QCM : Développement affectif et social de l’enfant (23 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans le modèle du bien-être à l’école de Konu et Rimpela, quelle dimension désigne les relations sociales ?

Loving
Being
Health
Having

Loving

Explication

La dimension Loving correspond aux relations sociales dans le modèle de Konu et Rimpela. Having désigne les conditions scolaires, tandis que Being renvoie à l’accomplissement personnel et Health à l’état de santé.

2. Chez Marsollier, quelle dimension du bien-être renvoie au sentiment de compétence ?

La dimension cognitive
La dimension physique
La dimension psychologique
La dimension sociale

La dimension cognitive

Explication

La dimension cognitive correspond au sentiment de compétence chez Marsollier. La dimension physique concerne plutôt l’activité physique, ce qui constitue une confusion fréquente entre ces deux dimensions.

3. Quelle distinction Deci et Ryan établissent-ils entre les besoins à déficit et les besoins qui favorisent la motivation autonome ?

Les besoins à déficit concernent la survie et l’inclusion, tandis que les besoins d’estime, de compétence et d’autonomie soutiennent la motivation autonome.
Les besoins à déficit concernent l’estime de soi, tandis que les besoins d’inclusion sociale expliquent le bien-être psychologique.
Les besoins à déficit concernent les relations sociales, tandis que les besoins de sécurité déterminent principalement la santé mentale.
Les besoins à déficit concernent l’autonomie et la compétence, tandis que les besoins physiologiques soutiennent la motivation autonome.

Les besoins à déficit concernent la survie et l’inclusion, tandis que les besoins d’estime, de compétence et d’autonomie soutiennent la motivation autonome.

Explication

Deci et Ryan distinguent les besoins physiologiques, de sécurité et d’inclusion sociale, dits à déficit, des besoins d’estime de soi, de compétence et d’autonomie, associés à la motivation autonome. L’autonomie et la compétence ne font donc pas partie des besoins à déficit.

4. Quelle définition décrit le mieux les compétences psychosociales ?

Un ensemble interrelié de capacités cognitives, émotionnelles et sociales qui soutient le pouvoir d’agir et les interactions constructives.
Un ensemble de comportements sociaux permettant de suivre les règles sans mobiliser de processus cognitifs.
Un ensemble de connaissances scolaires visant principalement l’amélioration des performances et de la mémorisation.
Un ensemble de réactions émotionnelles destinées à éviter les conflits et à maintenir une attitude conforme.

Un ensemble interrelié de capacités cognitives, émotionnelles et sociales qui soutient le pouvoir d’agir et les interactions constructives.

Explication

Les compétences psychosociales associent des capacités cognitives, émotionnelles et sociales, ainsi que des connaissances, des processus intrapsychiques et des comportements. Elles contribuent notamment au pouvoir d’agir, au bien-être psychique et aux interactions constructives.

5. Dans quelles conditions le développement des circuits impliqués dans l’empathie et la régulation émotionnelle est-il favorisé ?

Lorsque l’enfant évite les échanges émotionnels afin de limiter les situations de tension.
Lorsque l’enfant bénéficie d’écoute, de bienveillance et de sécurité affective.
Lorsque l’enfant est confronté à la peur, au stress et à des humiliations répétées.
Lorsque l’enfant reçoit des exigences élevées sans soutien relationnel régulier.

Lorsque l’enfant bénéficie d’écoute, de bienveillance et de sécurité affective.

Explication

L’écoute, la bienveillance et la sécurité affective favorisent le développement des circuits liés à l’empathie, à la compréhension, à la régulation et à la compassion. À l’inverse, la peur, le stress et les humiliations peuvent perturber ce développement.

6. Que signifie la bienveillance dans son sens étymologique et éducatif ?

Vouloir le bien d’autrui en créant des conditions de sécurité, de bien-être et de progrès.
Éviter toute exigence afin de préserver le confort émotionnel et la satisfaction de chacun.
Obtenir l’adhésion d’autrui en privilégiant la protection au détriment des apprentissages.
Corriger les comportements inadaptés en imposant un cadre strict et uniforme.

Vouloir le bien d’autrui en créant des conditions de sécurité, de bien-être et de progrès.

Explication

Issue du latin bene volens, la bienveillance signifie vouloir le bien d’autrui et vise à sécuriser, protéger et favoriser l’épanouissement et le progrès. Elle reste compatible avec l’exigence, contrairement à l’idée qu’elle imposerait de renoncer à toute exigence.

