QCM : Développement du langage et communication (37 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Comment définit-on la surdité dans le domaine des handicaps sensoriels ?

Une perte totale ou partielle de l’acuité auditive
Une diminution de l’audition restant dans la norme auditive
Une absence de communication résultant d’un déficit sensoriel
Une difficulté à produire des sons de parole intelligibles

Une perte totale ou partielle de l’acuité auditive

Explication

La surdité correspond à une perte totale ou partielle de l’acuité auditive et relève des handicaps sensoriels. La malentendance désigne plutôt une audition diminuée qui reste dans la norme auditive, ce qui ne correspond pas à cette définition.

2. Quelle catégorie de surdité correspond à une perte auditive comprise entre 70 et 90 dB ?

La surdité profonde ou totale
La surdité moyenne
La surdité légère
La surdité sévère

La surdité sévère

Explication

Une perte comprise entre 70 et 90 dB est classée comme une surdité sévère. La surdité moyenne se situe entre 40 et 70 dB, tandis que la surdité profonde ou totale concerne une perte de 90 à 120 dB.

3. Quelle distinction caractérise principalement la surdité de transmission et la surdité de perception ?

La surdité de transmission concerne souvent une atteinte légère ou moyenne, tandis que celle de perception touche l’oreille interne et est plus forte.
La surdité de transmission touche généralement l’oreille externe, tandis que celle de perception touche la voix.
La surdité de transmission apparaît après le langage, tandis que celle de perception apparaît avant son acquisition.
La surdité de transmission affecte les gestes, tandis que celle de perception affecte les expressions du visage.

La surdité de transmission concerne souvent une atteinte légère ou moyenne, tandis que celle de perception touche l’oreille interne et est plus forte.

Explication

La surdité de transmission est généralement légère ou moyenne, alors que la surdité de perception atteint l’oreille interne et entraîne une atteinte plus forte et handicapante. L’opposition fondée sur le moment d’apparition concerne plutôt les catégories prélinguale, périlinguale et postlinguale.

4. À quel moment une surdité congénitale est-elle présente ?

À l’âge adulte, après une diminution progressive de l’audition
Au cours de l’enfance, après une infection auditive fréquente
Après l’acquisition du langage, dans environ une naissance sur 100
Dès la naissance, avec environ une naissance concernée sur 1000

Dès la naissance, avec environ une naissance concernée sur 1000

Explication

La surdité congénitale est présente dès la naissance et concerne environ une naissance sur 1000. Une surdité acquise apparaît au cours de la vie, ce qui la distingue de la surdité congénitale.

5. Quelle conséquence caractérise généralement une surdité périlinguale par rapport à une surdité postlinguale ?

Elle apparaît après une atteinte de l’oreille interne et reste souvent légère.
Elle apparaît après le langage et entraîne des répercussions plus modestes.
Elle apparaît avant le langage et entraîne des conséquences massives.
Elle apparaît à la naissance et concerne une naissance sur 1000.

Elle apparaît avant le langage et entraîne des conséquences massives.

Explication

La surdité périlinguale apparaît avant l’acquisition du langage et entraîne généralement des conséquences massives. La surdité postlinguale survient après l’acquisition du langage et produit en général des répercussions plus modestes.

6. Quel type d’input est nécessaire au développement d’un langage signé chez l’enfant ?

Un input auditif renforcé par des interactions musicales
Un input signé fourni par des échanges gestuels structurés
Un input visuel limité aux expressions du visage
Un input oral fourni par des échanges parlés

Un input signé fourni par des échanges gestuels structurés

Explication

Le développement d’un langage signé nécessite un input signé accessible à l’enfant. L’input oral est celui qui est nécessaire au développement du langage oral, et non du langage signé.

7. Quelle situation illustre la possibilité d’une communication en l’absence d’input langagier ?

Un enfant développe une langue orale après avoir reçu un input oral régulier.
Un enfant interagit par des sourires, des regards et des gestes sans langage structuré.
Un enfant acquiert une langue signée grâce à des échanges signés fréquents.
Un enfant utilise une langue conventionnelle après un enseignement linguistique adapté.

