QCM : Classification et reconnaissance des minéraux (48 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle classification regroupe les minéraux en fonction de leur composition chimique ?

Sulfures, oxydes-hydroxydes, carbonates, phosphates, sulfates, halogénures et minéraux métalliques
Éléments natifs, sulfures, oxydes-hydroxydes, carbonates, phosphates, sulfates, halogénures et silicates
Éléments natifs, métaux, oxydes, carbonates, sulfates, halogénures et minéraux magnétiques
Éléments natifs, sulfures, carbonates, phosphates, silicates, roches magmatiques et roches sédimentaires

Éléments natifs, sulfures, oxydes-hydroxydes, carbonates, phosphates, sulfates, halogénures et silicates

Explication

La classification chimique distingue les éléments natifs et plusieurs familles de composés, dont les silicates et les halogénures. Les propriétés physiques, les types de roches et les catégories métalliques ne constituent pas cette liste de familles.

2. Quelle combinaison de caractéristiques correspond à la définition générale d’un minéral ?

Un solide naturel et homogène, à composition strictement fixe, sans structure cristalline nécessaire et généralement formé par des processus inorganiques
Un solide homogène fabriqué par l’être humain, à composition définie mais variable, doté d’une structure cristalline et généralement formé par des processus inorganiques
Un solide naturel et homogène, à composition définie mais généralement non fixe, doté d’une structure cristalline et généralement formé par des processus inorganiques
Un solide naturel et homogène, à composition définie mais généralement non fixe, sans structure cristalline et généralement issu de processus organiques

Un solide naturel et homogène, à composition définie mais généralement non fixe, doté d’une structure cristalline et généralement formé par des processus inorganiques

Explication

Un minéral se caractérise par son origine naturelle, son état solide, son homogénéité, une composition définie mais généralement non fixe et un arrangement atomique ordonné en structure cristalline; il est généralement formé par des processus inorganiques. Une composition strictement fixe, l’absence de structure cristalline ou une origine synthétique déforment cette définition.

3. Un laboratoire fabrique un équivalent synthétique d’un minéral naturel. Quel qualificatif permet de signaler cette origine dans son nom ?

« syn » placé après le nom du minéral
« nat » placé après le nom du minéral
Le nom de la structure cristalline ajouté après le nom du minéral
Le symbole chimique ajouté avant le nom du minéral

« syn » placé après le nom du minéral

Explication

L’équivalent synthétique d’un minéral porte le qualificatif « syn » après son nom, ce qui le distingue du minéral naturel. « Nat », une formule chimique ou le nom de la structure ne sont pas le qualificatif indiqué pour marquer cette origine.

4. Pour représenter un minéral par répétition d’une même unité, quelle unité doit-on choisir afin de pouvoir reconstruire la structure complète tout en conservant ses caractéristiques chimiques et ses éléments de symétrie ?

Un groupement d’atomes isolé sans symétrie représentative
Une unité englobant plusieurs répétitions de la structure
La plus petite unité répétable contenant ces caractéristiques
La forme macroscopique délimitée par les faces du cristal

La plus petite unité répétable contenant ces caractéristiques

Explication

La maille élémentaire est la plus petite unité dont la répétition génère la structure complète et qui contient les éléments de symétrie ainsi que les particularités chimiques du minéral. Un groupement isolé ne garantit pas ces propriétés, une unité plus grande n’est pas la plus petite, et la forme extérieure relève de la morphologie.

5. Quelle caractéristique définit un cristal, indépendamment du fait qu’il présente ou non une forme extérieure géométrique bien développée ?

La composition par un seul type d’atome ou d’ion
La répétition d’une forme géométrique à l’échelle macroscopique
La présence obligatoire de faces planes et d’angles répétitifs
L’arrangement ordonné de ses atomes constitutifs

L’arrangement ordonné de ses atomes constitutifs

Explication

Un cristal se définit par l’arrangement ordonné de ses atomes, même si sa forme géométrique extérieure n’a pas pu se développer. Les faces et angles répétitifs peuvent caractériser son apparence, mais ne sont pas indispensables à cette définition; la composition chimique ne suffit pas à définir l’état cristallin.

6. Quel ensemble de trois aspects la cristallographie étudie-t-elle dans les cristaux ?

La composition, la dureté et la densité
La morphologie, la texture et la structure
La maille, la symétrie et l’état physique
La forme extérieure, la composition et la diffraction

La morphologie, la texture et la structure

Explication

La cristallographie étudie la morphologie, la texture et la structure des cristaux. La composition et les propriétés comme la dureté ne remplacent pas ces trois domaines, et l’empilement atomique correspond à la structure plutôt qu’à l’ensemble de l’étude.

