QCM : Criminalité juvénile : perceptions et réalités — 15 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quels sont les deux éléments qui doivent être réunis pour établir la responsabilité criminelle?

La préméditation et la récidive de l’acte
La connaissance de la loi et la preuve du dommage
L’intention criminelle et l’acte matériel criminel
La personnalité de l’auteur et la gravité de la peine

L’intention criminelle et l’acte matériel criminel

Explication

La responsabilité criminelle repose sur la réunion de la mens rea, qui concerne l’état d’esprit ou l’intention, et de l’actus reus, qui correspond à l’acte criminel. La préméditation, la récidive, la connaissance de la loi ou la personnalité ne constituent pas ensemble les deux éléments fondamentaux exigés.

2. Dans une affaire criminelle, quel élément correspond à l’intention ou à l’état d’esprit de l’accusé au moment du crime?

La mens rea
La sanction pénale
La responsabilité civile
L’actus reus

La mens rea

Explication

La mens rea désigne l’état d’esprit ou l’intention présents au moment du crime. L’actus reus renvoie plutôt à l’acte matériel, tandis que la responsabilité civile et la sanction pénale sont des notions distinctes.

3. Pourquoi les adolescents peuvent-ils être plus sensibles à l’influence de leurs pairs que les adultes?

Leur maturation avancée les rend plus réceptifs aux décisions du groupe
Ils comprennent les conséquences plus clairement lorsqu’ils sont avec leurs pairs
Ils possèdent une expérience sociale plus vaste et prennent davantage de recul
Leur développement est encore inachevé et ils évaluent moins bien les conséquences

Leur développement est encore inachevé et ils évaluent moins bien les conséquences

Explication

Les adolescents sont généralement plus impulsifs et résistent moins facilement à l’influence de leurs pairs parce que leur développement n’est pas terminé et qu’ils évaluent moins bien les conséquences de leurs actes. Les autres réponses attribuent cette sensibilité à une meilleure compréhension ou à une maturation avancée, ce qui contredit le mécanisme décrit.

4. À quel âge le système juridique considère-t-il généralement qu’une personne devient légalement responsable?

À 21 ans
À 15 ans
À 18 ans
À 25 ans

À 18 ans

Explication

Le système juridique considère généralement qu’une personne est légalement responsable à partir de 18 ans. Cet âge juridique ne signifie pas que le développement adolescent est entièrement achevé, mais qu’un seuil légal de responsabilité est reconnu.

5. Quelle évolution caractérise généralement la criminalité juvénile au cours du développement vers l’âge adulte?

Elle concerne davantage d’infractions graves et augmente après le milieu de la vingtaine
Elle commence par des infractions graves puis augmente avec la maturation sociale
Elle demeure stable durant l’adolescence et l’âge adulte jusqu’à la vieillesse
Elle concerne souvent des infractions moins graves et diminue vers le milieu de la vingtaine

Elle concerne souvent des infractions moins graves et diminue vers le milieu de la vingtaine

Explication

La criminalité juvénile tend à porter sur des infractions moins graves et à diminuer généralement vers le milieu de la vingtaine. Les autres propositions inversent cette tendance ou décrivent une stabilité qui ne correspond pas à l’évolution habituelle indiquée.

6. Que désigne la désistance dans l’étude de la délinquance juvénile?

La poursuite d’actes criminels malgré l’avancée vers l’âge adulte
L’augmentation progressive de la gravité des infractions commises
Le passage d’une infraction juvénile à une sanction pénale adulte
Le processus par lequel une personne cesse de commettre des actes criminels

Le processus par lequel une personne cesse de commettre des actes criminels

Explication

La désistance désigne le processus d’arrêt des actes criminels, qui survient souvent vers le milieu de la vingtaine. Elle ne correspond donc ni à la poursuite de la criminalité, ni à l’aggravation des infractions, ni au changement de régime de sanction.

7. Quelle proportion de la population canadienne est représentée par les jeunes de 12 à 18 ans?

Environ 7 % de la population canadienne
Environ 19 % de la population canadienne
Environ 12 % de la population canadienne
Environ 6 % de la population canadienne

Environ 6 % de la population canadienne

Explication

Les jeunes de 12 à 18 ans représentent 6 % de la population canadienne, tandis que les personnes de 19 à 25 ans en représentent 7 %. La proportion de 7 % correspond donc au groupe plus âgé, et non aux 12 à 18 ans.

8. Quel groupe d’âge est généralement le plus susceptible de commettre des crimes selon le profil de la population canadienne?

Les personnes âgées de 26 à 40 ans
Les personnes âgées de plus de 40 ans
Les personnes âgées de 12 à 25 ans
Les personnes âgées de 19 à 25 ans

Les personnes âgées de 12 à 25 ans

Explication

Les personnes de 12 à 25 ans sont plus susceptibles de commettre des crimes que celles de plus de 26 ans. Le groupe des 19 à 25 ans n’est donc qu’une partie de la population concernée, et non le groupe défini dans son ensemble.

9. Quelle distinction décrit correctement l’UCR et la GSS dans la mesure de la criminalité juvénile?

L’UCR recueille les crimes non signalés, tandis que la GSS compile les dossiers enregistrés par la police.
L’UCR estime la criminalité future, tandis que la GSS décrit les politiques provinciales.
L’UCR mesure les décisions judiciaires, tandis que la GSS recense les personnes incarcérées.
L’UCR compile les crimes enregistrés par la police, tandis que la GSS renseigne sur des crimes non signalés.

