QCM : Dérivabilité et étude des fonctions (71 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Laquelle des affirmations décrit correctement une proposition mathématique ?

C’est une question à laquelle plusieurs réponses peuvent être simultanément exactes.
C’est une formule qui doit être vraie pour certaines valeurs et fausse pour d’autres.
C’est une expression dont la vérité varie selon une variable.
C’est un énoncé qui possède une valeur de vérité fixe, vraie ou fausse.

C’est un énoncé qui possède une valeur de vérité fixe, vraie ou fausse.

Explication

Une proposition est un énoncé non paradoxal qui est vrai ou faux, mais sa valeur de vérité ne varie pas. Une expression dépendant d’une variable correspond plutôt à un prédicat.

2. Quelle caractéristique distingue un prédicat d’une proposition ?

Il exprime une contradiction entre deux affirmations mathématiques.
Il possède une valeur de vérité fixe, indépendante de toute variable.
Sa valeur de vérité dépend d’une variable présente dans l’énoncé.
Il associe nécessairement deux propositions par un opérateur logique.

Sa valeur de vérité dépend d’une variable présente dans l’énoncé.

Explication

Un prédicat est une proposition dont la valeur de vérité dépend d’une variable. Une proposition au sens strict possède, elle, une valeur de vérité déterminée.

3. Si P est fausse et Q est vraie, quelle est la valeur de vérité de la disjonction P ou Q ?

Elle est fausse, car la première proposition est fausse.
Elle est vraie, car au moins une des deux propositions est vraie.
Elle est indéterminée, car les deux propositions ont des valeurs différentes.
Elle est vraie seulement si les deux propositions deviennent vraies ensemble.

Elle est vraie, car au moins une des deux propositions est vraie.

Explication

La disjonction logique est inclusive : elle est vraie dès qu’au moins une proposition est vraie. Exiger que les deux propositions soient vraies correspondrait à une conjonction.

4. Quelle condition caractérise l’équivalence logique P⇔QP \Leftrightarrow Q ?

La proposition PP entraîne QQ, sans condition sur le sens inverse.
Les propositions PP et QQ sont fausses dans les mêmes situations uniquement.
La négation de PP entraîne QQ, sans examiner l’implication réciproque.
Les implications P⇒QP \Rightarrow Q et Q⇒PQ \Rightarrow P sont toutes deux vraies.

Les implications $$P \Rightarrow Q$$ et $$Q \Rightarrow P$$ sont toutes deux vraies.

Explication

Une équivalence exige les deux sens de l’implication, de P vers Q et de Q vers P. Le seul sens P vers Q définit une implication, pas une équivalence.

5. Dans quel ordre fonctionne un raisonnement par déduction ?

Il examine plusieurs rangs successifs avant de généraliser la propriété obtenue.
Il établit des conditions nécessaires, puis vérifie directement leur suffisance.
Il suppose la conclusion fausse et recherche une contradiction avec les hypothèses.
Il part d’hypothèses et enchaîne des implications jusqu’à une conclusion.

Il part d’hypothèses et enchaîne des implications jusqu’à une conclusion.

Explication

La déduction part d’hypothèses connues et applique une suite d’implications pour obtenir une conclusion. La recherche d’une contradiction relève du raisonnement par l’absurde.

6. Pour démontrer l’implication P⇒QP \Rightarrow Q par contraposée, quelle proposition faut-il établir ?

L’équivalence P⇔¬QP \Leftrightarrow \neg Q.
L’implication ¬P⇒¬Q\neg P \Rightarrow \neg Q.
L’implication ¬Q⇒¬P\neg Q \Rightarrow \neg P.
L’implication Q⇒PQ \Rightarrow P.

L’implication $$\neg Q \Rightarrow \neg P$$.

Explication

La contraposée d’une implication inverse l’ordre des propositions et nie chacune d’elles, donnant ¬Q⇒¬P\neg Q \Rightarrow \neg P. L’implication Q⇒PQ \Rightarrow P est la réciproque, qui n’est pas équivalente en général.

7. Quelle démarche correspond à un raisonnement par l’absurde ?

Supposer la proposition à démontrer fausse, puis obtenir une contradiction.
Supposer la proposition à démontrer vraie, puis déduire toutes ses conséquences.
Établir une propriété pour un rang initial, puis passer au rang suivant.
Transformer l’implication en sa réciproque et vérifier cette nouvelle affirmation.

Supposer la proposition à démontrer fausse, puis obtenir une contradiction.

Explication

Le raisonnement par l’absurde part de la négation de la proposition recherchée et montre qu’elle conduit à une contradiction. Le passage d’un rang au suivant caractérise plutôt une récurrence.

8. Quelle étape est indispensable dans une récurrence simple après l’initialisation ?

Montrer que la vérité de P(n)P(n) entraîne celle de P(n+1)P(n+1).
Établir que la négation de P(n)P(n) entraîne celle de P(n+1)P(n+1).
Supposer simultanément vraies toutes les propriétés précédentes.
Montrer que la vérité de P(n+1)P(n+1) entraîne celle de P(n)P(n).

Montrer que la vérité de $$P(n)$$ entraîne celle de $$P(n+1)$$.

Explication

L’hérédité d’une récurrence simple consiste à prouver P(n)⇒P(n+1)P(n) \Rightarrow P(n+1), après avoir vérifié le rang initial. La récurrence forte utilise, elle, plusieurs propriétés précédentes.

9. Quelle notation exprime l’appartenance d’un élément x à un ensemble A ?

x⊂Ax \subset A
x∈Ax \in A
A∈xA \in x
A⊂BA \subset B

$$x \in A$$

Explication

La notation x∈Ax \in A signifie que x est un élément de A. La notation d’inclusion concerne deux ensembles, et non un élément et un ensemble.

10. Que signifie l’inclusion A⊂BA \subset B ?

Tout élément de A appartient également à B.
Les ensembles A et B possèdent exactement les mêmes éléments.
Tout élément de B appartient également à A.
A est un élément de l’ensemble B.

Tout élément de A appartient également à B.

Explication

L’inclusion A⊂BA \subset B signifie que chaque élément de A appartient à B. L’égalité des ensembles demanderait les deux inclusions, tandis que l’appartenance s’écrit avec le symbole ∈\in.

11. Comment définir le complémentaire d’une partie A dans un ensemble E ?

C’est l’ensemble des éléments de A qui n’appartiennent pas à E.
C’est l’ensemble des éléments de E qui n’appartiennent pas à A.
C’est l’ensemble des éléments appartenant simultanément à A et à E.
C’est l’ensemble des éléments qui appartiennent à A ou à une partie extérieure à E.

C’est l’ensemble des éléments de E qui n’appartiennent pas à A.

Explication

Le complémentaire de A dans E rassemble les éléments de l’univers E qui ne sont pas dans A, et se note E∖AE \setminus A. Les éléments extérieurs à E ne font pas partie de ce complémentaire.

