Fiche de révision : Développement de la personne et motricité

Plan du Cours

  1. Développement, maturation et apprentissage
  2. Piaget et construction de l’intelligence
  3. Stade sensori-moteur et préopératoire
  4. Opérations concrètes et formelles
  5. Compétences précoces et réflexes
  6. Développement des habiletés motrices
  7. Développement tout au long de la vie
  8. Vieillissement et activité physique
  9. Henri Wallon et développement global
  10. Les six stades du développement
  11. Habiletés motrices fondamentales et sportives
  12. Contraintes motrices et latéralisation
  13. Puberté, adolescence et transformations
  14. Développement psychoaffectif adolescent
  15. Relations sociales entre pairs
  16. Déficience intellectuelle et trisomie 21
  17. Troubles psychiques et sport adapté
  18. Infirmité motrice cérébrale

1. Développement, maturation et apprentissage

Notions clés & Définitions

  • Psychologie : La psychologie est une discipline scientifique qui vise à décrire et expliquer de façon vérifiable les conduites des individus.
  • Conduite : Une conduite est un ensemble d’actes organisés par la fin poursuivie, consciemment ou non, par l’organisme (Reuchlin, 1988).
  • Développement : Le développement est une série d’étapes par lesquelles passe un individu vers son plein épanouissement dans les domaines moteur, cognitif, affectif et social.
  • Apprentissage : L’apprentissage est l’acquisition de pratiques, connaissances, compétences, aptitudes ou valeurs culturelles par l’observation, l’imitation, l’essai, la répétition ou la présentation.
  • Psychologie cognitive : La psychologie cognitive explique le comportement par les représentations mentales et les processus mentaux qui agissent sur elles pour produire des réponses.
  • Cognition : La cognition comprend les pensées, connaissances, interprétations, compréhensions et idées d’un individu.
  • Béhaviorisme : Le béhaviorisme définit la psychologie comme l’étude du comportement observable, notamment moteur et verbal, en excluant la conscience.
  • Maturation : La maturation est une série de transformations qui conduit un organisme à la maturité en structurant et organisant les structures présentes dès la naissance.
  • Croissance : La croissance correspond aux modifications physiques observables chez un individu.

★ À maîtriser

📌 Les facteurs endogènes relèvent de la maturation du système nerveux et de l’inné, tandis que les facteurs exogènes comprennent les influences sociales et éducatives acquises.

Compléments

  • Le développement n’est pas linéaire : il progresse par paliers ou par stades.
  • Le développement suit notamment un axe céphalo-caudal, du contrôle de la tête vers la posture assise, la préhension-manipulation et la locomotion.

  • Selon Reuchlin (1983), il y a apprentissage lorsqu’un organisme placé plusieurs fois dans la même situation modifie son comportement de façon systématique et durable.

  • Selon Schmidt (1993), l’apprentissage est un ensemble d’opérations par lesquelles l’entraînement et l’expérience peuvent engendrer de grandes améliorations.

Astuce mémo

La maturation transforme les structures ; l’apprentissage modifie durablement le comportement par l’expérience.

2. Piaget et construction de l’intelligence

Notions clés & Définitions

  • Courant béhavioriste : Le courant béhavioriste interprète les comportements humains et animaux en termes de stimulus extérieur et de réaction de l’organisme.
  • Courant Life Span : Goulet et Baltes, 1970 - Le courant Life Span étudie l’évolution des processus mentaux, comportements et performances tout au long de la vie, de la période prénatale à la mort.
  • Théorie constructiviste : La théorie constructiviste de Piaget considère que l’enfant construit son intelligence en s’adaptant aux contraintes de l’environnement et en agissant sur celui-ci.
  • Méthode clinique : La méthode clinique est une méthode d’observation et d’interrogation guidée mais souple qui met en évidence le raisonnement de l’enfant face à des situations concrètes de complexité variable.
  • Schème : Un schème est un ensemble structuré et répétable d’actions dont l’enfant dispose pour s’adapter à l’environnement et qu’il peut modifier pour l’appliquer à de nouvelles situations.

★ À maîtriser

📌 Le courant maturationniste explique les changements de conduite principalement par la maturation du système nerveux et un programme prédéterminé à la naissance.

📌 Pour le constructivisme de Piaget, l’enfant construit son développement en agissant sur l’environnement physique, tandis que l’interactionnisme de Vygotski et Bruner accorde un rôle déterminant aux interactions sociales avec l’adulte.

Compléments

  • Le courant maturationniste est associé à Gesell (1880-1961).

  • L’approche globale de Wallon intègre les dimensions motrice, cognitive, affective et relationnelle et considère que le développement par stades nécessite des interactions avec l’extérieur.

  • Jean Piaget (1896-1980), biologiste de formation, étudia le raisonnement de l’enfant pour comprendre la construction des connaissances.

  • Vers 1920, Piaget commença ses recherches au laboratoire de psychologie fondé par Alfred Binet et y élabora sa méthode clinique pour accéder au raisonnement de l’enfant.

