QCM : Développement moteur de l’enfant (22 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quel rôle les premiers mouvements jouent-ils dans le développement de l’enfant ?

Ils lui apprennent à coordonner immédiatement la marche et la course dans son environnement.
Ils lui permettent d’acquérir principalement des stratégies verbales pour décrire ses mouvements.
Ils l’aident à explorer les limites de son espace corporel et à renforcer sa musculature.
Ils stabilisent directement sa posture assise sans passer par une exploration corporelle.

Ils l’aident à explorer les limites de son espace corporel et à renforcer sa musculature.

Explication

Les premiers mouvements permettent à l’enfant de découvrir les limites de son espace corporel tout en contribuant au renforcement musculaire. L’acquisition immédiate de la marche et de la course ne correspond pas à cette fonction initiale.

2. Pourquoi le renforcement des jambes et l’apprentissage du maintien de la tête puis du bassin sont-ils importants ?

Ils permettent à l’enfant de se déplacer indépendamment avant de contrôler sa posture.
Ils rendent possible la position assise avant tout renforcement des membres inférieurs.
Ils remplacent l’exploration de l’espace corporel par une stabilisation musculaire définitive.
Ils constituent les bases nécessaires à l’établissement des postures fondamentales.

Ils constituent les bases nécessaires à l’établissement des postures fondamentales.

Explication

Le renforcement musculaire des jambes, associé au contrôle progressif de la tête puis du bassin, forme les bases des postures fondamentales. La stabilité posturale ne précède pas ce processus de renforcement et de contrôle corporel.

3. En quoi une posture fondamentale se distingue-t-elle d’une simple position immobile ?

Elle maintient l’enfant dans une configuration stable sans modifier ses possibilités d’action.
Elle correspond à une étape transitoire réservée au contrôle des mouvements de la tête.
Elle offre à l’enfant de nouvelles possibilités d’action et marque une étape du développement postural.
Elle sert principalement à transporter l’enfant tout en limitant ses initiatives motrices.

Elle offre à l’enfant de nouvelles possibilités d’action et marque une étape du développement postural.

Explication

Une posture fondamentale est importante parce qu’elle ouvre de nouvelles possibilités d’action et constitue une étape majeure du développement postural. Elle ne se réduit donc pas au maintien immobile d’une position.

4. Que permet généralement la position assise lorsqu’elle apparaît vers 5 mois ?

Elle dépend d’un transport passif qui empêche l’enfant de réaliser une action dirigée.
Elle permet de contrôler la posture tout en réalisant un geste finalisé.
Elle permet de contrôler la posture sans pouvoir orienter les mains vers un but précis.
Elle apparaît après la marche autonome et facilite alors les gestes d’exploration.

Elle permet de contrôler la posture tout en réalisant un geste finalisé.

Explication

Vers 5 mois, la position assise permet à l’enfant de contrôler sa posture et d’effectuer un geste finalisé. Contrairement au transport passif, elle associe stabilité posturale et action dirigée par l’enfant.

5. Que désigne le terme « crawling » dans le développement locomoteur de l’enfant ?

Une posture assise destinée à libérer les mains pour manipuler des objets.
Un transport passif réalisé par l’adulte pendant les premières expériences motrices.
Une marche bipède stabilisée qui apparaît après la maîtrise de l’équilibre vertical.
Des formes de quadripédie et de rampement utilisées pour se déplacer.

Des formes de quadripédie et de rampement utilisées pour se déplacer.

Explication

Le crawling regroupe des formes de déplacement en quadripédie et de rampement. Il s’agit donc d’une locomotion active de l’enfant, et non d’un transport passif ou d’une marche bipède.

6. Pourquoi le crawling est-il considéré comme une étape majeure du développement locomoteur ?

Il correspond à une forme de transport passif qui prépare l’équilibre postural.
Il intervient après l’acquisition de la marche et perfectionne alors les déplacements.
Il inaugure la perception visuelle de l’environnement sans déplacement autonome.
Il constitue la première véritable indépendance locomotrice de l’enfant.

Il constitue la première véritable indépendance locomotrice de l’enfant.

Explication

Le crawling marque la première véritable indépendance locomotrice, car l’enfant peut alors se déplacer par sa propre activité. Le transport passif ne constitue pas une indépendance, et le crawling précède la marche autonome.

7. Quelle description correspond au cruising chez le jeune enfant ?

S’asseoir sans soutien puis se relever sans utiliser les mains
Marcher seul sans appui tout en changeant volontairement de direction
Ramper au sol en coordonnant les bras et les jambes alternativement
Se hisser debout, s’appuyer sur des objets et marcher avec aide

Se hisser debout, s’appuyer sur des objets et marcher avec aide

Explication

Le cruising regroupe le redressement autonome, la station debout avec aide, l’appui sur les objets et la marche aidée. Il ne doit pas être confondu avec la marche autonome, qui se réalise sans soutien extérieur.