Un enfant interagit par des sourires, des regards et des gestes sans langage structuré.

Explication

La communication est une capacité d’interaction qui peut passer par les sourires, les regards et les gestes, même sans input langagier. Les autres situations décrivent l’acquisition d’un langage nécessitant un input oral, signé ou un enseignement linguistique.

8. Quelle caractéristique définit correctement la langue des signes ?

C’est un code gestuel identique dans toutes les communautés humaines.
C’est un système de communication créé récemment pour l’éducation spécialisée.
C’est une transcription visuelle du français parlé avec des signes.
C’est une langue humaine naturellement développée, mais non universelle.

C’est une langue humaine naturellement développée, mais non universelle.

Explication

La langue des signes est une langue naturellement développée par l’être humain, mais les langues des signes varient selon les communautés. La confondre avec un système gestuel universel méconnaît cette diversité linguistique.

9. Laquelle de ces caractéristiques appartient à la langue des signes française ?

Elle repose principalement sur la parole accompagnée de gestes conventionnels.
Elle possède un lexique et une syntaxe propres, avec des variations régionales et générationnelles.
Elle utilise les expressions faciales comme éléments décoratifs sans rôle linguistique.
Elle reprend la morphosyntaxe du français et ne varie pas selon les régions.

Elle possède un lexique et une syntaxe propres, avec des variations régionales et générationnelles.

Explication

La LSF possède son propre lexique et sa propre syntaxe, tout en présentant des variations régionales et générationnelles. Les expressions faciales et les épaules peuvent aussi contribuer à sa dimension para-verbale, contrairement à l’idée qu’elles seraient purement décoratives.

10. Quelle distinction entre la LSF et le français signé est correcte ?

La LSF a une morphosyntaxe propre, tandis que le français signé gestualise la structure du français.
La LSF traduit mot à mot le français, tandis que le français signé possède une syntaxe indépendante.
La LSF sert principalement à accéder à l’écrit, tandis que le français signé forme une langue visuelle autonome.
La LSF et le français signé désignent deux variantes régionales d’une même langue gestuelle.

La LSF a une morphosyntaxe propre, tandis que le français signé gestualise la structure du français.

Explication

La LSF est une langue visuelle autonome dotée d’une morphosyntaxe propre, alors que le français signé gestualise le français et peut faciliter l’accès au français écrit. Les deux notions ne correspondent donc pas à des variantes régionales d’une même langue.

11. Quel processus décrit le fonctionnement d’un implant cochléaire ?

Il transforme les mouvements des mains en messages visuels transmis au cortex cérébral.
Il amplifie les sons captés et les dirige mécaniquement vers le conduit auditif externe.
Il remplace le nerf auditif par une stimulation directe des muscles de l’oreille.
Il capte les sons, les analyse et transmet des signaux au nerf auditif par ondes radioélectriques.

Il capte les sons, les analyse et transmet des signaux au nerf auditif par ondes radioélectriques.

Explication

L’implant cochléaire capte et analyse les sons avant d’envoyer des signaux au nerf auditif sous forme d’ondes radioélectriques. Il ne se limite donc pas à amplifier le son comme une prothèse auditive classique.

12. Dans quelle condition le développement du langage peut-il être typique chez un enfant malentendant ?

Lorsque l’enfant est exposé à la parole sans adaptation de son environnement.
Lorsque l’enfant commence l’apprentissage formel de la lecture avant toute communication.
Lorsque l’enfant reçoit un input oral ou signé de qualité suffisante.
Lorsque l’enfant évite les échanges sociaux afin de limiter les difficultés linguistiques.

Lorsque l’enfant reçoit un input oral ou signé de qualité suffisante.

Explication

Un enfant malentendant peut développer un langage typique si l’input oral ou signé auquel il est exposé est suffisamment riche et accessible. L’absence d’adaptation ou la réduction des échanges ne favorise pas ce développement.