12. Un élément appartient-il à l’intersection A∩BA \cap B dans quelle situation ?

Lorsqu’il appartient à A ou à B.
Lorsqu’il n’appartient ni à A ni à B.
Lorsqu’il appartient à A mais pas à B.
Lorsqu’il appartient à A et à B.

Lorsqu’il appartient à A et à B.

Explication

L’intersection regroupe les éléments communs à A et B, donc ceux qui appartiennent aux deux ensembles. La condition « dans A ou dans B » décrit l’union.

13. Que doit faire une application f:E→Ff:E\to F pour chaque élément xx de EE ?

Associer à xx un unique élément f(x)f(x) de FF
Associer à xx plusieurs éléments possibles de FF
Associer à xx un élément qui appartient nécessairement à EE
Associer à chaque élément de FF un élément de EE

Associer à $$x$$ un unique élément $$f(x)$$ de $$F$$

Explication

Une application de EE dans FF attribue à chaque élément de la source EE une valeur unique dans le but FF. Elle ne définit pas nécessairement une correspondance réciproque pour chaque élément de FF.

14. Si AA est une partie de la source EE d’une application f:E→Ff:E\to F, quelle expression décrit son image directe ?

f(A)={y∈F∣f(y)∈A}f(A)=\{y\in F\mid f(y)\in A\}
f(A)={x∈E∣f(x)∈A}f(A)=\{x\in E\mid f(x)\in A\}
f(A)={f−1(x)∣x∈A}f(A)=\{f^{-1}(x)\mid x\in A\}
f(A)={f(x)∣x∈A}f(A)=\{f(x)\mid x\in A\}

$$f(A)=\{f(x)\mid x\in A\}$$

Explication

L’image directe rassemble dans le but les valeurs obtenues en appliquant ff aux éléments de AA. L’expression avec la condition f(x)∈Af(x)\in A décrit plutôt une image réciproque lorsque AA est une partie du but.

15. Pour une application non bijective f:E→Ff:E\to F et une partie A⊂FA\subset F, que signifie f−1(A)f^{-1}(A) ?

Une application réciproque définie de FF vers EE
L’ensemble des éléments de FF possédant une image dans AA
L’ensemble des x∈Ex\in E tels que f(x)∈Af(x)\in A
L’ensemble des valeurs f(x)f(x) obtenues pour x∈Ax\in A

L’ensemble des $$x\in E$$ tels que $$f(x)\in A$$

Explication

L’image réciproque est définie par f−1(A)={x∈E∣f(x)∈A}f^{-1}(A)=\{x\in E\mid f(x)\in A\}, même lorsque ff n’est pas bijective. En revanche, une application réciproque f−1:F→Ef^{-1}:F\to E exige la bijectivité.

16. Quelle propriété caractérise une bijection entre deux ensembles ?

Chaque élément du but possède exactement un antécédent
Chaque élément de la source possède plusieurs images
Chaque élément du but possède au plus un antécédent
Chaque élément du but possède au moins un antécédent

Chaque élément du but possède exactement un antécédent

Explication

Une bijection combine l’injectivité et la surjectivité : chaque élément du but possède exactement un antécédent. « Au plus un » caractérise l’injectivité, tandis que « au moins un » caractérise la surjectivité.

17. Que mesure le cardinal d’un ensemble fini EE ?

Le nombre d’éléments de EE
Le nombre de sous-ensembles non vides de EE
Le nombre de bijections définies sur EE
Le nombre d’éléments d’un ensemble associé à EE

Le nombre d’éléments de $$E$$

Explication

Le cardinal Card⁡(E)\operatorname{Card}(E) est le nombre d’éléments de l’ensemble fini EE, et Card⁡(∅)=0\operatorname{Card}(\varnothing)=0. Une bijection décrit une correspondance entre ensembles, mais ne constitue pas elle-même la mesure du cardinal.

18. Comment reconnaît-on qu’un ensemble fini EE possède le cardinal nn ?

Il existe une bijection entre EE et J1,nKJ_{1,n}K
Il existe une injection de EE vers J1,nKJ_{1,n}K
Il existe une surjection de J1,nKJ_{1,n}K vers EE
Il existe une bijection entre EE et l’ensemble N\mathbb N

Il existe une bijection entre $$E$$ et $$J_{1,n}K$$

Explication

Un ensemble fini a le cardinal nn si et seulement s’il est en bijection avec l’ensemble des entiers de 11 à nn, noté J1,nKJ_{1,n}K. Une injection ou une surjection seule ne garantit pas que les deux ensembles aient le même cardinal.

19. Quelle condition définit un ensemble dénombrable ?

Il est infini et ne peut être mis en bijection avec N\mathbb N
Il possède autant d’éléments qu’un intervalle réel non vide
Il est en bijection avec l’ensemble des entiers naturels N\mathbb N
Il possède un nombre fini d’éléments

Il est en bijection avec l’ensemble des entiers naturels $$\mathbb N$$

Explication

Un ensemble est dénombrable lorsqu’il existe une bijection entre lui et N\mathbb N. Un ensemble infini qui ne possède pas une telle bijection est dit non dénombrable.

20. Quelle est la valeur de ∑k=110k\sum_{k=1}^{10}k ?

6060
4545
5555
5050

$$55$$

Explication

La formule ∑k=1nk=n(n+1)2\sum_{k=1}^{n}k=\frac{n(n+1)}{2} donne ici 10×112=55\frac{10\times11}{2}=55. La valeur 4545 correspond à une soustraction incorrecte du dernier terme.

21. Que compte le coefficient binomial (nk)\binom{n}{k} ?

Les partitions de nn éléments en kk groupes identiques
Les suites de longueur nn formées avec kk éléments
Les arrangements ordonnés de kk éléments parmi nn
Les choix simultanés de kk éléments parmi nn

Les choix simultanés de $$k$$ éléments parmi $$n$$

Explication

Le coefficient (nk)\binom{n}{k} compte les façons de choisir simultanément kk éléments parmi nn, sans tenir compte de l’ordre. Les arrangements ordonnés constituent une autre situation combinatoire.

22. Quelle égalité exprime la symétrie des coefficients binomiaux ?

(nk)=(n+1k+1)\binom{n}{k}=\binom{n+1}{k+1}
(nk)=(kn−k)\binom{n}{k}=\binom{k}{n-k}
(nk)=(n−kk)\binom{n}{k}=\binom{n-k}{k}
(nk)=(nn−k)\binom{n}{k}=\binom{n}{n-k}

$$\binom{n}{k}=\binom{n}{n-k}$$

Explication

La symétrie affirme que choisir kk éléments parmi nn revient à choisir les n−kn-k éléments qui ne sont pas retenus. Les autres égalités ne constituent pas la propriété générale de symétrie.

