Fiche de révision : Développement du langage et communication

Plan du Cours

  1. Degrés et types de surdité
  2. Origines et moment d’apparition
  3. Input langagier et communication
  4. LSF, oralisation et appareillage
  5. Acquisition et prise en charge
  6. Pragmatique du langage
  7. Troubles pragmatiques et populations
  8. Évaluer les compétences pragmatiques
  9. Fluence et caractéristiques du bégaiement
  10. Modèle multifactoriel du bégaiement
  11. Définir les formes de bilinguisme
  12. Acquisition bilingue précoce
  13. Acquisition tardive et période sensible

1. Degrés et types de surdité

Notions clés & Définitions

  • Surdité : Perte totale ou partielle de l’acuité auditive classée parmi les handicaps sensoriels

Points essentiels

  • Les catégories de perte auditive sont :
    • surdité légère : entre 20 et 40 dB
    • surdité moyenne : entre 40 et 70 dB
    • surdité sévère : entre 70 et 90 dB
    • surdité profonde ou totale : entre 90 et 120 dB

📌 La surdité de transmission concerne généralement une atteinte légère ou moyenne, tandis que la surdité de perception touche l’oreille interne et entraîne une atteinte plus forte et handicapante.

Astuce mémo

Légère → moyenne → sévère → profonde

2. Origines et moment d’apparition

★ À maîtriser

  • La surdité congénitale est présente dès la naissance et concerne environ une naissance sur 1000.

📌 Une surdité postlinguale apparaît après l’acquisition du langage et entraîne généralement des répercussions plus modestes, tandis qu’une surdité périlinguale apparaît avant l’acquisition du langage et entraîne des conséquences massives.

Compléments

  • La surdité congénitale peut avoir une origine génétique, comme dans les syndromes de Waardenburg et de Pendred, ou une origine environnementale, comme une rubéole maternelle.

Astuce mémo

Congénitale dès la naissance, acquise au cours de la vie

3. Input langagier et communication

Notions clés & Définitions

  • Communication : Capacité à interagir, notamment par les sourires, les regards et les gestes, même en l’absence d’input langagier

★ À maîtriser

📌 Pour développer un langage oral, l’enfant a besoin d’un input oral, tandis que pour développer un langage signé, il a besoin d’un input signé.

Compléments

  • Selon Goldin-Meadow, les personnes non entendantes sans langue conventionnelle, appelées home-signers, développent un répertoire gestuel riche pour communiquer.

Astuce mémo

Pas d’input langagier → accès au langage limité, mais communication maintenue

4. LSF, oralisation et appareillage

Notions clés & Définitions

  • Langue des signes : Langue naturellement développée par l’être humain, mais non universelle

Points essentiels

  • En France, la langue des signes française possède un lexique et une syntaxe spécifiques, des variations régionales et générationnelles, ainsi qu’une dimension para-verbale portée notamment par les expressions faciales et les épaules.

📌 La LSF est une langue visuelle avec une morphosyntaxe propre, tandis que le français signé est une gestualisation du français souvent utilisée pour accéder au français écrit.

  • L’implant cochléaire capte les sons, les analyse, puis transmet des signaux au nerf auditif sous forme d’ondes radioélectriques.

Astuce mémo

LSF visuelle contre français signé et oralisation auditive

5. Acquisition et prise en charge

★ À maîtriser

📌 Le développement du langage peut être typique chez l’enfant malentendant si l’input oral ou signé est de qualité suffisante.

  • Chez les enfants malentendants, l’acquisition du vocabulaire est souvent plus lente et moins riche, tandis que les étapes morphosyntaxiques sont retrouvées mais avec un délai allongé.

📌 Le dépistage de la surdité doit être le plus précoce possible et la prise en charge doit être adaptée aux difficultés de l’enfant, à l’environnement familial et aux choix éducatifs des parents.

Compléments

  • Pour Jade, enfant sourde profonde de parents sourds signants, l’exposition familiale précoce et de qualité à la LSF permet une acquisition naturelle de cette langue et rend possible une scolarité ordinaire avec apprentissage de la LSF.

Astuce mémo

Input précoce et adapté → développement langagier plus typique

6. Pragmatique du langage

Notions clés & Définitions

  • Pragmatique : Utilisation du langage dans les échanges sociaux, avec adaptation au contexte et à l’interlocuteur, respect des règles conversationnelles et compréhension de l’ambiguïté et de l’implicite

★ À maîtriser

  • Les trois niveaux de structure du langage sont :
    • phonético-phonologique
    • lexico-sémantique
    • morpho-syntaxique

Compléments

  • Les actes de langage indirects évaluent la compréhension de l’implicite et l’utilisation sociale du langage.

Astuce mémo

Structure → usage social → adaptation → implicite

7. Troubles pragmatiques et populations

Points essentiels

📌 Les troubles pragmatiques primaires concernent directement l’usage du langage, tandis que les troubles pragmatiques secondaires résultent d’un déficit linguistique, social ou cognitif associé.