7. Quel effet global les compétences psychosociales peuvent-elles avoir sur les élèves ?

Elles favorisent la réussite scolaire tout en diminuant les interactions entre pairs.
Elles soutiennent le bien-être psychique et les relations constructives tout en réduisant les comportements à risque.
Elles renforcent la conformité aux règles tout en limitant l’expression des émotions personnelles.
Elles développent les connaissances théoriques tout en augmentant la compétition entre les élèves.

Elles soutiennent le bien-être psychique et les relations constructives tout en réduisant les comportements à risque.

Explication

Les compétences psychosociales contribuent au bien-être psychique, au pouvoir d’agir, aux relations constructives et à la santé, tout en réduisant les comportements à risque ou inadaptés. Elles ne visent donc pas à limiter les interactions ou l’expression émotionnelle.

8. Quelle période correspond à l’explicitation progressive de l’enseignement des compétences psychosociales dans les recommandations institutionnelles ?

De 1993 à 2001, avec l’EVAR ou l’EVARS introduit au milieu de cette période.
De 1986 à 1993, avec notamment le kit empathie au début de cette période.
De 2024 à 2025, période qui englobe l’ensemble des recommandations institutionnelles.
De 2016 à 2026, avec notamment le kit empathie en 2024-2025 et l’EVAR ou l’EVARS en 2025.

De 2016 à 2026, avec notamment le kit empathie en 2024-2025 et l’EVAR ou l’EVARS en 2025.

Explication

Les recommandations institutionnelles rendent explicitement l’enseignement des CPS dans la période 2016-2026, avec le kit empathie en 2024-2025 et l’EVAR ou l’EVARS en 2025. Le kit empathie constitue donc un jalon de cette période, et non sa totalité.

9. Quels sont les trois axes autour desquels s’organise le parcours éducatif de santé ?

Soigner, orienter et contrôler.
Éduquer, prévenir et protéger.
Sensibiliser, sélectionner et accompagner.
Informer, évaluer et sanctionner.

Éduquer, prévenir et protéger.

Explication

Le parcours éducatif de santé s’organise autour des axes « éduquer », « prévenir » et « protéger ». Il comprend notamment l’apprentissage des compétences psychosociales et s’articule avec l’EVAR ainsi qu’avec les ressources du kit empathie.

10. Quelle affirmation décrit le mieux l’attachement selon Bowlby ?

C’est une conduite acquise qui apparaît après l’apprentissage du langage.
C’est un besoin inné, primaire et universel activé par le danger ou le stress.
C’est une préférence sociale liée principalement aux récompenses données par l’adulte.
C’est une réaction temporaire produite par les seules séparations prolongées.

C’est un besoin inné, primaire et universel activé par le danger ou le stress.

Explication

Pour Bowlby, l’attachement constitue un besoin inné, primaire et universel dont le système est activé par la menace, l’inconfort ou le stress. Confondre ce besoin avec une conduite acquise méconnaît la distinction entre le système d’attachement et les comportements qui cherchent la proximité du caregiver.

11. Quelle succession correspond aux étapes du développement de l’attachement ?

Attachement en cours, attachement exclusif, pré-attachement, puis relation partenariale.
Attachement exclusif, pré-attachement, relation partenariale, puis attachement en cours.
Pré-attachement, attachement en cours, attachement exclusif, puis relation partenariale corrigée quant au but.
Pré-attachement, relation partenariale, attachement en cours, puis attachement exclusif.

Pré-attachement, attachement en cours, attachement exclusif, puis relation partenariale corrigée quant au but.

Explication

Le développement suit une progression allant du pré-attachement de 0 à 2 mois vers l’attachement en cours, puis l’attachement exclusif et enfin la relation partenariale corrigée quant au but. L’ordre commençant par l’attachement exclusif inverse les premières étapes du processus.

12. Que représente le modèle interne opérant dans l’attachement ?

La liste des comportements observables qu’un enfant utilise pour obtenir une récompense.
La représentation du soi et des autres selon leur disponibilité affective et leur sensibilité.
La succession des étapes d’attachement observées entre la naissance et l’âge scolaire.
Le tempérament biologique qui détermine directement le style d’attachement de l’enfant.

La représentation du soi et des autres selon leur disponibilité affective et leur sensibilité.

Explication

Le modèle interne opérant organise une représentation du soi comme plus ou moins digne d’être aimé et soutenu, ainsi que des autres comme plus ou moins sensibles. Le tempérament peut influencer les relations, mais il ne constitue pas à lui seul ce modèle représentationnel.