23. Dans le développement de (a+b)n\left(a+b\right)^n, quel est le terme correspondant à l’indice kk ?

(nk)akbn−k\binom{n}{k}a^kb^{n-k}
(nk)akbn\binom{n}{k}a^kb^n
(kn)akbn−k\binom{k}{n}a^kb^{n-k}
(nk)an−kbk\binom{n}{k}a^{n-k}b^k

$$\binom{n}{k}a^kb^{n-k}$$

Explication

Le binôme de Newton donne (a+b)n=∑k=0n(nk)akbn−k\left(a+b\right)^n=\sum_{k=0}^{n}\binom{n}{k}a^kb^{n-k}, donc le terme d’indice kk est celui indiqué. L’exposant de bb dépend de n−kn-k et la somme des exposants vaut nn.

24. Que devient l’inégalité x<yx<y après multiplication par un réel strictement négatif cc ?

Elle devient cx<cycx<cy
Elle devient x+c<y+cx+c<y+c
Elle devient xc<yc\frac{x}{c}<\frac{y}{c}
Elle devient cx>cycx>cy

Elle devient $$cx>cy$$

Explication

La multiplication par un nombre strictement négatif inverse le sens de l’inégalité, donc x<yx<y devient cx>cycx>cy. La conservation du sens s’applique lorsqu’on multiplie par un nombre strictement positif.

25. Quelle est la forme canonique du trinôme ax2+bx+cax^2+bx+c avec a≠0a\ne0 ?

a((x−b2a)2+b2−4ac4a2)a\left(\left(x-\frac{b}{2a}\right)^2+\frac{b^2-4ac}{4a^2}\right)
a((x+ba)2−b2−4aca2)a\left(\left(x+\frac{b}{a}\right)^2-\frac{b^2-4ac}{a^2}\right)
a((x+b2a)2−b2−4ac4a2)a\left(\left(x+\frac{b}{2a}\right)^2-\frac{b^2-4ac}{4a^2}\right)
a((x−b2a)2−b2+4ac4a2)a\left(\left(x-\frac{b}{2a}\right)^2-\frac{b^2+4ac}{4a^2}\right)

$$a\left(\left(x+\frac{b}{2a}\right)^2-\frac{b^2-4ac}{4a^2}\right)$$

Explication

La mise sous forme canonique s’obtient en complétant le carré, ce qui donne le déplacement x+b2ax+\frac{b}{2a} et le terme correct lié au discriminant. Les autres expressions modifient le signe, le facteur ou le discriminant et ne sont donc pas équivalentes.

26. Combien de racines réelles possède un trinôme lorsque son discriminant vérifie Δ<0\Delta<0 ?

Une racine réelle et une racine complexe
Aucune racine réelle
Deux racines réelles distinctes
Une racine réelle double

Aucune racine réelle

Explication

Un discriminant négatif indique que le trinôme ne s’annule pour aucune valeur réelle. La racine double correspond à Δ=0\Delta=0, tandis que deux racines réelles distinctes apparaissent lorsque Δ>0\Delta>0.

27. Pour un trinôme dont les racines réelles distinctes sont x1x_1 et x2x_2, quelle factorisation est correcte lorsque Δ>0\Delta>0 ?

(x+x1)(x+x2)(x+x_1)(x+x_2)
a(x+x1)(x+x2)a(x+x_1)(x+x_2)
a(x−x1−x2)a(x-x_1-x_2)
a(x−x1)(x−x2)a(x-x_1)(x-x_2)

$$a(x-x_1)(x-x_2)$$

Explication

Lorsque le discriminant est positif, les deux racines sont x1x_1 et x2x_2, et le coefficient dominant impose le facteur aa. Les signes positifs ne correspondent pas aux zéros du trinôme, et une expression linéaire ne peut pas représenter ce trinôme.

28. Quelle propriété caractérise simultanément les fonctions sinus et cosinus ?

Elles sont non bornées et possèdent une période 2π2\pi.
Elles vérifient cos⁡2(x)+sin⁡2(x)=0\cos^2(x)+\sin^2(x)=0 et sont de période π\pi.
Elles vérifient cos⁡2(x)+sin⁡2(x)=1\cos^2(x)+\sin^2(x)=1 et sont de période 2π2\pi.
Elles vérifient cos⁡2(x)−sin⁡2(x)=1\cos^2(x)-\sin^2(x)=1 et sont de période π\pi.

Elles vérifient $$\cos^2(x)+\sin^2(x)=1$$ et sont de période $$2\pi$$.

Explication

Le sinus et le cosinus satisfont l’identité fondamentale, prennent leurs valeurs entre −1-1 et 11 et se répètent après 2π2\pi. La période π\pi concerne la tangente, tandis que les autres identités proposées sont fausses.

29. Quelle expression donne la valeur absolue d’un réel négatif xx ?

x2x^2
1x\frac{1}{x}
−x-x
xx

$$-x$$

Explication

Pour un réel négatif, la valeur absolue est l’opposé de ce réel afin d’obtenir un nombre positif. L’expression xx resterait négative, tandis que les deux autres expressions ne définissent pas la valeur absolue.

30. Quelle inégalité équivaut à ∣x−a∣≤ε|x-a|\le\varepsilon pour ε≥0\varepsilon\ge0 ?

a−ε≤x≤a+εa-\varepsilon\le x\le a+\varepsilon
x≤a−ε ou x≥a+εx\le a-\varepsilon\ \text{ou}\ x\ge a+\varepsilon
a+ε≤x≤a−εa+\varepsilon\le x\le a-\varepsilon
−a−ε≤x≤−a+ε-a-\varepsilon\le x\le -a+\varepsilon

$$a-\varepsilon\le x\le a+\varepsilon$$

Explication

La condition signifie que la distance entre xx et aa ne dépasse pas ε\varepsilon, donc xx appartient à l’intervalle centré en aa de rayon ε\varepsilon. La deuxième proposition décrit l’extérieur de cet intervalle, et les deux autres déplacent ou inversent incorrectement ses bornes.

31. Quelle relation est vraie pour tous réels xx et yy ?

∣x+y∣≤∣x∣+∣y∣|x+y|\le|x|+|y|
∣x+y∣≤∣x−y∣|x+y|\le|x-y|
∣x+y∣=∣x∣ ∣y∣|x+y|=|x|\,|y|
∣x+y∣=∣x∣+∣y∣|x+y|=|x|+|y|

$$|x+y|\le|x|+|y|$$

Explication

L’inégalité triangulaire fournit une majoration de la valeur absolue d’une somme par la somme des valeurs absolues. L’égalité n’est valable que dans certaines configurations, et les deux autres relations confondent somme et produit ou ne sont pas générales.

32. Quel entier est égal à la partie entière de −2,3-2{,}3 ?

−2-2
33
−3-3
22

$$-3$$

Explication

La partie entière est le plus grand entier inférieur ou égal au réel, donc E(−2,3)=−3E(-2{,}3)=-3. L’entier −2-2 est supérieur à −2,3-2{,}3 et ne satisfait pas la définition.

