QCM : Développement atypique du langage oral — 32 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle conception du langage correspond au béhaviorisme de Skinner ?

Un ensemble de relations stimulus-réponse acquis par conditionnement et renforcement
Une faculté biologique structurée par une grammaire universelle innée
Une construction progressive fondée sur l’évolution des acquisitions cognitives
Une compétence développée principalement grâce aux interactions sociales et au bain de langage

Un ensemble de relations stimulus-réponse acquis par conditionnement et renforcement

Explication

Pour Skinner, le langage s’acquiert par des mécanismes d’apprentissage comme le conditionnement, l’imitation, la pratique et le renforcement. L’idée d’une base biologique innée relève plutôt de l’innéisme associé à Chomsky.

2. Quelle proposition décrit la théorie innéiste de Chomsky concernant l’acquisition du langage ?

L’enfant développe ses compétences langagières principalement grâce aux échanges sociaux et à son environnement verbal
L’enfant apprend le langage par imitation, conditionnement et renforcement des réponses adaptées
L’enfant élabore le langage en fonction de ses progrès cognitifs généraux et de ses expériences successives
L’enfant dispose d’une faculté biologique appelée Language Acquisition Device, organisée par une grammaire universelle

L’enfant dispose d’une faculté biologique appelée Language Acquisition Device, organisée par une grammaire universelle

Explication

Chomsky postule une faculté biologique du langage, le Language Acquisition Device, ainsi qu’une grammaire universelle comprenant des principes communs et des paramètres propres aux langues. Le conditionnement et le renforcement correspondent à l’explication béhavioriste.

3. Comment le constructivisme explique-t-il la construction du langage ?

Par une progression liée aux mécanismes cognitifs généraux et au développement des acquisitions cognitives
Par la participation à des interactions sociales qui fournissent un bain de langage déterminant
Par l’association progressive entre des stimuli, des réponses, des imitations et des renforcements
Par une faculté biologique présente dès la naissance et guidée par des paramètres linguistiques

Par une progression liée aux mécanismes cognitifs généraux et au développement des acquisitions cognitives

Explication

Le constructivisme, associé à Piaget, considère que le langage se construit progressivement avec les mécanismes cognitifs généraux et les acquisitions cognitives. Une faculté biologique innée et une grammaire universelle caractérisent plutôt l’innéisme.

4. Quel facteur occupe une place centrale dans les théories interactionnistes de l’acquisition du langage ?

Les interactions sociales et le bain de langage favorisant le développement des compétences langagières
Les mécanismes de conditionnement qui renforcent les productions verbales adaptées
Les progrès cognitifs généraux qui construisent progressivement les structures du langage
Les paramètres linguistiques activés par une faculté biologique propre à l’enfant

Les interactions sociales et le bain de langage favorisant le développement des compétences langagières

Explication

Les théories interactionnistes mettent principalement l’accent sur les interactions sociales et le bain de langage dans le développement des compétences langagières. Les paramètres d’une faculté biologique renvoient plutôt à l’innéisme de Chomsky.

5. Quels niveaux le modèle global de Bishop et Snowling relie-t-il dans l’étude du développement humain ?

Le comportement, la cognition, la neurobiologie et l’étiologie
L’environnement, l’apprentissage, la motivation et la personnalité
La syntaxe, la sémantique, la phonologie et la pragmatique
La perception, la mémoire, la motricité et la communication

Le comportement, la cognition, la neurobiologie et l’étiologie

Explication

Le modèle de Bishop et Snowling relie quatre niveaux : le comportement observable, la cognition, la neurobiologie et l’étiologie. Les autres ensembles correspondent à des domaines psychologiques ou linguistiques, mais ne constituent pas les quatre niveaux de ce modèle.

