Nombre complexe : s’écrit de manière unique z=a+ib avec a,b∈R et un élément i vérifiant i2=−1.
Parties réelle et imaginaire : Pour z=a+ib, a=Re(z) est la partie réelle et b=Im(z) est la partie imaginaire.
Conjugué complexe : le nombre complexe z=a−ib.
★ À maîtriser
📐 Formule - Pour z1=a1+ib1 et z2=a2+ib2, on a z1+z2=(a1+a2)+i(b1+b2) et z1z2=(a1a2−b1b2)+i(a1b2+a2b1).
📌 Pour az2+bz+c=0 avec a=0 et Δ=b2−4ac<0, les deux solutions complexes sont z1=2a−b+i−Δ et z2=2a−b−i−Δ.
Compléments
📐 Formule - Pour z=a+ib=0, son inverse est z1=zzz=a2+b2a−ib.
📐 Formule - Si z1 et z2 sont les solutions de az2+bz+c=0, alors z1+z2=−ab et z1z2=ac.
💡 Astuce mémo
Réel : partie imaginaire nulle ; imaginaire pur : partie réelle nulle
📖 2. Géométrie et forme exponentielle
🔑 Notions clés & Définitions
Module complexe : le réel positif ∣z∣=a2+b2.
Écriture exponentielle : Tout nombre complexe non nul s’écrit de manière unique sous la forme z=ρeiθ avec ρ=∣z∣>0 et θ∈R.
★ À maîtriser
📐 Formule - Pour deux points d’affixes zA et zB, la distance vérifie AB=∣zB−zA∣.
📐 Formule - Pour tout réel θ, on définit eiθ=cosθ+isinθ, d’où cosθ=2eiθ+e−iθ et sinθ=2ieiθ−e−iθ.
Compléments
📐 Formule - Pour des complexes non nuls z1=ρ1eiθ1 et z2=ρ2eiθ2, leur produit vaut z1z2=ρ1ρ2ei(θ1+θ2).
💡 Astuce mémo
Algébrique → polaire → exponentielle
📖 3. Applications géométriques complexes
🔑 Notions clés & Définitions
Affixe d’un point : Au nombre complexe z=a+ib correspond le point de coordonnées (a,b), appelé son image, et réciproquement z est l’affixe de ce point.
★ À maîtriser
📐 Formule - Pour deux points A(zA) et B(zB), l’affixe du vecteur AB est zB−zA et l’affixe du milieu est zI=21(zA+zB).
📌 Le point d’affixe z appartient au cercle de centre d’affixe zA et de rayon r>0 si et seulement si ∣z−zA∣=r.
Compléments
Les transformations usuelles de centre l’origine associent à M(z) le point M′(z+z0) par translation, M′(zeiθ) par rotation d’angle θ et M′(kz) par homothétie de rapport k.
💡 Astuce mémo
Les transformations déplacent, tournent ou dilatent les points du plan complexe
📖 4. Équations différentielles linéaires d’ordre un
🔑 Notions clés & Définitions
Équation différentielle : une relation vérifiée en chaque point d’un intervalle par une fonction inconnue et certaines de ses dérivées.
Équation linéaire : s’écrit an(x)y(n)(x)+⋯+a1(x)y′(x)+a0(x)y(x)=f(x), et elle est à coefficients constants lorsque les fonctions ak sont constantes.
📝 Points essentiels
📐 Formule - L’équation différentielle linéaire homogène du premier ordre à coefficients constants s’écrit ay′(x)+by(x)=0 avec a=0, et ses solutions sont y(x)=Ce−abx.
Si w est une solution particulière de ay′+by=f, toute solution générale est la somme d’une solution v de l’équation homogène et de w, soit y=v+w.
📌 Pour ay′+by=Pn(x)eμx, une solution particulière est de la forme Qn(x)eμx si μ=−b/a, et de la forme xQn(x)eμx si μ=−b/a, où Qn est un polynôme de degré n.
📌 Pour tout réel x0 et toute valeur y0, l’équation ay′(x)+by(x)=f(x) munie de la condition y(x0)=y0 admet une unique solution.
💡 Astuce mémo
Homogène → particulière → condition initiale
📖 5. Condition initiale des équations différentielles
📝 Points essentiels
📌 Pour tout x_0 dans l’intervalle de définition et tout réel y_0, l’équation différentielle linéaire ay'(x)+by(x)=f(x) admet une unique solution vérifiant y(x_0)=y_0.
Pour résoudre y'(x)+3y(x)=x^2 avec y(1)=2, on résout d’abord l’équation homogène, on détermine une solution particulière polynomiale, on forme la solution générale puis on impose la condition initiale.
