QCM : Discours médiatiques et diversité (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pour présenter un événement, une chaîne choisit un titre alarmant, des illustrations frappantes et une scène précise à diffuser. Quel mécanisme de construction du discours médiatique ces choix illustrent-ils ?

Le cadrage médiatique, qui construit un contexte par des choix de présentation
L’analyse automatique, qui mesure les stratégies discursives du média
La neutralité du médium, qui laisse intacte la compréhension de l’événement
Les conventions du support, qui déterminent seules le contenu des messages

Le cadrage médiatique, qui construit un contexte par des choix de présentation

Explication

Le cadrage médiatique correspond au contexte construit par le média, notamment au moyen du titre, des illustrations et du choix des scènes montrées. La neutralité du médium nie son influence, les conventions du support concernent la présentation, et l’analyse automatique est un outil de mesure des discours.

2. Pourquoi la relation entre journalistes et communicant·es est-elle qualifiée d’« associés-rivaux » ?

Les journalistes diffusent l’information et les communicant·es la recueillent auprès du public
Les journalistes et les communicant·es collaborent sans intérêts distincts dans la circulation de l’information
Les journalistes et les communicant·es se disputent l’accès aux mêmes sources sans dépendre l’un·e de l’autre
Les journalistes obtiennent de l’information et les communicant·es la diffusent dans les médias

Les journalistes obtiennent de l’information et les communicant·es la diffusent dans les médias

Explication

Ils sont associés parce que les journalistes ont besoin des communicant·es pour obtenir de l’information et que les communicant·es ont besoin des journalistes pour la diffuser; la notion de rivalité nuance cette interdépendance. La rivalité sans dépendance nie l’association, l’inversion échange leurs rôles, et la coopération sans intérêts distincts efface la tension.

3. Une chercheuse prépare une grille de thèmes pour ses échanges avec des personnes interrogées, mais adapte l’ordre des questions et pose des relances selon leurs réponses. Quelle méthode de recueil de données utilise-t-elle ?

Un entretien non directif
Un questionnaire fermé
Une observation participante
Un entretien semi-directif

Un entretien semi-directif

Explication

L’entretien semi-directif s’appuie sur une grille préparée tout en laissant les personnes s’exprimer librement, avec des questions adaptables et des relances. Le questionnaire fermé fixe les réponses, l’observation participante repose sur l’observation, et l’entretien non directif ne suit pas une grille de thèmes préparée.

4. En sciences de l’information et de la communication, que désigne le discours médiatique ?

L’ensemble des messages médiatiques présentés selon les conventions du support utilisé
Les règles de présentation propres à la presse écrite, indépendamment des messages
L’opinion personnelle exprimée par un journaliste dans un média
L’ensemble des échanges entre acteurs sociaux, quel que soit leur support

L’ensemble des messages médiatiques présentés selon les conventions du support utilisé

Explication

En SIC, le discours désigne les messages transmis par les médias et leur présentation obéit aux conventions du support utilisé. L’opinion individuelle ne recouvre pas l’ensemble des messages, les conventions ne se limitent pas à la presse écrite, et la définition ne porte pas sur tous les échanges sociaux.

5. Que désigne l’idée de Marshall McLuhan selon laquelle « le médium est le message » ?

Le public transforme le message en fonction de ses propres cadres culturels et sociaux.
Le contenu informatif détermine entièrement la forme et l’effet du support médiatique.
Le dispositif médiatique dépend des échanges entre une instance de production et une instance de réception.
Le support médiatique façonne la signification et compte davantage que le contenu transmis.

Le support médiatique façonne la signification et compte davantage que le contenu transmis.

Explication

Cette formule souligne que les médias eux-mêmes influencent la manière dont les informations sont comprises, au-delà de leur contenu. L’idée que le public interprète les messages selon ses cadres culturels relève plutôt des travaux de Stuart Hall.

6. Dans quel article et en quelle année Stuart Hall expose-t-il l’idée que le public interprète les messages médiatiques à partir de ses propres cadres culturels, sociaux et idéologiques ?

