QCM : Connaissance des principaux matériaux — 37 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle classification regroupe des familles courantes de matériaux de génie civil ?

Bois, textiles, polymères, peintures, mortiers, bitumes, métaux précieux, verres et mousses
Sols, bétons, briques, bois, terres cuites, isolants, colles, enduits et revêtements
Granulats, aciers, plâtres, bois, bitumes, résines, pierres taillées, mortiers et vitrages
Sols, granulats et roches, métaux, bétons, fibres, plastiques, céramiques, verre et composites

Sols, granulats et roches, métaux, bétons, fibres, plastiques, céramiques, verre et composites

Explication

Les matériaux de génie civil sont notamment répartis en sols, granulats et roches, métaux, bétons, fibres, matières plastiques, céramiques, verre et composites. Les autres regroupements mélangent certaines familles pertinentes avec des produits ou des catégories qui ne constituent pas cette classification.

2. Dans un projet de construction, quel rôle les sols, granulats et roches peuvent-ils jouer ?

Conduire les fluides, assurer la finition des façades et transmettre les charges aux poutres
Mettre en forme les terrains, soutenir les fondations et fournir la matière première du béton
Fabriquer les fibres, renforcer les polymères et réguler la température des locaux
Assurer l’isolation acoustique, produire les vitrages et protéger les armatures contre la corrosion

Mettre en forme les terrains, soutenir les fondations et fournir la matière première du béton

Explication

Ces matériaux servent à modeler les terrains, à soutenir les fondations et à constituer une matière première du béton. Les autres réponses leur attribuent des fonctions relevant plutôt de l’isolation, de la finition, des réseaux ou de la fabrication de matériaux.

3. Quelle combinaison décrit correctement les grandes fonctions des matériaux de construction ?

Fonctions décoratives, acoustiques, énergétiques, et stockage des charges dans les fondations
Fonctions structurelles, économiques, environnementales, et classement des matériaux par densité
Fonctions structurelles, protection et finition, fonctions thermiques, et conduction de fluides
Fonctions thermiques, administratives, esthétiques, et contrôle des coûts de construction

Fonctions structurelles, protection et finition, fonctions thermiques, et conduction de fluides

Explication

Les fonctions principales comprennent le rôle structurel, la protection et la finition, les fonctions thermiques, ainsi que la conduction des fluides électriques, hydrauliques et aérauliques. Les autres propositions remplacent plusieurs fonctions techniques par des critères de choix ou des objectifs de gestion.

4. Lors de l’évaluation globale d’un ouvrage, quelles performances sont attendues ?

Étanchéité des fondations, masse volumique, conductivité électrique, recyclabilité et facilité de transport
Confort thermique, rendement financier, aspect visuel, vitesse de pose et capacité de stockage
Résistance mécanique, couleur des façades, rapidité de fabrication, prix d’achat et disponibilité locale
Sécurité, confort thermique et hygrométrique, confort lumineux et acoustique, maintenance et accessibilité

Sécurité, confort thermique et hygrométrique, confort lumineux et acoustique, maintenance et accessibilité

Explication

Les performances attendues concernent la sécurité, plusieurs formes de confort, la facilité de maintenance et l’accessibilité. La masse volumique, le prix ou la couleur peuvent intervenir dans le choix d’un matériau, mais ne forment pas à eux seuls la liste des performances attendues de l’ouvrage.

5. Quelle distinction oppose correctement les critères intrinsèques et les critères extrinsèques d’un matériau ?

Les critères intrinsèques concernent le coût, tandis que les critères extrinsèques décrivent les propriétés mécaniques du matériau
Les critères intrinsèques concernent l’esthétique, tandis que les critères extrinsèques mesurent les propriétés physico-chimiques
Les critères intrinsèques sont propres au matériau, tandis que les critères extrinsèques dépendent du contexte technique et socio-économique
Les critères intrinsèques dépendent du chantier, tandis que les critères extrinsèques décrivent la composition interne du matériau

Les critères intrinsèques sont propres au matériau, tandis que les critères extrinsèques dépendent du contexte technique et socio-économique

Explication

Un critère intrinsèque appartient aux caractéristiques propres du matériau, alors qu’un critère extrinsèque varie selon le contexte technique et socio-économique. Le coût et l’esthétique sont plutôt des critères extrinsèques, tandis que les propriétés mécaniques et physico-chimiques relèvent des critères intrinsèques.

