QCM : Électrocinétique en régime continu — 26 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quel modèle atomique Ernest Rutherford propose-t-il en 1911 après sa découverte du noyau atomique ?

Des électrons négatifs dispersés dans une pâte positive uniforme
Des électrons qui tournent autour d’un noyau positif contenant des protons
Des électrons répartis sur des couches d’énergie fixe autour d’un noyau
Des particules indivisibles dépourvues de structure interne

Des électrons qui tournent autour d’un noyau positif contenant des protons

Explication

Rutherford identifie le noyau atomique et décrit un atome dont les électrons se déplacent autour d’un noyau positif constitué de protons. Le modèle de la pâte positive correspond à Thomson, tandis que les couches d’énergie fixe relèvent de Bohr.

2. Quelle conception de la matière Démocrite défend-il dans l’Antiquité ?

La matière contient des électrons négatifs répartis dans une charge positive
La matière est organisée en couches électroniques de niveaux d’énergie fixes
La matière possède un noyau positif entouré d’électrons en mouvement
La matière est formée de particules invisibles et indivisibles appelées atomos

La matière est formée de particules invisibles et indivisibles appelées atomos

Explication

Démocrite affirme que la matière est constituée de particules invisibles et indivisibles qu’il nomme atomos. Les autres propositions décrivent des modèles atomiques développés bien plus tard par Thomson, Rutherford ou Bohr.

3. Comment les charges du proton et de l’électron se comparent-elles à la charge élémentaire e ?

Le proton et l’électron portent chacun une charge −e
Le proton et l’électron portent chacun une charge +e
Le proton porte +e et l’électron porte −e
Le proton porte −e et l’électron porte +e

Le proton porte +e et l’électron porte −e

Explication

La charge élémentaire vaut environ 1,602×10−19 C1{,}602\times 10^{-19}\ \mathrm{C} ; le proton en porte une version positive et l’électron une version négative. L’inversion des signes constitue la confusion la plus courante.

4. Quelle propriété définit un conducteur électrique ?

Il empêche fortement la circulation des porteurs de charges dans le matériau
Il produit une charge électrique sans intervention d’une action extérieure
Il transforme les porteurs de charges en particules dépourvues de mouvement
Il permet la circulation de porteurs de charges sous l’effet d’une action extérieure

Il permet la circulation de porteurs de charges sous l’effet d’une action extérieure

Explication

Un conducteur laisse circuler des porteurs de charges lorsqu’une action extérieure les met en mouvement. Un matériau qui s’oppose fortement à cette circulation correspond plutôt à un isolant.

5. Quelle caractéristique microscopique favorise la conduction électrique dans un matériau conducteur ?

La séparation complète de la bande de valence et de la bande de conduction
La disparition des électrons dans la bande de valence du matériau
La présence de protons mobiles entre les atomes du matériau
Le chevauchement de la bande de valence et de la bande de conduction

Le chevauchement de la bande de valence et de la bande de conduction

Explication

Dans un conducteur, les bandes de valence et de conduction se chevauchent, ce qui facilite la circulation des électrons. Une séparation importante entre ces bandes limite au contraire la conduction électronique.

6. Un courant transporte une charge de 6 C6\ \mathrm{C} en 2 s2\ \mathrm{s}. Quelle est son intensité moyenne ?

3 A3\ \mathrm{A}
12 A12\ \mathrm{A}
0,33 A0{,}33\ \mathrm{A}
8 A8\ \mathrm{A}

$$3\ \mathrm{A}$$

Explication

L’intensité correspond au débit de charge, donc i=qΔt=62=3 Ai=\frac{q}{\Delta t}=\frac{6}{2}=3\ \mathrm{A}. Une tension décrit une différence de potentiel et ne se calcule pas ici à partir de la charge transportée.

7. Si le potentiel en A vaut 12 V12\ \mathrm{V} et celui en B vaut 5 V5\ \mathrm{V}, quelle est la tension uABu_{AB} ?

−7 V-7\ \mathrm{V}
17 V17\ \mathrm{V}
512 V\frac{5}{12}\ \mathrm{V}
7 V7\ \mathrm{V}

$$7\ \mathrm{V}$$

Explication

Par définition, uAB=VA−VBu_{AB}=V_A-V_B, donc uAB=12−5=7 Vu_{AB}=12-5=7\ \mathrm{V}. La valeur −7 V-7\ \mathrm{V} correspondrait à la tension orientée de B vers A, c’est-à-dire uBAu_{BA}.