Dans « Culture and Society », publié en 1958
Dans « The Uses of Literacy », publié en 1957
Dans « Coding/Encoding », publié en 1973
Dans « The Medium Is the Message », publié en 1964

Dans « Coding/Encoding », publié en 1973

Explication

Stuart Hall développe cette conception de la réception dans son article « Coding/Encoding », paru en 1973. « The Uses of Literacy » est associé à Richard Hoggart et constitue un ouvrage antérieur, non l’article de Hall visé ici.

7. Quelle fonction un biais peut-il jouer dans la présentation d’une information médiatique ?

Distinguer une erreur involontaire d’une manipulation délibérée de la vérité
Garantir une présentation équilibrée en attribuant le même espace à chaque point de vue
Vérifier l’exactitude des informations en comparant les sources citées dans l’article
Orienter la perception du public par le choix des détails, des omissions ou des mots employés

Orienter la perception du public par le choix des détails, des omissions ou des mots employés

Explication

Un biais peut orienter la perception du public en influençant les éléments retenus ou omis et le vocabulaire utilisé. La vérification des sources relève plutôt d’une démarche de contrôle de l’information, et non de la fonction d’un biais.

8. Quelle année est associée à la définition de la représentativité proposée par Godbout ?

2017
2005
2009
2021

2005

Explication

Godbout associe en 2005 la représentativité au degré de similitude entre les personnes qui représentent et celles qui sont représentées. L’année 2021 concerne notamment des travaux sur la médiatisation des violences sexistes et sexuelles, et non cette définition.

9. En quoi la visibilité médiatique diffère-t-elle de la représentativité des personnes montrées ?

La visibilité mesure la similitude entre les personnes représentantes et représentées, tandis que la représentativité concerne leur présence à l’écran.
La visibilité désigne l’influence des médias sur les normes sociales, tandis que la représentativité mesure l’attention accordée à un sujet.
La visibilité concerne les caractéristiques physiques des personnes montrées, tandis que la représentativité désigne les moyens utilisés pour les rendre visibles.
La visibilité concerne le fait d’être vu et les procédés qui attirent l’attention, tandis que la représentativité mesure la similitude entre les personnes représentantes et représentées.

La visibilité concerne le fait d’être vu et les procédés qui attirent l’attention, tandis que la représentativité mesure la similitude entre les personnes représentantes et représentées.

Explication

La visibilité renvoie au fait d’être vu et aux manières d’attirer l’attention, alors que la représentativité porte sur le degré de similitude entre les personnes qui représentent et celles qui sont représentées. Confondre la visibilité avec la présence à l’écran réduit la représentativité à une simple question de présence, sans considérer cette similitude.

10. Quel chercheur analyse les relations de pouvoir entre journalistes et communicant·es pendant la pandémie de Covid-19 ?

Elyes Chaouch
Alice Krieg-Planque
Dominique Dacheux
Patrick Charaudeau

Elyes Chaouch

Explication

Elyes Chaouch étudie les interactions et les rapports de pouvoir entre journalistes et communicant·es pendant la pandémie. Patrick Charaudeau est associé à l’analyse du dispositif de production et de réception de l’information médiatique.

11. Pourquoi le médium peut-il influer sur la compréhension d’une information, même lorsqu’il ne modifie pas son contenu ?

Parce que ses caractéristiques participent implicitement à la manière dont le public interprète l’information.
Parce qu’il détermine les intentions des personnes qui produisent et diffusent l’information.
Parce qu’il transforme automatiquement toute information en opinion personnelle du journaliste.
Parce qu’il garantit que le public comprend l’information de façon identique.

Parce que ses caractéristiques participent implicitement à la manière dont le public interprète l’information.

Explication

Le médium n’est pas neutre : ses caractéristiques contribuent de façon invisible à la compréhension de l’information. L’intention des personnes qui la diffusent peut aussi compter, mais elle ne constitue pas l’effet du médium décrit ici.

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Quel auteur analyse les relations de pouvoir entre journalistes et communicant·es pendant la pandémie de Covid 19 ?

Elyes Chaouch.

Selon Corroy, Gonnet, 2008, que désigne le discours en SIC ?

L’ensemble des messages transmis par les médias, régi par des conventions de présentation propres au support.

Comment les communicant·es permettent-ils aux journalistes d’obtenir des gages de légitimité ?

Ils leur apportent des gages de légitimité auprès du public.

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