QCM : Développement de la personne et motricité (68 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle définition correspond à la psychologie comme discipline scientifique ?

Elle observe les conduites des individus sans chercher à les expliquer.
Elle décrit et explique de façon vérifiable les conduites des individus.
Elle explique les conduites uniquement par les processus mentaux internes.
Elle accompagne les individus dans leurs apprentissages sans méthode scientifique.

Elle décrit et explique de façon vérifiable les conduites des individus.

Explication

La psychologie vise à décrire et à expliquer les conduites des individus de manière vérifiable. La réduire à l’observation omet l’explication, la limiter aux processus mentaux confond psychologie générale et approche cognitive, et l’assimiler à l’accompagnement éducatif abandonne son statut de discipline scientifique.

2. Un chercheur compare deux explications d’un changement moteur : l’une l’attribue à la maturation du système nerveux et à l’inné, l’autre aux influences éducatives et sociales acquises. Comment classer ces facteurs ?

La maturation relève de facteurs endogènes et l’éducation de facteurs exogènes.
La maturation relève de facteurs exogènes et l’éducation de facteurs endogènes.
La maturation et l’éducation relèvent toutes deux de facteurs exogènes.
La maturation et l’éducation relèvent toutes deux de facteurs endogènes.

La maturation relève de facteurs endogènes et l’éducation de facteurs exogènes.

Explication

Les facteurs endogènes concernent notamment la maturation du système nerveux et l’inné, tandis que les facteurs exogènes regroupent les influences sociales et éducatives acquises. Inverser les catégories, ranger l’éducation parmi les facteurs endogènes ou la maturation parmi les facteurs exogènes confond l’origine des facteurs.

3. Une jeune sportive apprend une nouvelle séquence technique en observant une démonstration, puis en l’imitant et en la répétant. Quel processus décrit cette acquisition ?

Une observation sans acquisition de pratiques ou de compétences.
Un apprentissage de pratiques par observation, imitation et répétition.
Un développement global couvrant les domaines moteur et social.
Une maturation de capacités déterminées par le développement nerveux.

Un apprentissage de pratiques par observation, imitation et répétition.

Explication

L’apprentissage comprend l’acquisition de pratiques ou de compétences par l’observation, l’imitation et la répétition. La maturation renvoie aux facteurs endogènes, l’observation seule ne suffit pas à décrire l’acquisition, et le développement désigne une progression plus large dans plusieurs domaines.

4. Pour décrire l’évolution d’une personne dans ses capacités motrices, cognitives, affectives et sociales, quelle notion désigne la série d’étapes vers son plein épanouissement ?

L’apprentissage, qui désigne l’acquisition de pratiques ou de compétences.
La maturation, qui concerne les changements liés au système nerveux.
La conduite, qui désigne des actes organisés par une fin poursuivie.
Le développement, qui comporte des étapes dans plusieurs domaines.

Le développement, qui comporte des étapes dans plusieurs domaines.

Explication

Le développement est une série d’étapes vers le plein épanouissement dans les domaines moteur, cognitif, affectif et social. L’apprentissage concerne l’acquisition, la maturation est un facteur des changements, et une conduite désigne un ensemble d’actes organisés par une fin.

5. Une théorie explique les progrès d’un enfant par un programme prédéterminé dès la naissance et par la maturation de son système nerveux. À quel courant correspond-elle ?

Au courant constructiviste de Piaget.
Au courant béhavioriste.
Au courant interactionniste.
Au courant maturationniste.

Au courant maturationniste.

Explication

Le courant maturationniste privilégie la maturation du système nerveux et un programme prédéterminé à la naissance. L’interactionnisme met l’accent sur les échanges sociaux, le béhaviorisme sur les stimuli et les réactions, et le constructivisme de Piaget sur l’action de l’enfant sur l’environnement physique.

6. Un observateur analyse une réaction animale en identifiant d’abord un événement extérieur, puis la réponse de l’organisme à cet événement. Quel courant utilise cette interprétation ?

Le courant constructiviste de Piaget.
Le courant interactionniste.
Le courant béhavioriste.
Le courant maturationniste.

Le courant béhavioriste.

Explication

Le béhaviorisme interprète les comportements humains et animaux en termes de stimulus extérieur et de réaction de l’organisme. La maturationniste privilégie le programme inné, l’interactionnisme les relations sociales avec l’adulte et le constructivisme l’action de l’enfant sur son environnement.

7. Dans une activité, un enfant développe une stratégie en manipulant des objets et en agissant sur son environnement physique, sans que l’aide sociale soit le mécanisme explicatif central. Quelle conception cela illustre-t-il ?

Le courant maturationniste.
Le courant béhavioriste.
L’interactionnisme de Vygotski et Bruner.
Le constructivisme de Piaget.

Le constructivisme de Piaget.

Explication

Pour le constructivisme de Piaget, l’enfant construit son développement en agissant sur l’environnement physique. Le rôle déterminant des interactions avec l’adulte caractérise l’interactionnisme, tandis que le programme inné et le couple stimulus-réaction correspondent respectivement aux courants maturationniste et béhavioriste.

8. Un chercheur veut comprendre le raisonnement d’un enfant face à un problème concret. Il pose des questions guidées, mais adapte souplement ses relances à ses réponses. Quelle méthode emploie-t-il ?

Un enseignement dirigé par l’adulte.
Une méthode expérimentale standardisée.
La méthode clinique.
Une observation de la maturation nerveuse.

La méthode clinique.

Explication

La méthode clinique combine observation et interrogation guidée mais souple afin de mettre en évidence le raisonnement de l’enfant dans des situations concrètes. Une mesure standardisée ne décrit pas cette souplesse, l’observation de la maturation vise un autre objet, et l’enseignement directif cherche à transmettre plutôt qu’à explorer le raisonnement.

9. À 10 mois, un bébé fait varier volontairement la manière dont il secoue un objet pour en découvrir les effets. À quel type de réaction circulaire ce comportement correspond-il ?

Aux réactions circulaires secondaires
Aux réflexes du nouveau-né
Aux réactions circulaires tertiaires
Aux réactions circulaires primaires

Aux réactions circulaires tertiaires

Explication

Entre 9 et 12 mois, les réactions circulaires tertiaires combinent des actions afin de tester les propriétés du monde. Les réactions primaires concernent le corps propre, les secondaires portent sur les objets, et les réflexes ne correspondent pas à cette exploration intentionnellement variée.