7. Un modèle décrit un cristal rigoureusement périodique, tandis qu’un échantillon observé présente des lacunes et des dislocations. Quelle interprétation distingue correctement les deux cas ?

Les deux sont des cristaux parfaits, car les défauts ne changent pas leur nature
Le modèle représente un cristal parfait théorique; l’échantillon est un cristal réel avec défauts
Le modèle représente un cristal réel; l’échantillon est parfait malgré ses défauts
Les deux sont des cristaux réels, car la périodicité est une propriété théorique

Le modèle représente un cristal parfait théorique; l’échantillon est un cristal réel avec défauts

Explication

Le cristal parfait, rigoureusement périodique, est un état théorique pratiquement jamais réalisé; un cristal réel comporte des défauts tels que des lacunes ou des dislocations. Traiter le modèle comme le cas habituel inverse cette distinction, et la présence de défauts n’empêche pas de qualifier l’échantillon de cristal réel.

8. Dans un cristal, un atome excédentaire de même espèce que les atomes du réseau se loge entre les sites réguliers. Comment classer ce défaut ?

Une lacune
Une dislocation
Un hétérointerstitiel
Un autointerstitiel

Un autointerstitiel

Explication

Un atome excédentaire situé entre les sites réguliers est un interstitiel; lorsqu’il est de même espèce que les atomes du réseau, il s’agit d’un autointerstitiel. Une lacune correspond à l’absence d’un atome, un hétérointerstitiel est d’une autre espèce, et une dislocation est un autre type de défaut cristallin.

9. Dans un cristal bidimensionnel, on remplace chaque motif par un point bien défini situé à proximité. Quelle interprétation de l’ensemble régulier obtenu est correcte ?

Les points sont les motifs complets et se déduisent les uns des autres par rotations.
Les points sont les nœuds du réseau et se déduisent les uns des autres par rotations.
Les points sont les vecteurs de base et se déduisent les uns des autres par translations.
Les points sont les nœuds du réseau et se déduisent les uns des autres par translations.

Les points sont les nœuds du réseau et se déduisent les uns des autres par translations.

Explication

Le réseau direct s’obtient en représentant chaque motif par un point proche de celui-ci ; les points réguliers ainsi formés sont les nœuds, reliés par les translations du réseau. Confondre points et motifs complets méconnaît cette représentation, prendre les nœuds pour des vecteurs confond deux objets, et invoquer des rotations remplace à tort les translations.

10. Dans un réseau tridimensionnel, un nœud M a pour coordonnées entières u=1u=1, v=−2v=-2 et w=3w=3 relativement aux vecteurs non coplanaires a⃗\vec a, b⃗\vec b et c⃗\vec c. Quelle translation va de O à M ?

OM→=a⃗−2b⃗\overrightarrow{OM}=\vec a-2\vec b
OM→=a⃗+2b⃗+3c⃗\overrightarrow{OM}=\vec a+2\vec b+3\vec c
OM→=a⃗−2b⃗+3c⃗\overrightarrow{OM}=\vec a-2\vec b+3\vec c
OM→=a⃗+3b⃗−2c⃗\overrightarrow{OM}=\vec a+3\vec b-2\vec c

$$\overrightarrow{OM}=\vec a-2\vec b+3\vec c$$

Explication

Dans le réseau tridimensionnel, la translation s’écrit OM→=ua⃗+vb⃗+wc⃗\overrightarrow{OM}=u\vec a+v\vec b+w\vec c ; les valeurs données produisent a⃗−2b⃗+3c⃗\vec a-2\vec b+3\vec c. Le signe positif devant b⃗\vec b oublie la valeur négative de vv, l’échange des coefficients les associe mal aux vecteurs, et l’expression à deux vecteurs omet la troisième direction.

11. Une maille est décrite dans un repère primitif dont les axes ne sont pas tous perpendiculaires. Quels paramètres décrivent sa géométrie ?

Trois longueurs a,b,ca,b,c et trois coordonnées de l’origine.
Trois longueurs a,b,ca,b,c et trois angles droits.
Trois angles α,β,γ\alpha,\beta,\gamma et trois coordonnées de l’origine.
Trois longueurs a,b,ca,b,c et trois angles α,β,γ\alpha,\beta,\gamma.