6. Quelle chaîne causale correspond au fonctionnement proposé par le modèle de Bishop et Snowling ?

La neurobiologie résulte du comportement, tandis que l’étiologie apparaît après les changements cognitifs
L’étiologie influence la neurobiologie, puis la cognition, qui contribue au comportement observable
Le comportement produit l’étiologie, qui modifie l’environnement avant de construire les bases cérébrales
La cognition détermine l’étiologie, puis le comportement modifie la neurobiologie avant d’influencer l’environnement

L’étiologie influence la neurobiologie, puis la cognition, qui contribue au comportement observable

Explication

Dans ce modèle, l’étiologie agit sur la neurobiologie, celle-ci influence la cognition, puis la cognition contribue au comportement observable. Le comportement peut ensuite agir en cascade sur l’environnement, mais il ne constitue pas l’origine de l’étiologie.

7. Lequel de ces profils correspond à un développement atypique avec un input typique ?

Un enfant présentant un trouble développemental du langage malgré une exposition langagière habituelle
Un enfant entendant exposé à des parents sourds et à une communication familiale atypique
Un enfant sans trouble développemental confronté à une situation de bilinguisme précoce
Un enfant sans difficulté particulière exposé à un pidgin dans son environnement quotidien

Un enfant présentant un trouble développemental du langage malgré une exposition langagière habituelle

Explication

Les troubles développementaux du langage font partie des développements atypiques avec input typique. Le bilinguisme, le pidgin et l’exposition à des parents sourds sont des exemples d’inputs atypiques, sans impliquer nécessairement un trouble chez l’enfant.

8. Quel énoncé distingue correctement les deux objectifs de l’étude de l’acquisition atypique du langage ?

L’objectif fondamental compare les outils standardisés, tandis que l’objectif appliqué mesure la fréquence des productions langagières.
L’objectif fondamental repère les structures linguistiques vulnérables, tandis que l’objectif appliqué établit des normes d’âge.
L’objectif fondamental cherche à améliorer les pratiques cliniques, tandis que l’objectif appliqué décrit les mécanismes généraux du développement.
L’objectif fondamental cherche à comprendre les mécanismes du développement, tandis que l’objectif appliqué vise les pratiques cliniques et éducatives.

L’objectif fondamental cherche à comprendre les mécanismes du développement, tandis que l’objectif appliqué vise les pratiques cliniques et éducatives.

Explication

L’objectif fondamental porte sur la compréhension du développement, alors que l’objectif appliqué concerne l’amélioration de l’évaluation, de l’éducation et de la prise en charge. La deuxième proposition inverse précisément ces deux fonctions.

9. Une équipe étudie l’acquisition atypique du langage afin de concevoir une meilleure intervention éducative ; quel objectif poursuit-elle principalement ?

Un objectif appliqué centré sur l’amélioration des pratiques auprès des enfants.
Un objectif expérimental visant à imposer une structure linguistique précise.
Un objectif fondamental consacré aux mécanismes généraux du développement langagier.
Un objectif normatif destiné à classer les performances selon l’âge scolaire.

Un objectif appliqué centré sur l’amélioration des pratiques auprès des enfants.

Explication

La conception d’une intervention éducative relève de l’objectif appliqué, qui vise les pratiques d’évaluation, d’éducation et de prise en charge. L’objectif fondamental chercherait plutôt à expliquer les mécanismes du développement.

10. À quoi servent principalement les outils standardisés dans l’évaluation du langage d’un enfant ?

À situer ses performances par rapport à une norme d’âge ou de niveau scolaire grâce à des scores et des profils individuels.
À décrire les mécanismes du développement sans comparer l’enfant à un groupe de référence.
À mesurer la réussite d’une répétition de non-mots composés de structures syllabiques variées.
À provoquer une production linguistique ciblée afin d’observer une structure précise en contexte contrôlé.

À situer ses performances par rapport à une norme d’âge ou de niveau scolaire grâce à des scores et des profils individuels.

Explication

Les outils standardisés comparent les performances d’un enfant à une norme d’âge ou de niveau scolaire au moyen de scores et de profils. La deuxième proposition décrit plutôt le fonctionnement d’un protocole expérimental ciblé.

