QCM : Calcul de risque en génétique (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Chez une personne atteinte d’une maladie autosomique dominante, dont la pénétrance est de 80 %, quel est le risque qu’un enfant développe la pathologie ?

50 %
40 %
80 %
20 %

40 %

Explication

Le risque mendélien de transmission de l’allèle muté est de 1/2, puis il est multiplié par la pénétrance : 12×0,8=0,4\frac{1}{2}\times0{,}8=0{,}4, soit 40 %. Le risque de 50 % correspondrait à une pénétrance complète.

2. Quel est le risque qu’un frère ou une sœur d’une personne atteinte d’une maladie autosomique récessive soit également atteint ?

Un quart
La moitié
Un tiers
Deux tiers

Un quart

Explication

Dans cette situation familiale, le risque de présenter la maladie autosomique récessive est de 1/4. La proportion de 2/3 concerne le risque d’être hétérozygote indemne chez un membre de la fratrie qui est lui-même indemne.

3. Une personne indemne a un frère atteint d’une maladie autosomique récessive. Quelle est la probabilité qu’elle soit hétérozygote ?

Un tiers
Deux tiers
Un quart
Une moitié

Deux tiers

Explication

Parmi les enfants indemnes issus de deux parents porteurs, deux sur trois sont porteurs hétérozygotes. Le risque de 1/4 correspond à celui d’être atteint avant de tenir compte de l’absence de maladie chez la personne considérée.

4. Une mère conductrice d’une maladie récessive liée à l’X a un enfant avec un homme non atteint. Quel est le risque que cet enfant développe la maladie ?

Un quart
Un huitième
Trois quarts
Une moitié

Un quart

Explication

La mère transmet l’X porteur de la mutation à une probabilité de 1/2, et la probabilité que l’enfant concerné soit un garçon est également de 1/2, soit 12×12=14\frac{1}{2}\times\frac{1}{2}=\frac{1}{4}. La moitié correspond au risque de recevoir l’X maternel muté, sans intégrer le sexe de l’enfant.

5. Quelle caractéristique distingue l’autozygotie d’une homozygotie dont l’origine commune n’est pas établie ?

Les deux mutations identiques proviennent d’un ancêtre commun
Les deux allèles portent des mutations nécessairement récentes
Les deux mutations différentes touchent deux gènes distincts
Les deux mutations identiques résultent d’une sélection naturelle

Les deux mutations identiques proviennent d’un ancêtre commun

Explication

L’autozygotie désigne une homozygotie identique dont les deux allèles dérivent d’un même ancêtre commun. La simple homozygotie indique une identité allélique, mais ne démontre pas cette origine commune.

6. Une personne possède deux mutations différentes sur les deux allèles d’un même gène. Comment cette situation est-elle appelée ?

Autozygotie
Hétérozygotie composite
Double hétérozygotie
Homozygotie simple

Hétérozygotie composite

Explication

L’hétérozygotie composite associe deux mutations différentes sur les deux allèles d’un même gène. Le double hétérozygote concerne au contraire deux anomalies réparties sur deux gènes différents.

7. À l’équilibre de Hardy-Weinberg, quelle relation décrit les fréquences génotypiques d’un locus à deux allèles ?

p2+q2=1p^2+q^2=1
p2+2pq+q2=1p^2+2pq+q^2=1
p+q=1p+q=1
2p+2q=12p+2q=1

$$p^2+2pq+q^2=1$$

Explication

Les fréquences des trois génotypes sont p2p^2, 2pq2pq et q2q^2, dont la somme vaut 1. La relation p+q=1p+q=1 décrit les fréquences alléliques et non la distribution génotypique.

8. Dans une population à l’équilibre de Hardy-Weinberg, quelle est la fréquence attendue des individus hétérozygotes lorsque les fréquences alléliques sont pp et qq ?

p2p^2
p+qp+q
2pq2pq
q2q^2

$$2pq$$

Explication

La fréquence des hétérozygotes est donnée par 2pq2pq. Les expressions p2p^2 et q2q^2 correspondent respectivement aux deux catégories d’homozygotes.

9. Laquelle de ces situations respecte les principales hypothèses de l’équilibre de Hardy-Weinberg ?

Une population consanguine soumise à une sélection et à des migrations fréquentes
Une grande population panmictique, sans migration, mutation ni sélection
Une population panmictique dans laquelle certains génotypes sont éliminés
Une petite population isolée où les mutations sont fréquentes

Une grande population panmictique, sans migration, mutation ni sélection

Explication

L’équilibre suppose notamment une population de grande taille et panmictique, ainsi que l’absence de migration, de mutation et de sélection. La consanguinité, la petite taille, les migrations ou la sélection introduisent des écarts par rapport à ces conditions.