6. Un échantillon possède une masse de 6 kg et un volume de 2 m³ ; quelle est sa masse volumique ?

ρ=8 kg/m3\rho = 8\ \mathrm{kg/m^3}
ρ=0,33 kg/m3\rho = 0{,}33\ \mathrm{kg/m^3}
ρ=3 kg/m3\rho = 3\ \mathrm{kg/m^3}
ρ=12 kg/m3\rho = 12\ \mathrm{kg/m^3}

$$\rho = 3\ \mathrm{kg/m^3}$$

Explication

La masse volumique se calcule par ρ=mV\rho = \frac{m}{V}, donc ρ=62=3 kg/m3\rho = \frac{6}{2} = 3\ \mathrm{kg/m^3}. Additionner la masse et le volume ou multiplier ces grandeurs ne correspond pas à la définition de la masse volumique.

7. Quelle valeur correspond à la masse volumique de l’eau ?

10 g/cm310\ \mathrm{g/cm^3}, soit 10000 kg/m310000\ \mathrm{kg/m^3}
1 kg/cm31\ \mathrm{kg/cm^3}, soit 1 000 000 kg/m31\ 000\ 000\ \mathrm{kg/m^3}
1 g/cm31\ \mathrm{g/cm^3}, soit 1000 kg/m31000\ \mathrm{kg/m^3}
0,1 g/cm30{,}1\ \mathrm{g/cm^3}, soit 100 kg/m3100\ \mathrm{kg/m^3}

$$1\ \mathrm{g/cm^3}$$, soit $$1000\ \mathrm{kg/m^3}$$

Explication

La masse volumique de l’eau vaut 1 g/cm31\ \mathrm{g/cm^3}, ce qui équivaut à 1000 kg/m31000\ \mathrm{kg/m^3}. Les autres valeurs introduisent un facteur de conversion incorrect et ne représentent donc pas la masse volumique de l’eau.

8. Comment réalise-t-on correctement un essai d’absorption capillaire ?

On expose toutes les faces à une pluie variable, on sèche l’échantillon et on mesure sa perte de masse finale
On immerge tout l’échantillon dans une cuve, on laisse les côtés perméables et on mesure le volume d’eau déplacé
On met une seule face en contact avec une nappe d’eau constante, on imperméabilise les côtés et on mesure les gains de masse à intervalles définis
On place l’échantillon au-dessus de l’eau, on humidifie sa face supérieure et on mesure la hauteur de remontée

On met une seule face en contact avec une nappe d’eau constante, on imperméabilise les côtés et on mesure les gains de masse à intervalles définis

Explication

L’essai impose un contact par une seule face avec une nappe d’eau constante, tandis que les faces latérales sont imperméabilisées et les gains de masse sont relevés à des intervalles définis. L’immersion complète ou l’exposition de plusieurs faces ne permet pas d’isoler correctement l’absorption capillaire étudiée.

9. Quelle sollicitation mécanique étire une éprouvette tandis que la sollicitation opposée la raccourcit-elle ?

Le cisaillement étire l’éprouvette et la flexion la raccourcit
La compression étire l’éprouvette et la traction la raccourcit
La traction étire l’éprouvette et la compression la raccourcit
La flexion étire l’éprouvette et le cisaillement la raccourcit

La traction étire l’éprouvette et la compression la raccourcit

Explication

La traction produit un allongement, tandis que la compression produit un raccourcissement de l’éprouvette. La flexion et le cisaillement correspondent à d’autres modes de sollicitation et ne décrivent pas cette opposition fondamentale.

10. Lors d’un essai de traction indirecte sur un cylindre, comment la traction est-elle créée au centre de l’éprouvette ?

Par une compression appliquée sur les génératrices du cylindre
Par une flexion imposée autour de l’axe longitudinal
Par un cisaillement appliqué sur les faces circulaires
Par un étirement direct exercé entre deux mors opposés

Par une compression appliquée sur les génératrices du cylindre

Explication

La compression exercée sur les génératrices engendre une traction au centre du cylindre, ce qui permet notamment d’évaluer les bétons et les roches. L’étirement entre deux mors correspond à une traction directe et non à cet essai indirect.