10. Vers 10 mois, un enfant voit un jouet caché sous une couverture et le cherche. Quelle compréhension cette conduite manifeste-t-elle ?

L’objet existe seulement lorsqu’il est visible
L’objet est évoqué par une représentation symbolique
L’objet est envisagé depuis le point de vue d’autrui
L’objet continue d’exister hors de son champ visuel

L’objet continue d’exister hors de son champ visuel

Explication

La permanence de l’objet se construit au stade sensori-moteur et permet de comprendre qu’un objet absent du champ visuel continue d’exister. La fonction symbolique concerne l’évocation mentale, tandis que l’égocentrisme porte sur la prise en compte d’autres points de vue.

11. Un enfant utilise une boîte vide pour représenter une voiture dans son jeu. Quelle capacité lui permet de faire ce lien ?

La permanence de l’objet, qui maintient l’objet hors de la vue
L’organisation sensori-motrice, qui coordonne des actions sur les objets
La fonction symbolique, qui associe un signifiant à un signifié
La décentration cognitive, qui envisage le point de vue d’autrui

La fonction symbolique, qui associe un signifiant à un signifié

Explication

La fonction symbolique permet d’évoquer un objet au moyen d’une représentation : la boîte joue ici le rôle de signifiant pour la voiture, son signifié. La permanence concerne l’existence d’un objet invisible, et la décentration concerne les points de vue.

12. Une enfant pense que son camarade voit la même image qu’elle depuis l’autre côté d’une maquette. Quelle difficulté cette situation illustre-t-elle ?

L’égocentrisme cognitif, qui empêche de considérer un autre point de vue
La permanence de l’objet, qui établit l’existence d’un objet invisible
La fonction symbolique, qui évoque un événement absent par un signe
La décentration cognitive, qui permet de considérer un autre point de vue

L’égocentrisme cognitif, qui empêche de considérer un autre point de vue

Explication

L’égocentrisme cognitif correspond à la difficulté à se décentrer et à envisager un point de vue autre que le sien. La décentration désigne au contraire la capacité à considérer un autre point de vue; les deux autres notions portent sur l’existence des objets et leur représentation.

13. Une enfant de 9 ans reconnaît que la quantité de pâte reste la même après qu’on l’a aplatie, mais elle pense que son poids a changé. Quelle acquisition correspond à ce qu’elle reconnaît ?

La conservation du nombre
La conservation de la substance
La conservation du poids
La conservation du volume

La conservation de la substance

Explication

La conservation de la substance apparaît vers 7 ans, avant celle du poids vers 9 ans et celle du volume vers 11 ans. La conservation du nombre est une notion distincte et n’est pas celle illustrée par la transformation de la pâte.

14. Un enfant sait classer des objets par catégorie et les ranger du plus petit au plus grand, mais ne maîtrise pas encore la notion de nombre. Quel ordre d’acquisition est cohérent avec ces observations ?

La notion de nombre précède la sériation et la classification
La sériation et la classification précèdent la notion de nombre
La mesure spatiale précède la notion de nombre et la classification
La mise en ordre du temps précède la sériation et la notion de nombre

La sériation et la classification précèdent la notion de nombre

Explication

Sur des objets discontinus, les opérations logico-mathématiques comprennent la sériation, la classification et la notion de nombre, acquise après les deux premières. La mesure spatiale et l’ordre des événements relèvent des opérations infra-logiques portant sur des objets continus.

15. À 14 ans, une adolescente examine plusieurs hypothèses sur une situation fictive, sans manipuler d’objets ni s’appuyer sur un cas concret. Quel mode de raisonnement mobilise-t-elle ?

Le raisonnement concret sur des objets présents ou représentables
Le raisonnement hypothético-déductif sur des propositions abstraites
La classification d’objets dans des catégories concrètes
La sériation d’objets selon une propriété observable

Le raisonnement hypothético-déductif sur des propositions abstraites

Explication

De 12 à 16 ans, les opérations formelles permettent de raisonner sur des propositions dégagées du concret selon un mode hypothético-déductif. Le raisonnement concret, la sériation et la classification portent plutôt sur des objets présents ou représentables.

16. Un enfant mesure la largeur d’une pièce avec une ficelle, puis ordonne dans le temps les étapes d’une journée. De quel type d’opérations relèvent ces activités ?

Des opérations infra-logiques portant sur l’espace et le temps
Des opérations logico-mathématiques portant sur des objets discontinus
Des opérations de conservation portant sur la substance et le poids
Des opérations formelles portant sur des propositions abstraites

Des opérations infra-logiques portant sur l’espace et le temps

Explication

Les opérations infra-logiques portent sur des objets continus, notamment l’espace et le temps; elles comprennent la mesure spatiale et la mise en ordre des événements. La sériation et la classification concernent des objets discontinus, tandis que les opérations formelles portent sur des propositions abstraites.

17. Quelles compétences les méthodes d’étude du bébé ont-elles permis de mettre en évidence précocement ?

Le traitement du nombre et de l’espace, la mémoire, le langage et l’imitation
La perception des couleurs, la croissance, l’audition et le sommeil
La succion, la préhension réflexe, la posture et la locomotion
La marche autonome, l’équilibre, la course et la coordination

Le traitement du nombre et de l’espace, la mémoire, le langage et l’imitation

Explication

Les méthodes d’étude ont révélé des compétences précoces dans le traitement du nombre et de l’espace, la mémoire, le langage et l’imitation. La marche et la posture relèvent du développement moteur, tandis que les autres propositions réduisent ou déplacent les domaines concernés.

18. Un bébé retire rapidement son pied après une stimulation sensorielle précise, sans décider de le faire. Comment caractériser ce mouvement ?

Un mouvement automatique, prolongé et indépendant d’une stimulation
Un mouvement appris, intentionnel et rapide déclenché par l’imitation
Un mouvement volontaire, planifié et lent déclenché par un objectif
Un mouvement involontaire, automatique et rapide déclenché par la stimulation

Un mouvement involontaire, automatique et rapide déclenché par la stimulation

Explication

Un réflexe est une réponse involontaire, automatique et rapide déclenchée par une stimulation sensorielle spécifique. Un mouvement volontaire implique une intention, tandis que les autres descriptions s’écartent du caractère déclenché et rapide du réflexe.

