QCM : Échantillonnage et génétique des populations (11 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une équipe réalise deux captures de lézards sur une île. Quel intervalle entre les captures répond aux conditions de la méthode ?

Un délai assez long pour permettre naissances et migrations, mais trop court pour le brassage
Un délai prolongé pour favoriser le brassage, même si la population évolue entre les captures
Un délai permettant le brassage, mais assez court pour éviter naissances, décès et migrations
Un délai très court, même si les individus marqués n’ont pas le temps de se mélanger

Un délai permettant le brassage, mais assez court pour éviter naissances, décès et migrations

Explication

La population doit rester stable entre les captures, tout en laissant le temps aux individus marqués de se mêler aux autres. L’évolution de la population néglige la stabilité, l’absence de brassage néglige le mélange, et un intervalle prolongé favorisant les migrations compromet la stabilité.

2. Lors d’une étude de poissons, les individus marqués sont plus méfiants et évitent le piège à la deuxième capture. Quelle condition de la méthode est alors mise en défaut ?

La population doit rester stable entre les deux captures
Le marquage doit demeurer visible jusqu’à la seconde capture
Les poissons marqués et non marqués doivent avoir la même probabilité d’être capturés
Les individus marqués doivent avoir le temps de se mélanger aux non-marqués

Les poissons marqués et non marqués doivent avoir la même probabilité d’être capturés

Explication

La méthode suppose que marqués et non-marqués ont la même probabilité d’être capturés lors de la seconde capture. La stabilité de la population, la persistance du marquage et le brassage sont d’autres conditions, mais ne corrigent pas une méfiance différentielle.

3. Deux échantillons d’une même population donnent des fréquences différentes d’individus ayant les yeux bleus. Comment nomme-t-on cette variation d’un échantillon à l’autre ?

La représentativité de l’échantillon
La fluctuation d’échantillonnage
La proportion dans la population
L’effectif de l’échantillon

La fluctuation d’échantillonnage

Explication

La fluctuation d’échantillonnage désigne la variation de la fréquence du caractère d’un échantillon à l’autre. La représentativité qualifie la correspondance entre l’échantillon et la population, la proportion concerne la population entière, et l’effectif est le nombre d’individus échantillonnés.

4. Dans une enquête menée auprès de n=400n=400 personnes, la fréquence observée d’un caractère est f=0,30f=0{,}30. Quel intervalle de confiance à 95 % obtient-on pour la proportion dans la population ?

[0,295 ; 0,305][0{,}295\ ;\ 0{,}305]
[0,20 ; 0,40][0{,}20\ ;\ 0{,}40]
[0,30 ; 0,35][0{,}30\ ;\ 0{,}35]
[0,25 ; 0,35][0{,}25\ ;\ 0{,}35]

$$[0{,}25\ ;\ 0{,}35]$$

Explication

La marge vaut 1/400=0,051/\sqrt{400}=0{,}05, donc l’intervalle est [0,30−0,05 ; 0,30+0,05]=[0,25 ; 0,35][0{,}30-0{,}05\ ;\ 0{,}30+0{,}05]=[0{,}25\ ;\ 0{,}35]. La marge calculée avec nn au lieu de n\sqrt n est trop petite, tandis que 0,200{,}20 à 0,400{,}40 traite l’amplitude totale comme une marge de chaque côté; 0,300{,}30 à 0,350{,}35 oublie de soustraire la marge.

5. Que désigne la fréquence allélique d’un allèle dans une population ?

La proportion de chromosomes portant un gène donné
La proportion d’individus possédant un génotype donné
La proportion de gènes portant cet allèle dans la population
L’association des deux allèles présents chez un individu

La proportion de gènes portant cet allèle dans la population

Explication

La fréquence allélique correspond à la proportion de gènes portant un allèle donné. La fréquence génotypique, qui est un distracteur plausible, mesure plutôt la proportion d’individus ayant un génotype donné.

6. Dans le modèle de Hardy-Weinberg, quelle propriété caractérise les fréquences alléliques et génotypiques d’une population idéale au fil des générations ?

Elles changent à chaque génération sous l’effet de la transmission aléatoire.
Elles restent constantes d’une génération à l’autre.
Elles deviennent identiques pour tous les génotypes après une génération.
Elles convergent vers une fréquence allélique égale pour chaque allèle.

Elles restent constantes d’une génération à l’autre.

Explication

Dans une population idéale répondant aux conditions du modèle, les fréquences alléliques et génotypiques restent stables d’une génération à l’autre. La transmission aléatoire des allèles ne suffit pas, à elle seule, à faire converger les fréquences vers des valeurs égales.

7. À quoi sert la comparaison entre les fréquences génotypiques théoriques et les résultats observés lors de l’utilisation du modèle de Hardy-Weinberg ?

