Fiche de révision : Condensateurs, bobines et régimes électriques

Plan du Cours

  1. Lois fondamentales des circuits
  2. Résistances et ponts diviseurs
  3. Dipôles actifs linéaires
  4. Méthodes de résolution des réseaux
  5. Condensateur idéal
  6. Condensateur idéal et énergie
  7. Associations et condensateur réel
  8. Bobine et induction magnétique
  9. Régimes transitoires et continuité
  10. Décharges RC, RL et RLC
  11. Signaux sinusoïdaux et impédances
  12. Impédance et association des dipôles
  13. Puissance en régime sinusoïdal
  14. Fonction de transfert et filtres
  15. Passe-bande et stabilité
  16. Conditions de stabilité des filtres
  17. Exemple du filtre RLC
  18. Références physiques et mathématiques

1. Lois fondamentales des circuits

Notions clés & Définitions

  • Régime continu : Situation où les tensions et les intensités électriques ne varient pas dans le temps.
  • Approximation des régimes quasi-stationnaires : Consiste à négliger la durée de propagation devant le temps caractéristique des fluctuations, ce qui permet de conserver les lois des régimes permanents en régime variable.

Points essentiels

📌 En convention récepteur, si le courant est orienté de A vers B, la tension vaut u=VAVBu=V_A-V_B, tandis qu’en convention générateur elle vaut u=VBVAu=V_B-V_A.

📐 Formule — La loi des nœuds s’écrit k=1nϵkik=0\sum_{k=1}^{n}\epsilon_k i_k=0, avec ϵk=+1\epsilon_k=+1 pour un courant entrant et ϵk=1\epsilon_k=-1 pour un courant sortant.

📐 Formule — La loi des mailles s’écrit k=1nϵkuk=0\sum_{k=1}^{n}\epsilon_k u_k=0, où le signe est positif lorsque la tension est orientée dans le sens de parcours et négatif dans le sens opposé.

📐 Formule — En convention récepteur, la puissance électrique reçue par un dipôle vaut P(t)=u(t)i(t)\mathcal{P}(t)=u(t)i(t).

Astuce mémo

Nœud = courants ; maille = tensions

2. Résistances et ponts diviseurs

★ À maîtriser

📐 Formule — La loi d’Ohm d’un conducteur ohmique en convention récepteur est u(t)=Ri(t)u(t)=Ri(t), où R est la résistance exprimée en ohms. — ROUSSEL (2016), Conducteurs électriques

📐 Formule — La puissance reçue par un conducteur ohmique vaut P=Ri2>0\mathcal{P}=Ri^2>0 et l’énergie électrique y est essentiellement convertie en chaleur par effet Joule.

📐 Formule — Pour N résistances en série, la résistance équivalente vaut Req=k=1NRkR_{eq}=\sum_{k=1}^{N}R_k.

📐 Formule — Pour N résistances en parallèle, la résistance équivalente vérifie 1Req=k=1N1Rk\frac{1}{R_{eq}}=\sum_{k=1}^{N}\frac{1}{R_k}.

📐 Formule — Dans un diviseur de tension formé de deux résistances en série, la tension aux bornes de R_k vaut uk=RkR1+R2uu_k=\frac{R_k}{R_1+R_2}u.

Compléments

📐 Formule — Dans un diviseur de courant formé de deux résistances en parallèle, le courant de la branche k vaut ik=GkG1+G2ii_k=\frac{G_k}{G_1+G_2}i, avec Gk=1/RkG_k=1/R_k.

Astuce mémo

Série : même courant ; parallèle : même tension

3. Dipôles actifs linéaires

Notions clés & Définitions

  • Source de tension idéale : Impose une tension constante u=eu=e quelle que soit l’intensité du courant.

★ À maîtriser

📐 Formule — Une source de tension réelle est modélisée par une force électromotrice e en série avec une résistance interne r et vérifie u=eriu=e-ri.