19. Un enfant marche seul, commence à courir et monte les escaliers en posant les deux pieds sur chaque marche. Quel âge correspond le mieux à cet ensemble d’habiletés ?

Environ 12 à 14 mois
Environ 2 ans
Environ 3 à 4 ans
Environ 5 à 6 ans

Environ 2 ans

Explication

Vers 2 ans, l’enfant monte et descend les escaliers avec les deux pieds. La marche autonome apparaît plus tôt, vers 12 à 14 mois; la course commence vers 16 à 18 mois et l’alternance des pieds se développe vers 3 à 4 ans.

20. Une enfant de 5 ans s’exerce à courir, sauter et lancer dans le cadre de la phase motrice correspondant à son âge. À quelle phase de Gallahue appartient-elle ?

À la motricité réflexe
À la motricité rudimentaire
À la motricité sportive
À la motricité fondamentale

À la motricité fondamentale

Explication

La motricité fondamentale correspond à la période d’environ 2 à 6 ou 7 ans. La motricité rudimentaire se situe entre 1 et 2 ans, la motricité réflexe avant et jusqu’à 1 an, et la motricité sportive commence vers 6 ou 7 ans.

21. À 6 mois, un bébé dirige plus directement sa main vers un jouet et commence à le saisir efficacement. Quelle évolution décrit le mieux cette observation ?

L’approche vers l’objet est mieux orientée et les premières prises efficaces apparaissent
La main s’ouvre par anticipation en fonction de la taille de l’objet
Les premiers gestes volontaires vers l’objet viennent tout juste d’apparaître
La prise de l’objet mobilise nécessairement les deux mains

L’approche vers l’objet est mieux orientée et les premières prises efficaces apparaissent

Explication

Vers 6 mois, l’approche devient plus directe et mieux orientée, et les premières prises efficaces apparaissent. Les gestes volontaires commencent vers 3 mois; l’ouverture anticipée survient à partir de 9 mois et la prise bimanuelle à partir de 10 mois.

22. À 9 mois, un bébé adapte sa main à la forme d’un jouet et commence à ouvrir la main avant de le toucher. Quelle interprétation correspond à ces acquisitions ?

La prise s’ajuste aux caractéristiques de l’objet et la prise bimanuelle apparaît
La prise s’effectue à deux mains et l’ouverture anticipée apparaît
Les premières prises efficaces apparaissent et la prise bimanuelle apparaît
La prise s’ajuste aux caractéristiques de l’objet et l’ouverture anticipée apparaît

La prise s’ajuste aux caractéristiques de l’objet et l’ouverture anticipée apparaît

Explication

Entre 6 et 9 mois, la prise s’ajuste à la taille et à la forme de l’objet; l’ouverture anticipée de la main apparaît à partir de 9 mois. La prise bimanuelle apparaît à partir de 10 mois, et les premières prises efficaces débutent vers 6 mois.

23. Quel est l’objet d’étude de la psychologie du développement ?

Les changements des conduites de la naissance à la mort, dans plusieurs domaines
Les changements moteurs de la naissance à la mort, dans plusieurs domaines
Les changements cognitifs et affectifs pendant l’enfance, dans plusieurs domaines
Les changements des conduites pendant l’enfance, dans plusieurs domaines

Les changements des conduites de la naissance à la mort, dans plusieurs domaines

Explication

La psychologie du développement étudie les changements des conduites tout au long de la vie, notamment dans les domaines moteur, cognitif, affectif et social. La limite à l’enfance confond deux champs, la réduction au domaine moteur omet les autres dimensions, et la restriction aux changements cognitifs et affectifs écarte les dimensions motrice et sociale.

24. Une équipe compare les changements des conduites d’enfants de plusieurs âges et ceux d’adultes âgés. Quelle distinction entre les deux champs d’étude est juste ?

La psychologie de l’enfant porte sur l’âge adulte, celle du développement sur l’enfance
Les deux champs portent sur l’enfance, mais l’un privilégie les conduites motrices
La psychologie de l’enfant porte sur toute la vie, celle du développement sur l’enfance
La psychologie de l’enfant porte sur l’enfance, celle du développement sur toute la vie

La psychologie de l’enfant porte sur l’enfance, celle du développement sur toute la vie

Explication

La psychologie de l’enfant étudie les changements pendant l’enfance, tandis que la psychologie du développement les examine tout au long de la vie. Étendre l’enfance à toute la vie inverse la distinction, et limiter l’autre champ à l’âge adulte ou aux seuls changements de l’enfance en réduit la portée.

25. Quelle perspective Baltes défend-il en 1987 pour l’étude du développement ontogénétique ?

L’étudier de la naissance jusqu’à la fin de l’enfance
L’étudier de la naissance jusqu’à l’âge avancé
L’étudier de l’âge avancé jusqu’à la mort
L’étudier de l’entrée dans l’âge adulte jusqu’à la mort

L’étudier de la naissance jusqu’à l’âge avancé

Explication

Baltes soutient que le développement ontogénétique doit être étudié depuis la naissance jusqu’à l’âge avancé. S’arrêter à l’âge adulte ou à l’enfance raccourcit la période considérée, tandis que commencer à l’âge avancé en omet le début.

26. Dans une étude, une personne connaît une transition liée à l’âge, traverse une période de guerre et vit un deuil. Comment caractériser les déterminants de son développement ?

Ils relèvent de l’âge et des événements individuels, mais pas de l’Histoire
Ils relèvent de l’Histoire et de l’âge, mais pas des événements individuels
Ils relèvent de l’Histoire et des événements individuels, mais pas de l’âge
Ils relèvent de l’âge, de l’Histoire et des événements marquants individuels

Ils relèvent de l’âge, de l’Histoire et des événements marquants individuels

Explication

Le développement est multidéterminé par des événements liés à l’âge, à l’Histoire et à la vie individuelle. Se limiter à deux catégories omet l’une de ces sources; la guerre relève de l’Histoire, tandis que le deuil est un événement individuel.