33. Dans l’écriture z=x+iyz=x+iy avec x,y∈Rx,y\in\mathbb R, que représentent xx et yy ?

xx est le conjugué et yy est l’argument.
xx et yy sont tous deux des modules.
xx est la partie réelle et yy la partie imaginaire.
xx est la partie imaginaire et yy la partie réelle.

$$x$$ est la partie réelle et $$y$$ la partie imaginaire.

Explication

Par définition, la décomposition z=x+iyz=x+iy identifie xx comme partie réelle et yy comme coefficient de la partie imaginaire. Le module, le conjugué et l’argument sont d’autres caractéristiques qui ne se confondent pas avec ces deux composantes.

34. Quel est le produit de x+iyx+iy par x′+iy′x'+iy' ?

(x+x′)+i(y+y′)(x+x')+i(y+y')
(xx′−yy′)+i(xy′−x′y)(xx'-yy')+i(xy'-x'y)
(xx′−yy′)+i(xy′+x′y)(xx'-yy')+i(xy'+x'y)
(xx′+yy′)+i(xy′−x′y)(xx'+yy')+i(xy'-x'y)

$$(xx'-yy')+i(xy'+x'y)$$

Explication

En développant le produit et en utilisant i2=−1i^2=-1, les termes réels donnent xx′−yy′xx'-yy' et les termes imaginaires donnent xy′+x′yxy'+x'y. La troisième expression correspond à une addition, tandis que les autres inversent des signes.

35. Quelle formule donne l’inverse d’un complexe non nul zz ?

1z=z‾zz‾\frac{1}{z}=\frac{\overline z}{z\overline z}
1z=1z‾\frac{1}{z}=\frac{1}{\overline z}
1z=zzz‾\frac{1}{z}=\frac{z}{z\overline z}
1z=zz‾\frac{1}{z}=z\overline z

$$\frac{1}{z}=\frac{\overline z}{z\overline z}$$

Explication

La multiplication par le conjugué transforme le dénominateur en zz‾z\overline z, qui est réel et non nul lorsque z≠0z\ne0. Le conjugué seul n’est pas l’inverse en général, et le produit zz‾z\overline z correspond au carré du module.

36. Quelle écriture représente la forme trigonométrique d’un complexe non nul zz ?

z=1∣z∣(cos⁡(θ)+isin⁡(θ))z=\frac{1}{|z|}(\cos(\theta)+i\sin(\theta))
z=θ(cos⁡(∣z∣)+isin⁡(∣z∣))z=\theta(\cos(|z|)+i\sin(|z|))
z=∣z∣(cos⁡(θ)+isin⁡(θ))z=|z|(\cos(\theta)+i\sin(\theta))
z=∣z∣(sin⁡(θ)+icos⁡(θ))z=|z|(\sin(\theta)+i\cos(\theta))

$$z=|z|(\cos(\theta)+i\sin(\theta))$$

Explication

La forme trigonométrique sépare le module ∣z∣|z|, qui règle la distance à l’origine, et un argument θ\theta, qui règle la direction. Les autres expressions permutent le rôle du module et de l’argument, échangent sinus et cosinus ou inversent le module.

37. Quelle écriture trigonométrique représente tout nombre complexe non nul, avec un argument défini à un multiple de 2π2\pi près ?

z=∣z∣(cos⁡(arg⁡(z))+isin⁡(arg⁡(z)))z=|z|(\cos(\arg(z))+i\sin(\arg(z)))
z=arg⁡(z)(cos⁡(∣z∣)+isin⁡(∣z∣))z=\arg(z)(\cos(|z|)+i\sin(|z|))
z=∣z∣eiarg⁡(z)z=|z|e^{i\arg(z)}
z=∣z∣(sin⁡(arg⁡(z))+icos⁡(arg⁡(z)))z=|z|(\sin(\arg(z))+i\cos(\arg(z)))

$$z=|z|(\cos(\arg(z))+i\sin(\arg(z)))$$

Explication

La forme trigonométrique associe le module au couple cosinus-sinus de l’argument. L’écriture avec une exponentielle complexe correspond à la forme exponentielle, et non à la forme trigonométrique demandée.

38. Pour mettre z=3+4iz=3+4i sous forme trigonométrique, quelle démarche faut-il appliquer ?

Calculer ∣z∣=25|z|=25, puis chercher θ\theta tel que cos⁡(θ)=425\cos(\theta)=\frac{4}{25} et sin⁡(θ)=325\sin(\theta)=\frac{3}{25}
Calculer ∣z∣=7|z|=7, puis chercher θ\theta tel que cos⁡(θ)=37\cos(\theta)=\frac{3}{7} et sin⁡(θ)=47\sin(\theta)=\frac{4}{7}
Calculer ∣z∣=1|z|=1, puis chercher θ\theta tel que cos⁡(θ)=3\cos(\theta)=3 et sin⁡(θ)=4\sin(\theta)=4
Calculer ∣z∣=5|z|=5, puis chercher θ\theta tel que cos⁡(θ)=35\cos(\theta)=\frac{3}{5} et sin⁡(θ)=45\sin(\theta)=\frac{4}{5}

Calculer $$|z|=5$$, puis chercher $$\theta$$ tel que $$\cos(\theta)=\frac{3}{5}$$ et $$\sin(\theta)=\frac{4}{5}$$

Explication

Le module vaut 32+42=5\sqrt{3^2+4^2}=5, puis les coordonnées normalisées sont 3/53/5 et 4/54/5. La démarche correcte consiste bien à déterminer d’abord le module, puis l’angle à partir de ces rapports.

39. Quelle propriété caractérise l’exponentielle complexe eiθe^{i\theta} pour un réel θ\theta ?

Elle vaut sin⁡(θ)+icos⁡(θ)\sin(\theta)+i\cos(\theta) et son module est égal à 11.
Elle vaut cos⁡(θ)+isin⁡(θ)\cos(\theta)+i\sin(\theta) et son module est égal à 11.
Elle possède un module égal à θ\theta et une partie imaginaire nulle.
Elle est réelle positive et son module dépend de la valeur de θ\theta.

Elle vaut $$\cos(\theta)+i\sin(\theta)$$ et son module est égal à $$1$$.

Explication

Par définition, eiθ=cos⁡(θ)+isin⁡(θ)e^{i\theta}=\cos(\theta)+i\sin(\theta), et ce nombre appartient au cercle unité. L’exponentielle complexe ne se comporte donc pas comme une fonction réelle positive sur tous les nombres complexes.