Trois longueurs $$a,b,c$$ et trois angles $$\alpha,\beta,\gamma$$.

Explication

La géométrie d’une maille est définie par ses trois longueurs a,b,ca,b,c et ses trois angles α,β,γ\alpha,\beta,\gamma ; les axes du repère primitif ne sont pas nécessairement perpendiculaires. Les longueurs seules omettent les angles, les coordonnées de l’origine ne constituent pas les paramètres de maille, et imposer des angles droits contredit la possibilité d’axes non perpendiculaires.

12. Un plan coupe les axes d’une maille en des points situés à OA=2aOA=2a, OB=bOB=b et OC=c3OC=\frac{c}{3}. Quels indices obtient-on avec h=aOAh=\frac{a}{OA}, k=bOBk=\frac{b}{OB} et l=cOCl=\frac{c}{OC} ?

(2,1,13)(2,1,\frac{1}{3})
(12,1,3)(\frac{1}{2},1,3)
(1,12,3)(1,\frac{1}{2},3)
(2,1,3)(2,1,3)

$$(\frac{1}{2},1,3)$$

Explication

Les rapports donnent h=a2a=12h=\frac{a}{2a}=\frac{1}{2}, k=bb=1k=\frac{b}{b}=1 et l=cc/3=3l=\frac{c}{c/3}=3. Les valeurs 2,1,132,1,\frac{1}{3} inversent les rapports, l’échange de hh et kk attribue les interceptions aux mauvais axes, et conserver les interceptions comme indices oublie de calculer les rapports.

13. Un cristal possède plusieurs plans liés par symétrie et considérés comme une même famille. Quelle notation distingue cette famille de l’indice d’un plan individuel ?

{hkl}\{hkl\} pour la famille et (hkl)(hkl) pour un plan.
[hkl][hkl] pour la famille et (hkl)(hkl) pour un plan.
{hkl}\{hkl\} pour la famille et [hkl][hkl] pour un plan.
(hkl)(hkl) pour la famille et {hkl}\{hkl\} pour un plan.

$$\{hkl\}$$ pour la famille et $$(hkl)$$ pour un plan.

Explication

Les indices d’un plan individuel s’écrivent entre parenthèses, tandis que les accolades désignent la famille de plans équivalents par symétrie. Utiliser les parenthèses pour la famille inverse les notations, les crochets ne sont pas la notation indiquée pour la famille, et remplacer les parenthèses du plan par des crochets attribue à tort un autre signe.

14. Un objet est déplacé, puis sa configuration reste indiscernable de celle qu’il avait au départ, même si chaque point n’occupe pas forcément la même position. Comment qualifier ce mouvement ?

Une déformation géométrique
Une identité de position
Un élément de symétrie
Une opération de symétrie

Une opération de symétrie

Explication

Une opération de symétrie place le corps dans une configuration équivalente et indiscernable de la configuration initiale, sans exiger que chaque point retrouve sa position exacte. L’identité de position exige une position identique, l’élément de symétrie est une entité géométrique, et une déformation ne garantit pas une configuration équivalente.

15. Un axe de rotation d’ordre 8 est envisagé pour une opération de symétrie. Quel est son angle minimal de restitution ?

45∘45^\circ
22,5∘22{,}5^\circ
2880∘2880^\circ
60∘60^\circ

$$45^\circ$$

Explication

L’angle minimal de restitution se calcule par θ=360∘n\theta=\frac{360^\circ}{n} ; pour n=8n=8, on obtient 360∘8=45∘\frac{360^\circ}{8}=45^\circ. 2880∘2880^\circ vient d’une multiplication, 22,5∘22{,}5^\circ divise encore le résultat par deux, et 60∘60^\circ correspond à l’ordre 6.

16. Une réflexion dans un plan miroir transforme une figure en son image, impossible à superposer à l’originale. Comment caractériser les deux figures et les distinguer de celles produites par une rotation ?

La réflexion produit des figures congruentes, tandis que la rotation produit des figures énantiomorphes
La réflexion produit des figures congruentes, tandis que la rotation produit des figures congruentes
La réflexion produit des figures énantiomorphes, tandis que la rotation produit des figures énantiomorphes
La réflexion produit des figures énantiomorphes, tandis que la rotation produit des figures congruentes

La réflexion produit des figures énantiomorphes, tandis que la rotation produit des figures congruentes

Explication

La réflexion par un plan miroir produit des figures énantiomorphes, tandis qu’une rotation produit des figures congruentes. L’option parlant de figures congruentes après réflexion inverse cette distinction, celle attribuant des figures énantiomorphes à la rotation confond les effets, et la mention de l’inversion substitue une autre opération à la réflexion.