27. Quel terme désigne la diminution de 30 à 60 % de la masse musculaire entre 30 et 80 ans ?

La baisse de force et d’endurance musculaires
L’arthrose
La sarcopénie
L’ostéoporose

La sarcopénie

Explication

La diminution de la masse musculaire entre 30 et 80 ans est appelée sarcopénie. La baisse de force et d’endurance est une autre évolution musculaire, tandis que l’arthrose concerne le cartilage et l’ostéoporose les os.

28. Un senior veut agir sur les risques cardiovasculaires et les difficultés à l’effort associées au vieillissement. Quel rôle peut jouer une pratique sportive adaptée et régulière ?

Maintenir la densité osseuse et limiter l’arthrose, sans effet cardiovasculaire attendu
Protéger contre l’hypertension et l’insuffisance coronarienne, et aider contre certaines difficultés à l’effort
Maintenir la masse musculaire et la mobilité, sans effet sur l’adaptation cardiaque
Empêcher toute baisse de fréquence cardiaque maximale et supprimer l’essoufflement

Protéger contre l’hypertension et l’insuffisance coronarienne, et aider contre certaines difficultés à l’effort

Explication

Une pratique adaptée et régulière protège contre l’hypertension et l’insuffisance coronarienne, et aide à lutter contre plusieurs difficultés à l’effort. La densité osseuse et la mobilité relèvent d’autres bénéfices, tandis que prétendre supprimer entièrement des difficultés exagère l’effet décrit.

29. Une personne âgée souhaite préserver sa mobilité au quotidien et limiter certaines atteintes musculosquelettiques. Quels bénéfices l’activité sportive peut-elle apporter ?

Préserver la masse musculaire, sans agir sur le tonus, les os ni la mobilité
Protéger contre l’insuffisance coronarienne et améliorer le débit cardiaque à l’effort
Restaurer le cartilage articulaire et supprimer les limitations de mobilité
Augmenter la densité osseuse, limiter l’arthrose et préserver masse, tonus et mobilité

Augmenter la densité osseuse, limiter l’arthrose et préserver masse, tonus et mobilité

Explication

L’activité sportive peut augmenter la densité osseuse, limiter l’arthrose, maintenir la masse et le tonus musculaires et préserver la mobilité nécessaire aux activités courantes. Les bénéfices cardiovasculaires concernent une autre unité, et restaurer entièrement le cartilage ou réduire les effets au seul maintien de la masse musculaire ne correspond pas aux effets énoncés.

30. Un senior sédentaire commence une séance d’activité physique. Quel format respecte les recommandations d’intensité, de durée et d’encadrement de l’effort ?

Plus de 60 % des capacités maximales, moins d’une heure, avec échauffement puis retour au calme
Moins de 60 % des capacités maximales, moins d’une heure, avec échauffement puis retour au calme
Moins de 60 % des capacités maximales, moins d’une heure, avec retour au calme puis échauffement
Moins de 60 % des capacités maximales, plus d’une heure, avec échauffement puis retour au calme

Moins de 60 % des capacités maximales, moins d’une heure, avec échauffement puis retour au calme

Explication

Chez un senior sédentaire, l’effort reste inférieur à 60 % des capacités maximales, dure moins d’une heure et comporte un échauffement progressif avant la séance puis un retour au calme. Dépasser le seuil ou la durée méconnaît les limites prescrites, et inverser les deux étapes ne respecte pas leur ordre.

31. Pour étudier le développement d’un enfant dans sa globalité, quels facteurs Wallon juge-t-il nécessaire de prendre en compte ?

Les facteurs biologiques et sociologiques
Les facteurs biologiques et pédagogiques
Les facteurs neurologiques et individuels
Les facteurs psychologiques et pédagogiques

Les facteurs biologiques et sociologiques

Explication

Wallon vise une étude concrète du développement global en considérant conjointement les facteurs biologiques et sociologiques. Se limiter au biologique néglige l’influence sociale, tandis que les facteurs pédagogiques ou individuels ne remplacent pas cette double perspective.

32. Quelle mesure concernant la scolarité est prévue par le plan Langevin-Wallon de 1946 ?

Une école unique du primaire à l’université, avec un enseignement gratuit jusqu’à 18 ans et une orientation professionnelle
Une école unique de la maternelle à l’université, avec un enseignement gratuit et obligatoire jusqu’à 18 ans et une orientation scolaire et professionnelle
Une école unique du primaire au secondaire, avec un enseignement gratuit et obligatoire jusqu’à 16 ans et une orientation professionnelle
Une école unique de la maternelle à l’université, avec un enseignement obligatoire jusqu’à 18 ans et une orientation uniquement scolaire

Une école unique de la maternelle à l’université, avec un enseignement gratuit et obligatoire jusqu’à 18 ans et une orientation scolaire et professionnelle

Explication

Le plan Langevin-Wallon prévoit une école unique allant de la maternelle à l’université, un enseignement gratuit et obligatoire jusqu’à 18 ans, ainsi qu’une orientation scolaire et professionnelle. L’âge de 16 ans réduit la durée prévue, et une orientation uniquement scolaire omet son volet professionnel.

33. Une équipe veut appliquer la description globale du développement selon Wallon à un enfant. Quelles dimensions doit-elle examiner simultanément ?

L’affectivité, l’intelligence, la motricité et le langage
L’affectivité, la personnalité, la motricité et la connaissance
Les facteurs biologiques, les facteurs sociologiques, la motricité et la connaissance
L’affectivité, la sociabilité, la motricité et la connaissance

L’affectivité, la personnalité, la motricité et la connaissance

Explication

La description globale de Wallon examine simultanément l’affectivité, la personnalité, la motricité et la connaissance. La sociabilité n’est pas substituée à l’affectivité dans cette liste, et les facteurs biologiques et sociologiques relèvent d’un autre aspect de son approche.

34. Une étudiante décrit les stades de Wallon comme des périodes homogènes aux limites d’âge fixes, s’enchaînant de façon linéaire. Quelle correction respecte sa conception ?