13. Quel profil langagier est fréquemment observé chez les enfants malentendants ?

Le vocabulaire est plus riche, tandis que les étapes morphosyntaxiques apparaissent rapidement mais de façon instable.
Le vocabulaire est généralement préservé, tandis que les étapes morphosyntaxiques disparaissent durablement.
Le vocabulaire et la morphosyntaxe progressent au même rythme que chez les enfants entendants.
Le vocabulaire est souvent moins riche, tandis que les étapes morphosyntaxiques apparaissent avec un délai.

Le vocabulaire est souvent moins riche, tandis que les étapes morphosyntaxiques apparaissent avec un délai.

Explication

Chez les enfants malentendants, l’acquisition du vocabulaire est souvent plus lente et moins riche, alors que les étapes morphosyntaxiques restent globalement présentes mais retardées. Il est donc incorrect d’affirmer que les étapes morphosyntaxiques disparaissent durablement.

14. Quelle démarche correspond à une prise en charge adaptée de la surdité chez l’enfant ?

Attendre l’entrée à l’école avant d’évaluer les besoins, puis appliquer un programme identique à chaque enfant.
Dépister la surdité précocement, puis adapter l’accompagnement à l’enfant, à sa famille et aux choix éducatifs parentaux.
Déterminer une méthode éducative unique à partir du degré de surdité, sans tenir compte du contexte familial.
Réaliser un dépistage tardif afin de choisir une prise en charge après l’apparition des difficultés scolaires.

Dépister la surdité précocement, puis adapter l’accompagnement à l’enfant, à sa famille et aux choix éducatifs parentaux.

Explication

Le dépistage doit être le plus précoce possible et l’accompagnement doit tenir compte des difficultés de l’enfant, de son environnement familial et des choix éducatifs des parents. Une méthode identique pour tous négligerait précisément cette adaptation au profil de l’enfant et de sa famille.

15. Que recouvre principalement la pragmatique du langage ?

L’utilisation du langage dans les échanges sociaux en fonction du contexte et de l’interlocuteur.
La coordination des mouvements articulatoires nécessaires à la production de la parole.
La mémorisation du vocabulaire sans prise en compte des intentions du locuteur.
L’organisation des sons, des mots et des phrases indépendamment des situations de communication.

L’utilisation du langage dans les échanges sociaux en fonction du contexte et de l’interlocuteur.

Explication

La pragmatique concerne l’usage du langage dans les interactions, notamment l’adaptation au contexte et à l’interlocuteur, les règles conversationnelles ainsi que l’implicite. La structure des sons, des mots et des phrases relève plutôt des niveaux phonético-phonologique, lexico-sémantique et morphosyntaxique.

16. Que permettent notamment d’évaluer les actes de langage indirects ?

La connaissance du sens littéral des mots en dehors de tout échange.
La maîtrise des contrastes phonologiques dans les mots isolés.
La compréhension de l’implicite et l’utilisation sociale du langage.
La capacité à construire des phrases selon des règles morphosyntaxiques.

La compréhension de l’implicite et l’utilisation sociale du langage.

Explication

Les actes de langage indirects sollicitent la compréhension d’un message qui dépasse sa formulation littérale et l’usage social du langage. Ils évaluent donc une compétence pragmatique plutôt que la maîtrise isolée des sons ou de la morphosyntaxe.

17. Quelle distinction caractérise les troubles pragmatiques primaires et secondaires ?

Les troubles primaires résultent d’un déficit associé, tandis que les secondaires touchent l’usage du langage.
Les troubles primaires touchent la grammaire, tandis que les secondaires concernent la prononciation.
Les troubles primaires touchent l’usage du langage, tandis que les secondaires sont liés à un déficit associé.
Les troubles primaires concernent le vocabulaire, tandis que les secondaires affectent la mémoire verbale.