💡 Astuce mémo
Condition initiale → une solution unique
📖 6. Formules et racines complexes
🔑 Notions clés & Définitions
Coefficient binomial : est défini par (pn)=p!(n−p)!n! si n≥p et vaut 0 si $n<p.
📝 Points essentiels
📐 Formule - La formule de Moivre donne (eiθ)n=einθ, soit (cosθ+isinθ)n=cos(nθ)+isin(nθ).
📐 Formule - La formule du binôme de Newton est (a+b)n=∑k=0n(kn)akbn−k pour tous complexes a,b et tout entier naturel n.
📐 Formule - Si Z=Reiφ avec R>0, ses n racines nièmes sont zk=R1/nei(φ/n+2kπ/n) pour k∈{0,…,n−1}.
💡 Astuce mémo
Moivre → Newton → linéarisation → racines
📖 7. Polynômes et division euclidienne
🔑 Notions clés & Définitions
Fonction polynôme : est une fonction définie sur R de la forme P(x)=anxn+⋯+a1x+a0 avec n naturel et $a_i\in K.
Division euclidienne : consiste à écrire de manière unique A=BQ+R avec $$d(R)<d(B).
📝 Points essentiels
📌 Pour un polynôme non nul, le degré est la plus grande puissance de x apparaissant dans le polynôme et la valuation est la plus petite puissance apparaissant dans le polynôme.
📐 Formule - Pour deux polynômes A et B, on a généralement d(A+B)≤max(d(A),d(B)) et v(A+B)≥min(v(A),v(B)), tandis que d(AB)=d(A)+d(B) et v(AB)=v(A)+v(B).
💡 Astuce mémo
Degré maximal, valuation minimale
📖 8. Racines et factorisation des polynômes
🔑 Notions clés & Définitions
Racine d’un polynôme : est un élément α de K tel que A(α)=0, ce qui équivaut à dire que x−α divise A.
Racine multiple : est une racine d’ordre k de P si P(x)=(x−α)^kQ(x) avec Q(α)≠0, ce qui équivaut à P(α)=P'(α)=\cdots=P^{(k-1)}(α)=0 et P^{(k)}(α)≠0.
Polynôme irréductible : ne peut pas être factorisé en deux polynômes de degré supérieur à 1.
📝 Points essentiels
📌 Un polynôme de degré n possède au plus n racines comptées avec leur multiplicité, et un polynôme complexe de degré n supérieur ou égal à 1 possède exactement n racines comptées avec leur multiplicité dans C.
📌 Si P est un polynôme réel et α une racine complexe de multiplicité k, alors le conjugué de α est aussi une racine de P de multiplicité k.
📐 Formule - Si P(x)=anxn+⋯+a0 est scindé et possède les racines r_i comptées avec multiplicité, alors ∑i=1nri=−anan−1 et ∏i=1nri=(−1)nana0.
💡 Astuce mémo
Racine réelle vs racine complexe conjuguée
📖 9. Équations différentielles d’ordre deux
🔑 Notions clés & Définitions
Équation différentielle homogène : associée à ay′′(x)+by′(x)+cy(x)=f(x) est ay′′(x)+by′(x)+cy(x)=0.
📝 Points essentiels
📐 Formule - L’équation caractéristique associée à ay′′+by′+cy=0 est ar2+br+c=0.
Si l’équation caractéristique possède une racine réelle double r, les solutions homogènes sont y(x)=(c1+c2x)erx.
Si l’équation caractéristique possède deux racines réelles distinctes r_1 et r_2, les solutions homogènes sont y(x)=c1er1x+c2er2x.
Si les racines caractéristiques sont complexes conjuguées α+iβ et α−iβ, les solutions réelles sont y(x)=eαx(c1cos(βx)+c2sin(βx)).
Pour un second membre P_n(x)e^{\mu x}, une solution particulière est de la forme Q_n(x)e^{\mu x} si \mu{} n’est pas racine caractéristique, xQ_n(x)e^{\mu x} si \mu{} est une racine simple et x^2Q_n(x)e^{\mu x} si \mu{} est une racine double.
Fonction rationnelle : Fonction de la forme F=QP où P et Q sont des polynômes et où Q n’est pas le polynôme nul.
Forme irréductible : Écriture dans laquelle P et Q n’ont aucune racine commune dans C; elle est unique si Q est unitaire.
📝 Points essentiels
📌 Pour une fraction rationnelle irréductible F=QP, les racines de P sont les zéros de F, les racines de Q sont ses pôles, et son domaine de définition est K privé de ses pôles.
📌 La division euclidienne P=EQ+R avec d(R)<d(Q) donne F=E+QR, où E est la partie entière de la fraction rationnelle.
💡 Astuce mémo
Zéros au numérateur, pôles au dénominateur
📖 11. Décomposition en éléments simples
🔑 Notions clés & Définitions
Élément simple : Fraction F=QkA avec k>1, Q unitaire et irréductible dans K[x], et d(A)<d(Q).