Les stades ne sont ni strictement homogènes ni chronologiquement délimités, mais ils se succèdent dans un ordre nécessaire où chacun prépare le suivant
Les stades sont homogènes et délimités par des âges fixes, même si leur ordre peut varier selon l’enfant
Les stades ne suivent aucun ordre nécessaire, car chaque étape se développe indépendamment des précédentes
Les stades sont des périodes homogènes qui s’enchaînent linéairement, avec des crises à leurs limites d’âge

Les stades ne sont ni strictement homogènes ni chronologiquement délimités, mais ils se succèdent dans un ordre nécessaire où chacun prépare le suivant

Explication

Chez Wallon, les stades ne sont pas strictement homogènes ni délimités chronologiquement, mais leur succession suit un ordre nécessaire et chaque étape prépare la suivante. Des âges fixes ou une succession linéaire rigide déforment cette conception, tandis que nier tout ordre oublie le rôle préparatoire des étapes.

35. Un bébé de deux mois manifeste surtout des mouvements réflexes désordonnés, sans coordination ni but externe identifié. À quel stade et à quelle dimension prédominante cela correspond-il ?

Au stade du personnalisme, où prédomine la personnalité
Au stade émotionnel, où prédomine l’affectivité
Au stade impulsif, où prédomine la motricité
Au stade sensori-moteur et projectif, où prédomine la connaissance

Au stade impulsif, où prédomine la motricité

Explication

De 0 à 3 mois, le stade impulsif est marqué par la prédominance de la motricité et par des mouvements réflexes désordonnés. L’affectivité caractérise le stade émotionnel, tandis que la connaissance prédomine au stade sensori-moteur et projectif.

36. À huit mois, un enfant exprime ses émotions pour entrer en relation avec son entourage. Quel stade et quelle fonction prédominante caractérisent cette situation ?

Le stade émotionnel, avec prédominance de l’affectivité
Le stade sensori-moteur et projectif, avec prédominance de la connaissance
Le stade du personnalisme, avec prédominance de la personnalité
Le stade impulsif, avec prédominance de la motricité

Le stade émotionnel, avec prédominance de l’affectivité

Explication

De 3 mois à 1 an, l’affectivité prédomine et l’émotion sert de langage primitif et de moyen de relation avec l’entourage. L’exploration cognitive caractérise plutôt le stade sensori-moteur et projectif, tandis que la motricité prédomine au stade impulsif.

37. Quelle description correspond au stade du personnalisme ?

De 3 à 6 ans, avec prédominance de la connaissance et orientation centrifuge
De 6 à 11 ans, avec prédominance de la personnalité et orientation centripète
De 3 à 6 ans, avec prédominance de la personnalité et orientation centripète
De 11 à 16 ans, avec prédominance de la personnalité et orientation centrifuge

De 3 à 6 ans, avec prédominance de la personnalité et orientation centripète

Explication

Le personnalisme s’étend de 3 à 6 ans, avec prédominance de la personnalité et orientation centripète. La période de 6 à 11 ans correspond au stade catégoriel, où prédomine la connaissance, et l’adolescence s’étend de 11 à 16 ans.

38. Un enfant de neuf ans développe son attention, son effort, sa mémoire volontaire et une pensée plus abstraite. À quel stade son développement correspond-il ?

Au stade du personnalisme, de 3 à 6 ans, où prédomine la personnalité
Au stade de l’adolescence, de 11 à 16 ans, où prédomine la personnalité
Au stade catégoriel, de 6 à 11 ans, où prédomine la connaissance
Au stade sensori-moteur et projectif, de 1 à 3 ans, où prédomine la connaissance

Au stade catégoriel, de 6 à 11 ans, où prédomine la connaissance

Explication

Le stade catégoriel, de 6 à 11 ans, est marqué par la prédominance de la connaissance et le développement de l’attention, de l’effort, de la mémoire volontaire et d’une pensée plus abstraite. Le stade sensori-moteur et projectif précède cette période, tandis que l’adolescence est associée à la prédominance de la personnalité.

39. Un enfant exécute certaines tâches motrices avec aisance avant de les avoir travaillées, et cette disposition varie avec sa maturation nerveuse. Quelle notion décrit cette disposition ?

Une capacité motrice
Une habileté sportive
Une habileté motrice
Une aptitude motrice

Une aptitude motrice

Explication

L’aptitude motrice est une disposition naturelle qui se développe avec la maturation et n’est pas affectée par la pratique ou l’expérience. La capacité motrice dépend aussi du développement et de l’apprentissage, tandis que l’habileté motrice est acquise par apprentissage.

40. Une joueuse apprend à effectuer un geste précis de manière efficace et économique afin d’atteindre un objectif dans une activité sportive. Quelle notion décrit le mieux ce geste appris ?

Une habileté fondamentale
Une aptitude motrice
Une capacité motrice
Une habileté motrice

Une habileté motrice

Explication

Une habileté motrice est acquise par apprentissage et permet de produire une réponse efficace et économique orientée vers un objectif précis. L’aptitude est une disposition naturelle, tandis que la capacité désigne le fait d’être capable d’effectuer une action.

41. Un entraîneur observe qu’un geste sportif complexe se construit progressivement en affinant, en adaptant et en combinant des habiletés motrices fondamentales. Quelle interprétation correspond à la proposition de Wickstrom ?

Il résulte de la transformation progressive d’habiletés fondamentales
Il apparaît sans dépendre d’habiletés motrices fondamentales
Il constitue une habileté entièrement nouvelle, sans antécédent moteur
Il résulte uniquement de la maturation du système nerveux central

Il résulte de la transformation progressive d’habiletés fondamentales

Explication

Pour Wickstrom, les habiletés sportives complexes se développent par affinement, adaptation et combinaison des habiletés fondamentales, sans créer une habileté entièrement nouvelle. L’idée d’un geste sans antécédent moteur contredit ce principe, et la maturation seule ne décrit pas le processus.

42. Un enfant souhaite participer à une activité sportive, mais une habileté fondamentale nécessaire à cette activité est peu développée. Quelle conséquence est la plus probable ?

Cette lacune indique que l’habileté sportive est innée
Cette lacune empêche toute progression dans les autres activités
Cette lacune n’a pas de lien avec sa participation future
Cette lacune peut limiter sa participation à l’activité

Cette lacune peut limiter sa participation à l’activité

Explication

Plusieurs habiletés fondamentales peuvent être nécessaires à une habileté sportive, et le manque de développement de l’une d’elles peut limiter la participation à des activités futures. Cela ne signifie pas qu’il n’existe aucun lien avec la participation, ni que toute progression est impossible.

