les minéraux sont composés d’éléments présents sous forme d’atomes ou d’ions ; les associations citées sont Si4+ + O2- = SiO44- pour les silicates, C4+ + O2- = CO32- pour les carbonates, P5+ + O2- = PO43- pour les phosphates et Ca2+ + Zr4+ + 2Ti4+ + 7O2- pour la zirconolite.
Un minéral possède un arrangement interne régulier d’atomes constituant sa structure cristalline, comme l’arrangement de Na+ et Cl- dans la halite (sel gemme).
📌 Un cristal xénomorphe n’a pas acquis de forme géométrique, faute d’espace suffisant pour croître, tandis qu’un cristal automorphe présente une forme proprement développée.
📌 L’état amorphe désigne des matériaux sans arrangement à l’échelle atomique, dont les formes extérieures sont quelconques, contrairement à l’état cristallin.
Cristal ordonné, état amorphe sans arrangement atomique
★ À maîtriser
📌 Le cristal parfait est rigoureusement périodique et constitue un état théorique pratiquement jamais réalisé, tandis que le cristal réel comporte des défauts.
Compléments
📌 Dans un gaz, les atomes ou molécules sont à peu près indépendants, agités continuellement et se heurtent au hasard, tandis que dans un solide ils sont très voisins et leurs forces d’interaction sont grandes.
Le diamant et le graphite sont tous deux formés de carbone, mais leur différence tient à la disposition de leurs atomes et de leurs plans cristallins ; dans le charbon, le carbone est placé irrégulièrement.
Une lacune est l’absence d’un atome en un point du réseau, tandis qu’un interstitiel correspond à un atome excédentaire dans le réseau.
Les défauts cristallins ne perturbent généralement que très faiblement la diffraction et ne remettent pas en cause la périodicité du milieu, mais ils doivent être pris en compte pour comprendre certaines propriétés comme la plasticité des métaux.
📌 Un cristal peut être décrit par un réseau, entité mathématique, et un motif, son contenu matériel ; leur assemblage constitue le cristal.
★ À maîtriser
📐 Formule - Dans un réseau bidimensionnel, si O est le nœud à l’origine, tout nœud M vérifie , où u et v sont des entiers.
Compléments
Un cristal parfait bidimensionnel est une répétition périodique d’un motif dans deux directions de l’espace, avec des périodes respectives a et b.
La surface d’une maille simple est la surface associée à un nœud du réseau, tandis que la surface d’une maille de multiplicité n vaut n fois celle de la maille élémentaire.
La notion de réseau régulier de points obtenue en remplaçant les motifs par des points s’étend aux cristaux tridimensionnels.
Un motif devient un nœud, puis les translations tissent le réseau
★ À maîtriser
La géométrie d’une maille est décrite par trois longueurs a, b et c et trois angles α, β et γ, mesurés dans un repère primitif dont les axes ne sont pas nécessairement perpendiculaires.
Les indices de Miller d’un plan se déterminent à partir de ses interceptions avec les axes de la maille en prenant les rapports h = a/OA, k = b/OB et l = c/OC.
📌 Les indices d’un plan (hkl) sont écrits entre parenthèses, tandis que la notation {hkl} désigne une famille de plans équivalents par symétrie.
Compléments
Une maille qui contient un seul nœud est dite simple ou élémentaire.
Le volume d’une maille simple est le produit mixte et correspond au volume associé à un nœud du réseau.
Le volume d’une maille de multiplicité n est égal à n fois le volume de la maille élémentaire.
Un plan coupant les axes aux distances OA = a/2, OB = b et OC = c reçoit les indices de Miller (211).
Les indices de Miller sont des entiers ; si les valeurs obtenues ne sont pas entières, on les multiplie jusqu’à obtenir trois entiers.
Si un plan est parallèle à un axe, son indice associé à cet axe est nul ; ainsi, le plan (101) est parallèle à l’axe y.
Un plan passant par l’origine ne peut pas être indexé directement ; on lui attribue les indices d’un plan parallèle qui ne passe pas par l’origine.
Les plans d’une même famille réticulaire sont parallèles et équidistants, et leur ensemble contient tous les nœuds du réseau.