11. Dans le BILO, que signifie un centile 75 pour la performance langagière d’un enfant ?

L’enfant se situe dans les 75 % les plus faibles des enfants évalués à son niveau scolaire.
L’enfant réussit 75 % des items proposés, sans comparaison avec un groupe de référence.
L’enfant obtient une performance supérieure à celle de 75 % des enfants de son âge.
L’enfant présente une performance identique à la moyenne de 75 enfants de son âge.

L’enfant obtient une performance supérieure à celle de 75 % des enfants de son âge.

Explication

Un centile 75 indique que la performance de l’enfant est meilleure que celle de 75 % des enfants de son âge. Il ne correspond pas directement à un pourcentage d’items réussis.

12. Quelle caractéristique définit un protocole expérimental d’évaluation du langage ?

Il établit un profil individuel à partir de scores comparés à ceux d’un groupe de référence.
Il cible, dans un contexte induit, une compétence ou une structure linguistique précise, souvent vulnérable.
Il situe les performances globales de l’enfant par rapport à une norme d’âge ou de niveau scolaire.
Il observe principalement le langage spontané en laissant l’enfant choisir librement ses productions.

Il cible, dans un contexte induit, une compétence ou une structure linguistique précise, souvent vulnérable.

Explication

Un protocole expérimental induit une situation permettant de cibler une compétence ou une structure linguistique précise. Les deux dernières propositions décrivent les outils standardisés, qui comparent les performances à des normes.

13. Dans l’Épreuve universelle de Répétition de Non-Mots, quelles réussites moyennes distinguent les deux groupes bilingues étudiés ?

Environ 75 % chez les bilingues à développement typique et 25 % chez ceux présentant un trouble.
Environ 50 % chez les bilingues à développement typique et 92 % chez ceux présentant un trouble.
Environ 100 % chez les bilingues à développement typique et 75 % chez ceux présentant un trouble.
Environ 92 % chez les bilingues à développement typique et 50 % chez ceux présentant un trouble.

Environ 92 % chez les bilingues à développement typique et 50 % chez ceux présentant un trouble.

Explication

La réussite moyenne est de 92 % chez les bilingues à développement typique et de 50 % chez les bilingues présentant un trouble. L’inversion des deux pourcentages constitue la confusion la plus plausible.

14. Quelle définition correspond à un clitique en linguistique ?

Un pronom personnel accentué, coordonnable et placé après le verbe pour marquer une information nouvelle.
Un pronom personnel faible, non accentuable ni coordonnable, généralement placé avant le verbe ou l’auxiliaire selon la syntaxe.
Une forme verbale réduite qui porte l’accord et se coordonne avec un autre verbe dans la phrase.
Un groupe nominal autonome qui peut recevoir l’accent et occuper plusieurs positions sans contrainte syntaxique.

Un pronom personnel faible, non accentuable ni coordonnable, généralement placé avant le verbe ou l’auxiliaire selon la syntaxe.

Explication

Un clitique est un pronom personnel faible dont la position dépend de la structure syntaxique et qui ne peut pas être accentué ou coordonné comme un constituant autonome. La deuxième proposition lui attribue à tort les propriétés d’un pronom fort.

15. Pourquoi les relatives objets sont-elles plus complexes que les relatives sujets ?

Elles combinent deux déplacements syntaxiques sans comporter de relation de subordination entre les propositions.
Elles reposent sur une coordination entre deux propositions plutôt que sur une relation de subordination.
Elles comportent une subordination plus longue, mais ne nécessitent pas de déplacement syntaxique particulier.
Elles combinent la subordination avec un déplacement syntaxique, ce qui ajoute une opération à la structure de la relative.

Elles combinent la subordination avec un déplacement syntaxique, ce qui ajoute une opération à la structure de la relative.

Explication

Les relatives objets cumulent la subordination et un déplacement syntaxique, ce qui explique leur complexité accrue par rapport aux relatives sujets. La troisième proposition est insuffisante, car elle supprime précisément le déplacement qui caractérise cette différence.

16. Quelle caractéristique définit le mieux l’analyse du langage spontané ?

Elle recueille des productions limitées à la répétition de structures grammaticales ciblées.
Elle examine les domaines du langage dans une situation naturelle, sans structure imposée.
Elle mesure une fonction linguistique précise dans une tâche expérimentale contrôlée.
Elle compare des réponses produites à partir d’images présentées dans un ordre fixe.