43. Une personne privilégie sa main droite et son pied droit, mais son œil gauche. Quel concept désigne l’asymétrie fonctionnelle entre ces éléments corporels homologues ?

La syncinésie
La dominance homogène
La latéralité
La synchronie

La latéralité

Explication

La latéralité désigne l’asymétrie fonctionnelle entre des éléments corporels homologues, qui se traduit par la prévalence de l’un d’eux. Une dominance différente selon la main, le pied et l’œil illustre qu’elle peut ne pas être homogène.

44. Lorsqu’un jeune enfant effectue une tâche avec une seule main, son autre main produit involontairement un mouvement inutile. Comment nomme-t-on ce phénomène ?

Une synchronie
Une syncinésie
Une latéralité
Une dominance croisée

Une syncinésie

Explication

Une syncinésie est un mouvement parasite, involontaire et inutile qui accompagne une activité motrice unimanuelle et correspond à une irradiation motrice. La latéralité concerne une prévalence fonctionnelle, tandis que la synchronie désigne des actions qui se produisent en même temps.

45. Un enfant de 8 ans se trouve dans la période de transition entre les habiletés motrices fondamentales et les habiletés sportives. Quelle orientation de pratique est préférable à cet âge ?

Éviter les activités sportives
Pratiquer plusieurs sports
Attendre la fin de l’adolescence
Se consacrer à un seul sport

Pratiquer plusieurs sports

Explication

La transition entre les habiletés motrices fondamentales et les habiletés sportives se situe entre 7 et 10 ans, période où il est préférable de pratiquer plusieurs sports. À 8 ans, l’enfant se trouve dans cette tranche d’âge.

46. Un élève confond les changements physiques de la puberté avec la période plus large qui va de l’enfance à l’âge adulte. Quelle distinction permet de corriger cette confusion ?

La puberté et l’adolescence désignent deux étapes physiques successives de même durée.
La puberté commence après l’adolescence, qui désigne le processus de maturation reproductive.
La puberté désigne la période entre l’enfance et l’âge adulte, tandis que l’adolescence correspond aux changements physiques.
La puberté correspond aux transformations physiques permettant la reproduction, tandis que l’adolescence est une période de vie plus large.

La puberté correspond aux transformations physiques permettant la reproduction, tandis que l’adolescence est une période de vie plus large.

Explication

La puberté est le processus de transformations physiques qui rend possible la reproduction, alors que l’adolescence désigne une période de vie plus large. Confondre la puberté avec une période de vie inverse les définitions, situer la puberté après l’adolescence inverse leur relation, et réduire la puberté à la maturation psychologique écarte sa dimension physique et reproductive.

47. Dans une estimation de la croissance annuelle, quelle valeur moyenne faut-il retenir pour une fille âgée de 12 ans ?

Environ 5 cm par an.
Environ 7,5 cm par an.
Environ 8,5 cm par an.
Environ 20 cm par an.

Environ 7,5 cm par an.

Explication

Vers 11 à 13 ans, la vitesse moyenne de croissance atteint environ 7,5 cm par an chez les filles. La valeur de 5 cm correspond à la période de 5 à 10 ans, 8,5 cm à la moyenne des garçons de 11 à 13 ans, et 20 cm à un gain cumulé sur plusieurs années chez les filles.

48. Une fille commence sa puberté à 9 ans et suit une durée proche de la moyenne indiquée. Vers quel âge son processus pubertaire devrait-il se terminer ?

Vers 9 ans.
Vers 15 ans.
Vers 18 ans.
Vers 3 ans.

Vers 15 ans.

Explication

La puberté dure environ six ans ; en partant de 9 ans, on obtient une fin vers 15 ans. Ne retenir que 9 ans confond début et fin, 18 ans correspond à l’âge de fin indiqué pour les garçons, et 3 ans résulte d’une soustraction erronée.

49. Un jeune de 14 ans a commencé sa puberté, mais ses changements physiques ne résument pas toutes les dimensions de sa situation. Quelle notion désigne la période de vie entre l’enfance et l’âge adulte ?

L’adolescence.
La puberté.
L’âge adulte.
La période de latence.

L’adolescence.

Explication

L’adolescence est la période de vie située entre l’enfance et l’âge adulte, généralement de 12–13 ans à 18–20 ans, qui suit le déclenchement pubertaire. La puberté désigne les transformations physiques, l’âge adulte constitue l’étape suivante, et la période de latence appartient à l’enfance d’âge scolaire.

50. À la suite de changements pubertaires, une adolescente dit que son corps lui paraît différent et qu’elle doit retrouver ses repères dans ses sensations et dans ce qu’elle ressent à son sujet. Quels plans de réappropriation de l’image corporelle sont concernés ?

Les plans perceptif, moteur et social.
Les plans perceptif, proprioceptif et affectif.
Les plans biologique, scolaire et affectif.
Les plans proprioceptif, intellectuel et créatif.

Les plans perceptif, proprioceptif et affectif.

Explication

Les transformations pubertaires conduisent le jeune à se réapproprier son image corporelle sur les plans perceptif, proprioceptif et affectif. Le plan moteur et le plan social ne remplacent pas cette triade, la socialisation avec les pairs est une autre dimension, et l’intellectualisation ou l’activité créatrice sont des mécanismes de défense.

51. Un adolescent transforme ses pulsions en discussions théoriques et en réflexion abstraite, plutôt que de les repousser ou de les exprimer par une action. Quel mécanisme de défense cela illustre-t-il ?

L’activité créatrice.
L’intellectualisation.
L’acting out.
L’ascétisme.

L’intellectualisation.

Explication

L’intellectualisation consiste à porter un intérêt intellectuel aux pulsions et à transformer les ressentis en pensées abstraites ou en discussions. L’ascétisme les repousse, l’acting out les exprime par une action, et l’activité créatrice cherche à les maîtriser par une pratique créative.