📐 Formule — La puissance délivrée par une source réelle de tension vaut P=eiri2\mathcal{P}=ei-ri^2 et atteint son maximum pour i=e/(2r)i=e/(2r), avec Pmax=e2/(4r)\mathcal{P}_{max}=e^2/(4r).

📐 Formule — Une source de courant réelle vérifie i=i0gui=i_0-gu, où g=1/r est sa conductance interne, et devient idéale lorsque g0g\to0.

📌 La représentation de Thévenin associe une source de tension idéale en série avec une résistance, tandis que la représentation de Norton associe une source de courant idéale en parallèle avec une conductance.

📐 Formule — La loi de Pouillet donne, pour une maille, i=kekkekRi=\frac{\sum_k e_k-\sum_k e'_k}{R}, où les e_k sont les forces électromotrices et les e'_k les forces contre-électromotrices.

Compléments

📐 Formule — Le courant de court-circuit d’une source réelle de tension vaut icc=e/ri_{cc}=e/r.

📐 Formule — L’équivalence Thévenin-Norton est donnée par g=1/rg=1/r et i0=e/ri_0=e/r.

Astuce mémo

Thévenin impose une tension ; Norton impose un courant

4. Méthodes de résolution des réseaux

★ À maîtriser

  • 🔄 La résolution par les lois de Kirchhoff suit ces étapes:

    1. Définir les courants algébriques
    2. Compter les courants inconnus
    3. Choisir autant de mailles indépendantes
    4. Écrire les lois des mailles avec les caractéristiques des dipôles
    5. Résoudre le système obtenu
  • Le théorème de superposition détermine la réponse d’un circuit linéaire en activant une seule source à la fois, en additionnant les réponses obtenues, en remplaçant une source de tension éteinte par un fil et une source de courant éteinte par un interrupteur ouvert.

📐 Formule — Le théorème de Millman donne le potentiel d’un nœud relié à des conductances G_k et à des potentiels V_k par VN=k=1nGkVkk=1nGkV_N=\frac{\sum_{k=1}^{n}G_kV_k}{\sum_{k=1}^{n}G_k}.

Compléments

📐 Formule — Dans un réseau comportant b branches et n nœuds, le nombre de courants indépendants est N=bn+1N=b-n+1.

  • Le théorème de Millman est dû à Jacob Millman et constitue une réécriture de la loi des nœuds en termes de potentiels.

Astuce mémo

Kirchhoff → Thévenin-Norton → superposition → Millman

5. Condensateur idéal

Notions clés & Définitions

  • Condensateur idéal : Association de deux conducteurs en influence totale, appelés armatures, qui accumulent des charges opposées Q et −Q lorsqu’ils sont soumis à une tension.

Points essentiels

📐 Formule — La caractéristique d’un condensateur idéal est q(t)=Cu(t)q(t)=Cu(t), où C est la capacité exprimée en farads.

📐 Formule — En convention récepteur, le courant d’un condensateur idéal vaut i(t)=Cdu(t)dti(t)=C\frac{du(t)}{dt}.

📌 En régime continu, un condensateur idéal se comporte comme un interrupteur ouvert parce que son courant est nul.

📐 Formule — L’énergie électrique emmagasinée dans un condensateur idéal vaut WE=12Cu2=q22CW_E=\frac{1}{2}Cu^2=\frac{q^2}{2C}.

Astuce mémo

Variation de tension → courant capacitif

6. Condensateur idéal et énergie

Notions clés & Définitions

  • Condensateur idéal : ROUSSEL, Conducteurs électriques, 2016 — Association de deux conducteurs en influence totale, appelés armatures, qui accumulent des charges opposées lorsque leurs bornes sont soumises à une tension.

Points essentiels

📐 Formule — La charge d’un condensateur idéal vérifie q(t)=Cu(t)q(t)=Cu(t) et, en convention récepteur, le courant vérifie i(t)=Cdu(t)dti(t)=C\frac{du(t)}{dt}.