17. Quel ensemble énumère les sept systèmes cristallins ?

Triclinique, monoclinique, orthorhombique, quadratique, cubique, rhomboédrique et hexagonal
Triclinique, monoclinique, orthorhombique, quadratique, cubique, triclinique et hexagonal
Triclinique, monoclinique, orthorhombique, tétragonal, cubique, rhomboédrique et hexagonal
Triclinique, orthorhombique, quadratique, cubique, rhomboédrique, hexagonal et tétragonal

Triclinique, monoclinique, orthorhombique, quadratique, cubique, rhomboédrique et hexagonal

Explication

Les sept systèmes cristallins sont triclinique, monoclinique, orthorhombique, quadratique, cubique, rhomboédrique et hexagonal. Tétragonal remplace à tort quadratique, la répétition de triclinique confond deux noms, et la dernière liste omet monoclinique en introduisant tétragonal.

18. Une maille possède trois longueurs différentes, deux angles droits et un troisième angle qui ne l’est pas. À quel système cristallin appartient-elle ?

Au système orthorhombique
Au système triclinique
Au système quadratique
Au système monoclinique

Au système monoclinique

Explication

Le système monoclinique se caractérise par trois longueurs différentes et deux angles droits, le troisième étant oblique. L’orthorhombique possède trois angles droits, le triclinique des angles quelconques, et le quadratique ne correspond pas à cette combinaison de paramètres.

19. Dans un inventaire de minéraux, quelle part approximative est représentée par les sulfures et leurs dérivés ?

5 à 6 %
14 %
15 à 20 %
9 %

15 à 20 %

Explication

Les sulfures et leurs dérivés représentent 15 à 20 % des minéraux, et de nombreux minerais appartiennent à ce groupe. La valeur de 14 % correspond aux oxydes, celle de 9 % aux carbonates et celle de 5 à 6 % aux halogénures.

20. Un minéral est composé de sodium et de chlore et appartient aux halogénures. Quel exemple connu correspond à cette description ?

La halite, ou sel gemme
La calcite, constituant du calcaire
Le gypse, pierre à plâtre
L’hématite, minerai de fer

La halite, ou sel gemme

Explication

La halite, de formule NaCl, est un halogénure connu sous le nom de sel gemme. La calcite est un carbonate, l’hématite un oxyde et le gypse un sulfate.

21. Pour classer un minéral dans le groupe des carbonates, quel groupement anionique faut-il y reconnaître ?

[NO3]−[NO_3]^-
[CO3]2−[CO_3]^{2-}
[SO4]2−[SO_4]^{2-}
[PO4]3−[PO_4]^{3-}

$$[CO_3]^{2-}$$

Explication

Les carbonates se reconnaissent au groupement anionique [CO3]2−[CO_3]^{2-}. [SO4]2−[SO_4]^{2-} désigne le sulfate, [NO3]−[NO_3]^- le nitrate et [PO4]3−[PO_4]^{3-} le phosphate.

22. Un géologue cherche le minéral qui constitue principalement un échantillon de calcaire. Quelle espèce doit-il identifier ?

Le gypse, CaSO4⋅2H2OCaSO_4\cdot 2H_2O
La calcite, CaCO3CaCO_3
La halite, NaClNaCl
L’hématite, Fe2O3Fe_2O_3

La calcite, $$CaCO_3$$

Explication

La calcite, de formule CaCO3CaCO_3, est le constituant principal du calcaire. Le gypse est un sulfate, l’hématite un oxyde de fer et la halite un halogénure.

23. Dans un silicate, les tétraèdres [SiO4]4−[SiO_4]^{4-} restent isolés les uns des autres. À quelle famille appartient-il ?

Aux sorosilicates
Aux nésosilicates
Aux cyclosilicates
Aux inosilicates

Aux nésosilicates

Explication

Les nésosilicates sont constitués de tétraèdres [SiO4]4−[SiO_4]^{4-} isolés et représentent 2 % de la croûte terrestre. Les sorosilicates associent des paires, les cyclosilicates forment des anneaux et les inosilicates des chaînes.

24. Deux tétraèdres SiO4SiO_4 s’associent dans la structure d’un silicate. Quel groupe anionique en résulte chez les sorosilicates ?