  • Les principaux groupes concernés par les troubles pragmatiques primaires sont : les personnes schizophrènes, les personnes cérébrolésées droites ou frontales, les personnes avec un TSA, les personnes présentant un trouble de la communication sociale pragmatique

  • Les difficultés pragmatiques du TSA peuvent concerner :

    • le respect du thème conversationnel
    • le langage non littéral
    • les actes de langage indirects
    • la prosodie
    • l’expression des émotions

Astuce mémo

Trouble primaire de la pragmatique contre trouble secondaire

8. Évaluer les compétences pragmatiques

★ À maîtriser

  • Les tests psychométriques cités sont :
    • le TLE
    • la MEC
    • la Mini-SEA

Compléments

📌 Les systèmes de codification des interactions verbales sont écologiques mais chronophages, car ils nécessitent l’observation et le codage détaillé des comportements quotidiens.

  • Les groupes d’entraînement aux habiletés sociales apprennent notamment les règles de conversation et les règles de politesse.

Astuce mémo

Tests standardisés peu écologiques contre analyses écologiques chronophages

9. Fluence et caractéristiques du bégaiement

Notions clés & Définitions

  • Fluence : Capacité à parler facilement, sans effort, de manière continue et cohérente, avec un débit adapté, une articulation précise et une prosodie appropriée
  • Bégaiement : Trouble du neurodéveloppement et de la parole caractérisé par des disfluences involontaires et des manifestations physiques

Points essentiels

  • Les principales disfluences sont : les répétitions involontaires de phonèmes, de syllabes ou de mots monosyllabiques, les allongements de sons, les blocages entre les mots ou à l’intérieur des mots

  • Le bégaiement apparaît généralement entre 2 et 4 ans, concerne environ 5 % des enfants et reste présent chez environ 1 % des adultes.

Astuce mémo

Répétitions → allongements → blocages

10. Modèle multifactoriel du bégaiement

Notions clés & Définitions

  • Théorie multifactorielle : Considère que le bégaiement résulte de l’interaction entre des facteurs sensorimoteurs, langagiers, émotionnels et neuronaux, plutôt que d’une cause unique

Points essentiels

📌 Le bégaiement n’est ni uniquement un trouble moteur ni uniquement un trouble langagier, car le système moteur et le système langagier interagissent avec les demandes psychosociales.

📌 Les demandes linguistiques et psychosociales croissantes peuvent augmenter la charge imposée au système moteur de la parole et accentuer le bégaiement.

  • L’entrée dans le bégaiement et la récupération ou la persistance se jouent particulièrement pendant une période développementale critique située entre 2 et 5 ans.

Astuce mémo

Interactions gènes-environnement et systèmes langagier-moteur → trajectoires différenciées

11. Définir les formes de bilinguisme

Notions clés & Définitions

  • Bilinguisme : Utilisation régulière de deux langues, appelées L1 et L2

Points essentiels

📌 Le bilinguisme précoce simultané correspond à l’acquisition de deux langues pendant la période initiale du développement langagier, le bilinguisme précoce successif à l’acquisition de la L2 après la L1 mais avant la puberté, et le bilinguisme tardif à l’acquisition de la L2 après l’adolescence.

  • Environ deux tiers des enfants grandissent dans un environnement au moins bilingue et environ 60 % de la population mondiale est bilingue.

Astuce mémo

Simultané → successif → tardif

12. Acquisition bilingue précoce

Notions clés & Définitions

  • Code switching : Utilisation souple de deux langues par les enfants bilingues, souvent en se calquant sur les pratiques langagières de leur entourage

Points essentiels

📌 La qualité et la quantité d’exposition à chacune des langues influencent directement l’acquisition du bilinguisme précoce.

  • Les bébés sont capables de discriminer des langues dès les premiers jours, mais lorsque les langues sont proches, cette discrimination peut nécessiter 4 à 5 mois. - Werker

Astuce mémo

Exposition régulière aux deux langues → discrimination et acquisition de deux systèmes

13. Acquisition tardive et période sensible

★ À maîtriser

📌 Chez l’enfant, l’acquisition d’une L2 repose plutôt sur un apprentissage implicite de formules stockées en mémoire, tandis que chez l’adulte elle repose davantage sur un apprentissage explicite des règles et de la langue.

📌 La capacité à acquérir une L2 décline progressivement avec l’âge, sans fenêtre critique nette et précise, sous l’effet conjoint de facteurs cognitifs et motivationnels.

Compléments

  • Selon Chomsky, l’enfant possède un dispositif d’acquisition du langage qui doit être activé par des stimulations linguistiques appropriées pendant une période critique.

  • Une exposition pauvre, dévalorisée ou peu motivante à la L2 peut rendre son apprentissage laborieux, même chez un enfant qui a déjà acquis une première langue.

Astuce mémo

Apprentissage implicite de l’enfant contre apprentissage explicite de l’adulte

Tableaux de synthèse

Formes de surdité selon le degré

CatégoriePerte auditiveCaractéristique
Légère20 à 40 dBAtteinte limitée
Moyenne40 à 70 dBAtteinte intermédiaire
Sévère70 à 90 dBAtteinte importante
Profonde ou totale90 à 120 dBPeut conduire à l’usage du terme sourd

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1. Comment définit-on la surdité dans le domaine des handicaps sensoriels ?

2. Quelle catégorie de surdité correspond à une perte auditive comprise entre 70 et 90 dB ?

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Qu'est-ce que la surdité ?

Une perte totale ou partielle de l’acuité auditive classée parmi les handicaps sensoriels.

Quelle perte auditive définit la surdité légère ?

Une perte auditive comprise entre 20 et 40 dB.

Quelle perte auditive correspond à la surdité moyenne ?

Une perte auditive comprise entre 40 et 70 dB.

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