10. Pour une maladie autosomique récessive dont la fréquence est q2=1/10000q^2=1/10000, quelles sont approximativement la fréquence de l’allèle muté et celle des hétérozygotes ?

q=1/50q=1/50 et 2pq=1/1002pq=1/100
q=1/200q=1/200 et 2pq=1/100002pq=1/10000
q=1/10000q=1/10000 et 2pq=1/1002pq=1/100
q=1/100q=1/100 et 2pq=1/502pq=1/50

$$q=1/100$$ et $$2pq=1/50$$

Explication

La fréquence de la maladie correspond à q2q^2, ce qui donne q=1/100q=1/100, puis la fréquence des porteurs est approximativement 2pq=1/502pq=1/50. Confondre q2q^2 avec 2pq2pq conduirait à attribuer la fréquence de la maladie aux porteurs.

11. Un parent ayant déjà eu un enfant atteint d’une maladie autosomique récessive a un enfant avec une personne choisie au hasard dans une population où la fréquence des hétérozygotes est 1/501/50. Quel est le risque que cet enfant soit atteint ?

1/1001/100
1/4001/400
1/2001/200
1/fifty1/ fifty

$$1/200$$

Explication

Le risque est le produit de la transmission par le parent concerné, de l’hétérozygotie du nouveau conjoint et de la transmission de l’allèle muté : 1/2×1/50×1/2=1/2001/2\times1/50\times1/2=1/200. Le risque ne vaut pas 1/1001/100, car il faut aussi tenir compte de la probabilité que le nouveau conjoint soit porteur.

12. Dans une maladie autosomique récessive, quel est le risque qu’un frère indemne d’un patient ait un enfant atteint avec une personne prise au hasard, lorsque la fréquence des hétérozygotes dans la population est 1/251/25 ?

1/1001/100
1/3001/300
1/1501/150
1/751/75

$$1/150$$

Explication

Le frère indemne a une probabilité de 2/32/3 d’être porteur, puis les deux parents doivent transmettre l’allèle muté : 2/3×1/2×1/25×1/2=1/1502/3\times1/2\times1/25\times1/2=1/150. Le calcul 1/1001/100 omettrait la probabilité conditionnelle que le frère indemne soit porteur.

13. Que désigne la consanguinité chez un individu issu d’une union entre personnes apparentées ?

La proportion de ses allèles mutés transmis par sa mère
La probabilité que deux personnes partagent un ancêtre récent
La distance généalogique séparant deux membres d’une famille
La proportion de ses allèles homozygotes identiques par filiation

La proportion de ses allèles homozygotes identiques par filiation

Explication

La consanguinité décrit la proportion d’allèles homozygotes par filiation, appelés autozygotes, chez l’individu issu de l’union apparentée. La comparaison entre deux individus relève plutôt de la parenté.

14. Comment un allèle devient-il autozygote chez un individu issu d’une union consanguine ?

Il provient de deux ancêtres différents portant des mutations situées dans le même gène
Il apparaît par mutation indépendante dans les deux gamètes parentaux
Il est hérité d’un seul parent puis amplifié au cours du développement embryonnaire
Il est transmis par les deux branches descendantes d’un ancêtre commun puis reçu en double copie

Il est transmis par les deux branches descendantes d’un ancêtre commun puis reçu en double copie

Explication

L’autozygotie survient lorsqu’un même allèle descend d’un ancêtre commun par les deux branches familiales et est ensuite hérité en double copie. Deux mutations indépendantes dans les gamètes ne constituent pas une identité par filiation.

15. Quel effet la consanguinité exerce-t-elle sur les risques de maladies génétiques ?

Elle augmente le risque des maladies autosomiques récessives sans modifier celui des autres maladies génétiques
Elle diminue le risque des maladies récessives en favorisant l’homozygotie
Elle modifie principalement le risque des anomalies chromosomiques héritées
Elle augmente de façon comparable le risque des maladies dominantes et récessives

Elle augmente le risque des maladies autosomiques récessives sans modifier celui des autres maladies génétiques

Explication

La consanguinité favorise l’homozygotie d’allèles récessifs et augmente donc le risque des maladies autosomiques récessives. Elle ne modifie pas le risque des autres maladies génétiques dans le cadre de cette règle.

16. Dans le calcul du coefficient de consanguinité, que représentent mm et pp dans F=∑a(1/2)m+p+1F=\sum_a(1/2)^{m+p+1} ?

Les nombres d’allèles mutés transmis par chacun des deux parents
Les nombres de frères et sœurs présents dans chacune des deux familles
Les nombres de chaînons reliant chacun des deux parents à l’ancêtre commun
Les nombres de générations séparant l’individu de ses deux grands-parents

Les nombres de chaînons reliant chacun des deux parents à l’ancêtre commun

Explication

mm et pp comptent les chaînons reliant les deux parents à chaque ancêtre commun, ce qui permet de calculer la contribution de cet ancêtre à FF. Le coefficient FF concerne l’autozygotie de l’individu, et non le nombre d’allèles mutés familiaux.