  • Selon Piaget, les enfants disposent des mêmes ressources de départ, mais un environnement plus riche favorise davantage le développement des capacités cognitives et motrices.

📌 Les schèmes moteurs portent sur des actions comme sucer ou saisir, tandis que les schèmes cognitifs portent sur des opérations comme catégoriser ou compter.

3. Stade sensori-moteur et préopératoire

Notions clés & Définitions

  • Fonction symbolique : La fonction symbolique permet à l’enfant d’évoquer des objets ou événements absents au moyen de représentations mentales, en associant un signifiant à un signifié.
  • Égocentrisme cognitif : L’égocentrisme cognitif est l’incapacité de l’enfant à se décentrer et à envisager un point de vue autre que le sien.
  • Réaction circulaire : Une réaction circulaire est une action répétée qui permet au bébé de produire ou d’explorer un effet.

★ À maîtriser

  • Le stade sensori-moteur se déroule de 0 à 2 ans et se caractérise par la constitution progressive de schèmes sensori-moteurs.

  • Les réactions circulaires primaires, entre 1 et 4 mois, portent sur le corps propre ; les secondaires, entre 4 et 9 mois, portent sur les objets ; les tertiaires, entre 9 et 12 mois, combinent des actions pour tester les propriétés du monde.

  • La permanence de l’objet se construit progressivement au stade sensori-moteur ; vers 10 mois, l’enfant comprend qu’un objet absent de son champ visuel continue d’exister.

  • La période préopératoire, de 2 à 7 ans, se caractérise par l’émergence de la fonction symbolique et la prépondérance de l’égocentrisme cognitif.

Compléments

  • La fonction symbolique se développe notamment par :

    • Le langage
    • Le jeu symbolique
    • Le dessin
  • Dans les observations rapportées comme compléments à Piaget, les enfants répondent encore selon ce qu’ils ont vu vers 3 ans, tandis qu’ils adoptent le point de vue d’autrui vers 4 ans.

4. Opérations concrètes et formelles

Notions clés & Définitions

  • Réversibilité : La réversibilité est la capacité d’admettre qu’une opération réelle ou représentée peut être inversée.

★ À maîtriser

  • Le stade des opérations concrètes s’étend de 7 à 12 ans et porte sur des objets physiquement présents ou représentables.

  • La conservation de la substance apparaît vers 7 ans, celle du poids vers 9 ans et celle du volume vers 11 ans.

  • Les opérations logico-mathématiques comprennent :

    • La sériation des objets selon un ordre
    • La classification des objets par catégories
    • La notion de nombre, acquise après la sériation et la classification
  • Le stade des opérations formelles, de 12 à 16 ans, permet de raisonner sur des propositions dégagées du concret selon un mode hypothético-déductif.

Compléments

  • Les opérations infra-logiques portent sur des objets continus comme l’espace et le temps, avec la mesure spatiale, la mise en ordre des événements et le découpage d’intervalles temporels.

  • Mehler et Bever ont rapporté que des enfants réussissent une tâche de conservation du nombre dès 2 ans lorsque des jetons sont remplacés par des bonbons et qu’ils choisissent la rangée qui en contient le plus. - Jacques Mehler

  • Houdé (2011) décrit le développement cognitif comme la construction et l’activation de stratégies adaptées ainsi que l’apprentissage de l’inhibition des stratégies inadaptées en compétition.

Astuce mémo

Le concret porte sur des objets présents ou représentables ; le formel raisonne sur des propositions abstraites.

5. Compétences précoces et réflexes

Notions clés & Définitions

  • Réflexe : Un réflexe est un mouvement involontaire, automatique et rapide déclenché par une stimulation sensorielle spécifique.
  • Temps de fixation visuelle : Le temps de fixation visuelle est la durée du regard du bébé ; une fixation prolongée face à une situation surprenante indique un traitement de l’information.
  • Paradigme d’habituation : Le paradigme d’habituation présente répétitivement une cible visuelle au bébé ; la diminution de son regard indique une baisse de son attention envers cette cible devenue familière.

★ À maîtriser

  • Les compétences précoces étudiées comprennent :
    • Le traitement du nombre
    • Le traitement de l’espace
    • La mémoire
    • Le langage
    • L’imitation

📌 Les réflexes peuvent faciliter les mouvements volontaires ultérieurs en fournissant des réponses à intégrer, comme la marche automatique vers la marche volontaire, ou les inhiber lorsqu’ils doivent disparaître ; toutefois, le réflexe de Babinski peut persister jusqu’à 2 ans et ne doit pas nécessairement disparaître avant la locomotion. - Zelazo, 1983

Compléments

  • À partir des années 1980, de nouvelles méthodes d’étude ont conduit à remettre en cause l’idée que les compétences cognitives du bébé apparaissent tardivement ; certaines formes de raisonnement seraient présentes dès 3 ou 4 mois.

  • La succion non nutritive du bébé varie lors de la présentation d’un stimulus et indique sa prise en compte.