52. Un enfant de 2 ans et demi recherche la présence d’autres enfants et s’intéresse à leurs jeux, mais ramène souvent leurs activités à son propre point de vue. Quel phénomène décrit ce comportement ?

La dominance entre pairs, fondée sur une hiérarchie établie
La socialisation décentrée, déjà fondée sur la réciprocité
La pré-socialisation, encore marquée par l’égocentrisme
L’imitation des aînés, caractéristique de la préadolescence

La pré-socialisation, encore marquée par l’égocentrisme

Explication

La pré-socialisation apparaît vers 2 à 3 ans : l’enfant va vers autrui et s’intéresse aux autres tout en restant égocentré. La socialisation décentrée surestime son autonomie relationnelle, la dominance renvoie à une autre forme de rapport entre pairs, et l’imitation des aînés caractérise notamment les 6-12 ans.

53. Dans un groupe d’enfants de 8 ans, certains s’organisent pour construire ensemble, d’autres cherchent à gagner une course et des rapports de dominance apparaissent. À quelle évolution sociale ces comportements correspondent-ils ?

Aux relations affectives fondées sur l’identification réciproque
Aux relations coopératives, compétitives et hiérarchiques entre pairs
Aux interactions de groupe favorisées par l’acquisition du vocabulaire
Aux conduites de pré-socialisation encore égocentrées

Aux relations coopératives, compétitives et hiérarchiques entre pairs

Explication

Entre 6 et 12 ans, les relations entre pairs prennent notamment des formes coopératives, compétitives et hiérarchiques ou de dominance. La coopération et la compétition seules ne rendent pas compte de l’ensemble de ces formes; la pré-socialisation concerne un âge plus précoce, et le vocabulaire ne définit pas cette évolution.

54. Deux adolescents se témoignent une affection et une sympathie réciproques, tout en se reconnaissant des qualités complémentaires et en s’identifiant l’un à l’autre. Quelle relation décrivent ces éléments ?

Une appartenance collective entre pairs
Une imitation des modèles plus âgés
Une relation hiérarchique entre deux personnes
Une amitié entre deux personnes

Une amitié entre deux personnes

Explication

L’amitié est une relation entre deux personnes reposant sur une affection et une sympathie réciproques, ainsi que sur la complémentarité et l’identification. La dominance correspond à une hiérarchie, tandis que l’appartenance collective et l’imitation des aînés ne définissent pas l’amitié.

55. Une adolescente se sent davantage estimée grâce à une relation amicale intime et s’appuie sur ses échanges avec son amie pour élaborer ses propres repères. Quel rôle de l’amitié cette situation illustre-t-elle ?

Elle établit une hiérarchie et permet de dominer les pairs
Elle pousse à imiter les aînés pour devenir autonome
Elle renforce l’estime de soi, sécurise et contribue à construire des valeurs
Elle favorise l’acquisition du langage et les jeux collectifs

Elle renforce l’estime de soi, sécurise et contribue à construire des valeurs

Explication

L’amitié valorise l’adolescent, renforce son estime de soi, le sécurise dans une relation intime et participe à la construction d’un nouvel univers de valeurs. Le langage et les jeux collectifs renvoient à d’autres aspects du développement, tandis que dominance et imitation des aînés ne résument pas ces fonctions.

56. Un enfant présente un QI inférieur à 70 et des conduites adaptatives limitées qui réduisent son autonomie; ses difficultés de participation varient aussi selon les obstacles de son environnement. Quelle distinction faut-il retenir ?

La déficience intellectuelle se définit par un QI inférieur à 70, indépendamment des conduites adaptatives
La déficience intellectuelle correspond à une altération motrice, tandis que le handicap désigne les conduites adaptatives
La déficience intellectuelle associe QI inférieur à 70 et conduites adaptatives limitées; le handicap concerne la participation dans un environnement
La déficience intellectuelle désigne une restriction de participation sans critères intellectuels ou adaptatifs

La déficience intellectuelle associe QI inférieur à 70 et conduites adaptatives limitées; le handicap concerne la participation dans un environnement

Explication

La déficience intellectuelle associe un QI inférieur à 70 à des conduites adaptatives limitées, qui affectent notamment autonomie et adaptation aux exigences du milieu; le handicap désigne une limitation de participation dans un environnement. Le score de QI isolé omet les conduites adaptatives, et les autres réponses confondent ces notions ou déplacent la définition vers le domaine moteur.

57. Une évaluation situe une personne dans la déficience intellectuelle légère, avec un QI de 62 et un âge mental estimé à 10 ans. Quel profil fonctionnel est le plus cohérent avec cette catégorie ?

Une incapacité à prendre soin de soi et à contrôler ses besoins
Une autonomie partielle, avec d’importants troubles de la compétence sociale
Un langage rudimentaire et un apprentissage limité à des gestes quotidiens simples
Une intégration sociale généralement bonne, avec apprentissage, travail et relations sociales possibles

Une intégration sociale généralement bonne, avec apprentissage, travail et relations sociales possibles

Explication

La déficience intellectuelle légère correspond à un QI de 50 à 70 et à un âge mental de 9 à 12 ans; elle permet généralement une bonne intégration sociale, l’apprentissage, le travail et des relations sociales. L’autonomie partielle avec troubles sociaux importants décrit la forme modérée; le langage rudimentaire et l’incapacité à prendre soin de soi renvoient à des niveaux plus sévères.

58. Quelle anomalie chromosomique caractérise la trisomie 21 ?

La présence d’un troisième chromosome sur la paire 18
La présence d’un troisième chromosome sur la paire 21
La présence d’un chromosome supplémentaire sur chaque paire
L’absence d’un chromosome sur la paire 21

La présence d’un troisième chromosome sur la paire 21

Explication

La trisomie 21 correspond à la présence d’un troisième chromosome sur la paire 21. L’absence d’un chromosome décrit une perte, la paire 18 est une autre paire chromosomique, et la trisomie 21 ne signifie pas qu’un chromosome est ajouté à chaque paire.

59. Laquelle de ces affections appartient aux troubles psychiques cités ?

Une hémiplégie
Un retard de croissance
Un trouble obsessionnel compulsif
Une contracture musculaire

Un trouble obsessionnel compulsif

Explication

Les troubles obsessionnels compulsifs figurent parmi les troubles psychiques cités. Une contracture relève des atteintes motrices, un retard de croissance est associé à la trisomie 21, et l’hémiplégie est une paralysie.