[SiO3]2−[SiO_3]^{2-}
[Si6O18]12−[Si_6O_{18}]^{12-}
[Si2O7]6−[Si_2O_7]^{6-}
[SiO4]4−[SiO_4]^{4-}

$$[Si_2O_7]^{6-}$$

Explication

Dans les sorosilicates, deux tétraèdres SiO4SiO_4 forment le groupe [Si2O7]6−[Si_2O_7]^{6-}. [SiO4]4−[SiO_4]^{4-} correspond à un tétraèdre isolé, [SiO3]2−[SiO_3]^{2-} à une chaîne simple et [Si6O18]12−[Si_6O_{18}]^{12-} à un anneau.

25. Une analyse révèle que les tétraèdres d’un inosilicate forment des chaînes doubles. Quelle composition anionique faut-il attribuer à ces chaînes ?

[Si6O18]12−[Si_6O_{18}]^{12-}
[Si4O11]6−[Si_4O_{11}]^{6-}
[SiO3]2−[SiO_3]^{2-}
[Si2O7]6−[Si_2O_7]^{6-}

$$[Si_4O_{11}]^{6-}$$

Explication

Les chaînes doubles des inosilicates ont la composition [Si4O11]6−[Si_4O_{11}]^{6-}, tandis que les chaînes simples ont la composition [SiO3]2−[SiO_3]^{2-}. [Si2O7]6−[Si_2O_7]^{6-} correspond à deux tétraèdres associés et [Si6O18]12−[Si_6O_{18}]^{12-} à un anneau.

26. Lors de l’identification d’un inosilicate, l’angle entre ses deux directions de clivage est d’environ 120∘120^\circ. À quelle famille correspond ce caractère ?

Aux sorosilicates
Aux nésosilicates
Aux pyroxènes
Aux amphiboles

Aux amphiboles

Explication

L’angle entre les deux directions de clivage est d’environ 120∘120^\circ chez les amphiboles, contre environ 90∘90^\circ chez les pyroxènes. Les sorosilicates et les nésosilicates ne sont pas les familles distinguées par cet angle de clivage.

27. Un plagioclase cristallise avec une composition intermédiaire entre l’albite et l’anorthite. Quelle caractéristique est compatible avec cette composition ?

Il peut cristalliser dans une proportion quelconque du mélange albite-anorthite
Il doit cristalliser avec des proportions égales d’albite et d’anorthite
Il correspond à une série entre l’orthose et l’albite
Il appartient à une série monoclinique de phyllosilicates

Il peut cristalliser dans une proportion quelconque du mélange albite-anorthite

Explication

Les plagioclases sont des minéraux isomorphes tricliniques pouvant cristalliser dans toute proportion du mélange albite-anorthite. Une proportion égale n’est pas imposée, le système monoclinique concerne ici les phyllosilicates, et l’orthose n’est pas le terme calcique de la série.

28. Dans un minéral, les tétraèdres SiO4SiO_4 sont reliés en couches dans deux directions et ces couches portent une charge négative. À quelle famille appartient-il ?

Aux tectosilicates
Aux phyllosilicates
Aux inosilicates
Aux nésosilicates

Aux phyllosilicates

Explication

Les phyllosilicates se caractérisent par des tétraèdres SiO4SiO_4 polymérisés dans deux directions, formant des couches chargées négativement. Les tectosilicates forment des réseaux tridimensionnels, tandis que les inosilicates sont organisés en chaînes et les nésosilicates en unités isolées.

29. Un minéral présente une structure en couches et se débite facilement en plaques minces. Quel ensemble de propriétés physiques est le plus cohérent avec cette structure ?

Un habitus massif, un clivage basal parfait, une faible cohésion et un poids spécifique élevé
Un habitus en feuillets, un clivage prismatique parfait, une forte cohésion et une dureté faible
Un habitus massif, un clivage basal médiocre, une forte cohésion et une dureté élevée
Un habitus en feuillets, un clivage basal parfait, une faible cohésion et une dureté faible

Un habitus en feuillets, un clivage basal parfait, une faible cohésion et une dureté faible

Explication

La structure en couches des phyllosilicates est associée à un habitus en feuillets, un clivage basal parfait, une faible cohésion et une faible dureté, ainsi qu’à un poids spécifique peu élevé. Une forte cohésion ou un poids spécifique élevé ne correspond pas à ces caractéristiques.

30. Pour caractériser complètement un minéral inconnu, une équipe prévoit plusieurs méthodes d’étude. Quelle démarche couvre les approches complémentaires utilisées en minéralogie ?