8. Un récepteur est soumis à une tension de 10 V10\ \mathrm{V} et parcouru par un courant de 2 A2\ \mathrm{A}. Quelle puissance électrique instantanée reçoit-il ?

5 W5\ \mathrm{W}
0,2 W0{,}2\ \mathrm{W}
20 W20\ \mathrm{W}
12 W12\ \mathrm{W}

$$20\ \mathrm{W}$$

Explication

La puissance reçue se calcule par p=uip=ui, donc p=10×2=20 Wp=10\times2=20\ \mathrm{W}. La division de la tension par le courant donnerait une résistance, et non une puissance.

9. Comment définit-on un dipôle électrique ?

Un système connecté à deux fils et caractérisé par une tension et un courant
Un générateur délivrant une tension indépendante du courant débité
Un ensemble de résistances montées en parallèle et parcourues par plusieurs courants
Un point du circuit relié à trois fils et caractérisé par une tension

Un système connecté à deux fils et caractérisé par une tension et un courant

Explication

Un dipôle est un système électrique relié à deux fils conducteurs, auquel sont associés une tension et un courant. Un point relié à trois fils ou plus correspond plutôt à un nœud électrique.

10. Quelle propriété distingue un dipôle passif d’un dipôle actif lorsque sa tension est nulle ?

Les deux dipôles fournissent un courant non nul lorsque leur tension est nulle
Le dipôle passif ne laisse pas circuler de courant, tandis que le dipôle actif peut fournir un courant non nul
Le dipôle passif fournit un courant non nul, tandis que le dipôle actif bloque la circulation du courant
Les deux dipôles ne laissent circuler aucun courant lorsque leur tension est nulle

Le dipôle passif ne laisse pas circuler de courant, tandis que le dipôle actif peut fournir un courant non nul

Explication

Un dipôle passif ne laisse pas circuler de courant lorsque sa tension est nulle, alors qu’un dipôle actif peut fournir un courant non nul. L’idée selon laquelle les deux comportements seraient identiques confond leurs propriétés.

11. Dans un nœud, quelle grandeur la loi des nœuds impose-t-elle de sommer algébriquement ?

Les tensions, avec les tensions entrantes positives et les tensions sortantes négatives
Les résistances, avec les résistances de branche positive et les résistances de boucle négatives
Les courants, avec les courants entrants positifs et les courants sortants négatifs
Les puissances, avec les puissances reçues positives et les puissances fournies négatives

Les courants, avec les courants entrants positifs et les courants sortants négatifs

Explication

La loi des nœuds impose une somme algébrique nulle des courants, en choisissant notamment les courants entrants positifs et les courants sortants négatifs. Les tensions relèvent de la loi des mailles, et non de cette loi.

12. Quelle relation la loi des mailles impose-t-elle dans une maille fermée ?

La somme algébrique des courants traversant chaque nœud est nulle
La somme des puissances reçues dans la maille est égale au courant total
La somme algébrique des tensions parcourues le long de la maille est nulle
La somme des résistances rencontrées dans la maille est égale à la tension totale

La somme algébrique des tensions parcourues le long de la maille est nulle

Explication

La loi des mailles affirme que la somme algébrique des tensions le long d’une maille est nulle. La somme algébrique des courants concerne la loi des nœuds, ce qui rend cette formulation inadaptée.

13. Dans quel cas un circuit fonctionne-t-il en régime continu ?

Lorsque ses résistances diminuent progressivement pendant le fonctionnement
Lorsque ses tensions et ses courants ne dépendent pas du temps
Lorsque ses tensions et ses courants varient périodiquement avec le temps
Lorsque ses courants changent de sens à chaque variation de tension

Lorsque ses tensions et ses courants ne dépendent pas du temps

Explication

Le régime continu correspond à des tensions et des courants indépendants du temps, donc constants dans le cadre considéré. Des grandeurs qui varient avec le temps relèvent d’un régime variable.