📌 En régime continu, le courant d’un condensateur idéal est nul, si bien que le condensateur se comporte comme un interrupteur ouvert.

📐 Formule — L’énergie électrique stockée dans un condensateur vaut WE=12Cu2=q22CW_E=\frac{1}{2}Cu^2=\frac{q^2}{2C}.

📌 La charge et la tension aux bornes d’un condensateur évoluent continûment au cours du temps.

Astuce mémo

Variation de tension → courant capacitif ; tension constante → courant nul

7. Associations et condensateur réel

★ À maîtriser

📐 Formule — Pour des condensateurs montés en parallèle sans influence mutuelle, la capacité équivalente vérifie Ceq=i=1NCiC_{eq}=\sum_{i=1}^{N}C_i.

📐 Formule — Pour des condensateurs montés en série avec des liaisons inter-armatures neutres, la capacité équivalente vérifie 1Ceq=i=1N1Ci\frac{1}{C_{eq}}=\sum_{i=1}^{N}\frac{1}{C_i}.

  • Un condensateur réel est modélisé par un condensateur parfait de capacité C monté en parallèle avec une résistance de fuite R_f.

Compléments

  • Le diélectrique augmente la capacité du condensateur par polarisation électrique, mais sa conductivité finie provoque un courant de fuite.

📌 La tension d’un condensateur réel est limitée par le champ disruptif au-delà duquel le diélectrique peut être détruit.

Astuce mémo

Parallèle : capacités s’additionnent ; série : inverses s’additionnent

8. Bobine et induction magnétique

Notions clés & Définitions

  • Loi de Lenz : Dans un circuit fermé, la variation du flux magnétique produit un courant induit dont les effets s’opposent aux causes qui lui ont donné naissance.
  • Auto-induction : Phénomène dans lequel la source du champ magnétique responsable de l’induction est produite par le circuit lui-même.

Points essentiels

📐 Formule — La force électromotrice induite vérifie la loi de Faraday e=dΦBdte=-\frac{d\Phi_B}{dt}.

📐 Formule — Pour une bobine, le flux propre vérifie ΦB=Li\Phi_B=Li et la tension en convention récepteur vérifie uL=Ldidtu_L=L\frac{di}{dt}.

📌 En régime continu, une bobine idéale se comporte comme un fil conducteur parfait, car sa tension est nulle.

📐 Formule — L’énergie magnétique stockée dans une bobine idéale vaut WB=12Li2W_B=\frac{1}{2}Li^2.

Astuce mémo

Variation du flux → f.é.m. induite qui s’oppose à la variation

9. Régimes transitoires et continuité

Notions clés & Définitions

  • Régime transitoire : Régime d’évolution d’un système qui n’a pas encore atteint son régime permanent et qui possède une durée caractéristique appelée temps de relaxation.
  • Temps de réponse : Le temps de réponse T_r est le temps à partir duquel le régime libre devient négligeable devant le régime forcé, selon le critère y0(t)yp(t)|y_0(t)|\ll|y_p(t)|.

Points essentiels

📌 La solution d’une équation différentielle de circuit est la somme d’un régime libre, solution de l’équation homogène, et d’un régime forcé, solution particulière liée au générateur.

📌 Dans une branche contenant un condensateur, la tension capacitive est continue, tandis que dans une branche contenant une bobine, l’intensité est continue.

Astuce mémo

Condensateur : tension continue ; bobine : courant continu

10. Décharges RC, RL et RLC

★ À maîtriser

📐 Formule — Pour une décharge RC, la tension capacitive et le courant décroissent exponentiellement avec la constante de temps τ=RC\tau=RC.

📐 Formule — Lors de la décharge d’un condensateur initialement chargé à e_0, on a uC(t)=e0et/τu_C(t)=e_0e^{-t/\tau} et i(t)=e0Ret/τi(t)=\frac{e_0}{R}e^{-t/\tau}.