  • Le rythme cardiaque mesuré par ECG et les potentiels évoqués, qui enregistrent des réponses cérébrales à une stimulation, servent à mettre en évidence la prise en compte d’un stimulus.

  • Dans l’expérience de Gibson et Walk (1960) et de Campos et collaborateurs (1970), des bébés placés devant une falaise virtuelle hésitent ou évitent le côté profond à 6 mois, tandis que leur fréquence cardiaque augmente à 2 mois lorsqu’ils sont assis de ce côté.

  • Les réflexes du nouveau-né sont contrôlés par des structures nerveuses présentes avant la maturation du cortex cérébral et disparaissent généralement avant 6 mois.

  • Les principaux réflexes du nouveau-né sont :

    • La succion
    • La marche automatique (stepping)
    • La préhension (grasping)
    • Le réflexe de Moro
    • Le réflexe de Babinski
    • Le réflexe natatoire

6. Développement des habiletés motrices

★ À maîtriser

  • La marche autonome apparaît vers 12 à 14 mois ; la marche à reculons et le début de la course apparaissent vers 16 à 18 mois ; vers 2 ans, l’enfant monte et descend les escaliers avec les deux pieds.

  • Gallahue distingue quatre phases :

    • Motricité réflexe, de la période prénatale à 1 an
    • Motricité rudimentaire, de 1 à 2 ans
    • Motricité fondamentale, de 2 à 6 ou 7 ans
    • Motricité sportive, à partir de 6 ou 7 ans
  • Les premiers gestes volontaires vers un objet apparaissent vers 3 mois ; vers 6 mois, l’approche devient mieux orientée et plus directe et les premières prises efficaces apparaissent.

  • Entre 6 et 9 mois, la prise de l’objet s’ajuste à sa taille et à sa forme ; l’ouverture anticipée de la main apparaît à partir de 9 mois et la prise bimanuelle à partir de 10 mois.

Compléments

  • Le développement postural comprend :

    • Le maintien de la tête
    • La station assise entre 5 et 8 mois
    • La station debout entre 9 et 12 mois
  • Vers 3 à 4 ans, l’enfant monte et descend les escaliers en alternant les pieds, saute sur un pied et utilise un tricycle ; vers 5 à 6 ans, sa marche devient similaire à celle de l’adulte.

📌 La pré-atteinte de l’objet (pre-reaching), avant 3 mois, correspond à des gestes d’approche balistiques qui explorent le monde extérieur sans anticiper une prise volontaire.

  • Le développement sensori-moteur dépend aussi de la maturation du système nerveux et nécessite une stimulation de l’enfant.

Astuce mémo

Pré-reaching, reaching, puis grasping : approcher, atteindre, saisir.

7. Développement tout au long de la vie

Notions clés & Définitions

  • Psychologie du développement : La psychologie du développement étudie les changements dans les conduites de l’individu tout au long de la vie, de la naissance à la mort, notamment dans les domaines moteur, cognitif, affectif et social.
  • Compensation : La compensation annule certains effets négatifs du vieillissement grâce aux effets positifs de l’expérience.
  • Optimisation sélective : L’optimisation sélective consiste à se spécialiser dans un nombre restreint d’activités où l’on atteint des performances optimales.

★ À maîtriser

📌 La psychologie de l’enfant étudie les changements pendant l’enfance, tandis que la psychologie du développement porte sur les changements tout au long de la vie.

  • Baltes (1987) soutient que le développement ontogénétique doit être étudié de la naissance jusqu’à l’âge avancé.

  • Le développement est multidéterminé par des événements liés à l’âge, à l’Histoire et aux événements marquants de la vie individuelle.

📌 Le développement constitue un compromis dynamique entre gains et pertes, et les notions de plasticité et de malléabilité décrivent la variabilité intra-individuelle et l’adaptation au cours de la vie.

Compléments

  • Selon Baltes (1987), le développement est non linéaire, avec des phases marquées par des accélérations, des ralentissements ou des régressions, et de fortes variations individuelles.
  • Les dimensions du développement ne suivent pas nécessairement la même direction : l’énergie biologique et l’efficacité de la culture diminuent avec l’âge, tandis que le besoin de culture augmente.

  • Baltes (1990) affirme qu’avec l’avancée en âge, les pertes deviennent supérieures aux gains.

8. Vieillissement et activité physique

★ À maîtriser

  • La masse musculaire diminue de 30 à 60 % entre 30 et 80 ans, phénomène appelé sarcopénie.

  • La pratique sportive adaptée et régulière protège contre l’hypertension artérielle et l’insuffisance coronarienne et aide à lutter contre la mauvaise adaptation du débit cardiaque à l’effort, l’essoufflement et la baisse de fréquence cardiaque maximale.

  • L’activité sportive peut augmenter la densité osseuse, limiter l’arthrose, maintenir la masse et le tonus musculaires et préserver la mobilité nécessaire aux activités courantes.

📌 Chez un senior sédentaire, l’intensité de l’effort doit rester inférieure à 60 % des capacités maximales, la séance durer moins d’une heure et être précédée d’un échauffement progressif puis suivie d’un retour au calme.