Elle examine les domaines du langage dans une situation naturelle, sans structure imposée.

Explication

L’analyse du langage spontané est écologique et non ciblée : elle observe plusieurs domaines du langage sans contexte expérimental imposé. Une tâche expérimentale contrôlée, en revanche, impose une structure linguistique et ne correspond pas à cette démarche.

17. Que mesure principalement la Longueur Moyenne des Énoncés ?

La longueur moyenne des productions et la complexité morphosyntaxique.
La proportion moyenne de réponses adaptées dans un échange conversationnel.
La fréquence moyenne des sons correctement articulés dans les mots.
Le nombre moyen de mots compris lors d’une tâche de désignation.

La longueur moyenne des productions et la complexité morphosyntaxique.

Explication

La Longueur Moyenne des Énoncés renseigne sur la longueur des productions, le développement morphosyntaxique et la complexité grammaticale. La fréquence des sons correctement articulés relève plutôt de l’évaluation phonologique ou articulatoire.

18. Pourquoi associer tests standardisés, protocoles expérimentaux et analyse du langage spontané ?

Pour remplacer les mesures standardisées par une observation conversationnelle plus générale.
Pour obtenir une mesure globale sans distinguer les processus linguistiques sollicités.
Pour limiter l’évaluation aux compétences observées dans des situations cliniques contrôlées.
Pour comparer les performances et repérer des dissociations ou des stratégies de compensation.

Pour comparer les performances et repérer des dissociations ou des stratégies de compensation.

Explication

La combinaison de ces méthodes permet de confronter des performances obtenues dans des contextes différents et d’identifier des dissociations ou des compensations. Les tests standardisés donnent une mesure globale, tandis que les autres méthodes apportent des informations ciblées ou écologiques.

19. Quelle méthode neurolinguistique associe une mesure de l’activité cérébrale à l’étude des réponses évoquées ?

La neuroimagerie par IRM ou par potentiel évoqué.
Le classement des erreurs selon leur nature sémantique.
La mesure de la longueur moyenne des énoncés produits.
La transcription informatisée des productions dans CHILDES.

La neuroimagerie par IRM ou par potentiel évoqué.

Explication

Les méthodes neurolinguistiques comprennent notamment l’IRM et les potentiels évoqués pour étudier l’activité cérébrale. CHILDES sert à transcrire et analyser le langage, tandis que les autres propositions décrivent des mesures linguistiques.

20. Quelle distinction oppose correctement un déficit phonétique et un déficit phonologique ?

Le déficit phonétique concerne le sens des mots, tandis que le déficit phonologique concerne leur fréquence d’utilisation.
Le déficit phonétique concerne la construction des phrases, tandis que le déficit phonologique concerne la compréhension orale.
Le déficit phonétique concerne l’articulation motrice, tandis que le déficit phonologique concerne la combinaison des sons.
Le déficit phonétique dépend du contexte sonore, tandis que le déficit phonologique concerne la force musculaire.

Le déficit phonétique concerne l’articulation motrice, tandis que le déficit phonologique concerne la combinaison des sons.

Explication

Un déficit phonétique touche la production motrice articulatoire, alors qu’un déficit phonologique affecte la combinaison séquentielle des sons de la parole. La dépendance au contexte sonore ne définit donc pas à elle seule le déficit phonologique.

21. Quel profil caractérise le mieux les erreurs liées à un déficit phonologique ?

Elles apparaissent avec la longueur des phrases et touchent surtout l’organisation morphosyntaxique.
Elles diminuent avec la complexité des mots et concernent principalement les mots courts et fréquents.
Elles restent constantes pour chaque mot et s’aggravent surtout lorsque l’articulation exige un effort moteur.
Elles augmentent avec la longueur et la complexité des mots et peuvent varier pour un même mot.

Elles augmentent avec la longueur et la complexité des mots et peuvent varier pour un même mot.