📐 Formule — Pour une décharge RL, le courant et la tension décroissent exponentiellement avec la constante de temps τ=LR\tau=\frac{L}{R}.

📌 Un oscillateur RLC série est pseudo-périodique si R<R_c, critique si R=R_c et apériodique si R>R_c, avec Rc=2LCR_c=2\sqrt{\frac{L}{C}}.

📐 Formule — En régime critique, le temps de relaxation minimal du circuit RLC vaut τmin=1ω0=LC\tau_{min}=\frac{1}{\omega_0}=\sqrt{LC}.

Compléments

  • La charge ou la décharge d’un dipôle RC peut être considérée comme terminée après une durée d’environ Tr=5τT_r=5\tau.

📐 Formule — Dans un circuit RL, le courant de décharge vérifie i(t)=e0r0et/τi(t)=\frac{e_0}{r_0}e^{-t/\tau} et la tension inductive vérifie uL(t)=Re0r0et/τu_L(t)=-\frac{Re_0}{r_0}e^{-t/\tau}.

  • Dans le circuit RLC étudié, 50 % de l’énergie fournie par la source est dissipée par effet Joule, quelle que soit la durée du régime transitoire.

Astuce mémo

RC : décroissance ; RL : décroissance ; RLC : pseudo-périodique, critique ou apériodique

11. Signaux sinusoïdaux et impédances

Notions clés & Définitions

  • Signal périodique : Signal temporel constitué d’un motif de durée T qui se répète à l’identique, vérifiant y(t+T)=y(t)y(t+T)=y(t) pour tout t.
  • Impédance : En régime sinusoïdal forcé, l’impédance complexe d’un dipôle passif linéaire est Z=UI=R+jXZ=\frac{\underline U}{\underline I}=R+jX et se mesure en ohms.

★ À maîtriser

📐 Formule — La fréquence d’un signal périodique est l’inverse de sa période : ν=1T\nu=\frac{1}{T}.

📐 Formule — Un signal sinusoïdal s’écrit y(t)=Acos(ωt+ϕ)y(t)=A\cos(\omega t+\phi), avec une fréquence ν=ω2π\nu=\frac{\omega}{2\pi} et une période T=2πωT=\frac{2\pi}{\omega}.

📐 Formule — Pour un signal sinusoïdal, la valeur crête-à-crête vaut ypp=2Ay_{pp}=2A et la valeur efficace vaut yrms=A2y_{rms}=\frac{A}{\sqrt{2}}.

📐 Formule — Les impédances idéales de la résistance, de la bobine et du condensateur sont respectivement ZR=RZ_R=R, ZL=jLωZ_L=jL\omega et ZC=1jCωZ_C=\frac{1}{jC\omega}.

📌 En régime sinusoïdal forcé, les impédances s’additionnent en série selon Zeq=iZiZ_{eq}=\sum_i Z_i et les admittances s’additionnent en parallèle selon Yeq=iYiY_{eq}=\sum_iY_i.

Compléments

📌 Le déphasage entre deux signaux sinusoïdaux est indépendant de l’origine des temps et vérifie ϕ=2πTΔt\phi=\frac{2\pi}{T}\Delta t.

📐 Formule — L’admittance d’un dipôle est l’inverse de son impédance : Y=1Z=G+jSY=\frac{1}{Z}=G+jS, et elle se mesure en siemens.

Astuce mémo

Résistance : en phase ; bobine : tension en avance ; condensateur : tension en retard

12. Impédance et association des dipôles

Notions clés & Définitions

  • Impédance : définie par Z=UI=R+jXZ=\frac{\underline{U}}{\underline{I}}=R+jX, où R est la résistance et X la réactance, et elle se mesure en ohms (Ω).
  • Admittance : définie par Y=1Z=G+jSY=\frac{1}{Z}=G+jS, où G est la conductance et S la susceptance, et elle se mesure en siemens (S ou Ω^{-1}).