60. Une personne anxieuse participe à une activité sportive adaptée et en ressort détendue, plus confiante et moins préoccupée par son quotidien. Quel bénéfice de cette pratique cette situation illustre-t-elle ?

Une diminution du déconditionnement physique
Une détente et une valorisation de la personne
Une amélioration des apprentissages scolaires
Une restauration directe des capacités motrices

Une détente et une valorisation de la personne

Explication

La pratique sportive adaptée peut détendre, aider à sortir du quotidien et valoriser la personne, ce qui soutient l’estime de soi. Les apprentissages scolaires et la restauration motrice ne sont pas le bénéfice décrit ici, tandis que la lutte contre la sédentarité est un autre intérêt mentionné.

61. Une personne présente une atteinte de la motricité qui limite ses mouvements; les obstacles de son environnement réduisent aussi sa participation aux activités. Quelle notion désigne l’atteinte de la motricité elle-même ?

Le trouble anxieux
La prématurité
La déficience motrice
Le handicap

La déficience motrice

Explication

La déficience motrice désigne l’atteinte de la motricité et de la capacité à bouger ou à maintenir une position. Le handicap correspond plutôt à une limitation d’activité ou de participation dans l’environnement; le trouble anxieux est psychique et la prématurité peut être une cause de déficience.

62. Dans une présentation de la santé de la population française, quelle proportion est donnée pour les personnes concernées par une déficience motrice ?

Environ 20 %
Environ 3 à 5 %
Environ 13 %
Environ 1 %

Environ 13 %

Explication

La déficience motrice concerne 13 % de la population française. La proportion de 3 à 5 % citée ailleurs concerne certaines formes héréditaires de trisomie 21, tandis que 20 % et 1 % ne correspondent pas à la prévalence indiquée.

63. Un enfant présente une lésion cérébrale apparue à 18 mois, alors que son cerveau était encore en maturation. À quelle définition cette situation correspond-elle ?

À une atteinte survenue après la période de maturation retenue
À l’infirmité motrice cérébrale
À une myopathie
À un trouble bipolaire

À l’infirmité motrice cérébrale

Explication

L’infirmité motrice cérébrale est liée à une lésion du cerveau en maturation survenue en période anténatale ou postnatale jusqu’à 2 ans; une lésion à 18 mois entre dans cette période. Une myopathie concerne les muscles, tandis qu’un trouble bipolaire est psychique.

64. À l’examen d’un nourrisson, un professionnel observe une main qui reste fermée et un tronc asymétrique. À quelle catégorie de signes possibles de l’infirmité motrice cérébrale ces observations correspondent-elles ?

À une paralysie d’un seul membre
À une baisse de l’irrigation sanguine cérébrale
À un retard de motricité, comme tarder à s’asseoir
À un contrôle moteur anormal

À un contrôle moteur anormal

Explication

Une main toujours fermée et un tronc asymétrique sont des exemples de contrôle moteur anormal. Tarder à s’asseoir relève plutôt du retard de motricité; l’ischémie est une cause possible, et la paralysie d’un membre décrit une forme de paralysie.

65. Un enfant atteint d’infirmité motrice cérébrale présente une paralysie des deux membres inférieurs. Quelle forme de paralysie correspond à cette atteinte ?

Une monoplégie
Une hémiplégie
Une tétraplégie
Une paraplégie

Une paraplégie

Explication

La paraplégie correspond à la paralysie des deux membres inférieurs. La tétraplégie touche les quatre membres, l’hémiplégie un côté du corps et la monoplégie un seul membre.

66. Un enfant atteint d’infirmité motrice cérébrale rencontre des difficultés de développement moteur et d’apprentissage. Quelle évolution caractérise son trouble ?

Le trouble n’évolue pas et ne gêne pas le développement
Le trouble n’évolue pas, mais entrave le développement
Le trouble progresse et aggrave continuellement la lésion
Le trouble disparaît avec la maturation de l’enfant

Le trouble n’évolue pas, mais entrave le développement

Explication

L’infirmité motrice cérébrale n’évolue pas, mais elle peut entraver le développement moteur, les apprentissages scolaires et l’équilibre psychoaffectif. La progression de la lésion et la disparition spontanée ne sont pas indiquées; l’absence d’évolution ne signifie pas absence de conséquences.

67. Un nourrisson présente un réflexe qui contribue à l’apprentissage de la marche. Quelle relation ce réflexe entretient-il avec la marche volontaire ?

Il doit s’effacer pour permettre l’apparition de la marche volontaire.
Il se substitue à l’apprentissage de mouvements volontaires.
Il fournit une réponse que l’enfant peut intégrer à la marche volontaire.
Il doit disparaître avant que toute forme de locomotion soit possible.

Il fournit une réponse que l’enfant peut intégrer à la marche volontaire.

Explication

Un réflexe facilitateur, comme la marche automatique, peut fournir une réponse que l’enfant intègre ensuite à un mouvement volontaire. La disparition d’un réflexe inhibiteur relève d’un autre mécanisme, et le réflexe de Babinski peut persister jusqu’à 2 ans sans devoir disparaître avant la locomotion.

68. Dans un groupe de 50 enfants de 5 ans, environ combien peut-on s’attendre à compter de gauchers ?

Environ 5 enfants.
Environ 2 enfants.
Environ 10 enfants.
Environ 45 enfants.

Environ 5 enfants.

Explication

Les gauchers représentent environ 10 % des enfants de 5 ans ; 10 % de 50 correspond à 5 enfants. L’estimation de 45 inverse la proportion, tandis que 10 et 2 correspondent respectivement à des proportions trop élevées et trop faibles.

Révisez avec les flashcards

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Quel est l’objectif scientifique de la psychologie ?

Décrire et expliquer de façon vérifiable les conduites des individus.

Qui a défini la conduite comme un ensemble d’actes organisés par une fin poursuivie ?

Reuchlin, 1988.

Quels domaines couvre le développement d’un individu ?

Les domaines moteur, cognitif, affectif et social.

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Consultez la fiche de révision complète sur Développement de la personne et motricité.

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