Observer les propriétés physiques et optiques, étudier la structure par rayons X et analyser la composition chimique
Analyser la composition chimique et observer les propriétés physiques, sans étudier les lames minces
Étudier la structure par rayons X et observer les lames minces, sans examiner les propriétés physiques
Observer les propriétés physiques et optiques, puis déduire la structure et la composition sans autre méthode

Observer les propriétés physiques et optiques, étudier la structure par rayons X et analyser la composition chimique

Explication

L’étude des minéraux associe l’observation des propriétés physiques, l’observation optique en lame mince, l’utilisation des rayons X pour la structure cristalline et l’analyse chimique. Se limiter à une partie de ces méthodes omet une approche complémentaire.

31. Lors de l’identification méthodique d’un minéral, quelle série de critères est pertinente à examiner ?

Habitus, origine magmatique, température de formation, pression, couleur et éclat
Clivage, macle, forme du gisement, profondeur, température et vitesse de refroidissement
Couleur, éclat, transparence, dureté, composition de la roche encaissante et âge géologique
Habitus, cassure, clivage, macle, couleur, éclat, transparence, réaction à l’acide, dureté, solubilité et magnétisme

Habitus, cassure, clivage, macle, couleur, éclat, transparence, réaction à l’acide, dureté, solubilité et magnétisme

Explication

La reconnaissance méthodique s’appuie sur les caractères physiques du minéral, notamment l’habitus, la cassure, le clivage, la macle, la couleur, l’éclat, la transparence, la réaction à l’acide, la dureté, la solubilité et le magnétisme. L’origine, l’âge ou les conditions de formation ne remplacent pas cette liste de critères.

32. Lors d’une observation au microscope polarisant, un étudiant relève la forme et le pléochroïsme en LPNA, puis la biréfringence en LPA. Quelle autre propriété doit-il associer à la LPA ?

Le clivage
Le pléochroïsme
L’angle d’extinction
Le relief

L’angle d’extinction

Explication

En LPA, les critères comprennent la biréfringence et l’angle d’extinction. Le relief, le clivage et le pléochroïsme font partie des critères observés en LPNA.

33. En faisant tourner une lame mince, un minéral change d’intensité de couleur selon son orientation. Quelle explication rend compte de ce pléochroïsme ?

L’absorption varie selon les directions des axes de l’ellipsoïde des indices; la couleur est maximale lorsque N’gN’g est parallèle au plan de vibration du polariseur
La biréfringence varie selon les directions des axes; la couleur est maximale lorsque N’pN’p est parallèle au plan de vibration du polariseur
La transparence varie selon les plans de clivage; la couleur est maximale lorsque N’pN’p est parallèle au plan de vibration du polariseur
La composition chimique varie avec la rotation; la couleur est minimale lorsque N’gN’g est parallèle au plan de vibration du polariseur

L’absorption varie selon les directions des axes de l’ellipsoïde des indices; la couleur est maximale lorsque $$N’g$$ est parallèle au plan de vibration du polariseur

Explication

Le pléochroïsme provient d’une absorption différente des longueurs d’onde selon la direction des axes de l’ellipsoïde des indices; la couleur est maximale lorsque N’gN’g est parallèle au plan de vibration du polariseur et minimale lorsque N’pN’p lui est parallèle. La biréfringence est un critère distinct, et l’inversion de N’gN’g et N’pN’p inverse les conditions de couleur maximale et minimale.

34. Un minéral se forme à une pression, une température et dans un environnement chimique donnés. Si ces conditions changent, quelle évolution peut se produire ?

Il peut changer de composition tout en conservant nécessairement sa structure.
Il peut devenir instable uniquement si sa température augmente.
Il peut devenir instable et être remplacé par un minéral de structure différente.
Il peut rester stable tant que la pression ne change pas.

Il peut devenir instable et être remplacé par un minéral de structure différente.

Explication

La stabilité dépend conjointement de la pression, de la température et de l’environnement chimique ; un changement peut rendre le minéral instable et entraîner son remplacement par un autre. La variation de composition sans remplacement confond substitution et transformation, la pression inchangée ne garantit pas la stabilité, et la température n’est pas le seul facteur.

35. Quelle idée Bowen a-t-il établie au sujet de la composition d’une roche éruptive ?

C’est un agrégat de minéraux sans affinité chimique.
C’est une association déterminée par la taille des cristaux.
C’est un assemblage constitué d’un seul minéral cristallisé.
C’est une association de minéraux ayant une affinité chimique.

C’est une association de minéraux ayant une affinité chimique.