Points essentiels

📐 Formule — Le module et l’argument de l’impédance vérifient Z=UrmsIrms|Z|=\frac{U_{\mathrm{rms}}}{I_{\mathrm{rms}}} et arg(Z)=ϕuϕi\arg(Z)=\phi_u-\phi_i.

  • Les impédances d’un conducteur ohmique, d’une bobine idéale et d’un condensateur idéal sont respectivement ZR=RZ_R=R, ZL=jLωZ_L=jL\omega et ZC=1jCωZ_C=\frac{1}{jC\omega}.

📌 Pour des dipôles associés en série, l’impédance équivalente est Zeq=iZiZ_{\mathrm{eq}}=\sum_i Z_i, tandis qu’en parallèle l’admittance équivalente est Yeq=iYiY_{\mathrm{eq}}=\sum_i Y_i.

Astuce mémo

Résistance : pas de déphasage ; bobine et condensateur : quadrature de phase.

13. Puissance en régime sinusoïdal

Notions clés & Définitions

  • Puissance active : la puissance électrique moyenne reçue par un dipôle et vaut P=UrmsIrmscosϕ\mathcal{P}=U_{\mathrm{rms}}I_{\mathrm{rms}}\cos\phi.
  • Facteur de puissance : le rapport de la puissance active à la puissance apparente et vaut cosϕ=PUrmsIrms\cos\phi=\frac{\mathcal{P}}{U_{\mathrm{rms}}I_{\mathrm{rms}}}.

★ À maîtriser

📐 Formule — Pour un dipôle passif linéaire, la puissance active moyenne vérifie P=RIrms2\mathcal{P}=RI_{\mathrm{rms}}^2, où R=Re(Z)R=\operatorname{Re}(Z).

Compléments

📐 Formule — À puissance active et tension efficaces fixées, le courant d’alimentation vaut Irms=PUrmscosϕI_{\mathrm{rms}}=\frac{\mathcal{P}}{U_{\mathrm{rms}}\cos\phi} et les pertes Joule dans une ligne de résistance R valent Pligne=RP2Urms2cos2ϕP_{\mathrm{ligne}}=\frac{R\mathcal{P}^2}{U_{\mathrm{rms}}^2\cos^2\phi}.

📌 Un condensateur placé en parallèle d’une installation permet généralement de relever son facteur de puissance.

Astuce mémo

Facteur de puissance faible → courant plus grand → pertes Joule accrues.

14. Fonction de transfert et filtres

Notions clés & Définitions

  • Fonction de transfert : la grandeur complexe H(jω)=s(t)e(t)=SEH(j\omega)=\frac{\underline{s}(t)}{\underline{e}(t)}=\frac{\underline{S}}{\underline{E}}, qui dépend de la pulsation et des caractéristiques du filtre.
  • Bande passante : l’intervalle de fréquences pour lequel le gain est compris entre le gain maximal Gmax et Gmax/2G_{\max}/\sqrt{2}, les limites étant les fréquences de coupure.

★ À maîtriser

📌 Un filtre passe-bas transmet les basses fréquences et coupe les hautes fréquences, tandis qu’un filtre passe-haut transmet les hautes fréquences et coupe les basses fréquences.

📐 Formule — Pour un filtre RC passe-bas du premier ordre, H=11+jRCωH=\frac{1}{1+jRC\omega} et la pulsation de coupure vaut ωc=1RC\omega_c=\frac{1}{RC}.

  • Pour un signal périodique décomposé en série de Fourier, le filtre modifie chaque harmonique selon son gain et son déphasage à la fréquence de cette harmonique, puis la sortie est reconstruite par superposition.

Compléments

  • Dans un diagramme de Bode, une fréquence de coupure correspond à une diminution de 3 dB du gain par rapport à son maximum.