Explication

Les mots longs et phonologiquement complexes favorisent les déficits phonologiques, et les erreurs peuvent varier d’une production à l’autre pour un même mot. Une difficulté articulatoire constante renvoie davantage à un problème phonétique qu’à cette variabilité phonologique.

22. À partir de quel âge un trouble phonologique peut-il être diagnostiqué selon le DSM-5 présenté ici ?

À partir de 2 ans, dès que les premières erreurs phonologiques apparaissent.
À partir de 3 ans, lorsque les productions incorrectes deviennent mesurables.
À partir de 4 ans, lorsque le système phonologique commence à se stabiliser.
À partir de 5 ans, lorsque la variabilité individuelle a entièrement disparu.

À partir de 4 ans, lorsque le système phonologique commence à se stabiliser.

Explication

Selon le DSM-5 présenté ici, le diagnostic ne peut pas être posé avant 4 ans, car la variabilité interindividuelle reste importante auparavant. L’apparition d’erreurs à 2 ou 3 ans ne suffit donc pas à établir ce diagnostic.

23. Quel ensemble de manifestations correspond à un déficit lexical ?

Une prosodie atypique, une voix faible et une difficulté à coordonner la respiration.
Une articulation imprécise, une faiblesse motrice et une difficulté à enchaîner les sons.
Un vocabulaire pauvre, des difficultés d’évocation et des erreurs sémantiques ou phonologiques.
Une compréhension réduite, une syntaxe simplifiée et une incapacité à maintenir le regard.

Un vocabulaire pauvre, des difficultés d’évocation et des erreurs sémantiques ou phonologiques.

Explication

Le déficit lexical associe une faiblesse quantitative du vocabulaire, des difficultés d’évocation et des erreurs pouvant être sémantiques ou phonologiques. Les autres ensembles décrivent plutôt des difficultés articulatoires, syntaxiques, interactionnelles ou motrices.

24. À quel âge les enfants produisent-ils presque 90 % de réponses correctes pour les clitiques accusatifs ?

À 6 ans
À 5 ans
À 4 ans
À 3 ans

À 6 ans

Explication

Les clitiques accusatifs sont acquis progressivement et atteignent presque 90 % de réponses correctes à 6 ans. À 3 ans, le taux reste inférieur à 50 %, tandis qu’à 4 ans il approche 80 %.

25. Dans quelle situation l’omission des clitiques accusatifs devient-elle un marqueur de dysfonctionnement langagier ?

Lorsqu’elle reste fréquente et persistante
Lorsqu’elle concerne des phrases particulièrement longues
Lorsqu’elle apparaît dans quelques productions isolées
Lorsqu’elle survient après une correction de l’adulte

Lorsqu’elle reste fréquente et persistante

Explication

Un taux élevé et persistant d’omission des clitiques accusatifs peut signaler un dysfonctionnement langagier. Quelques erreurs isolées peuvent toutefois relever du développement normal.

26. Quel contraste caractérise la maîtrise du temps verbal chez les enfants présentant un trouble développemental du langage ?

Le présent apparaît après la maîtrise du passé composé
Le passé composé est mieux réussi que le présent
Les deux temps posent des difficultés de même niveau
Le présent est relativement mieux réussi que le passé composé

Le présent est relativement mieux réussi que le passé composé

Explication

Chez les enfants présentant un trouble développemental du langage, le présent est relativement bien maîtrisé, alors que le passé composé est davantage problématique. Cela distingue les deux temps dans leur niveau de réussite.

27. Quelle hiérarchie décrit correctement la difficulté des propositions et des modalités langagières ?

Les relatives sujets sont plus difficiles que les relatives objets, et la production dépasse la compréhension
Les relatives objets sont plus faciles que les phrases SVO, et la production dépasse la compréhension
Les phrases SVO sont plus faciles que les relatives sujets, elles-mêmes plus faciles que les relatives objets, et la compréhension dépasse la production
Les phrases SVO sont plus difficiles que les relatives objets, tandis que la production dépasse la compréhension

Les phrases SVO sont plus faciles que les relatives sujets, elles-mêmes plus faciles que les relatives objets, et la compréhension dépasse la production

Explication

La difficulté augmente des phrases SVO vers les relatives sujets puis vers les relatives objets, et la compréhension est meilleure que la production. Les autres propositions inversent au moins une partie de cette hiérarchie.