Compléments

  • Après 50 ans, une personne sur deux est touchée par l’arthrose, dégénérescence progressive du cartilage articulaire pouvant entraîner raideur et parfois déformation osseuse.

  • La force et l’endurance musculaires diminuent de 4 à 5 % par décennie entre 25 et 50 ans, puis de 10 à 15 % par décennie.

  • La masse musculaire moyenne passe de 36 kg à 20-30 ans à 23 kg à 70 ans, soit une baisse de 13 kg.

  • La souplesse articulaire diminue de 30 à 50 % entre 20 et 60 ans selon les cas.

  • Le vieillissement peut réduire l’amplitude des mouvements par le raccourcissement musculaire, la raideur accrue des ligaments et tendons et les ankyloses articulaires.

  • Avec l’âge, la mémoire à court terme présente un empan négativement corrélé à l’âge, les effets de récence et de primauté sont plus marqués et les nouveaux apprentissages en mémoire à long terme deviennent attentionnellement coûteux.

  • Avec l’âge, partager son attention entre plusieurs sources et mobiliser l’attention sélective devient difficile, le coût attentionnel augmente et le traitement de l’information ralentit, alors que le raisonnement reste juste.

  • Chez les personnes âgées, l’activité sportive contribue à prévenir les chutes et à maintenir la marche, l’équilibre, la coordination et une locomotion compatible avec la vie sociale.

  • La pratique sportive chez les personnes âgées peut faire travailler la mémoire à court terme par la reproduction d’une chorégraphie et entretenir la mémoire à long terme par le rappel d’un geste ou d’un programme moteur ancien.

  • La pratique sportive favorise les liens sociaux et améliore l’image de soi chez les personnes âgées.

9. Henri Wallon et développement global

Notions clés & Définitions

  • Alternance fonctionnelle : Wallon - Oscillation du développement entre une orientation centrifuge, tournée vers le monde extérieur et la construction des connaissances, et une orientation centripète, tournée vers soi et la construction de la personne.
  • Succession de prépondérance : Wallon - Construction de chaque stade autour d’une dimension fonctionnelle dominante, comme l’affectivité au stade émotionnel.
  • Intégration fonctionnelle : Wallon - Enchaînement des stades dans lequel chaque stade intègre les acquisitions du stade précédent.

★ À maîtriser

  • Wallon visait une étude concrète du développement global de l’enfant en tenant compte des facteurs biologiques et sociologiques.

  • Le plan prévoit : (Wallon, 1946) : une école unique de la maternelle à l’université, un enseignement gratuit et obligatoire jusqu’à 18 ans, une orientation scolaire et professionnelle

  • La théorie socio-constructiviste de Wallon attribue un rôle essentiel à l’enfant et aux interactions sociales dans la construction des différentes dimensions de sa personne.

  • Les dimensions fonctionnelles considérées sont : (Wallon) :

    • l’affectivité
    • la personnalité
    • la motricité
    • la connaissance

📌 Chez Wallon, un stade n’est ni une entité strictement homogène, ni délimité chronologiquement, ni inscrit dans une succession linéaire continue ; les étapes se succèdent toutefois dans un ordre nécessaire, chacune préparant les suivantes.

  • Chaque stade wallonien est caractérisé par la prédominance d’une des quatre dimensions fonctionnelles : affectivité, personnalité, motricité ou connaissance. - Wallon

Compléments

  • Henri Wallon (1879-1962), philosophe, médecin et professeur, a travaillé sur le développement de l’enfant et la construction progressive de sa personnalité.

  • Wallon a créé le laboratoire de psychobiologie de l’enfant en 1927 et la revue Enfance en 1948.

  • Wallon a présidé le groupe français d’Éducation nouvelle de 1946 à 1962.

  • Les trois thèmes sont : (Wallon) :

    • le mouvement
    • l’émotion
    • l’imitation
  • Dans l’alternance fonctionnelle, les contradictions vécues par l’enfant sont dépassées par une crise et un remaniement, ce qui permet de progresser dans un stade ou de passer au stade suivant. - Wallon

10. Les six stades du développement

★ À maîtriser

  • Le stade impulsif s’étend de 0 à 3 mois ; la motricité y prédomine et l’activité réflexe se manifeste par des mouvements désordonnés, impulsifs, sans coordination ni but externe identifié. - Wallon

  • Le stade émotionnel s’étend de 3 mois à 1 an ; l’affectivité y prédomine et l’émotion organise le comportement de l’enfant comme langage primitif et moyen de relation avec l’entourage. - Wallon

  • Le stade sensori-moteur et projectif s’étend de 1 à 3 ans et la connaissance y prédomine. - Wallon

  • Le stade du personnalisme s’étend de 3 à 6 ans, avec prédominance de la personnalité et orientation centripète. - Wallon

  • Le stade catégoriel s’étend de 6 à 11 ans ; la connaissance y prédomine et l’enfant développe l’attention, l’effort, la mémoire volontaire et une pensée plus abstraite. - Wallon