📌 Un filtre passe-haut du premier ordre élimine la composante continue car son gain est nul à ω=0\omega=0 et tend vers G0|G_0| lorsque ω\omega\to\infty.

📌 Un filtre passe-bas du premier ordre se comporte comme un intégrateur lorsque les harmoniques du signal sont suffisamment éloignées au-dessus de sa bande passante, avec s(t)2πνce(t)dts(t)\simeq 2\pi\nu_c\int e(t)\,dt.

Astuce mémo

Passe-bas : basses fréquences transmises ; passe-haut : hautes fréquences transmises.

15. Passe-bande et stabilité

Notions clés & Définitions

  • Filtre passe-bande : transmet une bande limitée de fréquences autour d’une pulsation de résonance ω0\omega_0 et atténue les fréquences situées en dessous et au-dessus de cette bande.

★ À maîtriser

📐 Formule — Pour un filtre passe-bande du second ordre, la bande passante vaut Δω=ω0Q\Delta\omega=\frac{\omega_0}{Q}, où Q est le facteur de qualité.

📐 Formule — Pour un circuit RLC série avec sortie aux bornes de la résistance, la pulsation de résonance et le facteur de qualité sont ω0=1LC\omega_0=\frac{1}{\sqrt{LC}} et Q=1RLCQ=\frac{1}{R}\sqrt{\frac{L}{C}}.

📌 Un filtre est stable si toute entrée bornée produit une sortie bornée ; pour les filtres d’ordre 1 ou 2, le degré du dénominateur doit être supérieur ou égal à celui du numérateur et les coefficients du dénominateur doivent être non nuls et de même signe.

Compléments

  • Pour un filtre RLC dont la sortie est prélevée aux bornes du condensateur, une résonance n’apparaît que si Q>2/2Q>\sqrt{2}/2.

Astuce mémo

Facteur de qualité élevé → bande passante étroite → meilleure sélectivité.

16. Conditions de stabilité des filtres

★ À maîtriser

📌 Lorsque le discriminant d’un filtre d’ordre 2 est positif, les racines sont réelles et la stabilité impose qu’elles soient toutes deux négatives.

  • Lorsque le discriminant est négatif, les racines s’écrivent r1,2=β12β2±jΩr_{1{,}2}=-\frac{\beta_1}{2\beta_2}\pm j\Omega et la solution s’écrit s(t)=C1eβ1t/(2β2)cos(Ωt+φ)s(t)=C_1e^{-\beta_1t/(2\beta_2)}\cos(\Omega t+\varphi).

📌 Un filtre d’ordre 1 ou 2 est stable si le degré du dénominateur est supérieur ou égal à celui du numérateur et si les coefficients du dénominateur sont tous non nuls et de même signe.

Compléments

📐 Formule — Pour des racines réelles, leur somme vaut S=β1β2S=-\frac{\beta_1}{\beta_2} et la stabilité impose notamment β1>0\beta_1>0.

Astuce mémo

Coefficients de même signe → racines dans la partie stable

17. Exemple du filtre RLC

Notions clés & Définitions

  • Filtre coupe-bande : Le filtre RLC étudié est un filtre coupe-bande centré sur la pulsation ω0=1LC\omega_0=\frac{1}{\sqrt{LC}}.

Points essentiels

📐 Formule — Pour le circuit RLC série dont la sortie est recueillie aux bornes de l’ensemble LC, la fonction de transfert est H=ZL+ZCZR+ZL+ZC=1+LC(jω)21+RCjω+LC(jω)2H=\frac{Z_L+Z_C}{Z_R+Z_L+Z_C}=\frac{1+LC(j\omega)^2}{1+RCj\omega+LC(j\omega)^2}.

📌 Le filtre RLC est stable parce que le degré du numérateur est égal à celui du dénominateur et que tous les coefficients du dénominateur sont positifs.