14. Quelle caractéristique décrit un générateur idéal de tension ?

Il délivre une tension E indépendante du courant qu’il débite
Il délivre un courant constant indépendant de la tension à ses bornes
Il délivre une tension qui diminue avec le courant qu’il débite
Il délivre une tension nulle lorsque le courant débité devient important

Il délivre une tension E indépendante du courant qu’il débite

Explication

Un générateur idéal de tension est un dipôle actif dont la tension E ne dépend pas du courant débité. Une diminution de la tension avec le courant caractérise plutôt le modèle d’un générateur réel.

15. Une résistance de valeur R=10 ΩR=10\,\Omega est parcourue par un courant i=2 Ai=2\,\mathrm{A} en convention récepteur. Quelle est sa tension uu ?

5 V5\,\mathrm{V}
0,2 V0{,}2\,\mathrm{V}
20 V20\,\mathrm{V}
12 V12\,\mathrm{V}

$$20\,\mathrm{V}$$

Explication

La loi d’Ohm en convention récepteur donne u=Riu=Ri, donc u=10×2=20 Vu=10\times2=20\,\mathrm{V}. La valeur 5 V5\,\mathrm{V} correspondrait au quotient R/iR/i, qui n’est pas la relation demandée.

16. Deux résistances de 4 Ω4\,\Omega et 6 Ω6\,\Omega sont associées en série. Quelle est leur résistance équivalente ?

1,0 Ω1{,}0\,\Omega
2,4 Ω2{,}4\,\Omega
24 Ω24\,\Omega
10 Ω10\,\Omega

$$10\,\Omega$$

Explication

En série, les résistances s’additionnent : Req=4+6=10 ΩR_{eq}=4+6=10\,\Omega. La valeur 2,4 Ω2{,}4\,\Omega provient d’une combinaison de type parallèle et ne correspond pas à l’association en série.

17. Quelle relation permet de calculer la résistance équivalente de résistances associées en parallèle ?

1Req=∑i=1n1Ri\frac{1}{R_{eq}}=\sum_{i=1}^{n}\frac{1}{R_i}
Req=∏i=1nRiR_{eq}=\prod_{i=1}^{n}R_i
1Req=∑i=1nRi\frac{1}{R_{eq}}=\sum_{i=1}^{n}R_i
Req=∑i=1nRiR_{eq}=\sum_{i=1}^{n}R_i

$$\frac{1}{R_{eq}}=\sum_{i=1}^{n}\frac{1}{R_i}$$

Explication

Pour une association en parallèle, ce sont les inverses des résistances qui s’additionnent selon 1/Req=∑1/Ri1/R_{eq}=\sum 1/R_i. L’addition directe des résistances correspond à l’association en série.

18. Dans un pont diviseur de tension, R1=2 ΩR_1=2\,\Omega et R2=3 ΩR_2=3\,\Omega sont en série sous une tension U=10 VU=10\,\mathrm{V}. Quelle tension apparaît aux bornes de R2R_2 ?

10 V10\,\mathrm{V}
5 V5\,\mathrm{V}
6 V6\,\mathrm{V}
4 V4\,\mathrm{V}

$$6\,\mathrm{V}$$

Explication

La tension aux bornes de R2R_2 vaut U2=R2R1+R2U=35×10=6 VU_2=\frac{R_2}{R_1+R_2}U=\frac{3}{5}\times10=6\,\mathrm{V}. La valeur 4 V4\,\mathrm{V} est la tension associée à R1R_1, et non celle demandée pour R2R_2.

19. Dans un pont diviseur de courant, R1=2 ΩR_1=2\,\Omega et R2=3 ΩR_2=3\,\Omega sont en parallèle et le courant total vaut I=10 AI=10\,\mathrm{A}. Quel courant traverse R1R_1 ?

6 A6\,\mathrm{A}
1,5 A1{,}5\,\mathrm{A}
4 A4\,\mathrm{A}
10 A10\,\mathrm{A}

$$6\,\mathrm{A}$$

Explication

Le courant dans R1R_1 est I1=R2R1+R2I=35×10=6 AI_1=\frac{R_2}{R_1+R_2}I=\frac{3}{5}\times10=6\,\mathrm{A}. Le courant dans une branche dépend ici de la résistance de l’autre branche, ce qui exclut l’utilisation directe de R1/(R1+R2)R_1/(R_1+R_2).