Les troubles primaires touchent l’usage du langage, tandis que les secondaires sont liés à un déficit associé.

Explication

Les troubles pragmatiques primaires concernent directement l’utilisation du langage, alors que les troubles secondaires apparaissent en lien avec un déficit linguistique, social ou cognitif. Confondre ces catégories revient à inverser leur rapport avec le déficit associé.

18. Quel profil correspond le mieux au trouble de la communication sociale pragmatique ?

Des difficultés pragmatiques accompagnées d’un trouble moteur de la parole.
Des difficultés pragmatiques isolées, sans déficit associé identifié.
Des difficultés pragmatiques liées à une déficience intellectuelle marquée.
Des difficultés pragmatiques causées par une perte auditive importante.

Des difficultés pragmatiques isolées, sans déficit associé identifié.

Explication

Le trouble de la communication sociale pragmatique se caractérise par des difficultés pragmatiques isolées. Un déficit cognitif, moteur ou sensoriel associé orienterait plutôt vers une difficulté pragmatique secondaire.

19. Chez une personne avec un TSA, quelle situation illustre une difficulté pragmatique fréquemment observée ?

Éprouver systématiquement des difficultés à produire des mots isolés.
Perdre nécessairement toute capacité à utiliser un langage instrumental.
Comprendre difficilement une demande formulée de manière indirecte.
Articuler systématiquement chaque son avec une précision insuffisante.

Comprendre difficilement une demande formulée de manière indirecte.

Explication

Chez les personnes avec un TSA, les actes de langage indirects, le langage non littéral, la prosodie ou l’expression des émotions peuvent poser problème. Le langage instrumental peut toutefois être préservé, ce qui rend les autres descriptions trop générales.

20. Quelle caractéristique décrit le mieux les tests psychométriques classiques de la pragmatique, tels que le TLE, la MEC et la Mini-SEA ?

Ils sont standardisés, mais représentent imparfaitement les échanges de la vie quotidienne.
Ils sont dépourvus de normes, mais reproduisent fidèlement les interactions courantes.
Ils reposent sur une observation prolongée des conversations spontanées quotidiennes.
Ils évaluent principalement la politesse dans des situations sociales naturelles.

Ils sont standardisés, mais représentent imparfaitement les échanges de la vie quotidienne.

Explication

Le TLE, la MEC et la Mini-SEA évaluent les compétences pragmatiques dans un cadre standardisé, mais leur validité écologique reste limitée. L’observation directe des interactions est plus proche de la vie quotidienne, même si elle demande davantage de temps.

21. Que cherchent notamment à développer les groupes d’entraînement aux habiletés sociales ?

L’apprentissage de la lecture labiale et du contrôle respiratoire.
La maîtrise des règles de conversation et des règles de politesse.
L’acquisition de stratégies pour modifier la structure grammaticale des phrases.
L’amélioration de la mémoire des mots et de la vitesse de dénomination.

La maîtrise des règles de conversation et des règles de politesse.

Explication

Ces groupes entraînent notamment les règles qui organisent les échanges et les comportements socialement appropriés, comme la conversation et la politesse. Les autres objectifs relèvent plutôt de la parole, de la mémoire lexicale ou de la grammaire.

22. Quelle définition correspond le mieux à la fluence de la parole ?

Parler rapidement en réduisant les pauses, même si l’articulation devient imprécise.
Maintenir un débit lent et régulier, même lorsque les mots sont difficiles à articuler.
Produire des phrases grammaticales en évitant toute variation de hauteur de voix.
Parler avec aisance, continuité, cohérence, débit adapté et prosodie appropriée.

Parler avec aisance, continuité, cohérence, débit adapté et prosodie appropriée.

Explication

La fluence associe une parole facile, continue et cohérente à un débit adapté, une articulation précise et une prosodie appropriée. Une vitesse élevée ou un débit lent ne suffit donc pas à définir une parole fluente.