Astuce mémo

Un circuit RLC série laissant passer les fréquences sauf autour de ω₀

18. Références physiques et mathématiques

Points essentiels

  • Les constantes définies par le SI comprennent la constante de Planck h=6,626 070 15×1034 JHz1h=6{,}626\ 070\ 15\times10^{-34}\ \mathrm{J\,Hz^{-1}}, la vitesse de la lumière dans le vide c=299 792 458 ms1c=299\ 792\ 458\ \mathrm{m\,s^{-1}}, la charge élémentaire e=1,602 176 634×1019 Ce=1{,}602\ 176\ 634\times10^{-19}\ \mathrm{C}, la constante de Boltzmann kB=1,380 649×1023 JK1k_B=1{,}380\ 649\times10^{-23}\ \mathrm{J\,K^{-1}} et le nombre d’Avogadro NA=6,022 140 76×1023 mol1N_A=6{,}022\ 140\ 76\times10^{23}\ \mathrm{mol^{-1}}.

  • La constante des gaz parfaits vérifie R=kBNA=8,314 462 618 JK1mol1R=k_BN_A=8{,}314\ 462\ 618\ \mathrm{J\,K^{-1}\,mol^{-1}} et l’efficacité lumineuse vaut Kcd=683 lmW1K_{cd}=683\ \mathrm{lm\,W^{-1}}.

  • Parmi les autres constantes physiques figurent la constante gravitationnelle G=6,67430×1011 m3kg1s2G=6{,}67430\times10^{-11}\ \mathrm{m^3\,kg^{-1}\,s^{-2}}, la permittivité du vide ϵ0=8,85418781×1012 Fm1\epsilon_0=8{,}85418781\times10^{-12}\ \mathrm{F\,m^{-1}} et la perméabilité du vide μ0=1,256637062×106 Hm1\mu_0=1{,}256637062\times10^{-6}\ \mathrm{H\,m^{-1}}.

  • Les grandeurs physiques répertoriées comprennent notamment la conductivité électrique γ en S·m⁻¹, l’énergie ℰ en J, la puissance 𝒫 en W, la fréquence ν en Hz, la pulsation ω en rad·s⁻¹, le champ magnétique B en T, le champ électrique E en V·m⁻¹, la capacité C en F, la résistance R en Ω, l’intensité I en A, l’auto-inductance L en H et l’impédance Z en Ω.

  • Les symboles mathématiques comprennent la dérivée première dfdt\frac{df}{dt}, la dérivée n-ième dnfdtn\frac{d^nf}{dt^n}, le complexe conjugué z⋆, la partie réelle Re(z), la partie imaginaire Im(z), l’argument arg(z), la moyenne temporelle de f(t), son amplitude crête-à-crête fpp et sa valeur efficace frms.

Tableaux de synthèse

Modèles des sources linéaires

ModèleAssociationRelation
ThéveninSource de tension idéale en série avec ru=e−ri
NortonSource de courant idéale en parallèle avec gi=i₀−gu

Comportement des dipôles idéaux

DipôleRelationRégime continu
Condensateuri=Cdu/dti=C\,du/dtInterrupteur ouvert
Bobineu=Ldi/dtu=L\,di/dtFil conducteur
Résistanceu=Riu=RiRésistance ohmique

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Teste tes connaissances sur Condensateurs, bobines et régimes électriques avec 11 questions à choix multiples et corrections détaillées.

1. Dans quelle situation parle-t-on de régime continu pour un circuit électrique ?

2. Quelle est la principale caractéristique d’un régime continu dans un circuit électrique ?

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Qu'est-ce que le régime continu en électricité ?

Une situation où tensions et intensités ne varient pas dans le temps.

Régime continu définition

Tensions et courants constants dans le temps

Comment s'écrit la loi des nœuds en électricité ?

k=1nϵkik=0\sum_{k=1}^{n}\epsilon_k i_k=0 avec ϵk=+1\epsilon_k=+1 pour courant entrant et 1-1 pour sortant.

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