11. Une force de 12 000 N12\,000\ \mathrm{N} agit perpendiculairement sur une surface de 0,006 m20,006\ \mathrm{m^2}. Quelle est la contrainte normale ?

2 000 Pa2\,000\ \mathrm{Pa}
2 000 000 Pa2\,000\,000\ \mathrm{Pa}
72 000 Pa72\,000\ \mathrm{Pa}
0,0005 Pa0,0005\ \mathrm{Pa}

$$2\,000\,000\ \mathrm{Pa}$$

Explication

La contrainte normale se calcule par σ=FS\sigma=\frac{F}{S}, soit 12 0000,006=2 000 000 Pa\frac{12\,000}{0,006}=2\,000\,000\ \mathrm{Pa}. Le produit de la force et de la surface donnerait une grandeur différente, et non une contrainte.

12. Une barre de longueur initiale L0=2 mL_0=2\,\mathrm{m} s’allonge de ΔL=1 mm\Delta L=1\,\mathrm{mm}. Quelle est sa déformation longitudinale ?

2,0012,001
0,00050,0005
1 9991\,999
0,0020,002

$$0,0005$$

Explication

La déformation longitudinale vérifie ε=ΔLL0\varepsilon=\frac{\Delta L}{L_0} ; avec 1 mm=0,001 m1\,\mathrm{mm}=0,001\,\mathrm{m}, on obtient ε=0,001/2=0,0005\varepsilon=0,001/2=0,0005. La valeur 0,0020,002 correspondrait à une division inversée entre la longueur initiale et l’allongement.

13. Un matériau présente une contrainte de 150 MPa150\,\mathrm{MPa} et une déformation de 0,000750,00075 dans le domaine élastique. Quel est son module de Young ?

112,5 GPa112,5\,\mathrm{GPa}
0,005 GPa0,005\,\mathrm{GPa}
200 MPa200\,\mathrm{MPa}
200 GPa200\,\mathrm{GPa}

$$200\,\mathrm{GPa}$$

Explication

Le module de Young est donné par E=σεE=\frac{\sigma}{\varepsilon}, donc E=150 MPa/0,00075=200 000 MPa=200 GPaE=150\,\mathrm{MPa}/0,00075=200\,000\,\mathrm{MPa}=200\,\mathrm{GPa}. La multiplication de la contrainte par la déformation ne correspond pas à la définition de ce module.

14. Quelle distinction décrit correctement l’élasticité et la ductilité d’un matériau ?

L’élasticité concerne la rupture fragile, la ductilité la conduction de la chaleur
L’élasticité concerne la résistance au cisaillement, la ductilité la masse volumique
L’élasticité concerne l’allongement instantané, la ductilité la reprise complète de la forme
L’élasticité concerne le retour à la forme initiale, la ductilité la déformation permanente

L’élasticité concerne le retour à la forme initiale, la ductilité la déformation permanente

Explication

Un matériau élastique retrouve sa forme initiale après déchargement, alors qu’un matériau ductile peut conserver une déformation avant la rupture. La ductilité ne désigne donc pas la reprise complète de la forme, qui relève de l’élasticité.

15. Que mesure la conductivité thermique d’un matériau ?

Sa quantité de chaleur stockée, exprimée en J⋅kg−1⋅K−1\mathrm{J\cdot kg^{-1}\cdot K^{-1}}
Sa vitesse de propagation sonore, exprimée en m⋅s−1\mathrm{m\cdot s^{-1}}
Sa capacité à conduire la chaleur, exprimée en W⋅m−1⋅K−1\mathrm{W\cdot m^{-1}\cdot K^{-1}}
Sa résistance à la rupture, exprimée en N⋅m−2\mathrm{N\cdot m^{-2}}

Sa capacité à conduire la chaleur, exprimée en $$\mathrm{W\cdot m^{-1}\cdot K^{-1}}$$

Explication

La conductivité thermique caractérise l’aptitude d’un matériau à conduire la chaleur et s’exprime en W⋅m−1⋅K−1\mathrm{W\cdot m^{-1}\cdot K^{-1}}. La quantité de chaleur nécessaire pour modifier une température relève plutôt de la chaleur spécifique.