  • Le stade de l’adolescence s’étend de 11 à 16 ans ; la personnalité y prédomine, l’orientation est centripète et l’adolescent cherche à construire un système de valeurs personnelles. - Wallon

Compléments

  • Au stade impulsif, l’acte de nutrition détermine la motricité du bébé, qui vit une symbiose physiologique et dépend totalement de son entourage. - Wallon

  • Au stade émotionnel, la sociabilité de l’enfant est décrite comme une symbiose psychologique ou affective entre la mère et l’enfant. - Wallon

  • Au stade sensori-moteur, la manipulation d’objets et l’exploration de l’espace proche développent une intelligence pratique, tandis que les postures, l’imitation et l’émergence du langage développent une intelligence représentative. - Wallon

  • Entre 10 et 18 mois, le syncrétisme indifférencié correspond à une absence de différenciation entre soi et autrui et peut s’accompagner de rivalité. - Wallon

  • Entre 18 mois et 3 ans, le syncrétisme différencié permet à l’enfant de distinguer les rôles et s’accompagne de jalousie, d’empathie et du désir d’être à la place de l’autre. - Wallon

  • Au personnalisme, la période d’opposition vers 3 ans manifeste une recherche d’autonomie, d’attention exclusive et de différenciation entre soi et autrui. - Wallon

  • Au personnalisme, la période de séduction vers 4 ans se traduit par une mise en spectacle de soi ou un repli par crainte de donner une mauvaise image de soi. - Wallon

  • Au personnalisme, la période d’imitation vers 5 ans porte sur les rôles sociaux prestigieux des adultes et associe admiration et rivalité. - Wallon

Astuce mémo

Impulsif → émotionnel → sensori-moteur et projectif → personnalisme → catégoriel → adolescence.

11. Habiletés motrices fondamentales et sportives

Notions clés & Définitions

  • Aptitude motrice : Disposition naturelle à effectuer certaines tâches motrices, qui ne peut pas être affectée par la pratique ou l’expérience et se développe avec la maturation du système nerveux central.
  • Habileté motrice : Durand, 1987 - Acquise par apprentissage et permet d’élaborer et de réaliser une réponse efficace et économique pour atteindre un objectif précis ; elle dépend de la maturation, du développement et de l’apprentissage et s’applique à des activités motrices spécifiques.
  • Capacité motrice : Fait d’être capable d’effectuer une action et dépend de la maturation, du développement et de l’apprentissage.
  • Flexibilité motrice : Capacité à modifier une habileté fondamentale en changeant la forme du geste, la force utilisée ou l’espace d’action ; la diversité des expériences motrices l’accroît.

★ À maîtriser

  • Selon Wickstrom (1983), les habiletés sportives complexes se développent progressivement par affinement, adaptation et combinaison des habiletés motrices fondamentales, sans créer une habileté entièrement nouvelle.

  • Plusieurs habiletés motrices fondamentales peuvent être nécessaires pour créer une habileté sportive, et un manque de développement d’une habileté fondamentale peut limiter la participation à des activités futures.

Compléments

  • Les exemples donnés sont :

    • le lancer franc au basket
    • le dribble au pied
    • le tir au handball
    • la touche au volley
    • le saut en longueur
    • le saut de haies
    • le triple saut
  • Les habiletés motrices fondamentales contribuent aux apprentissages scolaires en améliorant la dissociation des segments pour l’écriture, la manipulation, la dominance manuelle, la discrimination gauche-droite, le tonus et la concentration en position assise, ainsi que la perception spatiale et temporelle.

  • Il permet d’accroître :

    • les degrés de liberté du mouvement
    • l’amplitude
    • la vitesse
    • la force
    • la précision
  • La course est considérée comme une forme adaptée de la marche à partir de 6 à 8 km/h selon Gallahue (1982), apparaît vers 15 à 18 mois et s’organise réellement vers 3 ans avec davantage d’amplitude et de force propulsive, plus de degrés de liberté et une alternance d’appuis et de suspensions.

  • Le lancer coordonne les degrés de liberté, l’amplitude gestuelle et le timing ; l’élan augmente l’amplitude et exige de coordonner les actions au bon moment.

  • L’enfant apprend à attraper après avoir appris à lancer, et la capture évolue d’une réception proximale contre le corps vers une réception distale dans les mains.

12. Contraintes motrices et latéralisation

Notions clés & Définitions

  • Latéralité : Azmaz, 1984 - Asymétrie fonctionnelle observée entre des éléments corporels homologues, comme la main, l’œil ou le pied, qui se traduit par la prévalence de l’un d’eux.
  • Syncinésie : Mouvement parasite, involontaire et inutile qui accompagne une activité motrice unimanuelle et correspond à une irradiation motrice ; elle est fréquente chez le jeune enfant et diminue jusqu’à la puberté.
  • Contrainte de symétrie : Difficulté à produire des mouvements différents de part et d’autre d’un axe, alors que la symétrie désigne la similitude exacte de deux mouvements autour d’un axe ou d’un centre.
  • Synchronie : Faits ou actions motrices qui se déroulent en même temps ; la contrainte de synchronie rend difficile l’exécution simultanée de rythmes moteurs différents.

