Fiche de révision : Calcul de risque en génétique

Plan du Cours

  1. Hérédités mendéliennes et risques
  2. Définitions de génotypie
  3. Équilibre de Hardy-Weinberg
  4. Applications des fréquences alléliques
  5. Consanguinité et autozygotie
  6. Coefficients selon la parenté
  7. Risque génétique lié à la consanguinité
  8. Parenté entre individus

1. Hérédités mendéliennes et risques

Notions clés & Définitions

  • Homozygotie : Mutation identique sur les deux allèles d’un même gène.

★ À maîtriser

  • Dans une hérédité autosomique dominante, le risque de survenue de la pathologie dans la descendance d’une personne atteinte est de ½ multiplié par la pénétrance.

  • Pour une personne indemne de la fratrie d’une personne atteinte d’une maladie autosomique récessive, le risque d’être hétérozygote est de ⅔.

  • Dans une hérédité récessive liée à l’X, le risque de survenue de la pathologie dans la descendance d’une mère conductrice est de ¼.

  • Dans une hérédité autosomique récessive, le risque de survenue de la pathologie dans la fratrie d’une personne atteinte est de ¼.

Compléments

  • La pseudodominance, souvent observée en contexte de consanguinité ou avec des allèles fréquents, peut donner à une maladie autosomique récessive une apparence de transmission dominante, comme dans la drépanocytose et l’hyperplasie congénitale des surrénales.

Astuce mémo

Dominant : 1 allèle suffit ; récessif : 2 allèles sont nécessaires

2. Définitions de génotypie

Notions clés & Définitions

  • Autozygotie : Mutation identique sur les deux allèles d’un même gène, provenant d’un même ancêtre commun.
  • Hétérozygotie composite : Deux mutations différentes sur les deux allèles d’un même gène.
  • Double hétérozygote : Deux anomalies situées sur deux gènes différents.

3. Équilibre de Hardy-Weinberg

★ À maîtriser

📐 Formule - À l’équilibre de Hardy-Weinberg, la fréquence des allèles vérifie p+q=1p+q=1 et la distribution génotypique vérifie p2+2pq+q2=1p^2+2pq+q^2=1.

  • Pour un locus autosomique, la probabilité d’être homozygote sauvage est p2p^2, hétérozygote est 2pq2pq et homozygote muté est q2q^2.

  • L’équilibre de Hardy-Weinberg suppose une population:

    • de grande taille
    • panmictique
    • sans migration
    • sans mutation
    • sans sélection

Compléments

  • En cas de consanguinité, l’équilibre de Hardy-Weinberg n’est pas respecté car les croisements sont biaisés et certains allèles peuvent être surreprésentés.

Astuce mémo

p + q = 1, puis p² + 2pq + q² = 1

4. Applications des fréquences alléliques

★ À maîtriser

📐 Formule - Pour une maladie autosomique récessive de fréquence q2=1/10000q^2=1/10000, la fréquence de l’allèle muté est q=1/100q=1/100 et la fréquence des hétérozygotes est environ 2pq=1/502pq=1/50.

📐 Formule - Si un parent ayant déjà un enfant atteint d’une maladie autosomique récessive se remarie avec une personne prise au hasard dans la population, le risque d’un nouvel enfant atteint est 1/2×1/50×1/2=1/2001/2\times1/50\times1/2=1/200 lorsque la fréquence des hétérozygotes est 1/50.

📐 Formule - Dans cette maladie, le risque pour un frère indemne d’avoir un enfant atteint avec une personne prise au hasard est 2/3×1/2×1/25×1/2=1/1502/3\times1/2\times1/25\times1/2=1/150.

Compléments

  • Pour une maladie autosomique récessive touchant 1/2500 nouveau-nés, la fréquence attendue des hétérozygotes est 1/25.

5. Consanguinité et autozygotie

Notions clés & Définitions

  • Consanguinité : Proportion d’allèles homozygotes par filiation, ou autozygotes, chez un individu issu d’une union entre personnes apparentées.

★ À maîtriser

📌 La consanguinité augmente uniquement le risque des maladies autosomiques récessives et ne modifie pas le risque des autres maladies génétiques.

  • L’autozygotie résulte de la transmission d’un même allèle par les deux branches descendantes d’un ancêtre commun, puis de son héritage en double copie chez l’individu consanguin.

Compléments

  • Le coefficient de consanguinité peut être estimé par l’étude généalogique ou par le pourcentage de régions homozygotes du génome obtenu par génotypage.

Astuce mémo

Ancêtre commun → transmission des mêmes allèles → autozygotie

6. Coefficients selon la parenté

★ À maîtriser

📐 Formule - Le coefficient de consanguinité se calcule, pour chaque ancêtre commun, par F=∑a(1/2)m+p+1F=\sum_a(1/2)^{m+p+1}, où m et p sont les nombres de chaînons reliant les deux parents à l’ancêtre commun.

  • Les coefficients de consanguinité avec deux ancêtres communs sont: frère-sœur : 1/4, oncle-nièce : 1/8, cousins germains : 1/16, cousins issus de germains : 1/64

Compléments

  • Pour des cousins germains avec un seul ancêtre commun, le coefficient de consanguinité est 1/32, contre 1/16 avec deux ancêtres communs.

Astuce mémo

Frère-sœur → oncle-nièce → cousins germains → cousins issus de germains

7. Risque génétique lié à la consanguinité

★ À maîtriser

  • Pour un individu consanguin de coefficient F atteint d’une maladie autosomique récessive de fréquence allélique mutée q, le risque d’homozygotie est Fq+(1−F)q2Fq+(1-F)q^2, soit approximativement q2+Fqq^2+Fq lorsque q est faible.

📐 Formule - Le risque relatif d’une maladie autosomique récessive dans la descendance d’un couple apparenté est RR=F/q+1RR=F/q+1 lorsque le risque populationnel est q².

  • Pour la phénylcétonurie de fréquence q² = 1/10000 chez un enfant de cousins germains avec deux ancêtres communs, le risque est environ 1/1600 et le risque relatif est 6.

Compléments

  • Plus une maladie autosomique récessive est rare, plus le risque relatif associé à une union consanguine est élevé.

Astuce mémo

Maladie rare + consanguinité → risque relatif plus élevé

8. Parenté entre individus

Notions clés & Définitions

  • Parenté : Proportion d’allèles identiques par filiation entre deux individus comparés.

Points essentiels

  • Les coefficients de parenté sont:
    • frère-sœur : 1/2
    • oncle-nièce : 1/4
    • cousins germains : 1/8
    • cousins issus de germains : 1/32

Tableaux de synthèse

Coefficients de consanguinité

UnionDeux ancêtres communsUn ancêtre commun
Frère-sœur1/41/8
Oncle-nièce1/81/16
Cousins germains1/161/32
Cousins issus de germains1/641/128

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1. Chez une personne atteinte d’une maladie autosomique dominante, dont la pénétrance est de 80 %, quel est le risque qu’un enfant développe la pathologie ?

2. Quel est le risque qu’un frère ou une sœur d’une personne atteinte d’une maladie autosomique récessive soit également atteint ?

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Quel est le risque de pathologie en descendance en hérédité autosomique dominante?

½ multiplié par la pénétrance.

Quel est le risque de pathologie dans la fratrie en hérédité autosomique récessive?

¼.

Quel est le risque d’être hétérozygote chez une personne indemne en fratrie d’une maladie autosomique récessive?

⅔.

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