16. Quelle valeur de conductivité thermique permet généralement de qualifier un matériau d’isolant thermique ?

Une conductivité comprise entre 3030 et 50 W/(m⋅K)50\,\mathrm{W/(m\cdot K)}
Une conductivité supérieure à 100 W/(m⋅K)100\,\mathrm{W/(m\cdot K)}
Une conductivité comprise entre 1,51,5 et 2,1 W/(m⋅K)2,1\,\mathrm{W/(m\cdot K)}
Une conductivité inférieure à 0,1 W/(m⋅K)0,1\,\mathrm{W/(m\cdot K)}

Une conductivité inférieure à $$0,1\,\mathrm{W/(m\cdot K)}$$

Explication

Une conductivité thermique inférieure à 0,1 W/(m⋅K)0,1\,\mathrm{W/(m\cdot K)} permet généralement d’obtenir un matériau isolant. Les conductivités plus élevées correspondent davantage à des matériaux conducteurs, comme le béton ou l’acier.

17. Quel effet une chaleur spécifique élevée produit-elle sur le comportement thermique d’un matériau ?

Elle réduit sa résistance mécanique et provoque une rupture plus rapide
Elle augmente son inertie thermique et rend les variations de température plus difficiles
Elle augmente sa conductivité thermique et facilite le passage de la chaleur
Elle diminue sa masse volumique et accélère les variations de température

Elle augmente son inertie thermique et rend les variations de température plus difficiles

Explication

La chaleur spécifique représente l’énergie nécessaire pour faire varier la température d’un matériau ; une valeur élevée accroît donc son inertie thermique. Elle ne définit pas directement la conductivité thermique, qui mesure la capacité à transmettre la chaleur.

18. Quelle propriété permet à un ouvrage de continuer à remplir ses fonctions pendant longtemps malgré les agents extérieurs et son environnement ?

La ductilité, qui caractérise la capacité à se déformer avant la rupture
La résistance initiale, qui décrit l’état mécanique au début de l’ouvrage
La rigidité, qui mesure la déformation produite par une charge donnée
La durabilité, qui concerne le maintien des performances dans le temps

La durabilité, qui concerne le maintien des performances dans le temps

Explication

La durabilité désigne le maintien des fonctions et des performances sur le long terme en interaction avec l’environnement. La résistance initiale décrit l’état de l’ouvrage au début de sa vie et ne suffit donc pas à caractériser son comportement dans le temps.

19. Lequel des ensembles suivants regroupe uniquement des agents d’altération mentionnés pour les matériaux et les ouvrages ?

La compression, la traction, la flexion et le cisaillement
Les charges, les vibrations, la masse et la rigidité
Le feu, le gel, l’eau et la pollution
Le ciment, les granulats, l’acier et les adjuvants

Le feu, le gel, l’eau et la pollution

Explication

Le feu, le gel, l’eau et la pollution font partie des principaux agents extérieurs susceptibles d’altérer les matériaux. Les autres ensembles décrivent des actions mécaniques, des constituants ou des sollicitations plutôt que des agents d’altération de cette liste.

20. Quelle distinction décrit correctement le fluage et la relaxation ?

Le fluage est une fissuration provoquée par le gel, tandis que la relaxation est un gonflement dû aux sulfates
Le fluage est une réduction de contrainte sous déformation constante, tandis que la relaxation produit une déformation sous contrainte constante
Le fluage est une diminution de volume sans charge, tandis que la relaxation est une corrosion liée à la carbonatation
Le fluage est une déformation lente sous contrainte constante, tandis que la relaxation réduit la contrainte sous déformation constante

Le fluage est une déformation lente sous contrainte constante, tandis que la relaxation réduit la contrainte sous déformation constante

Explication

Le fluage correspond à l’augmentation lente de la déformation lorsque la contrainte reste constante, tandis que la relaxation correspond à la baisse progressive de la contrainte lorsque la déformation reste constante. Les autres réponses confondent ces phénomènes avec le gel, le retrait ou les dégradations chimiques du béton.