13. Quelle distinction oppose correctement les styles sécurisant et résistant-ambivalent ?

Le style sécurisant rend la consolation difficile, tandis que le style résistant-ambivalent facilite l’apaisement au retour.
Le style sécurisant désorganise les retrouvailles, tandis que le style résistant-ambivalent maintient une exploration calme.
Le style sécurisant facilite l’apaisement au retour, tandis que le style résistant-ambivalent rend la consolation difficile.
Le style sécurisant évite le contact au retour, tandis que le style résistant-ambivalent recherche une proximité facilement apaisante.

Le style sécurisant facilite l’apaisement au retour, tandis que le style résistant-ambivalent rend la consolation difficile.

Explication

Dans le style sécurisant, le retour du caregiver permet généralement à l’enfant de retrouver son calme, alors que le style résistant-ambivalent s’accompagne d’une consolation difficile. L’évitement du contact correspond plutôt au style évitant, et non au style sécurisant.

14. Quelle recommandation de sommeil convient à un enfant âgé de 3 à 6 ans ?

Dormir environ 12 à 14 heures, avec une sieste obligatoire et un écran dans la chambre.
Dormir environ 9 à 12 heures, avec un coucher tardif compensé par des grasses matinées.
Dormir environ 10 à 12 heures, avec un horaire régulier et sans écran durant l’heure précédant le coucher.
Dormir environ 8 à 9 heures, avec des horaires variables et un écran calme avant le coucher.

Dormir environ 10 à 12 heures, avec un horaire régulier et sans écran durant l’heure précédant le coucher.

Explication

Les enfants de 3 à 6 ans ont besoin d’environ 10 à 12 heures de sommeil, avec des heures de coucher fixes et sans écran pendant l’heure qui précède le coucher. La fourchette de 9 à 12 heures concerne les enfants de 6 à 12 ans.

15. Quelle pratique correspond aux recommandations d’activité physique pour l’enfant ?

Pratiquer une activité légère quelques fois par mois, avec une heure intense durant la semaine.
Pratiquer une activité régulière, environ une heure par jour, avec trois heures intenses par semaine.
Pratiquer une activité quotidienne limitée aux déplacements, avec trois heures assises par semaine.
Pratiquer une activité concentrée le week-end, environ trois heures par jour, sans objectif hebdomadaire.

Pratiquer une activité régulière, environ une heure par jour, avec trois heures intenses par semaine.

Explication

Les recommandations prévoient une activité physique régulière d’environ une heure par jour, complétée par trois heures d’activité intense chaque semaine. Une pratique regroupée sur quelques jours ne correspond pas à l’accent mis sur la régularité.

16. Quelle combinaison respecte les recommandations alimentaires destinées à l’enfant ?

Augmenter les boissons sucrées, tout en limitant les céréales complètes et les fruits à coque.
Augmenter les fruits et légumes, tout en limitant les produits très transformés et les boissons sucrées.
Augmenter les produits très transformés, tout en limitant les fruits et légumes et les légumineuses.
Augmenter les viandes et charcuteries, tout en limitant les préparations faites maison et le poisson.

Augmenter les fruits et légumes, tout en limitant les produits très transformés et les boissons sucrées.

Explication

Les recommandations encouragent les fruits et légumes ainsi que plusieurs aliments peu transformés, tandis qu’elles invitent à limiter les produits très transformés et les boissons sucrées. La deuxième combinaison inverse précisément cette priorité nutritionnelle.

17. Dans quelles situations l’usage des écrans doit-il être évité chez l’enfant ?

Le matin avant l’école, pendant les repas, dans la chambre et avant le coucher.
Durant une activité scolaire encadrée, après le déjeuner et dans un espace collectif.
Après une activité sportive, pendant une lecture et lors d’un jeu créatif accompagné.
Pendant une interaction familiale, après une sortie culturelle et lors d’un exercice pédagogique.

Le matin avant l’école, pendant les repas, dans la chambre et avant le coucher.

Explication

Les écrans sont à éviter avant l’école, pendant les repas, dans la chambre et avant d’aller se coucher. Une activité scolaire encadrée peut toutefois utiliser les écrans de manière progressive et pédagogique, ce qui la distingue des moments et lieux déconseillés.

18. Quelle distinction entre émotion, humeur et sentiment est correcte ?

L’émotion est brève et intense, l’humeur est diffuse et prolongée, et le sentiment dure en se prolongeant par la pensée.
L’émotion est durable et réfléchie, l’humeur est toujours intense, et le sentiment reste indépendant des pensées.
L’émotion est faiblement ressentie, l’humeur déclenche une réaction brève, et le sentiment correspond à une réponse physiologique.
L’émotion est diffuse et prolongée, l’humeur est brève et intense, et le sentiment disparaît avec la réaction corporelle.