28. Quels domaines peuvent être affectés par un trouble pragmatique ?

La production, la compréhension, la décentration et les règles sociales de communication
La morphologie, la respiration, l’audition et la coordination gestuelle
La prononciation, la mémoire, la motricité et la reconnaissance visuelle
La lecture, le calcul, l’attention et la perception des couleurs

La production, la compréhension, la décentration et les règles sociales de communication

Explication

Les troubles pragmatiques peuvent toucher la production et la compréhension, mais aussi la capacité à se décentrer et le respect des règles sociales de communication. Ils ne se réduisent donc pas à une difficulté de production orale.

29. Quelle affirmation décrit correctement la répartition des troubles pragmatiques entre différentes pathologies ?

Ils apparaissent principalement dans les troubles articulatoires
Ils concernent les personnes ayant une difficulté générale de mémoire
Ils peuvent aussi apparaître dans plusieurs pathologies et lésions cérébrales
Ils sont propres aux troubles du spectre de l’autisme

Ils peuvent aussi apparaître dans plusieurs pathologies et lésions cérébrales

Explication

Les troubles pragmatiques ne sont pas spécifiques aux troubles du spectre de l’autisme et peuvent aussi accompagner des lésions cérébrales, des syndromes génétiques ou certains troubles psychiatriques. Les limiter à l’autisme constitue donc une confusion.

30. Quel élément permet le mieux de distinguer une erreur développementale ordinaire d’un indice clinique ?

La longueur du premier énoncé produit par l’enfant
La fréquence, le profil et l’âge d’apparition des erreurs
La présence d’une erreur dans une phrase isolée
La ressemblance entre l’erreur et celle d’un adulte

La fréquence, le profil et l’âge d’apparition des erreurs

Explication

Les mêmes erreurs peuvent exister dans le développement typique et dans certaines pathologies, mais leur fréquence, leur profil et leur âge d’apparition peuvent différer. Une erreur isolée ne constitue donc pas nécessairement un marqueur clinique.

31. Après 5 ans, comment évolue principalement la complexité syntaxique ?

Par la disparition progressive des structures déjà acquises
Par l’acquisition massive de nouvelles structures morphosyntaxiques
Par une diminution de la diversité des phrases produites
Par une augmentation de la fréquence des phrases complexes

Par une augmentation de la fréquence des phrases complexes

Explication

Après 5 ans, la plupart des structures morphosyntaxiques sont déjà acquises et la complexité augmente surtout parce que les phrases complexes deviennent plus fréquentes. L’évolution ne repose donc pas principalement sur l’apparition de nouvelles structures.

32. Quel facteur peut influencer l’acquisition linguistique dans le développement typique, le trouble développemental du langage et l’apprentissage d’une langue seconde ?

Le transfert de la langue première, indépendamment de la complexité linguistique
La longueur des mots, qui explique à elle seule les différences d’acquisition
La fréquence des pauses, sans effet de la structure des énoncés
La complexité linguistique, parfois davantage que le transfert de la langue première

La complexité linguistique, parfois davantage que le transfert de la langue première

Explication

La complexité linguistique influence l’acquisition dans ces trois situations et peut parfois jouer un rôle plus important que le transfert de la langue première. Les autres réponses attribuent l’acquisition à un facteur unique ou minimisent la complexité.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 66 flashcards sur Développement atypique du langage oral.

Comment le béhaviorisme explique-t-il l'acquisition du langage ?

Par des relations stimulus-réponse acquises via conditionnement, imitation, pratique et renforcement.

Quelle faculté biologique Chomsky attribue-t-il à l'enfant pour le langage ?

Le Language Acquisition Device.

Que comprend la grammaire universelle selon Chomsky ?

Des principes communs et des paramètres propres à chaque langue.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Développement atypique du langage oral.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM