QCM : Communication médiatique et acteurs (19 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans une analyse d’échange, quelle approche rend compte de la communication au-delà de la simple transmission d’un renseignement ?

Un canal technique destiné à acheminer un message
Une relation contextualisée où le langage et les signes contribuent au sens
Une intention individuelle qui motive l’envoi d’un message
Un renseignement codé qui passe de l’émetteur au récepteur

Une relation contextualisée où le langage et les signes contribuent au sens

Explication

La communication engage une relation contextualisée et les signes qui participent à la construction du sens. Réduire le processus au renseignement transmis confond communication et information ; le canal technique et l’intention seule n’en couvrent chacun qu’un aspect.

2. Une personne reçoit un signal codé, mais ignore la situation dans laquelle il a été envoyé. Quel élément lui manque pour comprendre ce renseignement ?

Le codage qui permet de représenter le signal
Le renseignement transmis par le signal codé
Le canal utilisé pour acheminer le signal
Le contexte de communication qui lui donne sens

Le contexte de communication qui lui donne sens

Explication

Un renseignement transmis par un signal codé ne prend sens qu’en relation avec son contexte de communication. Le renseignement est ce qui est transmis, tandis que le canal et le codage concernent l’acheminement et la forme du signal.

3. Dans une étude des médias, quelle définition correspond au terme « média » ?

Un ensemble de personnes qui reçoit un message
Un renseignement transmis entre un émetteur et un récepteur
Un moyen de diffusion utilisé pour communiquer
Une situation qui donne sens à un échange

Un moyen de diffusion utilisé pour communiquer

Explication

Un média est un moyen de diffusion servant à communiquer. Le renseignement est l’information transmise, le public en est le destinataire et la situation relève du contexte de communication.

4. Une étudiante classe quatre approches théoriques des médias par repère historique. Quelle association situe correctement la théorie de l’information ?

Claude Shannon, en 1948
Norbert Wiener, dans les années 1960
Paul Watzlawick, dans les années 1980-1990
Bruno Latour, en 1948

Claude Shannon, en 1948

Explication

La théorie de l’information est associée à Claude Shannon en 1948. Wiener est lié à la cybernétique, Watzlawick à l’approche interactionniste de Palo Alto et Latour à la théorie de l’acteur-réseau.

5. Une équipe compare une radio locale financée par des abonnements, destinée aux adultes et consacrée aux débats politiques, à une chaîne nationale gratuite de divertissement. Quels critères permettent de distinguer ces deux médias ?

La gratuité, l’origine de l’information et la stratégie de diffusion
Le territoire et le financement, sans les publics ni les lignes éditoriales
Le territoire, le financement, l’orientation, le public, le genre et la ligne éditoriale
Le support, le nombre de titres et la facilité d’utilisation

Le territoire, le financement, l’orientation, le public, le genre et la ligne éditoriale

Explication

Les médias se différencient selon plusieurs dimensions, dont le territoire, le financement, l’orientation, les publics, les genres et les lignes éditoriales. Le support seul est un critère incomplet, tandis que la gratuité et le brouillage de l’information relèvent des enjeux médiatiques.

6. Une plateforme propose de nombreux contenus gratuits et faciles d’accès, mais les utilisateurs peinent à identifier l’origine des informations et à distinguer information et communication. Quel ensemble d’enjeux cette situation illustre-t-elle ?

La réduction du nombre d’entreprises par fusion, sans brouillage entre information et communication
La multiplication des offres et de la gratuité apparente, le brouillage de l’information et des enjeux pour la démocratie
La diversité des territoires et des publics, sans difficulté liée à l’origine des informations
La guerre de l’information comme seul enjeu, sans conséquence pour les décisions démocratiques

La multiplication des offres et de la gratuité apparente, le brouillage de l’information et des enjeux pour la démocratie

Explication

Les enjeux comprennent la multiplication des titres, des supports et de la gratuité apparente, ainsi que le brouillage de l’origine et des pratiques d’information; ils concernent aussi la démocratie et la prise de décision. La diversité des publics décrit plutôt des caractéristiques des médias, et la concentration concerne la structure des entreprises.

7. Dans une rédaction soumise à des règles strictes, une journaliste trouve une stratégie personnelle pour défendre un projet éditorial. Quelle conception de l’acteur cette situation illustre-t-elle ?

Un individu qui développe ses stratégies malgré les règles de l’organisation
Un agent dont la position dépend de son capital culturel et symbolique
Un membre dont les choix sont déterminés par les règles organisationnelles
Un acteur défini par les relations de pouvoir propres au dispositif médiatique

Un individu qui développe ses stratégies malgré les règles de l’organisation

Explication

Pour Crozier et Friedberg, l’acteur conserve une capacité à élaborer ses propres stratégies malgré les règles rigides de l’organisation. Le capital culturel et symbolique renvoie à l’approche de Bourdieu, tandis que les relations de pouvoir caractérisent la notion foucaldienne de dispositif.

8. Une analyse d’une chaîne de télévision étudie comment les relations entre journalistes, direction et propriétaires organisent le pouvoir. Quelle notion théorique convient le mieux à cette démarche ?

L’agent médiatique de Pierre Bourdieu
La concentration des médias décrite par Smyrnaios
L’acteur stratégique de Crozier et Friedberg
Le dispositif de Michel Foucault

Le dispositif de Michel Foucault

Explication

La notion de dispositif chez Foucault met en avant les relations de pouvoir entre les acteurs des médias. La stratégie individuelle relève de Crozier et Friedberg, le capital culturel et symbolique de Bourdieu, et la concentration désigne une réduction du nombre d’entreprises.

9. Dans l’approche de Pierre Bourdieu, quelle caractéristique décrit l’acteur médiatique et le champ où il agit ?

Un secteur où le nombre d’entreprises diminue par fusion ou acquisition
Un agent doté de capitaux culturel et symbolique, dans un champ traversé par des rapports entre dominants et dominés
Un individu qui élabore des stratégies personnelles malgré les règles rigides d’une organisation
Un dispositif qui met en évidence les relations de pouvoir entre les acteurs des médias

Un agent doté de capitaux culturel et symbolique, dans un champ traversé par des rapports entre dominants et dominés

Explication

Pour Bourdieu, l’acteur médiatique est un agent dont les capitaux culturel et symbolique sont liés à son histoire familiale et sociale; le champ est traversé par des rapports entre dominants et dominés. La stratégie organisationnelle appartient à Crozier et Friedberg, le dispositif à Foucault, et la diminution des entreprises à la concentration.

10. En 2025, quelle situation correspond au constat concernant la propriété des médias français ?

Dix groupes possèdent plus de 80 % des médias de tous les pays
Dix milliardaires possèdent moins de 20 % des médias français
Plus de 80 milliardaires possèdent dix pour cent des médias français
Dix milliardaires possèdent plus de 80 % des médias français

Dix milliardaires possèdent plus de 80 % des médias français

Explication

Le constat pour 2025 est que dix milliardaires possèdent plus de 80 % des médias français, dans plusieurs secteurs comme la presse, la télévision, la radio et les plateformes numériques. Plus de 80 milliardaires inverse les nombres, tandis que les autres réponses modifient la proportion ou étendent indûment le constat à d’autres pays.

11. Une personne recueille régulièrement des informations et les diffuse au public contre rémunération pour une agence de presse. Quel critère permet de la considérer comme journaliste ?

Elle recueille et diffuse régulièrement des informations au public contre rémunération dans une structure de presse ou assimilée.
Elle produit des contenus audiovisuels, même sans recueillir ni diffuser d’informations.
Elle possède une carte de presse, qui constitue le critère déterminant de son activité.
Elle conseille une organisation afin de modifier les perceptions d’un groupe et de servir ses intérêts.

Elle recueille et diffuse régulièrement des informations au public contre rémunération dans une structure de presse ou assimilée.

Explication

La définition repose sur le recueil régulier et rémunéré d’informations ainsi que leur diffusion au public dans une entreprise de presse ou assimilée. Le conseil stratégique relève du rôle du communicant, l’audiovisuel ne suffit pas sans activité d’information, et la carte de presse n’est pas une condition de cette définition.

12. Une journaliste tire la majeure partie de son salaire de son travail d’information, mais ne possède pas de carte de presse. Comment faut-il qualifier sa situation ?

Elle ne peut être journaliste professionnelle qu’après avoir suivi une formation imposée.
Elle ne peut être journaliste professionnelle qu’après avoir obtenu une carte de presse.
Elle peut être journaliste professionnelle, car la carte de presse n’est pas obligatoire.
Elle peut être journaliste professionnelle même si son salaire provient surtout d’une activité sans lien avec l’information.

Elle peut être journaliste professionnelle, car la carte de presse n’est pas obligatoire.

Explication

Le statut de journaliste professionnel dépend notamment du fait que la majeure partie du salaire provienne d’une activité journalistique liée à l’information; la carte peut être obtenue, mais elle n’est pas obligatoire. La possession de la carte n’est donc pas une condition, une activité sans lien avec l’information ne répond pas au critère salarial, et aucune formation n’est obligatoire.

13. Une organisation rémunère principalement une personne pour concevoir une campagne visant à modifier les attitudes d’un public en faveur de ses objectifs. Quel rôle cette personne exerce-t-elle ?

Un rôle de journaliste, centré sur le recueil et la diffusion d’informations au public.
Un rôle de documentaliste, centré sur l’archivage de contenus pour le public.
Un rôle de journaliste professionnel, défini par la détention d’une carte de presse.
Un rôle de communicant, orienté vers les objectifs d’une organisation.

Un rôle de communicant, orienté vers les objectifs d’une organisation.

Explication

Le communicant aide une organisation à communiquer dans un but précis, notamment pour influer sur les perceptions ou les attitudes et favoriser ses intérêts. Le recueil et la diffusion d’informations caractérisent le journalisme; la carte de presse ne définit pas le métier, et l’archivage ne correspond pas à la fonction décrite.

14. À quelle date la loi Brachard a-t-elle encadré la profession et instauré un statut pour les journalistes professionnels ?