L’émotion est brève et intense, l’humeur est diffuse et prolongée, et le sentiment dure en se prolongeant par la pensée.

Explication

Une émotion est une réponse brève et intense, une humeur un état plus diffus et prolongé, tandis qu’un sentiment se maintient davantage grâce aux pensées qui prolongent l’émotion. Dire que l’humeur est brève et intense revient à lui attribuer les caractéristiques principales de l’émotion.

19. Comment Decety définit-il l’empathie ?

Percevoir, partager et comprendre l’état d’autrui sans confondre son expérience avec la sienne.
Comprendre les émotions d’autrui en contrôlant ses propres réactions par une analyse rationnelle.
Adopter l’état affectif d’autrui en abandonnant momentanément sa propre perspective.
Observer les réactions d’autrui sans ressentir ni chercher à comprendre son état intérieur.

Percevoir, partager et comprendre l’état d’autrui sans confondre son expérience avec la sienne.

Explication

Selon Decety, l’empathie associe la perception, le partage et la compréhension de l’état d’autrui, tout en maintenant la distinction entre soi et autrui. Se confondre avec l’expérience de l’autre supprimerait précisément cette distinction essentielle.

20. Que permet la régulation émotionnelle ?

Analyser les émotions d’autrui sans modifier ses propres réactions affectives.
Moduler la fréquence, la durée, l’intensité et l’expression des émotions.
Supprimer les émotions fortes afin d’éviter toute réaction observable.
Remplacer une émotion désagréable par une humeur durablement positive.

Moduler la fréquence, la durée, l’intensité et l’expression des émotions.

Explication

La régulation émotionnelle désigne la capacité à ajuster plusieurs dimensions des émotions, notamment leur fréquence, leur durée, leur intensité et leur expression. Elle ne signifie pas supprimer les émotions, mais les moduler de façon adaptée.

21. Quel ensemble présente les stratégies du modèle de régulation émotionnelle de Gross ?

Modification de situation, comparaison sociale, libération émotionnelle, contrôle moteur et apprentissage verbal.
Identification émotionnelle, imitation sociale, expression corporelle, résolution de conflit et mémorisation affective.
Sélection de situation, modification de situation, déploiement attentionnel, changement cognitif et modulation de la réponse.
Sélection de situation, suppression de la pensée, interprétation d’autrui, évitement relationnel et récompense sociale.

Sélection de situation, modification de situation, déploiement attentionnel, changement cognitif et modulation de la réponse.

Explication

Le modèle de Gross distingue cinq moments d’intervention : sélectionner ou modifier une situation, orienter l’attention, changer l’interprétation cognitive et moduler la réponse. Les autres ensembles mélangent des processus sociaux, cognitifs ou comportementaux qui ne constituent pas cette séquence.

22. Quelle pratique permet de mobiliser concrètement les ressources du kit empathie en classe ?

Recenser les incidents scolaires puis transmettre les résultats à la direction
Présenter une séance expérimentée ou mobilisable, accompagnée d’un exemple de ressource
Comparer plusieurs théories de l’empathie sans proposer d’activité pédagogique
Organiser une discussion générale sur la violence sans utiliser de support précis

Présenter une séance expérimentée ou mobilisable, accompagnée d’un exemple de ressource

Explication

La mobilisation concrète du kit empathie consiste à présenter une séance déjà expérimentée ou utilisable en classe, ainsi qu’un exemple de ressource. Une discussion générale ou un recensement des incidents ne montre pas comment une ressource pédagogique du kit peut être employée.

23. Quels facteurs contribuent à expliquer que les violences scolaires ne touchent pas tous les élèves de la même manière ?

L’âge, la matière enseignée et le nombre d’activités proposées
Le sexe, le milieu socio-économique et le territoire de résidence
Le niveau scolaire, la taille de la classe et le type d’évaluation
La personnalité, les résultats scolaires et la fréquence des devoirs

Le sexe, le milieu socio-économique et le territoire de résidence

Explication

Les expériences de violence scolaire varient notamment selon le sexe, le milieu socio-économique et le territoire. Les autres réponses regroupent des caractéristiques qui ne correspondent pas aux facteurs indiqués ici.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 49 flashcards sur Développement affectif et social de l’enfant.

Quelles sont les quatre dimensions du bien-être selon Konu et Rimpela ?

Having, Loving, Being et Health.

Quelles dimensions compose le bien-être selon Marsollier ?

Cognitive, physique, sociale et psychologique.

Quels sont les trois facteurs du bien-être ?

Satisfaction des besoins fondamentaux, respect des droits fondamentaux, expression des émotions.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Développement affectif et social de l’enfant.

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