40. Quelle expression est correcte pour deux réels θ\theta et θ′\theta' ?

ei(θ+θ′)=eiθe−iθ′e^{i(\theta+\theta')}=e^{i\theta}e^{-i\theta'} et e−iθ=eiθ+1e^{-i\theta}=e^{i\theta}+1
ei(θ+θ′)=eiθ+eiθ′e^{i(\theta+\theta')}=e^{i\theta}+e^{i\theta'} et e−iθ=eiθe^{-i\theta}=e^{i\theta}
ei(θ+θ′)=ei(θ−θ′)e^{i(\theta+\theta')}=e^{i(\theta-\theta')} et e−iθ=1e−iθe^{-i\theta}=\frac{1}{e^{-i\theta}}
ei(θ+θ′)=eiθeiθ′e^{i(\theta+\theta')}=e^{i\theta}e^{i\theta'} et e−iθ=1eiθe^{-i\theta}=\frac{1}{e^{i\theta}}

$$e^{i(\theta+\theta')}=e^{i\theta}e^{i\theta'}$$ et $$e^{-i\theta}=\frac{1}{e^{i\theta}}$$

Explication

L’exponentielle complexe conserve la règle du produit pour l’addition des exposants, et l’exposant opposé donne l’inverse. Les autres égalités confondent notamment produit et somme ou changent incorrectement le signe d’un angle.

41. Pour az2+bz+c=0az^2+bz+c=0 avec a≠0a\neq0 et Δ<0\Delta<0, quelle expression donne les deux racines ?

z1=−b−i∣Δ∣2az_1=\frac{-b-i\sqrt{|\Delta|}}{2a} et z2=−b+i∣Δ∣2az_2=\frac{-b+i\sqrt{|\Delta|}}{2a}
z1=b−i∣Δ∣2az_1=\frac{b-i\sqrt{|\Delta|}}{2a} et z2=b+i∣Δ∣2az_2=\frac{b+i\sqrt{|\Delta|}}{2a}
z1=−b−∣Δ∣az_1=\frac{-b-\sqrt{|\Delta|}}{a} et z2=−b+∣Δ∣az_2=\frac{-b+\sqrt{|\Delta|}}{a}
z1=−b−iΔ2az_1=\frac{-b-i\sqrt{\Delta}}{2a} et z2=−b+iΔ2az_2=\frac{-b+i\sqrt{\Delta}}{2a}

$$z_1=\frac{-b-i\sqrt{|\Delta|}}{2a}$$ et $$z_2=\frac{-b+i\sqrt{|\Delta|}}{2a}$$

Explication

Lorsque le discriminant réel est négatif, son opposé ∣Δ∣|\Delta| fournit la partie imaginaire des deux racines conjuguées. Le dénominateur reste 2a2a et le terme réel est −b-b, ce qui écarte les autres expressions.

42. Que signifie qu’un nombre complexe zz est une racine carrée complexe de aa ?

Il vérifie z+a=0z+a=0.
Il vérifie 2z=a2z=a.
Il vérifie z2=az^2=a.
Il vérifie ∣z∣2=a|z|^2=a.

Il vérifie $$z^2=a$$.

Explication

Les racines carrées complexes de aa sont précisément les solutions de l’équation z2=az^2=a. La relation portant sur le module ne suffit pas à caractériser le nombre complexe lui-même.

43. Si a=∣a∣eiθ≠0a=|a|e^{i\theta}\neq0, quelles sont ses deux racines carrées complexes ?

∣a∣eiθ\sqrt{|a|}e^{i\theta} et −∣a∣eiθ-\sqrt{|a|}e^{i\theta}
∣a∣ei2θ\sqrt{|a|}e^{i2\theta} et −∣a∣ei2θ-\sqrt{|a|}e^{i2\theta}
∣a∣eiθ/2|a|e^{i\theta/2} et −∣a∣eiθ/2-|a|e^{i\theta/2}
∣a∣eiθ/2\sqrt{|a|}e^{i\theta/2} et −∣a∣eiθ/2-\sqrt{|a|}e^{i\theta/2}

$$\sqrt{|a|}e^{i\theta/2}$$ et $$-\sqrt{|a|}e^{i\theta/2}$$

Explication

La racine carrée réduit le module à ∣a∣\sqrt{|a|} et l’argument à θ/2\theta/2; la seconde racine est l’opposée de la première. Prendre le module inchangé ou conserver l’argument complet ne produit pas, en général, un carré égal à aa.

44. Quelles sont les racines n-ièmes de l’unité ?

ξk=e2ikπ\xi_k=e^{2ik\pi} pour 0≤k≤n−10\leq k\leq n-1
ξk=e2iπ/(n+k)\xi_k=e^{2i\pi/(n+k)} pour 0≤k≤n−10\leq k\leq n-1
ξk=eikπ/n\xi_k=e^{ik\pi/n} pour 1≤k≤n1\leq k\leq n
ξk=e2ikπ/n\xi_k=e^{2ik\pi/n} pour 0≤k≤n−10\leq k\leq n-1

$$\xi_k=e^{2ik\pi/n}$$ pour $$0\leq k\leq n-1$$

Explication

Les racines n-ièmes de l’unité sont régulièrement réparties sur le cercle unité et s’écrivent avec les angles 2kπ/n2k\pi/n. L’intervalle d’indices fournit les nn valeurs distinctes correspondant aux tours fractionnés du cercle.

45. Quelle paire de formules d’Euler exprime correctement le cosinus et le sinus ?

cos⁡(θ)=eiθ+e−iθ2\cos(\theta)=\frac{e^{i\theta}+e^{-i\theta}}{2} et sin⁡(θ)=eiθ−e−iθ2i\sin(\theta)=\frac{e^{i\theta}-e^{-i\theta}}{2i}
cos⁡(θ)=eiθ+e−iθ\cos(\theta)=e^{i\theta}+e^{-i\theta} et sin⁡(θ)=eiθ−e−iθ\sin(\theta)=e^{i\theta}-e^{-i\theta}
cos⁡(θ)=eiθ−e−iθ2i\cos(\theta)=\frac{e^{i\theta}-e^{-i\theta}}{2i} et sin⁡(θ)=eiθ+e−iθ2\sin(\theta)=\frac{e^{i\theta}+e^{-i\theta}}{2}
cos⁡(θ)=eiθ2\cos(\theta)=\frac{e^{i\theta}}{2} et sin⁡(θ)=e−iθ2i\sin(\theta)=\frac{e^{-i\theta}}{2i}

$$\cos(\theta)=\frac{e^{i\theta}+e^{-i\theta}}{2}$$ et $$\sin(\theta)=\frac{e^{i\theta}-e^{-i\theta}}{2i}$$

Explication

Le cosinus provient de la somme des exponentielles conjuguées divisée par 22, tandis que le sinus provient de leur différence divisée par 2i2i. Intervertir somme et différence ou omettre les dénominateurs modifie les fonctions obtenues.

46. Quelle succession d’opérations permet de linéariser une expression en puissances de sinus et de cosinus ?

Remplacer les puissances par des racines, développer les angles, puis additionner les modules.
Regrouper d’abord les angles, factoriser les puissances, puis remplacer les exponentielles par des logarithmes.
Remplacer par les formules d’Euler, développer les puissances, puis regrouper les exponentielles.
Développer les fonctions trigonométriques, intégrer les termes, puis regrouper les coefficients.