En 1918.
En 1935, sans date précise au mois de mars.
Dans les années 1880.
Le 29 mars 1935.

Le 29 mars 1935.

Explication

La loi Brachard date du 29 mars 1935 et encadre la profession en instaurant un statut pour les journalistes professionnels. Les années 1880 renvoient à la professionnalisation, 1918 à la naissance du syndicat national, et la commission de la carte de presse est un autre repère historique.

15. Pourquoi Jean-Baptiste Legavre qualifie-t-il les journalistes et les communicant·es d’« associés-rivaux » ?

Ils contestent des versions de l’information, tout en ayant besoin de coopérer pour sa diffusion.
Ils coopèrent parce qu’ils poursuivent exactement les mêmes intérêts professionnels.
Ils s’opposent sans avoir besoin d’échanger ni de dépendre les uns des autres.
Ils partagent la même définition de la bonne information et travaillent sans rivalité.

Ils contestent des versions de l’information, tout en ayant besoin de coopérer pour sa diffusion.

Explication

La notion d’« associés-rivaux » désigne à la fois la concurrence pour imposer une version de l’histoire et la nécessité de s’entendre pour diffuser l’information. Une coopération sans désaccord efface la rivalité, une opposition sans échanges efface l’association, et des intérêts identiques ne décrivent pas cette relation.

16. Pour faire connaître une information, une association transmet un dossier à des journalistes, qui s’appuient sur les éléments fournis pour préparer leur couverture. Quel échange de rôles cette situation illustre-t-elle ?

Les journalistes servent de sources aux communicant·es, et les communicant·es relaient les journalistes auprès du public.
Les deux groupes servent de relais au public, sans échange de sources entre eux.
Les communicant·es servent de relais aux journalistes, et les journalistes fournissent des sources aux communicant·es.
Les journalistes servent de relais aux communicant·es, et les communicant·es fournissent des sources aux journalistes.

Les journalistes servent de relais aux communicant·es, et les communicant·es fournissent des sources aux journalistes.

Explication

Les communicant·es ont besoin des journalistes comme relais, tandis que les journalistes s’appuient sur les communicant·es comme sources d’information. Inverser relais et source renverse leurs fonctions, les pouvoirs et contre-pouvoirs décrivent une autre distinction, et la seule rivalité ne rend pas compte de l’échange présenté.

17. Une rédaction et le service de communication d’une organisation ne s’accordent pas sur l’angle d’un sujet, mais échangent pour que l’information puisse être publiée. Quel aspect de leur relation cette situation met-elle en évidence ?

Leur relation dépend d’un accord préalable sur leurs intérêts professionnels.
Leur rivalité signifie que la diffusion peut se faire sans échanges entre eux.
Leur association suppose qu’ils adoptent la même définition d’une information de qualité.
Leur association repose sur la nécessité de s’entendre et de bien communiquer pour diffuser l’information.

Leur association repose sur la nécessité de s’entendre et de bien communiquer pour diffuser l’information.

Explication

Journalistes et communicant·es sont associé·es parce qu’ils doivent s’entendre et bien communiquer pour permettre la diffusion de l’information, même si leurs points de vue peuvent diverger. La coopération n’implique pas une définition commune de l’information, la rivalité n’élimine pas les échanges, et un accord préalable sur leurs intérêts n’est pas requis.

18. Une enquête distingue les personnes qui composent une foule sans caractéristique commune particulière d’un groupe réuni par un goût partagé pour le cinéma d’auteur. Comment faut-il désigner ce second groupe ?

Un public
Un ensemble indifférencié
Une communauté médiatique
Le public

Un public

Explication

Un public est une catégorie de personnes qui partage les mêmes goûts, contrairement au public pris comme ensemble indifférencié. « Le public » inverse cette distinction, tandis que « communauté médiatique » désigne une autre notion et « ensemble indifférencié » correspond au premier cas.

19. Dans les années 1970, un collectif français crée une radio pirate pour contester la mainmise de l’État sur les ondes et faire entendre une voix alternative. À quel phénomène cette initiative se rattache-t-elle ?

Au commentaire médiatique diffusé sur les plateformes numériques
Au mouvement des fanzines, sous forme de magazines collaboratifs
Au journalisme citoyen déjà présent dans les années 1960-1970
Au journalisme citoyen apparu avec le développement du Web

Au journalisme citoyen déjà présent dans les années 1960-1970

Explication

Le journalisme citoyen existait déjà dans les années 1960-1970, notamment par les radios pirates qui contestaient la mainmise de l’État sur les ondes et diffusaient une voix alternative. Le développement du Web renvoie à son essor ultérieur, les fanzines sont une autre forme historique, et les plateformes numériques ne caractérisent pas cette initiative.

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Selon Ollivier (2007), que met en jeu la communication comme fait de langage ?

Le sens et la signification.

Selon Aïm et Billiet (2020), que forme le système de signes de la communication ?

La trame de nos représentations, qui façonne nos cultures.

Quelle relation la communication établit-elle entre l’émetteur et le récepteur ?

Une relation contextualisée.

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