21. Quel mécanisme explique le gonflement interne et la fissuration tardive associés à la réaction sulfatique interne du béton ?

La contraction du béton lorsque son volume diminue progressivement sans charge extérieure
La corrosion de l’acier lorsque la couche de passivation devient plus résistante
La dissolution du carbonate de calcium lorsque le béton absorbe une quantité élevée de dioxyde de carbone
La formation tardive d’ettringite expansive lorsque certains sulfates, aluminates ou niveaux de température sont excessifs

La formation tardive d’ettringite expansive lorsque certains sulfates, aluminates ou niveaux de température sont excessifs

Explication

La réaction sulfatique interne forme tardivement de l’ettringite expansive, ce qui entraîne un gonflement interne puis des fissures lorsque les conditions sont favorables. La carbonatation, le retrait et la corrosion de l’acier correspondent à d’autres mécanismes de dégradation.

22. Dans la carbonatation du béton, quelle étape provoque directement la perte de passivation de l’acier ?

La baisse du pH due à la réaction du dioxyde de carbone avec l’hydroxyde de calcium
La modification de la microstructure du béton due à l’emploi d’adjuvants
La formation d’ettringite expansive due à une teneur excessive en sulfates réactifs
La diminution du volume du béton due à une évolution sans charge extérieure

La baisse du pH due à la réaction du dioxyde de carbone avec l’hydroxyde de calcium

Explication

La réaction du dioxyde de carbone avec l’hydroxyde de calcium forme du carbonate de calcium et abaisse le pH, ce qui détruit la passivation de l’acier. La corrosion intervient ensuite comme conséquence possible de cette perte de protection, et non comme son mécanisme direct.

23. Quelle situation correspond au retrait du béton ?

Le volume du béton diminue progressivement sans charge extérieure, ce qui peut créer des contraintes internes et des fissures
Une déformation augmente lentement alors qu’une contrainte constante est maintenue sur le béton
Un gonflement interne apparaît lorsque de l’ettringite expansive se forme tardivement
Une contrainte diminue progressivement alors qu’une déformation constante est imposée au béton

Le volume du béton diminue progressivement sans charge extérieure, ce qui peut créer des contraintes internes et des fissures

Explication

Le retrait est une diminution du volume du béton au cours du temps en l’absence de charges extérieures, pouvant engendrer des contraintes internes et des fissures. La déformation sous contrainte constante décrit le fluage, tandis que les deux autres phénomènes renvoient à la relaxation et à la réaction sulfatique interne.

24. Que couvre une analyse de cycle de vie appliquée à un produit ?

Les coûts financiers engagés depuis l’achat des matériaux jusqu’à la maintenance de l’ouvrage
Les performances mécaniques mesurées depuis la fabrication jusqu’à la première mise en charge du produit
Les émissions produites pendant la fabrication, sans considérer le transport, l’usage ou la fin de vie
Les impacts environnementaux depuis l’extraction des matières premières jusqu’à la fin de vie, avec la distribution et l’utilisation

Les impacts environnementaux depuis l’extraction des matières premières jusqu’à la fin de vie, avec la distribution et l’utilisation

Explication

L’analyse de cycle de vie quantifie les impacts environnementaux sur l’ensemble du cycle, de l’extraction des matières premières à la fin de vie, en intégrant la distribution et l’utilisation. Elle ne se limite donc ni aux performances mécaniques, ni aux coûts, ni à la seule phase de fabrication.

25. À quoi sert l’unité fonctionnelle dans une analyse de cycle de vie ?

Elle mesure la quantité de matières premières extraite pour fabriquer un produit donné
Elle indique la période pendant laquelle un ouvrage conserve ses performances environnementales
Elle désigne la phase d’utilisation durant laquelle le produit consomme de l’énergie et de l’eau
Elle fixe l’unité de compte à laquelle se rapporte le bilan environnemental, comme 1 m² de paroi

Elle fixe l’unité de compte à laquelle se rapporte le bilan environnemental, comme 1 m² de paroi

Explication

L’unité fonctionnelle fournit la base de référence du bilan environnemental, par exemple 1 m² de paroi, afin de comparer les systèmes sur un même service rendu. Elle ne correspond pas à la durée de vie, qui désigne la période considérée.