À prouver que les fréquences alléliques observées resteront stables dans les générations suivantes
À déterminer l’effectif exact de la population étudiée à partir des génotypes
À identifier directement les mutations responsables de chaque génotype observé
À repérer un écart pouvant indiquer qu’au moins une condition du modèle n’est pas respectée

À repérer un écart pouvant indiquer qu’au moins une condition du modèle n’est pas respectée

Explication

La comparaison sert à repérer des écarts entre les prévisions du modèle et les observations, écarts qui signalent qu’au moins une condition du modèle pourrait ne pas être respectée. Une stabilité future ne peut pas être prouvée par cette comparaison, car elle dépend du respect des conditions du modèle.

8. En quoi la fragmentation d’une population diffère-t-elle de la surexploitation d’une espèce quant au mécanisme directement associé à l’appauvrissement de la diversité génétique ?

La fragmentation favorise la sélection naturelle dans les grands groupes, tandis que la surexploitation augmente les mutations qui enrichissent la diversité génétique.
La fragmentation entraîne des migrations entre groupes isolés, tandis que la surexploitation favorise l’accouplement aléatoire et stabilise les fréquences génétiques.
La fragmentation crée de petits groupes où la dérive génétique appauvrit la diversité, tandis que la surexploitation est citée comme une activité humaine nuisible sans mécanisme génétique précisé.
La fragmentation réduit la diversité par la pollution des milieux, tandis que la surexploitation agit par la destruction des écosystèmes forestiers.

La fragmentation crée de petits groupes où la dérive génétique appauvrit la diversité, tandis que la surexploitation est citée comme une activité humaine nuisible sans mécanisme génétique précisé.

Explication

La fragmentation réduit les effectifs de chaque groupe et favorise ainsi la dérive génétique, qui appauvrit la diversité génétique. La surexploitation est bien mentionnée parmi les activités humaines, mais le mécanisme précis de cet appauvrissement n’est pas détaillé pour elle.

9. Pourquoi la connaissance et la gestion d’un écosystème contribuent-elles à préserver la biodiversité ?

Elles augmentent directement la taille de toutes les populations qui y vivent.
Elles empêchent les changements naturels de modifier la composition des communautés.
Elles permettent d’adapter les actions de gestion aux organismes et à leur milieu de vie.
Elles favorisent la reproduction d’une seule espèce afin de stabiliser l’écosystème.

Elles permettent d’adapter les actions de gestion aux organismes et à leur milieu de vie.

Explication

Comprendre les organismes et leur milieu permet de gérer l’écosystème de façon à préserver la diversité du vivant et sa dynamique. La gestion ne vise pas à faire croître toutes les populations ni à empêcher les changements naturels.

10. Dans une population de papillons, un allèle augmente la fréquence parce qu’il améliore la reproduction dans un milieu donné. Quel mécanisme évolutif faut-il invoquer pour interpréter cette évolution ?

La mutation génétique, car un changement aléatoire crée cet allèle avantageux
La sélection naturelle, car l’avantage reproductif favorise la transmission de cet allèle
La migration, car l’arrivée d’individus augmente la fréquence de cet allèle
La dérive génétique, car le hasard de la transmission favorise cet allèle

La sélection naturelle, car l’avantage reproductif favorise la transmission de cet allèle

Explication

Un avantage reproductif lié au milieu favorise la transmission de l’allèle : sa fréquence augmente sous l’effet de la sélection naturelle. La dérive génétique peut aussi modifier les fréquences alléliques, mais elle agit de façon aléatoire, sans privilégier un avantage reproductif.

11. Quelle caractéristique anatomique humaine est présentée comme un héritage de l’histoire évolutive plutôt que comme le résultat direct d’une sélection naturelle ?

Le trajet de l’aorte qui forme une crosse
La régression des dents de sagesse au cours de l’évolution
La forme parabolique de la mâchoire humaine
Le bassin large et court adapté à la bipédie

Le trajet de l’aorte qui forme une crosse

Explication

La crosse de l’aorte est expliquée par l’héritage de l’histoire évolutive. À l’inverse, le bassin large et court est associé à l’adaptation à la bipédie.

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Mémorisez les réponses avec 10 flashcards sur Échantillonnage et génétique des populations.

Entre deux captures, quelles évolutions démographiques doivent être absentes ?

Les naissances, les décès et les migrations.

Quelles propriétés le marquage doit-il respecter chez les individus capturés ?

Il ne doit modifier ni leur comportement ni leur état de santé.

Qu’est-ce qu’un échantillon représentatif d’une population ?

Un sous-ensemble représentatif pour le ou les caractères étudiés.

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