23. Comment le bégaiement est-il principalement caractérisé ?

Comme un trouble neurodéveloppemental de la parole avec des disfluences involontaires et des manifestations physiques.
Comme une variation normale du débit qui apparaît lors d’une prise de parole particulièrement rapide.
Comme une altération de la voix provoquée par une faiblesse musculaire des cordes vocales.
Comme une difficulté linguistique volontaire liée à un manque de vocabulaire et à une organisation syntaxique fragile.

Comme un trouble neurodéveloppemental de la parole avec des disfluences involontaires et des manifestations physiques.

Explication

Le bégaiement est un trouble neurodéveloppemental de la parole qui associe des disfluences involontaires à des manifestations physiques. Le réduire à une difficulté de vocabulaire ou à une simple variation du débit ne rend pas compte de sa nature clinique.

24. Laquelle de ces productions correspond à une disfluence typique du bégaiement ?

Une parole simplement lente, avec des pauses adaptées et une articulation précise.
La répétition involontaire d’un phonème, l’allongement d’un son ou un blocage.
Une reformulation volontaire permettant de préciser le sens d’un énoncé.
Une variation de l’intonation destinée à exprimer la surprise ou l’interrogation.

La répétition involontaire d’un phonème, l’allongement d’un son ou un blocage.

Explication

Les répétitions involontaires, les allongements de sons et les blocages constituent les principales disfluences du bégaiement. Une parole lente ou une reformulation intentionnelle peut être normale et ne suffit pas à caractériser ce trouble.

25. Quelle description correspond à l’âge d’apparition et à la fréquence du bégaiement ?

Il apparaît généralement à l’adolescence, touche environ 1 % des enfants et persiste chez environ 5 % des adultes.
Il apparaît généralement entre 2 et 4 ans, touche environ 5 % des enfants et persiste chez environ 1 % des adultes.
Il apparaît généralement après 6 ans, touche environ 3 % des enfants et persiste chez environ 10 % des adultes.
Il apparaît généralement avant 1 an, touche environ 10 % des enfants et persiste chez environ 2 % des adultes.

Il apparaît généralement entre 2 et 4 ans, touche environ 5 % des enfants et persiste chez environ 1 % des adultes.

Explication

Le bégaiement débute généralement entre 2 et 4 ans, concerne environ 5 % des enfants et reste présent chez environ 1 % des adultes. Les autres profils modifient les repères d’âge ou les proportions épidémiologiques.

26. Comment la théorie multifactorielle explique-t-elle l’apparition du bégaiement ?

Par l’interaction de facteurs sensorimoteurs, langagiers, émotionnels et neuronaux
Par une anomalie neuronale unique présente dès la naissance
Par une faiblesse isolée des muscles impliqués dans la parole
Par une difficulté linguistique indépendante des réactions émotionnelles

Par l’interaction de facteurs sensorimoteurs, langagiers, émotionnels et neuronaux

Explication

Cette théorie attribue le bégaiement à l’interaction de plusieurs catégories de facteurs, et non à une cause isolée. L’hypothèse d’une faiblesse musculaire unique réduit à tort le phénomène à un seul mécanisme.

27. Pourquoi est-il réducteur de définir le bégaiement comme un trouble uniquement moteur ?

Parce que les demandes psychosociales n’ont aucun rapport avec la fluence
Parce que le bégaiement concerne principalement la compréhension du vocabulaire
Parce que les systèmes moteur et langagier interagissent avec les demandes psychosociales
Parce que les facteurs émotionnels remplacent les mécanismes de production de la parole

Parce que les systèmes moteur et langagier interagissent avec les demandes psychosociales

Explication

Le bégaiement résulte d’interactions entre les systèmes moteur et langagier ainsi qu’avec les demandes psychosociales. Le réduire à la compréhension lexicale ou exclure l’influence psychosociale ne correspond pas à cette conception intégrée.