8. Quelle combinaison de capacités est nécessaire à l’apprentissage de la marche ?

Contrôle des mains, appui bipodal et diminution de la force des jambes
Souplesse cervicale, déplacement assis et stabilisation exclusive des épaules
Mobilité des bras, vision périphérique et relâchement des muscles dorsaux
Contrôle des jambes et du tronc, appui unipodal et renforcement musculaire

Contrôle des jambes et du tronc, appui unipodal et renforcement musculaire

Explication

L’apprentissage de la marche nécessite le contrôle des articulations des jambes et du tronc, le contrôle sur un pied et le renforcement des muscles des jambes et du dos. La mobilité des bras ou la stabilisation des épaules ne constitue pas le noyau de ces exigences.

9. Quel compromis caractérise le contrôle moteur requis pendant la marche ?

Maintenir le corps complètement immobile afin de préserver l’équilibre pendant le déplacement
Accélérer les mouvements des bras pour compenser l’absence de contrôle du tronc
Stabiliser le corps pour éviter la chute tout en créant un déséquilibre pour avancer
Réduire les déplacements du centre de gravité pour empêcher toute perte d’appui

Stabiliser le corps pour éviter la chute tout en créant un déséquilibre pour avancer

Explication

La marche combine la stabilisation du corps et la création contrôlée d’un déséquilibre qui permet la progression. Une immobilité complète empêcherait précisément le déplacement vers l’avant.

10. Pourquoi le passage d’une posture à une autre ne suit-il pas une progression innée et linéaire ?

Parce que chaque posture apparaît au même âge après une séquence strictement identique
Parce que l’ordre et l’âge d’apparition varient et qu’une posture peut être sautée
Parce que les enfants doivent maîtriser toutes les postures avant de pouvoir en changer
Parce que les changements posturaux dépendent principalement de la maturation des bras

Parce que l’ordre et l’âge d’apparition varient et qu’une posture peut être sautée

Explication

Les transitions posturales varient selon l’ordre d’apparition et l’âge, et certaines postures peuvent être omises. Une séquence identique pour tous les enfants ne correspond donc pas à cette variabilité développementale.

11. Que doit faire l’enfant lorsqu’il adopte une nouvelle posture ?

Reconstruire un référentiel adapté aux nouvelles perceptions et aux nouvelles exigences corporelles
Conserver la même organisation musculaire en limitant les changements visuels
Remplacer les informations perceptives par une mémorisation des mouvements antérieurs
Transférer automatiquement le référentiel précédent sans modifier ses stratégies d’équilibre

Reconstruire un référentiel adapté aux nouvelles perceptions et aux nouvelles exigences corporelles

Explication

Une nouvelle posture modifie les informations visuelles, les systèmes perceptifs, les articulations, les muscles et l’équilibre sollicités, ce qui impose une reconstruction du référentiel. Un simple transfert automatique des acquis ne suffit donc pas.

12. Comment évoluent les acquisitions motrices entre 2 ans et la fin de la maturité ?

Elles diminuent en variété tout en conservant une précision stable
Elles deviennent plus nombreuses, plus précises et plus fluides
Elles changent surtout de posture sans gagner en fluidité d’exécution
Elles progressent en force, mais perdent généralement en précision gestuelle

Elles deviennent plus nombreuses, plus précises et plus fluides

Explication

Après 2 ans, les acquisitions motrices augmentent en quantité et gagnent en précision et en fluidité jusqu’à la maturité. Cette évolution affine principalement les habiletés plutôt qu’elle ne provoque les changements posturaux radicaux des débuts.

13. À quel moment les patrons moteurs de base apparaissent-ils dans l’organisation des habiletés fondamentales ?

Comme une dernière catégorie, après la maîtrise complète des habiletés spécialisées
Comme une deuxième catégorie, entre le contrôle postural et les réflexes primitifs
Comme une première catégorie, avant l’acquisition des postures élémentaires
Comme une quatrième catégorie, après les postures de base et les premières manipulations

Comme une quatrième catégorie, après les postures de base et les premières manipulations

Explication

Les patrons moteurs de base constituent une quatrième catégorie d’habiletés fondamentales acquise après les postures de base et les premières manipulations. Ils ne correspondent donc ni aux premiers comportements moteurs ni aux habiletés spécialisées.

14. Quelles sont les trois familles de patrons moteurs de base ?

Les postures assises, les manipulations fines et les coordinations oculaires
La marche, l’équilibre statique et le contrôle des mouvements respiratoires
Les déplacements rampés, les rotations du tronc et les changements de position
Les habiletés locomotrices, la réception d’objet et la projection d’objet

Les habiletés locomotrices, la réception d’objet et la projection d’objet

Explication

Les trois familles sont la locomotion, la réception d’objet et la projection d’objet. La réception renvoie notamment au fait d’attraper, tandis que la projection concerne le fait de lancer ou de frapper un objet.

15. À quel âge les différences entre la marche de l’enfant et celle de l’adulte disparaissent-elles généralement ?

Vers 7-8 ans
Vers 10-11 ans
Vers 12-13 ans
Vers 14-15 ans

Vers 7-8 ans

Explication

La marche atteint généralement le niveau adulte vers 7-8 ans. L’échéance de 14-15 ans concerne plutôt la course, ce qui constitue une confusion fréquente.