Explication

Bowen a établi qu’une roche éruptive est une association de minéraux, et non un assemblage quelconque sans affinité chimique. L’agrégat sans affinité reprend précisément la conception écartée ; le minéral unique et la taille des cristaux ne définissent pas cette idée.

36. Dans une suite ferromagnésienne, un magma refroidit et la silice demeure excédentaire après la formation des micas. Quel minéral cristallise ensuite dans l’ordre décrit par Bowen ?

L’olivine.
L’amphibole.
Le pyroxène.
Le quartz.

Le quartz.

Explication

Dans la suite ferromagnésienne, l’ordre va de l’olivine au pyroxène, puis à l’amphibole et aux micas ; si la silice est excédentaire, le quartz vient ensuite. L’amphibole, le pyroxène et l’olivine sont des étapes antérieures de cette succession.

37. Lors du refroidissement d’un magma, un plagioclase évolue de l’anorthite calcique vers l’albite sodique. Que devient sa structure cristalline au cours de cette évolution ?

Elle reste la même.
Elle change au passage vers l’albite.
Elle devient celle du pyroxène.
Elle passe d’une composition sodique à une composition calcique.

Elle reste la même.

Explication

Dans la suite continue des plagioclases, la composition évolue de l’anorthite calcique vers l’albite sodique, tandis que la structure cristalline est conservée. Le changement de structure confond évolution chimique et changement structural ; le pyroxène appartient à l’autre suite, et l’inversion des termes renverse l’évolution.

38. Un échantillon est identifié comme du quartz. Quelle combinaison décrit correctement ce minéral ?

Un tectosilicate d’aluminosilicate, de système trigonal.
Un tectosilicate de dioxyde de silicium, de système trigonal.
Un silicate de calcium et de sodium, de système trigonal.
Un tectosilicate de dioxyde de silicium, de système cubique.

Un tectosilicate de dioxyde de silicium, de système trigonal.

Explication

Le quartz est un tectosilicate composé de dioxyde de silicium, de formule SiO₂, et de système cristallin trigonal. L’aluminosilicate correspond à la composition des feldspaths, le système cubique est erroné, et le calcium et le sodium caractérisent des compositions feldspathiques.

39. Un minéral appartient à la famille des tectosilicates et sa composition comprend de l’aluminium avec du sodium, du potassium ou du calcium. De quelle famille s’agit-il ?

Des feldspaths.
Des olivines.
Du quartz.
Des pyroxènes.

Des feldspaths.

Explication

Un feldspath est un tectosilicate dont la composition correspond à un aluminosilicate de sodium, de potassium ou de calcium. Le quartz est aussi un tectosilicate, mais il est composé de dioxyde de silicium ; pyroxènes et olivines ne correspondent pas à la définition donnée.

40. Quel minéral est constitué de carbonate naturel de calcium et a pour formule CaCO3\mathrm{CaCO_3} ?

La magnétite
La pyrite
La calcite
L’halite

La calcite

Explication

La calcite est composée de carbonate naturel de calcium, de formule CaCO3\mathrm{CaCO_3}. L’halite est du chlorure de sodium, la pyrite du disulfure de fer et la magnétite un oxyde de fer.

41. Dans le langage minier, quel minéral solide est aussi appelé sel gemme et correspond au chlorure de sodium NaCl\mathrm{NaCl} ?

La magnétite
La calcite
La pyrite
L’halite

L’halite

Explication

L’halite, appelée sel gemme dans le langage minier, est un minéral solide composé de chlorure de sodium NaCl\mathrm{NaCl}. La calcite est un carbonate, la pyrite un disulfure et la magnétite un oxyde.

42. Un échantillon contient un minéral de formule FeS2\mathrm{FeS_2}. Quelle identification associe correctement ce minéral à sa relation avec la marcassite ?

La pyrite, polymorphe de la marcassite
La magnétite, polymorphe de la marcassite
La calcite, polymorphe de la marcassite
L’halite, polymorphe de la marcassite

La pyrite, polymorphe de la marcassite

Explication

La pyrite est le disulfure de fer FeS2\mathrm{FeS_2} et est polymorphe de la marcassite. La magnétite est un oxyde de fer, tandis que la calcite et l’halite ont des compositions différentes.

43. Un minéral de formule Fe3O4\mathrm{Fe_3O_4} est identifié comme un matériau ferrimagnétique. De quel minéral s’agit-il ?