Remplacer par les formules d’Euler, développer les puissances, puis regrouper les exponentielles.

Explication

La linéarisation passe par les formules d’Euler, le développement algébrique des puissances et le regroupement final des exponentielles sous forme trigonométrique. La délinéarisation désigne au contraire la transformation inverse d’une somme vers une expression en puissances.

47. Quelle identité donne la formule de De Moivre pour un réel θ\theta et un entier naturel nn ?

(cos⁡(θ)+isin⁡(θ))n=cos⁡(nθ)+isin⁡(nθ)(\cos(\theta)+i\sin(\theta))^n=\cos(n\theta)+i\sin(n\theta)
(cos⁡(θ)+isin⁡(θ))n=cos⁡(θ)+isin⁡(θ)(\cos(\theta)+i\sin(\theta))^n=\cos(\theta)+i\sin(\theta)
(cos⁡(θ)+isin⁡(θ))n=cos⁡(θ/n)+isin⁡(θ/n)(\cos(\theta)+i\sin(\theta))^n=\cos(\theta/n)+i\sin(\theta/n)
(cos⁡(θ)+isin⁡(θ))n=cos⁡(θn)+isin⁡(θn)(\cos(\theta)+i\sin(\theta))^n=\cos(\theta^n)+i\sin(\theta^n)

$$(\cos(\theta)+i\sin(\theta))^n=\cos(n\theta)+i\sin(n\theta)$$

Explication

La formule de De Moivre transforme une puissance d’un nombre complexe de module 11 en une multiplication de son argument par nn. Les expressions utilisant θn\theta^n ou θ/n\theta/n ne correspondent pas à l’effet d’une puissance complexe.

48. Pour l’équation différentielle ay′′+by′+cy=0ay''+by'+cy=0, quelle équation caractéristique faut-il résoudre ?

ar2+by+c=0ar^2+by+c=0
ay2+by+c=0ay^2+by+c=0
ar2+br+c=0ar^2+br+c=0
ay′′+by′+cy=0a y''+b y'+c y=0

$$ar^2+br+c=0$$

Explication

L’équation caractéristique s’obtient en remplaçant les dérivées de la fonction par des puissances de la variable auxiliaire rr, ce qui donne ar2+br+c=0ar^2+br+c=0. L’équation différentielle elle-même porte sur la fonction yy et non sur rr.

49. Quelle forme prend la solution homogène lorsque l’équation caractéristique possède une racine double réelle r0r_0 ?

yh(x)=C1+C2x+r0exy_h(x)=C_1+C_2x+r_0e^x
yh(x)=(C1+C2x)er0xy_h(x)=(C_1+C_2x)e^{r_0x}
yh(x)=C1er0x+C2e−r0xy_h(x)=C_1e^{r_0x}+C_2e^{-r_0x}
yh(x)=(C1cos⁡(r0x)+C2sin⁡(r0x))er0xy_h(x)=(C_1\cos(r_0x)+C_2\sin(r_0x))e^{r_0x}

$$y_h(x)=(C_1+C_2x)e^{r_0x}$$

Explication

Une racine réelle double produit une solution homogène de la forme yh(x)=(C1+C2x)er0xy_h(x)=(C_1+C_2x)e^{r_0x}. La combinaison avec sinus et cosinus correspond plutôt à des racines complexes conjuguées.

50. Quelle décomposition décrit la solution générale de ay′′+by′+cy=g(x)ay''+by'+cy=g(x) ?

y=yp−yhy=y_p-y_h
y=ypyhy=y_p y_h
y=yp+yhy=y_p+y_h
y=yh/g(x)y=y_h/g(x)

$$y=y_p+y_h$$

Explication

La solution générale est la somme d’une solution particulière ypy_p et de la solution générale homogène yhy_h. Une soustraction ou un produit ne préserve pas la structure générale des solutions de cette équation linéaire.

51. Dans quel ordre résout-on une équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants ?

Trouver une particulière, déterminer l’homogène, puis les soustraire
Additionner deux solutions particulières, puis imposer les conditions initiales
Déterminer la solution homogène, trouver une particulière, puis les additionner
Résoudre l’équation caractéristique après avoir intégré le second membre

Déterminer la solution homogène, trouver une particulière, puis les additionner

Explication

La méthode consiste à déterminer d’abord la solution homogène, puis une solution particulière, avant d’additionner ces deux familles. La solution particulière ne remplace pas l’étude de l’équation homogène.

52. Quelle condition caractérise la limite finie ℓ\ell d’une fonction ff en aa ?

La valeur f(a)f(a) doit être égale à ℓ\ell et les valeurs voisines doivent rester bornées
Pour tout ε>0\varepsilon>0, il existe η>0\eta>0 tel que 0<∣x−a∣≤η0<|x-a|\leq\eta implique ∣f(x)−ℓ∣≤ε|f(x)-\ell|\leq\varepsilon
Pour tout η>0\eta>0, les images des points à distance η\eta de aa valent exactement ℓ\ell
Il existe un ε>0\varepsilon>0 tel que toute valeur de f(x)f(x) soit égale à ℓ\ell près de aa

Pour tout $$\varepsilon>0$$, il existe $$\eta>0$$ tel que $$0<|x-a|\leq\eta$$ implique $$|f(x)-\ell|\leq\varepsilon$$

Explication

La définition exige que les valeurs de f(x)f(x) soient arbitrairement proches de ℓ\ell lorsque xx approche aa avec x≠ax\neq a. Elle ne demande pas que f(a)f(a) soit définie ou égale à ℓ\ell, contrairement à une condition de continuité.

53. Quel critère séquentiel équivaut à l’existence de la limite finie ℓ\ell de ff en aa ?

Les suites convergeant vers aa doivent avoir des images constantes dès qu’elles entrent dans un voisinage de aa
Toute suite de points de D∖{a}D\setminus\{a\} convergeant vers aa donne des images convergeant vers ℓ\ell
Toute suite de points du domaine donne des images convergeant vers une limite éventuellement différente
Il existe une suite de points de D∖{a}D\setminus\{a\} convergeant vers aa dont les images convergent vers ℓ\ell

Toute suite de points de $$D\setminus\{a\}$$ convergeant vers $$a$$ donne des images convergeant vers $$\ell$$

Explication

La limite existe si et seulement si toute suite admissible convergeant vers aa produit une suite d’images convergeant vers la même valeur ℓ\ell. L’existence d’une seule suite convenable ne suffit pas à établir une limite.