★ À maîtriser
📌 Dans C(x), les éléments simples ont la forme (x−α)ka, tandis que dans R(x), ils peuvent aussi avoir la forme (x2+px+q)kax+b avec p2−4q<0.
La décomposition en éléments simples s’effectue en divisant d’abord P par Q, en factorisant ensuite Q en facteurs unitaires irréductibles, puis en écrivant la forme générale de la décomposition et en déterminant ses coefficients.
Compléments
La méthode du cache consiste à multiplier la fraction par la puissance du facteur correspondant à un pôle, puis à évaluer au pôle pour déterminer le coefficient du terme de plus haute puissance.
💡 Astuce mémo
Diviser, factoriser, écrire, déterminer
📖 12. Intervalles et voisinages
🔑 Notions clés & Définitions
Intervalle : Partie I de R telle que, pour tous a et b appartenant à I avec a≤b, le segment [a,b] est inclus dans I.
Voisinage : Un voisinage d’un point fini a est une partie de R qui contient un intervalle ouvert de centre a, et un voisinage de +∞ ou de −∞ contient respectivement une demi-droite de la forme ]A,+∞[ ou ]−∞,A[.
📝 Points essentiels
L’intersection de deux intervalles est toujours un intervalle, et leur réunion est un intervalle lorsque leur intersection est non vide.
💡 Astuce mémo
Un intervalle contient toujours tout le segment entre deux de ses points
📖 13. Limites et opérations
🔑 Notions clés & Définitions
Limite finie : Fonction définie au voisinage de a telle que, pour tout ε>0, il existe η>0 tel que ∣x−a∣≤η entraîne ∣f(x)−ℓ∣≤ε.
📝 Points essentiels
Lorsqu’elle existe, la limite d’une fonction en un point est unique.
Les opérations sur les limites d’une somme, d’un produit ou d’un quotient donnent respectivement la somme, le produit ou le quotient des limites lorsque l’opération n’est pas indéterminée et que la fonction résultante est définie.
Si f(x)≤g(x)≤h(x) au voisinage de a et si f et h tendent toutes deux vers ℓ en a, alors g tend aussi vers ℓ en a.
Une fonction admet une limite en a si et seulement si ses limites à droite et à gauche en a existent et sont égales.
💡 Astuce mémo
Variable proche → image proche
📖 14. Continuité et prolongement
🔑 Notions clés & Définitions
Continuité en un point : Une fonction f est continue en a si elle est définie en a et si limx→af(x)=f(a).
Prolongement par continuité : Si f est continue sur un intervalle sauf en a et admet une limite finie ℓ en a, le prolongement par continuité lui attribue la valeur ℓ en a.
Prolongement par continuité : Consiste à définir sa valeur en a par la limite finie l=lim x→a f(x), lorsque f est continue ailleurs sur I.
★ À maîtriser
Les combinaisons linéaires et les produits de fonctions continues sur un intervalle sont continus, et leur quotient est continu sur son domaine de définition.
Si f et g sont continues sur un intervalle I, alors λf+\mu{}g et fg sont continues sur I, tandis que f/g est continue sur son domaine de définition.
Si f est continue sur I, si g est continue sur J et si f(I)⊂J, alors la composée g∘f est continue sur I.
Compléments
📌 Une fonction est continue en a si et seulement si elle est continue à droite et à gauche en a.
La fonction x↦sin(x)/x, non définie en 0, est prolongeable par continuité en 0 car lim x→0 sin(x)/x=1.
💡 Astuce mémo
La limite décrit l’approche, la continuité impose aussi la valeur au point
📖 15. Dérivabilité et régularité
🔑 Notions clés & Définitions
Dérivée en un point : Une fonction f est dérivable en a si la limite du taux d'accroissement x−af(x)−f(a) existe et est finie ; cette limite est notée f′(a).
Classe C∞ : Une fonction est de classe C∞ sur I si elle est de classe Cp sur I pour tout entier naturel p.
📝 Points essentiels
📌 Pour un point intérieur, f est dérivable en a si et seulement si ses dérivées à droite et à gauche existent et sont égales.
📌 Si f est dérivable en a, alors f est continue en a, mais une fonction continue en a peut ne pas être dérivable en a.
📐 Formule - La tangente à la courbe de f en a a pour équation y=f(a)+f′(a)(x−a) et sa pente vaut f′(a).
📐 Formule - Pour deux fonctions dérivables f et g, la dérivée du produit vérifie (fg)′=f′g+fg′.
📐 Formule - La règle de la chaîne donne, pour des fonctions composables dérivables, (g∘f)′(x)=g′(f(x))f′(x).
💡 Astuce mémo
Continuité nécessaire, mais continuité ≠ dérivabilité
📖 16. Outils d’étude des fonctions
🔑 Notions clés & Définitions
Fonction paire : Une fonction paire a un domaine symétrique par rapport à 0 et vérifie f(−x)=f(x), ce qui rend son graphe symétrique par rapport à l'axe des ordonnées.
Convexité : Une fonction f est convexe sur I si, pour tous x,y∈I et t∈[0{,}1], f(tx+(1−t)y)≤tf(x)+(1−t)f(y).
Périodicité : Une fonction est T-périodique si T>0 et si f(x+T)=f(x−T)=f(x) lorsque les arguments appartiennent au domaine.
★ À maîtriser
📌 Si f est continue sur [a,b], dérivable sur ]a,b[ et vérifie f′(x)>0 sur ]a,b[, alors f est strictement croissante sur [a,b].
📌 Une fonction deux fois dérivable est convexe si et seulement si f′′(x)≥0 sur I, et elle est concave si et seulement si f′′(x)≤0 sur I.
Compléments
📐 Formule - L'inégalité de Young affirme que, pour tous a,b∈R et ε>0, ab≤2εa2+2εb2.
Théorème de Weierstrass : Toute fonction continue sur un segment [a,b] est bornée et atteint ses bornes, donc elle possède un minimum et un maximum sur ce segment.
Théorème des valeurs intermédiaires : L'image d'un segment [a,b] par une fonction continue est un segment [m,M], et toute valeur ℓ∈[m,M] est atteinte par f.
Théorème de la bijection : Continue et strictement monotone sur un intervalle I de R, la fonction f réalise une bijection de I sur J = f(I).
Fonction réciproque : Pour une bijection f de I sur J, la fonction réciproque f^{-1} est définie sur J à valeurs dans I par x=f−1(y)⟺y=f(x).
Arctangente : Fonction définie sur R par Arctan(y)=x⟺y=tan(x) avec x∈]−π/2,π/2[.
★ À maîtriser
Si f est continue sur [a,b] et f(a)f(b)<0, alors il existe s∈]a,b[ tel que f(s)=0.
Une fonction continue et strictement monotone sur un intervalle I réalise une bijection de I sur son image f(I).
Une fonction continue sur un intervalle peut donner plusieurs antécédents à une valeur, alors qu’une fonction continue et strictement monotone donne un unique antécédent.
📐 Formule - Les compositions d’une fonction et de sa réciproque vérifient f−1(f(x))=x pour tout x∈I et f(f−1(y))=y pour tout y∈J.
La fonction réciproque d’une fonction continue et strictement monotone est continue sur J et possède la même monotonie que la fonction initiale.
📐 Formule - Si f est dérivable en x₀ avec f′(x₀)≠0, alors f^{-1} est dérivable en y₀=f(x₀) et vérifie (f−1)′(y0)=f′(x0)1=f′(f−1(y0))1.
La restriction de la fonction tangente à ]−π/2,π/2[ est une bijection continue et strictement croissante de cet intervalle sur R.
📐 Formule - La fonction Arctangente est impaire, strictement croissante et dérivable sur R, avec Arctan′(x)=1+x21.
La fonction Arctangente admet les limites limx→+∞Arctan(x)=π/2 et limx→−∞Arctan(x)=−π/2, donc y=π/2 et y=−π/2 sont ses asymptotes horizontales respectives.
Compléments
Pour f(x)=x^3−x sur [−2{,}2], le changement de signe entre f(−2)=−6 et f(2)=6 garantit un zéro, mais −1, 0 et 1 sont tous des zéros.
Pour une fonction croissante, l’image d’un intervalle se détermine en conservant les bornes atteintes et en remplaçant les bornes ouvertes par les limites latérales correspondantes.
💡 Astuce mémo
Continuité sur un segment → bornes atteintes et valeurs intermédiaires
📊 Tableaux de synthèse
Racines de l’équation caractéristique
Cas
Solution homogène
Racine réelle double r
(c₁+c₂x)e^{rx}
Deux racines réelles distinctes r₁,r₂
c₁e^{r₁x}+c₂e^{r₂x}
Racines complexes α±iβ
e^{αx}(c₁ cos(βx)+c₂ sin(βx))
Zéros, pôles et domaine
Élément
Origine
Rôle
Zéro
Racine du numérateur
Valeur où la fraction s’annule
Pôle
Racine du dénominateur
Valeur exclue du domaine
Domaine
K privé des pôles
Ensemble de définition
Teste tes connaissances
Teste tes connaissances sur Continuité et étude des fonctions avec 64 questions à choix multiples et corrections détaillées.
1. Quelle écriture représente la forme algébrique unique d’un nombre complexe ?
2. Pour z=4−7i, quelles sont sa partie réelle et sa partie imaginaire ?