28. Dans quelle situation les demandes croissantes risquent-elles d’accentuer le bégaiement ?

Lorsque l’exposition à une langue diminue la charge exercée sur les mécanismes de parole
Lorsque les demandes linguistiques et psychosociales accroissent la charge du système moteur de la parole
Lorsque la maturation cérébrale supprime les exigences linguistiques de la communication
Lorsque les demandes sociales deviennent indépendantes de la planification de la parole

Lorsque les demandes linguistiques et psychosociales accroissent la charge du système moteur de la parole

Explication

Des demandes linguistiques et psychosociales plus élevées peuvent augmenter la charge imposée au système moteur de la parole et ainsi accentuer le bégaiement. Une diminution de la charge ou une séparation entre exigences sociales et parole décrit le mécanisme de façon incorrecte.

29. Quelle période est particulièrement importante pour l’entrée dans le bégaiement ainsi que pour sa récupération ou sa persistance ?

La période adulte située après 20 ans
La période développementale située entre 2 et 5 ans
La période adolescente située entre 12 et 15 ans
La période scolaire située entre 6 et 10 ans

La période développementale située entre 2 et 5 ans

Explication

L’entrée dans le bégaiement et son évolution se jouent particulièrement pendant une période critique comprise entre 2 et 5 ans. Les différences cérébrales observées chez l’adulte ne suffisent pas à fixer l’issue du bégaiement.

30. Quelle définition correspond au bilinguisme ?

L’utilisation régulière de deux langues appelées L1 et L2
La compréhension passive de plusieurs systèmes linguistiques sans les utiliser
L’apprentissage successif de plusieurs langues après la puberté
L’utilisation occasionnelle d’une langue en plus de la langue familiale

L’utilisation régulière de deux langues appelées L1 et L2

Explication

Le bilinguisme désigne l’utilisation régulière de deux langues, nommées L1 et L2. L’utilisation de plus de deux langues relève du plurilinguisme, tandis qu’une compréhension passive ou occasionnelle ne constitue pas cette définition.

31. Quelle distinction caractérise le bilinguisme précoce simultané et le bilinguisme précoce successif ?

Le simultané introduit la L2 après la puberté, tandis que le successif commence avec deux langues
Le simultané concerne une langue familiale, tandis que le successif concerne deux langues apprises à l’âge adulte
Le simultané commence avec deux langues, tandis que le successif introduit la L2 après la L1 avant la puberté
Le simultané commence après l’acquisition de la L1, tandis que le successif précède toute acquisition langagière

Le simultané commence avec deux langues, tandis que le successif introduit la L2 après la L1 avant la puberté

Explication

Le bilinguisme simultané commence avec deux langues durant la période initiale du développement, alors que le bilinguisme successif ajoute la L2 après la L1 mais avant la puberté. L’acquisition d’une L2 après l’adolescence correspond au bilinguisme tardif.

32. Quelle affirmation décrit le mieux la fréquence du bilinguisme dans le monde ?

Environ la moitié des enfants vivent dans un environnement au moins bilingue et près de 20 % de la population mondiale est bilingue
Environ quatre cinquièmes des enfants vivent dans un environnement au moins bilingue et près de 80 % de la population mondiale est bilingue
Environ un tiers des enfants vivent dans un environnement au moins bilingue et près de 40 % de la population mondiale est bilingue
Environ deux tiers des enfants vivent dans un environnement au moins bilingue et près de 60 % de la population mondiale est bilingue

Environ deux tiers des enfants vivent dans un environnement au moins bilingue et près de 60 % de la population mondiale est bilingue

Explication

Les estimations indiquent qu’environ deux tiers des enfants grandissent dans un environnement au moins bilingue et qu’environ 60 % de la population mondiale est bilingue. Les autres proportions modifient les deux repères numériques établis.