17. Quelle association entre le type d’union et le coefficient de consanguinité est correcte ?

Frère-sœur : 1/21/2 ; oncle-nièce : 1/161/16 ; cousins germains : 1/641/64
Frère-sœur : 1/161/16 ; oncle-nièce : 1/321/32 ; cousins germains : 1/81/8
Frère-sœur : 1/81/8 ; oncle-nièce : 1/41/4 ; cousins germains : 1/321/32
Frère-sœur : 1/41/4 ; oncle-nièce : 1/81/8 ; cousins germains : 1/161/16

Frère-sœur : $$1/4$$ ; oncle-nièce : $$1/8$$ ; cousins germains : $$1/16$$

Explication

Les coefficients sont respectivement 1/41/4 pour une union frère-sœur, 1/81/8 pour une union oncle-nièce et 1/161/16 pour des cousins germains ayant deux ancêtres communs. La valeur 1/321/32 correspond à des cousins germains avec un seul ancêtre commun, et non à la configuration habituelle à deux ancêtres.

18. Pour un individu consanguin de coefficient FF, atteint d’une maladie autosomique récessive dont la fréquence allélique mutée est qq, quelle expression donne approximativement le risque d’homozygotie lorsque qq est faible ?

q+F2q2q+F^2q^2
q2+Fqq^2+Fq
F+q2F+q^2
F2+qF^2+q

$$q^2+Fq$$

Explication

Lorsque la fréquence allélique mutée est faible, le risque d’homozygotie est approximativement la somme du risque populationnel q2q^2 et du terme supplémentaire lié à la consanguinité, FqFq. La confusion fréquente consiste à retenir q2q^2 seul, qui correspond au risque populationnel sans l’effet de la consanguinité.

19. Une maladie autosomique récessive a un risque populationnel égal à q2q^2 chez un enfant. Quelle formule permet de calculer le risque relatif dans la descendance d’un couple apparenté ?

RR=Fq+1RR=Fq+1
RR=F/q2RR=F/q^2
RR=F/q+1RR=F/q+1
RR=q/F+1RR=q/F+1

$$RR=F/q+1$$

Explication

Le risque relatif compare le risque associé à la consanguinité au risque de la population générale et se calcule ici par RR=F/q+1RR=F/q+1. Le coefficient FF pris isolément mesure l’autozygotie et ne constitue pas, à lui seul, un risque relatif.

20. Chez un enfant de cousins germains, la fréquence de la phénylcétonurie est q2=1/10000q^2=1/10000 et les parents ont deux ancêtres communs ; quelles valeurs approchent le risque de maladie et le risque relatif ?

Un risque d’environ 1/32001/3200 et un risque relatif de 44
Un risque d’environ 1/16001/1600 et un risque relatif de 66
Un risque d’environ 1/100001/10000 et un risque relatif de 22
Un risque d’environ 1/8001/800 et un risque relatif de 88

Un risque d’environ $$1/1600$$ et un risque relatif de $$6$$

Explication

Dans cet exemple de consanguinité entre cousins germains, le risque de phénylcétonurie est d’environ 1/16001/1600 et le risque relatif atteint 66. Le risque populationnel 1/100001/10000 ne tient pas compte de l’augmentation due à la parenté des parents.

21. Quelle définition caractérise correctement la parenté entre deux individus ?

La proportion d’allèles mutés présents dans une population
La fréquence d’une maladie récessive dans leur descendance
La proportion d’allèles identiques par filiation entre eux
La probabilité qu’un seul individu soit homozygote par filiation

La proportion d’allèles identiques par filiation entre eux

Explication

La parenté mesure la proportion d’allèles identiques par filiation entre deux individus comparés. La consanguinité, en revanche, concerne l’autozygotie d’un individu issu d’une union entre apparentés.

22. Quelle valeur de parenté correspond à une relation entre cousins germains ?

1/321/32
1/41/4
1/21/2
1/81/8

$$1/8$$

Explication

La parenté entre cousins germains est de 1/81/8, selon la diminution du nombre de liens de filiation communs. La valeur 1/21/2 correspond à la parenté entre frère et sœur, et non à celle entre cousins germains.

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Quel est le risque de pathologie en descendance en hérédité autosomique dominante?

½ multiplié par la pénétrance.

Quel est le risque de pathologie dans la fratrie en hérédité autosomique récessive?

¼.

Quel est le risque d’être hétérozygote chez une personne indemne en fratrie d’une maladie autosomique récessive?

⅔.

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