54. Comment peut-on démontrer qu’une fonction n’a pas de limite en aa à l’aide de suites ?

Trouver deux suites éloignées de aa dont les images ont la même limite
Trouver deux suites convergeant vers aa dont les images convergent vers des limites différentes
Trouver une suite convergeant vers aa dont les images restent bornées
Trouver une suite convergeant vers aa dont un terme d’image n’est pas défini

Trouver deux suites convergeant vers $$a$$ dont les images convergent vers des limites différentes

Explication

Deux suites admissibles tendant vers aa et donnant des limites d’images différentes contredisent le critère séquentiel d’une limite unique. Une seule suite bornée ou un point non défini ne suffit pas à conclure.

55. Quels domaines de valeurs caractérisent respectivement les limites à gauche et à droite en aa ?

La limite à gauche utilise ∣x−a∣<1|x-a|<1 et celle à droite ∣x−a∣>1|x-a|>1
La limite à gauche utilise x<ax<a et celle à droite utilise x>ax>a
Les deux limites utilisent uniquement x=ax=a
La limite à gauche utilise x>ax>a et celle à droite utilise x<ax<a

La limite à gauche utilise $$x<a$$ et celle à droite utilise $$x>a$$

Explication

Approcher aa par la gauche signifie prendre des valeurs strictement inférieures à aa, tandis qu’une approche par la droite utilise des valeurs strictement supérieures. La valeur x=ax=a n’appartient pas à l’approche latérale.

56. Laquelle des expressions suivantes représente une forme indéterminée lors du calcul d’une limite ?

0+50+5
+∞−∞+\infty-\infty
42\frac{4}{2}
2+32+3

$$+\infty-\infty$$

Explication

La forme +∞−∞+\infty-\infty est indéterminée, car la différence dépend de la vitesse à laquelle les deux termes tendent vers l’infini. Les autres expressions ont des opérations directement déterminées.

57. Quelle technique convient particulièrement à une limite contenant une différence de racines ?

Remplacer chaque racine par son argument
Factoriser par les termes dominants à l’infini
Multiplier par la quantité conjuguée
Appliquer le théorème des valeurs intermédiaires

Multiplier par la quantité conjuguée

Explication

La multiplication par la quantité conjuguée transforme une différence de racines en une expression algébrique plus simple, souvent avec une différence de carrés. La factorisation par les termes dominants concerne plutôt les quotients polynomiaux à l’infini.

58. Si f(x)≤g(x)f(x)\leq g(x) au voisinage de aa et si les deux limites existent, quelle relation obtient-on à la limite ?

Aucune comparaison n’est possible entre les deux limites
lim⁡x→af(x)>lim⁡x→ag(x)\lim_{x\to a}f(x)>\lim_{x\to a}g(x)
Les deux limites deviennent nécessairement égales
lim⁡x→af(x)≤lim⁡x→ag(x)\lim_{x\to a}f(x)\leq\lim_{x\to a}g(x)

$$\lim_{x\to a}f(x)\leq\lim_{x\to a}g(x)$$

Explication

Les inégalités larges se transmettent à la limite lorsque les deux limites existent, d’où la relation indiquée. Une inégalité stricte au voisinage peut toutefois devenir une égalité après passage à la limite.

59. Que signifie f∼agf\sim_a g lorsque gg ne s’annule pas au voisinage de aa ?

f(a)=g(a)f(a)=g(a) lorsque ces valeurs sont définies
lim⁡x→af(x)g(x)=1\lim_{x\to a}\frac{f(x)}{g(x)}=1
lim⁡x→af(x)=lim⁡x→ag(x)\lim_{x\to a}f(x)=\lim_{x\to a}g(x)
lim⁡x→a(f(x)−g(x))=1\lim_{x\to a}(f(x)-g(x))=1

$$\lim_{x\to a}\frac{f(x)}{g(x)}=1$$

Explication

L’équivalence en aa est définie par la convergence du quotient f(x)/g(x)f(x)/g(x) vers 11, avec l’absence d’annulation de gg près de aa. Avoir la même limite ou la même valeur au point ne garantit pas cette condition.

60. Quelle condition caractérise la continuité d’une fonction en un point aa ?

La valeur f(a)f(a) existe, même si la limite de f(x)f(x) n’existe pas.
La limite de f(x)f(x) quand xx tend vers aa existe et vaut f(a)f(a).
La limite de f(x)f(x) quand xx tend vers aa existe, quelle que soit la valeur de f(a)f(a).
La limite de f(x)f(x) quand xx tend vers aa est nécessairement nulle.

La limite de $$f(x)$$ quand $$x$$ tend vers $$a$$ existe et vaut $$f(a)$$.

Explication

La continuité en aa exige que la limite en ce point existe et coïncide avec la valeur f(a)f(a). L’existence d’une limite ne suffit pas si la valeur attribuée à la fonction est différente.

61. Une fonction n’est pas définie en aa, mais sa limite en ce point vaut ℓ\ell, avec ℓ\ell fini. Comment peut-on la prolonger par continuité ?

En définissant f(a)=ℓf(a)=\ell.
En imposant une nouvelle limite égale à f(a)f(a).
En supprimant les valeurs de la fonction autour de aa.
En définissant f(a)=0f(a)=0.

En définissant $$f(a)=\ell$$.

Explication

Attribuer à la fonction la valeur ℓ\ell en aa rend sa valeur égale à sa limite, ce qui crée un prolongement continu. Choisir une autre valeur ne supprimerait pas la discontinuité amovible.

62. Une fonction continue sur un intervalle contenant [a,b][a,b] vérifie f(a)=2f(a)=2 et f(b)=7f(b)=7. Que peut-on affirmer pour la valeur λ=5\lambda=5 ?

La fonction prend la valeur 55 en dehors de l’intervalle [a,b][a,b].
La fonction ne peut prendre que les valeurs 22 et 77 sur [a,b][a,b].
La fonction est constante et vaut 55 sur [a,b][a,b].
Il existe c∈[a,b]c\in[a,b] tel que f(c)=5f(c)=5.

Il existe $$c\in[a,b]$$ tel que $$f(c)=5$$.

Explication

Le théorème des valeurs intermédiaires garantit qu’une fonction continue prend toute valeur comprise entre ses valeurs aux extrémités. Ainsi, une valeur 55 est atteinte en un point de [a,b][a,b].

63. Si une fonction continue sur [a,b][a,b] vérifie f(a)<0f(a)<0 et f(b)>0f(b)>0, quelle conclusion est garantie ?

La fonction est strictement croissante entre aa et bb.
Il existe c∈[a,b]c\in[a,b] tel que f(c)=0f(c)=0.
La fonction possède un maximum égal à zéro sur [a,b][a,b].
La fonction prend une valeur nulle à chacune des extrémités.

Il existe $$c\in[a,b]$$ tel que $$f(c)=0$$.

Explication

Des valeurs de signes opposés aux extrémités, combinées à la continuité, imposent l’existence d’un zéro dans l’intervalle. Cette propriété ne permet pas de conclure à la monotonie ni à la position exacte du zéro.