★ À maîtriser

  • La période de transition entre les habiletés motrices fondamentales et les habiletés sportives se situe entre 7 et 10 ans, âge auquel il est préférable de pratiquer plusieurs sports.

Compléments

  • Les gauchers représentent environ 10 % de la population, et également environ 10 % des enfants de 5 ans.

  • La dominance latérale est rarement homogène, car une personne peut par exemple être droitière de la main et du pied, mais gauchère de l’œil.

  • Une préférence latérale s’installe vers 3 à 4 ans ; à 6 ans, elle est établie et l’enfant différencie la gauche et la droite sur lui-même et dans l’espace proche, mais peine à transposer ces repères.

  • Les deux types de syncinésies sont les mouvements en miroir et les mouvements associés.

  • Les contraintes motrices peuvent agir de façon combinée sur les habiletés motrices et diminuent jusqu’à 10 à 12 ans.

13. Puberté, adolescence et transformations

Notions clés & Définitions

  • Puberté : Processus de transformations physiques qui permet à un enfant de devenir adulte et capable de se reproduire.
  • Adolescence : Période de vie située entre l’enfance et l’âge adulte, généralement de 12 à 13 ans à 18 à 20 ans, qui suit le déclenchement du processus pubertaire.

★ À maîtriser

  • La puberté débute généralement à partir de 8 à 10 ans chez les filles et de 10 à 12 ans chez les garçons, et dure environ 6 ans ; elle se termine vers 16 ans chez les filles et 18 ans chez les garçons.
  • Entre 5 et 10 ans, la vitesse de croissance est d’environ 5 cm par an ; vers 11 à 13 ans, elle atteint en moyenne 7,5 cm chez les filles et 8,5 cm chez les garçons.

Compléments

  • Les facteurs d’influence cités sont :

    • le patrimoine génétique
    • l’alimentation
    • la santé
    • l’exercice physique
    • le milieu psychoaffectif favorable
  • Le gain total de taille est d’environ 20 cm entre 10 et 14 ans chez les filles et de 25 cm entre 12 et 16 ans chez les garçons.

  • Pendant l’adolescence, les membres grandissent avant le tronc, ce qui donne un aspect macroskèle caractéristique.

  • La puberté comprend le développement des caractères sexuels primaires et l’apparition des caractères sexuels secondaires.

  • Le début de l’adolescence est situé vers 11 à 13 ans chez les filles et 12 à 14 ans chez les garçons, et sa fin vers 17 à 20 ans, avec des différences interculturelles.

Astuce mémo

Puberté : transformations physiques ; adolescence : passage psychosocial vers l’âge adulte.

14. Développement psychoaffectif adolescent

Notions clés & Définitions

  • Image corporelle : Bruchon-Schweitzer, 1987 - Ensemble des perceptions et représentations qui servent à évoquer et évaluer le corps, à la fois comme objet physique doté de propriétés et comme partie de soi chargée d’affects multiples parfois contradictoires.

★ À maîtriser

  • Les transformations pubertaires modifient l’image du corps et obligent le jeune à se la réapproprier sur les plans perceptif, proprioceptif et affectif.

  • Les mécanismes de défense cités sont :

    • l’ascétisme
    • l’intellectualisation
    • l’acting out
    • l’activité créatrice

Compléments

  • La modification de l’image corporelle suscite à la fois la gêne d’offrir une mauvaise image de soi et, notamment chez les filles, la coquetterie visant à attirer le regard.

  • Selon G. Carlier, J.P. Renard et P. Swalus, les encouragements et retours positifs améliorent davantage les performances des élèves que les retours portant sur les critères de réalisation. - G. Carlier, J.P. Renard, et P. Swalus, revue Staps 24, 1991

  • Les caractéristiques psychologiques citées sont : l’épanouissement de la sexualité, l’affermissement des intérêts professionnels et sociaux, le désir de liberté et d’autonomie, la richesse de la vie affective, la recherche d’identité, l’accroissement de la pensée abstraite

  • Sur le plan sociologique, l’adolescence favorise l’autonomisation et la recherche de nouvelles relations, avec une prise de distance vis-à-vis des parents et un rapprochement avec les pairs.

  • Selon Freud, l’adolescence implique un deuil de l’objet parental, un renversement possible des affects envers les parents et l’investissement de nouveaux objets, souvent les pairs ou des substituts parentaux.

  • L’ascétisme consiste à s’opposer aux pulsions et à s’interdire même les besoins les plus élémentaires.

  • L’intellectualisation consiste à transformer les pulsions et les ressentis en pensées abstraites ou en discussions plutôt que de les écarter.

  • L’acting out consiste à effectuer une action au lieu de résister aux pulsions ou de les maîtriser, par exemple l’alcool, la drogue, le vol ou les provocations.

  • L’activité créatrice permet à l’adolescent de chercher à contrôler ses pulsions par la danse, le journal intime ou des activités artistiques.