16. À quel âge la posture devient-elle généralement aussi stable que celle de l’adulte ?

Vers 7-8 ans
Vers 12-13 ans
Vers 15-16 ans
Vers 10 ans

Vers 12-13 ans

Explication

La stabilité posturale comparable à celle de l’adulte est atteinte vers 12-13 ans. L’absence de différence motrice globale avec l’adulte apparaît plus tard, vers 15-16 ans.

17. Pourquoi est-il recommandé d’attendre la maîtrise du dernier niveau des exercices de base avant de spécialiser un enfant dans un sport ?

Pour rendre la posture adulte avant le début des compétitions
Pour accélérer l’acquisition des gestes propres à une discipline
Pour préserver le développement de plusieurs aptitudes motrices
Pour remplacer les exercices de base par un entraînement plus intense

Pour préserver le développement de plusieurs aptitudes motrices

Explication

La spécialisation doit suivre l’achèvement des exercices de base afin de préserver le développement d’autres aptitudes motrices. Une spécialisation trop précoce peut au contraire réduire ou faire perdre certaines compétences.

18. Quelle affirmation décrit correctement le calendrier de maturation du système nerveux ?

Les structures cérébrales apparaissent vers 2 ans et le cerveau mûrit vers 10 ans
Les structures cérébrales apparaissent vers 10 ans et le cerveau mûrit vers 15 ans
Les structures cérébrales apparaissent à la naissance et le cerveau mûrit vers 2 ans
Les structures cérébrales apparaissent vers 6 ans et le cerveau mûrit vers 12 ans

Les structures cérébrales apparaissent vers 2 ans et le cerveau mûrit vers 10 ans

Explication

À partir de 2 ans, les systèmes sensoriels et les structures cérébrales sont mis en place, tandis que la maturité complète du cerveau est atteinte vers 10 ans. La mise en place des structures ne signifie donc pas que la maturation cérébrale est déjà achevée.

19. Quel est l’effet attendu d’une restriction brève de l’exercice pendant le développement ?

Une avance durable due à une récupération plus efficace
Un déficit permanent qui s’aggrave après la reprise de l’exercice
Un retard temporaire pouvant être rattrapé par un apprentissage accéléré
Une absence totale de retard, car la maturation compense immédiatement

Un retard temporaire pouvant être rattrapé par un apprentissage accéléré

Explication

Une restriction brève provoque un retard à court terme, mais celui-ci peut être compensé par un apprentissage plus rapide lors de la reprise. Elle ne produit pas le déficit permanent associé à une restriction prolongée avant la maturation.

20. Que peut provoquer une privation sensorielle prolongée avant la fin de la maturation ?

Une amélioration durable de la sensibilité sensorielle
Un retard temporaire corrigé sans nouvel apprentissage
Un déficit permanent des capacités concernées
Une accélération générale de la maturation cérébrale

Un déficit permanent des capacités concernées

Explication

Une privation sensorielle prolongée avant la fin de la maturation peut entraîner une altération permanente. Une restriction courte, en revanche, est susceptible d’être suivie d’un rattrapage.

21. Que montre l’expérience de Mc Graw menée en 1935 avec des jumeaux monozygotes ?

Le jumeau entraîné réussit d’abord mieux, mais l’écart disparaît après six ans
L’entraînement précoce produit une supériorité durable dans toutes les activités
Les deux jumeaux progressent au même rythme pendant toute l’expérience
Le jumeau non entraîné conserve un avantage moteur après six ans

Le jumeau entraîné réussit d’abord mieux, mais l’écart disparaît après six ans

Explication

Dans cette expérience, l’entraînement favorise d’abord les activités ontogénétiques, mais aucune différence ne subsiste après six ans. Le résultat ne montre donc pas une supériorité durable de l’entraînement précoce.

22. Quelle relation entre maturation et environnement est illustrée par les effets de l’exercice et de la restriction ?

Ils s’opposent, car toute restriction accélère le développement tandis que l’exercice le ralentit
Ils sont indépendants, car un excès d’exercice et une restriction ont des effets identiques
Ils sont couplés, car l’exercice peut freiner le développement et la restriction peut être suivie d’un rattrapage
Ils évoluent séparément, car l’environnement ne modifie pas les effets de la maturation

Ils sont couplés, car l’exercice peut freiner le développement et la restriction peut être suivie d’un rattrapage

Explication

La maturation et l’environnement interagissent : un excès d’exercice peut freiner le développement, tandis qu’une restriction peut parfois être suivie d’un rattrapage. L’environnement n’a donc pas un effet unique et indépendant du processus maturatif.

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Que permettent les premiers mouvements chez l'enfant ?

Ils permettent de découvrir les limites de son espace corporel.

Quel effet les premiers mouvements ont-ils sur les muscles de l'enfant ?

Ils contribuent au renforcement musculaire.

Comment se renforce musculairement les jambes selon la base du contrôle moteur ?

Par des mouvements désordonnés.

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