26. Quelle propriété du bois contribue à réguler naturellement l’humidité intérieure ?

Sa stabilité dimensionnelle indépendante de l’humidité
Sa capacité à bloquer tout transfert de vapeur d’eau
Sa capacité à absorber et restituer la vapeur d’eau
Sa forte conductivité thermique proche de celle du métal

Sa capacité à absorber et restituer la vapeur d’eau

Explication

Le bois est hygroscopique : il échange naturellement de l’humidité avec l’air, ce qui contribue à réguler l’ambiance intérieure. Sa conductivité thermique est au contraire relativement faible, et il ne bloque pas tout transfert de vapeur d’eau.

27. Pourquoi le bois est-il qualifié d’anisotrope ?

Ses propriétés restent identiques dans toutes les directions
Ses propriétés varient selon la direction considérée
Il possède une structure dépourvue de plans de référence
Il change de composition entre le cœur et l’écorce

Ses propriétés varient selon la direction considérée

Explication

L’anisotropie signifie que les propriétés du bois varient selon la direction, notamment dans les plans tangentiel, radial et transversal. Un matériau dont les propriétés seraient identiques dans toutes les directions serait isotrope.

28. Quelle disposition des lamelles caractérise le bois lamellé-croisé par rapport au bois lamellé-collé ?

Les lamelles sont disposées sans orientation privilégiée
Les couches extérieures sont perpendiculaires aux couches intérieures
Toutes les lamelles sont orientées parallèlement
Les couches adjacentes sont orientées à 90 degrés

Les couches adjacentes sont orientées à 90 degrés

Explication

Dans le bois lamellé-croisé, les couches adjacentes sont orientées à 90 degrés, ce qui le distingue du lamellé-collé où les lamelles restent parallèles. L’orientation des couches est donc le critère principal de distinction.

29. Que distingue principalement la classe d’aspect de la classe de résistance mécanique du bois ?

La première concerne l’essence, la seconde la provenance
La première concerne la structure, la seconde l’apparence
La première concerne l’humidité, la seconde la durabilité
La première concerne l’esthétique, la seconde la résistance

La première concerne l’esthétique, la seconde la résistance

Explication

La classe d’aspect évalue les caractéristiques visuelles du bois, tandis que la classe de résistance mécanique concerne ses performances structurelles. La classe d’emploi ou de risque constitue une catégorie distincte liée à l’exposition.

30. Dans la désignation mécanique C24, que signifie le nombre 24 ?

La teneur en eau maximale, exprimée en pourcentage
La contrainte de rupture en flexion, exprimée en MPa
La durée d’exposition à l’humidité, exprimée en années
La masse volumique moyenne, exprimée en kg par mètre cube

La contrainte de rupture en flexion, exprimée en MPa

Explication

Dans une classe comme C24, le nombre indique la contrainte de rupture en flexion en MPa, tandis que la lettre indique la famille de bois. Le nombre ne correspond donc ni à une masse volumique ni à une durée d’exposition.

31. Quelle situation correspond à la classe d’emploi 5 du bois selon la norme NF EN 335-1 à 3 ?

Un usage intérieur sous abri sans humidification
Un usage temporaire exposé à l’humidité de l’air
Un usage extérieur protégé des précipitations
Un usage en contact avec l’eau de mer

Un usage en contact avec l’eau de mer

Explication

La classe d’emploi 5 correspond à l’exposition la plus sévère, avec contact avec l’eau de mer. La classe 1 concerne au contraire le bois utilisé sous abri, et les autres situations relèvent de niveaux intermédiaires.

32. Quelle caractéristique distingue la terre crue non stabilisée de la terre allégée ?

La terre crue est principalement isolante et ne participe pas à la portance
La terre crue possède une forte inertie et peut atteindre 1 à 4 MPa en compression
La terre crue présente une faible inertie et résiste mieux en traction
La terre crue est réservée aux remplissages associés à une ossature bois

La terre crue possède une forte inertie et peut atteindre 1 à 4 MPa en compression

Explication

La terre crue se caractérise par une forte inertie thermique et une résistance en compression d’environ 1 à 4 MPa lorsqu’elle n’est pas stabilisée. La terre allégée est surtout destinée à l’isolation, reste non porteuse et doit être associée à une ossature.