64. Quelle expression définit le taux d’accroissement de ff en aa pour un accroissement h≠0h\ne0 ?

τf,a(h)=f(a+h)f(a)\tau_{f,a}(h)=\frac{f(a+h)}{f(a)}
τf,a(h)=f(a+h)−f(a)h\tau_{f,a}(h)=\frac{f(a+h)-f(a)}{h}
τf,a(h)=f(a)−f(a+h)a\tau_{f,a}(h)=\frac{f(a)-f(a+h)}{a}
τf,a(h)=f(a+h)−f(a)\tau_{f,a}(h)=f(a+h)-f(a)

$$\tau_{f,a}(h)=\frac{f(a+h)-f(a)}{h}$$

Explication

Le taux d’accroissement compare la variation des valeurs de la fonction à l’accroissement horizontal hh entre deux points distincts. La limite de cette expression, lorsque hh tend vers zéro, donne ensuite le nombre dérivé.

65. Quelle condition définit la dérivabilité de ff en aa ?

Le quotient f(a+h)−f(a)h\frac{f(a+h)-f(a)}{h} est nul pour tout h≠0h\ne0.
La fonction prend la même valeur en a−ha-h et en a+ha+h.
La fonction possède une limite en aa, même si le quotient différentiel diverge.
La limite lim⁡h→0f(a+h)−f(a)h\lim_{h\to0}\frac{f(a+h)-f(a)}{h} existe et est finie.

La limite $$\lim_{h\to0}\frac{f(a+h)-f(a)}{h}$$ existe et est finie.

Explication

La dérivabilité en aa signifie que le quotient différentiel admet une limite finie lorsque hh tend vers zéro. Cette limite est le nombre dérivé f′(a)f'(a), et non le taux d’accroissement pour un accroissement fixé.

66. Pour f(x)=x2f(x)=x^2, quelle affirmation distingue correctement le taux d’accroissement du nombre dérivé en aa ?

Les deux expressions valent a2a^2 pour tout hh.
Le taux d’accroissement vaut 2a2a, tandis que f′(a)=h+2af'(a)=h+2a.
Le taux d’accroissement vaut h+2ah+2a, tandis que f′(a)=2af'(a)=2a.
Les deux expressions dépendent de hh de la même manière.

Le taux d’accroissement vaut $$h+2a$$, tandis que $$f'(a)=2a$$.

Explication

En développant ((a+h)2−a2)/h((a+h)^2-a^2)/h, on obtient h+2ah+2a, puis sa limite lorsque h→0h\to0 vaut 2a2a. Le nombre dérivé ne dépend donc plus de l’accroissement hh.

67. Pourquoi la fonction f(x)=∣x∣f(x)=|x| n’est-elle pas dérivable en 00 ?

Sa limite à gauche est différente de sa limite à droite en 00.
Son taux d’accroissement tend vers −1-1 à gauche et vers 11 à droite.
Son taux d’accroissement tend vers 00 des deux côtés, mais la fonction n’est pas définie en 00.
La fonction possède une tangente verticale dont la pente est infinie.

Son taux d’accroissement tend vers $$-1$$ à gauche et vers $$1$$ à droite.

Explication

Les dérivées latérales en zéro sont différentes : la pente vaut −1-1 à gauche et 11 à droite. Comme les deux limites du taux d’accroissement ne coïncident pas, aucun nombre dérivé n’existe en ce point.

68. Comment étudie-t-on la dérivabilité à droite en aa ?

En étudiant la limite de f(a+h)−f(a)h\frac{f(a+h)-f(a)}{h} lorsque h→0−h\to0^-.
En étudiant la limite de f(a+h)−f(a)h\frac{f(a+h)-f(a)}{h} lorsque h→0+h\to0^+.
En comparant directement f(a)f(a) et f(a+h)f(a+h) sans quotient.
En calculant la limite de f(a+h)−f(a)f(a+h)-f(a) lorsque h→0h\to0.

En étudiant la limite de $$\frac{f(a+h)-f(a)}{h}$$ lorsque $$h\to0^+$$.

Explication

La dérivée à droite correspond aux accroissements positifs, donc à la limite du quotient différentiel lorsque hh tend vers zéro par valeurs positives. La limite pour h→0−h\to0^- définit au contraire la dérivée à gauche.

69. Dans l’application de la règle de l’Hôpital au point aa, quelle condition supplémentaire porte sur gg ?

Il faut que f′(a)=0f'(a)=0, quelle que soit la valeur de g′(a)g'(a).
Il faut que g′(a)≠0g'(a)\ne0, en plus de f(a)=g(a)=0f(a)=g(a)=0.
Il faut que g(a)≠0g(a)\ne0 pour que le quotient soit nul.
Il faut que g′(a)=0g'(a)=0 afin de conserver une forme indéterminée.

Il faut que $$g'(a)\ne0$$, en plus de $$f(a)=g(a)=0$$.

Explication

La règle indiquée suppose que les fonctions s’annulent en aa et que g′(a)g'(a) est non nul, ce qui permet d’écrire la limite comme f′(a)/g′(a)f'(a)/g'(a). La forme 0/00/0 seule ne suffit pas à justifier cette conclusion.

70. Quelle est l’équation de la tangente à la courbe de ff au point (a,f(a))\left(a,f(a)\right) ?

y=f′(x)(a−x)+f(a)y=f'(x)(a-x)+f(a)
y=f(a)(x−a)+f′(a)y=f(a)(x-a)+f'(a)
y=f′(a)(x−a)+f(a)y=f'(a)(x-a)+f(a)
y=a(x−f′(a))+f(a)y=a(x-f'(a))+f(a)

$$y=f'(a)(x-a)+f(a)$$

Explication

La pente de la tangente est f′(a)f'(a) et elle passe par (a,f(a))\left(a,f(a)\right), d’où l’équation donnée. Les autres expressions n’utilisent pas correctement le point de contact et la pente locale.

71. Quelle relation entre continuité et dérivabilité est correcte en un point ?

La dérivabilité implique la continuité, mais la continuité n’implique pas nécessairement la dérivabilité.
La continuité et la dérivabilité sont deux propriétés équivalentes en tout point.
La dérivabilité exclut la continuité lorsque la pente est non nulle.
La continuité implique la dérivabilité, mais la dérivabilité n’implique pas la continuité.

La dérivabilité implique la continuité, mais la continuité n’implique pas nécessairement la dérivabilité.

Explication

L’existence d’un nombre dérivé impose que les variations de la fonction se comportent de manière compatible avec la continuité. En revanche, une fonction comme ∣x∣|x| est continue en zéro sans y être dérivable.

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Qu'est-ce qu'une proposition en logique mathématique ?

Un énoncé mathématique non paradoxal vrai ou faux, mais pas les deux.

Qu'est-ce qu'un prédicat en logique ?

Une proposition dont la valeur de vérité dépend d’une variable.

Quand la négation de P est-elle vraie ?

Lorsque P est fausse.

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