15. Relations sociales entre pairs

Notions clés & Définitions

  • Pré-socialisation : Tendance à aller vers autrui qui se développe à partir de 2 à 3 ans, alors que l’enfant reste égocentré malgré son intérêt pour les autres et leurs activités.
  • Amitié : Relation fondée sur un sentiment réciproque d’affection et de sympathie entre deux personnes, impliquant complémentarité et identification.

★ À maîtriser

  • Les rapports entre pairs prennent des formes :

    • coopératives
    • compétitives
    • hiérarchiques ou de dominance
  • L’amitié permet à l’adolescent : de se sentir valorisé et de renforcer son estime de soi, de se sentir sécurisé dans une relation intime, de construire un nouvel univers de valeurs

Compléments

  • Entre 3 et 5 ans, le vocabulaire de l’enfant passe d’environ 1 000 à 2 000 mots, tandis que la scolarisation favorise les jeux de groupe et les interactions avec les pairs.

  • Les comportements perturbateurs cités sont : l’agressivité verbale comme affirmation de soi, l’exhibitionnisme pour se donner une valeur sociale, la taquinerie pour attirer l’attention

  • Dans les jeux libres, les enfants leaders prennent des initiatives, dirigent les activités, sont mobiles et savent s’imposer ou intervenir dans les conflits ; leurs comportements affiliatifs dépassent leurs comportements agressifs.

  • Les dominants agressifs adoptent plus souvent que les leaders des comportements d’agression, comme saisir un jouet détenu par un autre enfant.

  • Les enfants dominés sont des suivistes qui cherchent le contact, imitent, obéissent et offrent des cadeaux, tandis que les solitaires entrent peu en relation et que les exclus subissent le rejet des autres et en souffrent.

  • Entre 10 et 12 à 13 ans, la vie sociale de l’enfant est intense et le groupe d’amis gagne en homogénéité, stabilité et solidité.

  • Dans un groupe d’amis, les rôles circulent, l’écoute et les informations sont partagées et la co-élaboration l’emporte sur la confrontation.

  • Dans l’exercice de course d’orientation, l’amitié favorise la coopération, tandis que la compétition peut être vécue comme un déséquilibre susceptible de menacer l’amitié.

  • Les relations d’amitié commencent vers 10 ans, dans un contexte de désinvestissement des modèles parentaux et de recherche de nouveaux modèles parmi les pairs.

  • Les amis apportent au jeune un étayage, c’est-à-dire un guidage, qu’il ne trouve plus auprès de ses parents.

16. Déficience intellectuelle et trisomie 21

Notions clés & Définitions

  • Déficience intellectuelle : Insuffisance du développement des facultés intellectuelles apparaissant dès la petite enfance, associée à un QI inférieur à 70 et à des conduites adaptatives limitées qui réduisent l’autonomie et la capacité à répondre aux exigences du milieu.

★ À maîtriser

  • La déficience intellectuelle légère correspond à un QI de 50 à 70 et à un âge mental de 9 à 12 ans ; elle permet généralement une bonne intégration sociale, l’apprentissage, le travail et des relations sociales.
  • La trisomie 21 est l’aberration chromosomique la plus fréquente à l’origine d’une déficience intellectuelle et correspond à la présence d’un troisième chromosome sur la paire 21.

Compléments

  • La déficience intellectuelle moyenne ou modérée correspond à un QI de 35 à 50 et à un âge mental de 6 à 9 ans ; elle associe une certaine autonomie, une éducabilité partielle et d’importants troubles de la compétence sociale.

  • La déficience intellectuelle sévère correspond à un QI de 20 à 35 et à un âge mental de 3 à 6 ans ; le langage est rudimentaire et l’éducation se limite partiellement à des gestes quotidiens simples et répétitifs.

  • La déficience intellectuelle profonde correspond à un QI inférieur à 20 et à un âge mental inférieur à 3 ans, avec une incapacité à prendre soin de soi et des capacités de communication et de déplacement très limitées.

  • Les causes selon leur période sont : maladies génétiques à la conception, affections du fœtus pendant la grossesse, prématurité à la naissance, maladies infectieuses ou carences affectives après la naissance

  • La déficience intellectuelle peut entraîner des troubles du développement cognitif, moteur, communicatif et linguistique, du comportement adaptatif et du développement social, ainsi que des difficultés scolaires et quotidiennes.

  • Les facteurs héréditaires sont impliqués dans 3 à 5 % des trisomies 21 et le risque augmente après 35 ans; 50 % des enfants nés d’une mère trisomique seront trisomiques.

  • La trisomie 21 peut entraîner un retard de croissance, un aspect trapu avec surpoids ou obésité et un développement sexuel retardé ; les garçons atteints sont souvent stériles.

  • Dans la trisomie 21, le QI se situe entre 20 et 70 et les acquisitions cognitives et motrices peuvent être retardées ou inachevées.

  • Un tiers des personnes atteintes de trisomie 21 présentent des problèmes de santé, notamment des troubles cardiaques ou intestinaux, la myopie et le diabète.