33. Un sol présente D10=0,2 mmD_{10}=0{,}2\ \text{mm}, D30=0,6 mmD_{30}=0{,}6\ \text{mm} et D60=1,2 mmD_{60}=1{,}2\ \text{mm}. Quelle est la valeur de son coefficient d’uniformité CuC_u ?

Cu=1,2C_u=1{,}2
Cu=6C_u=6
Cu=0,2C_u=0{,}2
Cu=2C_u=2

$$C_u=6$$

Explication

Le coefficient d’uniformité se calcule avec Cu=D60D10C_u=\frac{D_{60}}{D_{10}}, soit 1,20,2=6\frac{1{,}2}{0{,}2}=6. Le coefficient de courbure utilise une autre expression, avec D302D_{30}^2 au numérateur.

34. Quelle différence existe entre la masse volumique absolue et la masse volumique apparente d’un matériau terreux ?

L’absolue exclut les vides, tandis que l’apparente les inclut
L’absolue mesure l’humidité, tandis que l’apparente mesure la porosité
L’absolue concerne les grains, tandis que l’apparente concerne leur résistance
L’absolue inclut les vides, tandis que l’apparente les exclut

L’absolue exclut les vides, tandis que l’apparente les inclut

Explication

La masse volumique absolue rapporte la masse au volume de matière solide, sans prendre en compte les vides. La masse volumique apparente considère le volume total occupé, qui comprend la matière et les vides.

35. Quelle association entre technique constructive en terre crue et mode de mise en œuvre est correcte ?

La bauge est compactée dans un coffrage par couches
L’adobe est moulé puis séché à l’air libre
Le torchis est façonné en blocs puis séché avant pose
Le pisé est appliqué sur une ossature et un treillis en bois

L’adobe est moulé puis séché à l’air libre

Explication

L’adobe est moulé puis séché à l’air libre, ce qui correspond à la technique décrite. Le pisé est compacté dans un coffrage, la bauge est mise en œuvre sans coffrage et le torchis est appliqué sur une ossature et un treillis en bois.

36. Quelle distinction caractérise le mieux les matériaux biosourcés et géosourcés dans la construction ?

Les biosourcés proviennent de la biomasse, tandis que les géosourcés proviennent de ressources minérales locales.
Les biosourcés proviennent de ressources minérales locales, tandis que les géosourcés proviennent de la biomasse.
Les biosourcés sont fabriqués à partir de produits recyclés, tandis que les géosourcés proviennent de ressources végétales.
Les biosourcés sont issus de ressources fossiles, tandis que les géosourcés proviennent de matières animales.

Les biosourcés proviennent de la biomasse, tandis que les géosourcés proviennent de ressources minérales locales.

Explication

Les matériaux biosourcés sont issus de la biomasse, alors que les matériaux géosourcés utilisent des ressources minérales locales comme la terre, la pierre ou le sable. La deuxième proposition inverse précisément ces deux catégories, ce qui correspond à la confusion courante.

37. Lequel de ces groupes réunit exclusivement des isolants biosourcés courants ?

Laine de roche, ouate de cellulose, chanvre, béton cellulaire et liège
Laine de bois, polystyrène expansé, lin, paille et verre cellulaire
Fibre de verre, chanvre, liège, perlite et ouate de cellulose
Laine de bois, ouate de cellulose, chanvre, lin, paille et liège

Laine de bois, ouate de cellulose, chanvre, lin, paille et liège

Explication

La laine de bois, la ouate de cellulose, le chanvre, le lin, la paille et le liège figurent parmi les isolants biosourcés courants. Les autres groupes mélangent ces matériaux avec des isolants minéraux ou synthétiques, comme la laine de roche ou le polystyrène.

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Quelle part de l'économie française représentent les matériaux de construction ?

Ils représentent 5 à 8 % de l'économie française.

Quelle part de l'économie mondiale représentent les matériaux de construction ?

Ils représentent 13 % de l'économie mondiale.

Combien de salariés travaillent dans les matériaux de construction en France ?

Il y a 1,2 million de salariés en France.

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