La calcite
La magnétite
L’halite
La pyrite

La magnétite

Explication

La magnétite est un oxyde de fer de formule Fe3O4\mathrm{Fe_3O_4} et constitue un matériau ferrimagnétique. La pyrite est un disulfure de fer, la calcite un carbonate et l’halite un chlorure.

44. Un échantillon contient un minéral de formule PbS\mathrm{PbS}. Dans quelle classe chimique le ranger ?

Les éléments natifs
Les oxydes-hydroxydes
Les sulfures
Les sulfates

Les sulfures

Explication

La galène, de formule PbS\mathrm{PbS}, est classée parmi les sulfures. Les sulfates comprennent notamment le gypse et la barytine, les éléments natifs comprennent l’or et le cuivre, et les oxydes-hydroxydes comprennent l’hématite.

45. En examinant un minéral, une géologue constate qu’il forme une phase unique et qu’on ne peut pas le séparer mécaniquement en composantes chimiquement distinctes. Quel critère cette observation vérifie-t-elle ?

L’homogénéité
L’origine naturelle
La composition chimique définie
L’état solide

L’homogénéité

Explication

L’homogénéité signifie qu’un minéral constitue une phase unique et ne peut pas être séparé mécaniquement en composantes chimiquement distinctes. Une composition définie concerne sa composition chimique, l’état solide son état physique, et l’origine naturelle sa formation hors d’une fabrication synthétique.

46. Dans un minéral classé parmi les sulfures, arséniures, antimoniures et tellurures, quel élément caractérise respectivement le groupement anionique de chaque famille ?

Le soufre associé à un autre métal dans chaque famille
Le soufre, l’arsenic, l’antimoine ou le tellure, selon la famille
L’oxygène ou l’hydroxyle, selon la famille
Un halogène, comme le chlore, dans chaque famille

Le soufre, l’arsenic, l’antimoine ou le tellure, selon la famille

Explication

Le nom de chaque famille correspond à l’élément présent dans son groupement anionique : soufre, arsenic, antimoine ou tellure. L’association du soufre à un autre métal caractérise plutôt les sulfosels, tandis que l’oxygène et les halogènes relèvent d’autres groupes minéraux.

47. Dans un feldspath en formation, une substitution de Si4+Si^{4+} par Al3+Al^{3+} crée un déséquilibre de charge. Quel ajout permet de le compenser ?

Ajouter des ions négatifs pour neutraliser l’aluminium
Ajouter des ions K+K^+, Na+Na^+ ou Ca2+Ca^{2+}
Ajouter des ions Si4+Si^{4+} à la place de l’aluminium
Ajouter des ions Mg2+Mg^{2+} comme compensation indiquée

Ajouter des ions $$K^+$$, $$Na^+$$ ou $$Ca^{2+}$$

Explication

Le remplacement de Si4+Si^{4+} par Al3+Al^{3+} est compensé par l’ajout d’ions K+K^+, Na+Na^+ ou Ca2+Ca^{2+}. Des ions négatifs inversent le sens de la compensation, le silicium correspond à l’ion substitué, et l’option Mg2+Mg^{2+} ne fait pas partie des ions retenus par l’unité ciblée.

48. Au microscope, un minéral conserve la même couleur dans différents échantillons, tandis qu’un autre présente des teintes variables liées à des éléments présents à l’état de traces. Comment classer ces deux minéraux, dans cet ordre ?

Métallique, puis allochromatique
Idiochromatique, puis allochromatique
Idiochromatique, puis translucide
Allochromatique, puis idiochromatique

Idiochromatique, puis allochromatique

Explication

Un minéral idiochromatique garde la même couleur, alors qu’un minéral allochromatique peut varier de teinte en fonction de ses éléments de traces. Inverser les catégories confond leur définition ; la translucidité concerne la transparence et l’éclat métallique l’aspect de la surface.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 95 flashcards sur Classification et reconnaissance des minéraux.

Quelles grandes classes composent la classification chimique des minéraux ?

Les éléments natifs, sulfures, oxydes-hydroxydes, carbonates, phosphates, sulfates, halogénures et silicates.

Quelles caractéristiques définissent un minéral naturel selon sa composition, son organisation et sa formation ?

C’est un solide homogène, de composition chimique définie mais généralement non fixe, à structure cristalline ordonnée et généralement formé par des processus inorganiques.

Qu’est-ce que la maille élémentaire d’une structure ?

La plus petite unité répétable pour générer la structure complète.

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Consultez la fiche de révision complète sur Classification et reconnaissance des minéraux.

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