33. Quels aspects de l’environnement linguistique influencent directement l’acquisition d’un bilinguisme précoce ?

La proximité géographique des pays où les deux langues sont parlées
La qualité et la quantité d’exposition à chacune des deux langues
La complexité grammaticale et la longueur moyenne des mots entendus
L’âge de scolarisation et la préférence de l’enfant pour une langue

La qualité et la quantité d’exposition à chacune des deux langues

Explication

La qualité et la quantité d’exposition à chacune des langues influencent directement leur acquisition précoce. Les autres éléments peuvent caractériser un contexte, mais ils ne constituent pas les facteurs explicitement définis ici.

34. Comment l’écart entre les deux langues influence-t-il leur discrimination par le bébé ?

Des langues très différentes demandent 4 à 5 mois, tandis que des langues proches sont distinguées dès les premiers jours
Les bébés distinguent deux langues après plusieurs années d’exposition régulière à chacune d’elles
Les langues proches et très différentes sont discriminées au même moment, indépendamment de leurs caractéristiques
Des langues très différentes peuvent être discriminées très tôt, tandis que des langues proches peuvent demander 4 à 5 mois

Des langues très différentes peuvent être discriminées très tôt, tandis que des langues proches peuvent demander 4 à 5 mois

Explication

Les bébés peuvent discriminer des langues dès les premiers jours, mais la discrimination de langues proches peut prendre 4 à 5 mois. L’énoncé inversant cette relation attribue le délai le plus long au mauvais type de langues.

35. Que désigne le code switching chez les enfants bilingues ?

L’abandon progressif d’une langue lorsque l’enfant maîtrise mieux l’autre
La traduction systématique d’une phrase entière avant de parler à un interlocuteur
La mémorisation séparée de deux vocabulaires sans alternance dans les échanges
L’utilisation souple de deux langues en s’inspirant des pratiques de l’entourage

L’utilisation souple de deux langues en s’inspirant des pratiques de l’entourage

Explication

Le code switching correspond à une utilisation souple des deux langues, souvent modelée sur les pratiques langagières de l’entourage. Il ne désigne ni une traduction systématique ni l’abandon d’une langue.

36. Quelle différence caractérise le mieux l’apprentissage d’une L2 chez l’enfant et chez l’adulte ?

L’enfant et l’adulte acquièrent la L2 principalement par imitation de gestes
L’enfant analyse davantage les règles, tandis que l’adulte mémorise davantage des formules
L’enfant et l’adulte apprennent la L2 avec un recours comparable à la traduction
L’enfant mémorise davantage des formules, tandis que l’adulte analyse davantage les règles

L’enfant mémorise davantage des formules, tandis que l’adulte analyse davantage les règles

Explication

Chez l’enfant, l’acquisition d’une L2 s’appuie davantage sur un apprentissage implicite de formules stockées en mémoire, alors que l’adulte recourt davantage à l’apprentissage explicite des règles et de la langue. L’idée selon laquelle les deux groupes utiliseraient des stratégies comparables ne rend pas compte de cette distinction développementale.

37. Comment évolue la capacité à acquérir une L2 au cours de l’âge ?

Elle reste stable jusqu’à l’apparition soudaine d’une impossibilité d’apprentissage
Elle augmente progressivement grâce à l’accumulation des connaissances linguistiques
Elle disparaît après une courte période déterminée par un âge précis
Elle diminue progressivement sous l’effet combiné de facteurs cognitifs et motivationnels

Elle diminue progressivement sous l’effet combiné de facteurs cognitifs et motivationnels

Explication

La capacité d’acquisition d’une L2 décline progressivement avec l’âge, en raison de facteurs cognitifs et motivationnels conjoints, sans frontière critique nette. Une disparition soudaine à un âge précis correspondrait à une conception de période critique stricte, qui n’est pas celle retenue ici.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 68 flashcards sur Développement du langage et communication.

Qu'est-ce que la surdité ?

Une perte totale ou partielle de l’acuité auditive classée parmi les handicaps sensoriels.

Quelle perte auditive définit la surdité légère ?

Une perte auditive comprise entre 20 et 40 dB.

Quelle perte auditive correspond à la surdité moyenne ?

Une perte auditive comprise entre 40 et 70 dB.

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