★ À maîtriser
📐 Formule - L’angle minimal de restitution associé à un axe d’ordre n vérifie .
Compléments
📌 La réflexion par un plan miroir et l’inversion par un centre de symétrie produisent des figures énantiomorphes, tandis qu’une rotation produit des figures congruentes.
📌 La combinaison d’un axe de symétrie d’ordre pair et d’un centre de symétrie entraîne l’existence d’un plan de symétrie perpendiculaire à cet axe ; la présence de deux de ces trois éléments entraîne celle du troisième.
L’opération est le mouvement ; l’élément est le point, la droite ou le plan qui le porte.
★ À maîtriser
Compléments
Dans le système triclinique, les longueurs a, b et c sont différentes et les angles α, β et γ sont quelconques.
Dans le système monoclinique, a, b et c sont différents, deux angles sont droits et le troisième ne l’est pas.
Dans le système orthorhombique, les longueurs a, b et c sont différentes et les trois angles sont droits.
Dans les systèmes quadratique et hexagonal, a = b ≠ c ; les angles sont tous droits dans le système quadratique, tandis que l’angle γ vaut 60° dans le système hexagonal selon le tableau de classification.
Dans le système rhomboédrique, a = b = c et α = β = γ ≠ 90°.
Dans le système cubique, a = b = c et α = β = γ = 90°.
★ À maîtriser
Les sulfures et leurs dérivés représentent 15 à 20 % des minéraux, et de nombreux minerais appartiennent à ce groupe.
Les halogénures ont un groupement anionique constitué d’halogènes et représentent 5 à 6 % des espèces minérales ; la halite (NaCl), ou sel gemme, en est un exemple connu.
Les carbonates (classe V) ont pour groupement anionique et représentent 9 % des espèces minérales connues.
La calcite, de formule , est le constituant principal du calcaire.
La classe VII comprend les sulfates , les chromates , les tungstates et les molybdates .
La classe VIII comprend les phosphates , les arséniates et les vanadates .
Compléments
Les sulfures, arséniures, antimoniures et tellurures forment un groupe dont le groupement anionique contient respectivement du soufre, de l’arsenic, de l’antimoine ou du tellure ; la pyrite (FeS2) et la galène (PbS) sont des exemples courants de sulfures.
Les halogénures sont fragiles, légers et souvent solubles dans l’eau.
Les carbonates et nitrates (classe V) sont fragiles et peu durs.
Les nitrates (classe V) ont pour groupement anionique l’ion nitrate .
Les borates (classe VI) ont pour groupement anionique l’ion borate ou et représentent 2 % des minéraux.
Les sulfates et dérivés (classe VII) représentent 10 % des minéraux et sont définis par le groupement anionique .
Les phosphates et dérivés (classe VIII) représentent 16 % des minéraux et ont un groupement anionique de forme .
★ À maîtriser
Les nésosilicates, qui représentent 2 % de la croûte terrestre, sont constitués de tétraèdres isolés les uns des autres.
Les sorosilicates associent deux tétraèdres pour former le groupe anionique .
Les cyclosilicates sont formés d’anneaux de 3, 4 ou 6 tétraèdres , correspondant aux groupes , ou .
Les inosilicates représentent environ 12 % de la croûte terrestre et leurs tétraèdres forment des chaînes simples ou doubles.
Les chaînes simples des inosilicates ont la composition , tandis que les chaînes doubles ont la composition .
L’angle entre les deux directions de clivage est d’environ 90° chez les pyroxènes et 120° chez les amphiboles.
Les tectosilicates représentent plus de 60 % de la croûte terrestre et leurs tétraèdres forment une charpente tridimensionnelle.
Compléments
Les minéraux nésosilicatés sont généralement compacts, durs et transparents.
Les principaux représentants cités des nésosilicates sont l’olivine, constituant des basaltes, les silicates d’alumine et les grenats des roches métamorphiques riches en alumine et en calcium.
La famille des épidotes est la seule famille de sorosilicates signalée comme importante et se trouve dans les roches métamorphiques.
Les cyclosilicates sont généralement prismatiques, de symétrie rhomboédrique ou hexagonale, et comprennent notamment la tourmaline et le béryl.
Les deux grandes familles d’inosilicates sont les pyroxènes et les amphiboles.
Les inosilicates ont généralement un poids spécifique plutôt faible, une dureté moyenne, une tendance aux formes prismatiques et deux directions de clivage parallèles à l’axe du prisme {110}.
Les pyroxènes sont communs dans les roches éruptives basiques, diverses roches métamorphiques et les météorites pierreuses.
Les amphiboles, un peu plus riches en silice que les pyroxènes, apparaissent dans les roches moyennement basiques, les syénites et parfois les granites.
Dans les tectosilicates, le silicium est partiellement substitué par l’aluminium, jusqu’à 50 % dans un cas rare.
Chaînes simples ou doubles des inosilicates, contre charpente tridimensionnelle des tectosilicates.
★ À maîtriser
Dans les feldspaths, la substitution de par est compensée par l’ajout d’ions , ou .
Les feldspaths calco-sodiques ou plagioclases sont des minéraux isomorphes tricliniques pouvant cristalliser dans toute proportion d’un mélange d’albite et d’anorthite .
Les phyllosilicates représentent 5 % des minéraux de la croûte terrestre et leurs tétraèdres sont polymérisés dans deux directions pour former des couches chargées négativement.
La structure en couches des phyllosilicates est associée à un habitus en feuillets, un clivage basal parfait, une faible cohésion et dureté et un poids spécifique peu élevé.
Compléments
Le quartz est du dioxyde de silicium , forme des cristaux xénomorphes, est très résistant à l’altération et apparaît en dernier lors de la cristallisation d’un magma.
L’albite est le feldspath et l’orthose est le feldspath .
L’identification précise d’un plagioclase est importante pour la classification des roches éruptives.
La proportion d’oxygène et de silicium des phyllosilicates est représentée par , et une substitution de silicium par aluminium peut produire le groupe anionique .
Les phyllosilicates ont une morphologie aplatie, un clivage suivant le plan d’empilement des feuillets et leur indice de réfraction le plus élevé dans la direction des feuillets.
Les illites sont structurellement proches des micas, notamment de la muscovite, et d’autres silicates comme les feldspaths, feldspathoïdes et l’orthose; elles en proviennent par bisiallitisation lors de l’attaque de l’eau sous certaines conditions de température et de pression.
Les chlorites sont produites par décomposition du mica noir, des pyroxènes ou des amphiboles.
Les chlorites sont des aluminosilicates de fer ou de magnésium, généralement verdâtres et proches des micas par leur structure et leurs propriétés physico-chimiques.
Les chlorites se rencontrent dans les roches métamorphiques, notamment les schistes et micaschistes, ainsi que dans les roches sédimentaires et magmatiques.
La polymérisation en feuillets entraîne un clivage basal parfait et une faible cohésion.
★ À maîtriser
L’étude des minéraux repose sur : l’observation de leurs propriétés physiques, l’observation de leurs propriétés optiques en lames minces, l’utilisation des rayons X pour étudier la structure cristalline, l’analyse de leur composition chimique
La reconnaissance d’un minéral vise son identification et sa description méthodique à partir de l’habitus, de la cassure, du clivage, de la macle, de la couleur, de l’éclat, de la transparence, de la réaction à l’acide, de la dureté, de la solubilité et du magnétisme.
La reconnaissance au microscope polarisant consiste à identifier les propriétés optiques des minéraux en lame mince, à décrire un échantillon microscopique et à reconnaître les principaux minéraux.
En LPNA, les critères de reconnaissance comprennent la forme, le relief, le clivage, la couleur et le pléochroïsme ; en LPA, ils comprennent la biréfringence et l’angle d’extinction.
Le pléochroïsme résulte d’une absorption différente des longueurs d’onde selon la direction des axes de l’ellipsoïde des indices ; la couleur est maximale lorsque N’g est parallèle au plan de vibration du polariseur et minimale lorsque N’p lui est parallèle.