17. Troubles psychiques et sport adapté

Notions clés & Définitions

  • Déficience motrice : Atteinte de la motricité, le plus souvent volontaire, qui affecte la capacité du corps ou d’une partie du corps à se mouvoir ou à maintenir une position de façon ordinaire.

★ À maîtriser

  • Les exemples de troubles cités sont : la dépression, les schizophrénies, les addictions, les troubles obsessionnels compulsifs, les phobies, les troubles anxieux, les troubles maniaco-dépressifs ou bipolaires de l’humeur

  • Une pratique adaptée peut aider à :

    • prendre du plaisir et se détendre
    • sortir de son environnement quotidien
    • gérer le stress
    • se valoriser et améliorer l’estime de soi
  • La déficience motrice concerne 13 % de la population française.

Compléments

  • La Fédération Française du Sport Adapté reçoit une délégation ministérielle pour les disciplines pratiquées par des personnes ayant un handicap mental ou des troubles psychiques.

  • La FFSA vise à permettre à chacun, quelles que soient ses capacités, de pratiquer l’activité physique ou le sport choisi dans un environnement favorisant plaisir, performance, sécurité et citoyenneté.

  • Les troubles psychiques peuvent concerner la pensée, le jugement et le comportement.

  • Une pratique sportive adaptée peut lutter contre la sédentarité et favoriser la socialisation, la réhabilitation et la motivation à reprendre sa vie en main.

  • Les causes de déficience motrice peuvent survenir à la conception, pendant la grossesse, à la naissance ou après la naissance, notamment par maladie, accident domestique ou routier, ou vieillissement.

  • Les structures atteintes peuvent être : le système nerveux central ou périphérique, les muscles, le squelette, les liaisons entre ces structures, notamment les nerfs

  • Les types cités sont : les paralysies, l’absence d’un membre par agénésie ou amputation, les contractures, l’ankylose, les troubles de l’équilibre

  • Le sport adapté peut aider à :

    • favoriser l’autonomie physique
    • intégrer un groupe
    • se situer dans un parcours de vie
    • se réapproprier son corps

18. Infirmité motrice cérébrale

Notions clés & Définitions

  • Infirmité motrice cérébrale : Liée à une lésion survenue sur un cerveau en maturation pendant la période anténatale ou postnatale jusqu’à 2 ans.

★ À maîtriser

  • Les premiers signes possibles comprennent une motricité anormale, comme l’hypotonie et les retards pour ramper ou s’asseoir, ainsi qu’un contrôle moteur anormal, comme des membres inférieurs raides, une main toujours fermée ou un tronc asymétrique.

  • Les paralysies associées à l’infirmité motrice cérébrale comprennent la diplégie spastique ou maladie de Little, la paraplégie, la tétraplégie, la triplégie, l’hémiplégie et la monoplégie.

  • L’infirmité motrice cérébrale n’évolue pas, mais entrave le développement moteur, les apprentissages scolaires et l’équilibre psychoaffectif de l’enfant.

Compléments

  • Les causes de l’infirmité motrice cérébrale comprennent une ischémie liée à une baisse de l’irrigation sanguine ou une hémorragie cérébrale.

  • Les causes anté- et néonatales citées sont : la prématurité avant 8 mois, les souffrances cérébrales néonatales par manque d’oxygène, l’incompatibilité sanguine mère-enfant, l’intoxication de la mère

  • Les causes postnatales citées sont :

    • les infections, notamment la méningite
    • les traumatismes
    • les tumeurs
  • Un enfant atteint d’infirmité motrice cérébrale peut conserver une intelligence normale, un intérêt pour les jeux et une bonne compréhension malgré ses signes moteurs pathologiques.

  • La diplégie spastique ou maladie de Little atteint tout le corps, avec une atteinte plus importante des membres inférieurs que des membres supérieurs.

  • Dans l’infirmité motrice cérébrale, la paraplégie, rare, paralyse les deux membres inférieurs ; la tétraplégie paralyse les quatre membres et s’observe dès 3 ans ; la triplégie atteint les deux membres inférieurs et un membre supérieur.

  • Dans l’infirmité motrice cérébrale, l’hémiplégie paralyse un côté du corps et la monoplégie un seul membre.

  • La prévalence de l’infirmité motrice cérébrale est de 0,6 pour 1 000, soit 0,06 % de la population.

Tableaux de synthèse

Les stades walloniens et leur dimension dominante

StadeÂgeDimension dominante
Impulsif0–3 moisMotricité
Émotionnel3 mois–1 anAffectivité
Sensori-moteur et projectif1–3 ansConnaissance
Personnalisme3–6 ansPersonnalité
Catégoriel6–11 ansConnaissance
Adolescence11–16 ansPersonnalité

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2. Un chercheur compare deux explications d’un changement moteur : l’une l’attribue à la maturation du système nerveux et à l’inné, l’autre aux influences éducatives et sociales acquises. Comment classer ces facteurs ?

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Reuchlin, 1988.

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