L’UCR compile les crimes enregistrés par la police, tandis que la GSS renseigne sur des crimes non signalés.

Explication

L’UCR repose sur les crimes enregistrés par la police, alors que la GSS permet d’observer une partie de la victimisation non déclarée. La GSS ne se limite donc pas aux dossiers policiers, contrairement à l’UCR.

10. Quelle évolution caractérise généralement le taux de criminalité violente des jeunes et des adultes depuis 1990?

Il a augmenté après avoir atteint un creux en 1991.
Il est demeuré stable depuis son sommet de 1990.
Il a diminué avant d’atteindre son sommet en 2001.
Il a diminué après avoir atteint un sommet en 1991.

Il a diminué après avoir atteint un sommet en 1991.

Explication

Le taux de criminalité violente des jeunes et des adultes a généralement diminué depuis 1990, après avoir atteint son niveau le plus élevé en 1991. Le sommet indiqué se situe donc en 1991, et non en 1990 ou en 2001.

11. Que signifie l’expression « entonnoir judiciaire »?

Une concentration des décisions judiciaires dans les affaires les plus graves
Une diminution graduelle de la gravité des crimes au fil du processus judiciaire
Une diminution du nombre de personnes au fil du processus judiciaire
Une augmentation du nombre de personnes orientées vers les tribunaux

Une diminution du nombre de personnes au fil du processus judiciaire

Explication

L’entonnoir judiciaire désigne la réduction des effectifs présents dans le système de justice à mesure que le processus avance. Cette notion porte sur le nombre de personnes, et non sur une baisse nécessaire de la gravité des crimes.

12. De quoi dépend notamment la diminution du nombre de jeunes dans le système judiciaire?

De la réponse des tribunaux, des lois fédérales et des politiques provinciales
Des conditions économiques, des tribunaux étrangers et des lois internationales
Des tendances démographiques, des médias et des règles municipales
Du nombre de victimes, des décisions policières et des programmes scolaires

De la réponse des tribunaux, des lois fédérales et des politiques provinciales

Explication

La diminution du nombre de jeunes dans le système judiciaire dépend notamment de la réponse des tribunaux, des lois fédérales et des politiques provinciales. Les autres facteurs proposés ne constituent pas les éléments mentionnés pour expliquer cette diminution.

13. Pourquoi la perception policière d’un crime peut-elle modifier la réponse à la criminalité juvénile ?

Parce que les familles fixent les procédures d’enquête criminelle
Parce que les médias déterminent directement les décisions policières
Parce que la police dispose d’un pouvoir discrétionnaire dans ses interventions
Parce que les tribunaux appliquent automatiquement les mêmes sanctions

Parce que la police dispose d’un pouvoir discrétionnaire dans ses interventions

Explication

Le pouvoir discrétionnaire permet aux policiers d’adapter leur réponse selon leur perception de la situation. Les tribunaux, les médias et les familles peuvent avoir une influence contextuelle, mais ils ne détiennent pas ce pouvoir décisionnel policier.

14. Comment la couverture médiatique peut-elle contribuer à une panique morale concernant la criminalité juvénile ?

En remplaçant les enquêtes policières par des décisions prises dans les salles de rédaction
En réduisant la visibilité du phénomène par des reportages centrés sur les données complètes
En présentant les infractions juvéniles comme des événements dépourvus d’intérêt public
En amplifiant la perception du phénomène par des manchettes conçues pour attirer l’attention

En amplifiant la perception du phénomène par des manchettes conçues pour attirer l’attention

Explication

Les manchettes cherchent à attirer fortement l’attention, ce qui peut donner l’impression que la criminalité juvénile est plus répandue ou menaçante. Des données complètes ou une faible visibilité médiatique ne décrivent pas le mécanisme d’amplification associé à la panique morale.

15. Pourquoi est-il difficile de déterminer si la criminalité juvénile augmente réellement ?

Parce que les personnes accusées appartiennent à des groupes représentés de façon équilibrée
Parce que les politiques pénales produisent des chiffres indépendants des pratiques policières
Parce que les infractions juvéniles sont mesurées par une méthode stable dans toutes les périodes
Parce que les signalements, les statistiques, l’application des lois et la surveillance sociale varient

Parce que les signalements, les statistiques, l’application des lois et la surveillance sociale varient

Explication

La sous-déclaration, les changements législatifs et statistiques, les pratiques d’application, les biais sociaux et la surveillance inégale compliquent l’interprétation des tendances. Les autres réponses supposent une stabilité ou une représentativité que ces facteurs rendent incertaine.

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Mémorisez les réponses avec 31 flashcards sur Criminalité juvénile : perceptions et réalités.

Qu'exige la responsabilité criminelle ?

La responsabilité criminelle exige la mens rea et l'actus reus.

Que désigne la mens rea en droit pénal ?

La mens rea désigne l'état d'esprit ou l'intention au moment du crime.

Que désigne l'actus reus en droit pénal ?

L'actus reus désigne l'acte lui-même considéré comme criminel.

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