En LPA, il y a extinction lorsque les axes optiques sont parallèles aux directions du polariseur et de l’analyseur.
Compléments
Une macle est une association de cristaux de même nature suivant des plans cristallins, par accumulation de deux minéraux ou par interpénétration.
Les minéraux idiochromatiques gardent toujours la même couleur, tandis que les minéraux dits allochromatiques présentent des teintes différentes selon leurs éléments de traces.
La réaction à l’acide des carbonates se manifeste par une effervescence.
La dureté est évaluée sur l’échelle de Mohs, allant de 1 à 10.
La halite, ou sel gemme de table, de formule , se dissout dans l’eau.
Le nombre de familles de clivage peut être de 1 ou 2, et leur qualité peut être parfaite, bonne ou grossière ; une section ne montre pas nécessairement les plans de clivage.
En LPNA, le relief augmente avec la valeur des indices de réfraction.
★ À maîtriser
Les minéraux sont stables dans des conditions précises de pression, de température et d’environnement chimique ; lorsque ces conditions changent, ils peuvent devenir instables et être remplacés par des minéraux de structures cristallines différentes et parfois de répartition chimique différente.
Bowen a établi qu’une roche éruptive est une association de minéraux, et non un agrégat quelconque de minéraux sans affinité chimique.
🔄 Dans la suite ferromagnésienne, le refroidissement entraîne successivement : la cristallisation de l’olivine, la cristallisation du pyroxène, la cristallisation de l’amphibole, la cristallisation des micas, la cristallisation du quartz si la silice est excédentaire
Dans la suite continue des plagioclases, l’anorthite calcique évolue vers l’albite sodique en conservant la même structure cristalline.
Lors du refroidissement d’un magma, les minéraux apparaissent dans un ordre précis, et le terme final dépend notamment de la teneur en silice du mélange initial.
Un magma hypersilicieux, associé aux roches acides, contient plus de 75 % de silice, est visqueux et cristallise très souvent complètement en remontant dans l’écorce terrestre.
Un magma hyposilicieux, associé aux roches basiques, contient moins de 55 % de silice, est fluide, coule très souvent en surface et forme peu de minéraux pendant son ascension rapide.
Compléments
Au sein d’un édifice cristallin donné, des échanges d’ions peuvent se produire selon des règles appelées lois de substitution des ions.
L’ordre de cristallisation des minéraux dans un magma est appelé série de Bowen et est daté de 1928.
Un magma intermédiaire, associé aux roches intermédiaires, contient entre 55 % et 75 % de silice.
Au refroidissement, olivine → pyroxène → amphibole → mica → quartz.
Le quartz a une densité constante de 2,65 et une température de fusion de 1 650 (±75) °C.
Le quartz est très stable, sauf dans l’acide fluorhydrique ou la soude très concentrée.
Les principaux feldspaths cités sont :
La calcite contient des traces de Mn, Fe, Zn, Co, Ba, Sr, Pb, Mg, Cu, Al, Ni, V, Cr et Mo.
L’halite cristallise dans le système cubique et son clivage est parfait.
La pyrite a une densité de 5 g/cm³ et devient magnétique après chauffage.
Le gypse est flexible mais non élastique, friable et ne réagit pas aux acides.
La labradorite est une variété d’anorthite appartenant aux feldspaths plagioclases, avec un rapport Ab/An compris entre 30/70 et 50/50.
La goethite est un oxyhydroxyde de fer(III) de formule α-FeIIIO(OH), de système cristallin orthorhombique et de densité 4,3.
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1. Quelle classification regroupe les minéraux en fonction de leur composition chimique ?
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Quelles grandes classes composent la classification chimique des minéraux ?
Les éléments natifs, sulfures, oxydes-hydroxydes, carbonates, phosphates, sulfates, halogénures et silicates.
Quelles caractéristiques définissent un minéral naturel selon sa composition, son organisation et sa formation ?
C’est un solide homogène, de composition chimique définie mais généralement non fixe, à structure cristalline ordonnée et généralement formé par des processus inorganiques.
Qu’est-ce que la maille élémentaire d’une structure ?
La plus petite unité répétable pour générer la structure complète.
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