20. Dans quel type de circuit le principe de superposition permet-il de déterminer séparément l’effet de chaque générateur indépendant avant d’additionner les résultats ?

Dans un circuit non linéaire comportant une seule source équivalente
Dans un circuit linéaire comportant plusieurs générateurs indépendants
Dans un circuit linéaire où les générateurs restent tous actifs
Dans un circuit non linéaire où les courants sont additionnés directement

Dans un circuit linéaire comportant plusieurs générateurs indépendants

Explication

La superposition s’applique aux circuits linéaires et consiste à isoler successivement la contribution de chaque générateur indépendant. Un circuit non linéaire ou une addition directe sans mise au repos des autres générateurs ne respecte pas cette méthode.

21. Pour appliquer la superposition, comment faut-il remplacer un générateur de tension indépendant rendu passif ?

Par un coupe-circuit
Par un générateur de courant nul en parallèle
Par une résistance égale à sa tension
Par un court-circuit

Par un court-circuit

Explication

Annuler la tension d’un générateur idéal revient à imposer une tension nulle entre ses bornes, ce qui correspond à un court-circuit. Le coupe-circuit est associé à l’annulation d’un générateur de courant.

22. Quelle structure représente le modèle de Thévenin d’un dipôle actif ?

Un générateur réel de tension avec une résistance interne
Une résistance seule placée entre les bornes du dipôle
Un générateur réel de courant avec une résistance en parallèle
Un générateur idéal de tension sans résistance interne

Un générateur réel de tension avec une résistance interne

Explication

Le modèle de Thévenin représente le dipôle par une source de tension EThE_{Th} associée à une résistance interne RThR_{Th}. La source de courant en parallèle caractérise le modèle de Norton, et non celui de Thévenin.

23. Quelle structure représente le modèle de Norton d’un dipôle actif ?

Un générateur réel de courant avec une résistance interne
Un générateur réel de tension avec une résistance en série
Une résistance seule montée en série avec les bornes
Un générateur idéal de courant sans résistance interne

Un générateur réel de courant avec une résistance interne

Explication

Le modèle de Norton est un générateur réel de courant fournissant INI_N et contenant une résistance interne RNR_N. Une source de tension en série avec une résistance correspond au modèle de Thévenin.

24. Un dipôle possède les paramètres de Norton RN=6 ΩR_N=6\,\Omega et IN=2 AI_N=2\,\mathrm{A}. Quelle tension de Thévenin lui est équivalente ?

0,33 V0{,}33\,\mathrm{V}
3 V3\,\mathrm{V}
12 V12\,\mathrm{V}
8 V8\,\mathrm{V}

$$12\,\mathrm{V}$$

Explication

L’équivalence impose ETh=RNINE_{Th}=R_NI_N, donc ETh=6×2=12 VE_{Th}=6\times2=12\,\mathrm{V}. La valeur 3 V3\,\mathrm{V} provient d’une division entre les paramètres, qui ne correspond pas à la relation d’équivalence demandée.

25. Que peut-on conclure de deux points reliés entre eux par un fil idéal ne traversant aucun dipôle ?

Ils forment un dipôle dont la tension dépend de la longueur du fil
Ils constituent le même point électrique et possèdent le même potentiel
Ils constituent deux nœuds distincts avec des potentiels nécessairement différents
Ils sont séparés par une résistance nulle mais conservent deux potentiels indépendants

Ils constituent le même point électrique et possèdent le même potentiel

Explication

Un fil idéal ne provoque aucune chute de tension : les deux points qu’il relie sont donc électriquement confondus et au même potentiel. Deux points séparés par un dipôle peuvent en revanche présenter une différence de potentiel.

26. Dans quelle situation un dipôle AB est-il considéré comme court-circuité ?

Lorsqu’un courant traverse le dipôle par le trajet principal du circuit
Lorsqu’un générateur impose une tension non nulle entre A et B
Lorsqu’un chemin fait uniquement de fils relie A à B sans traverser un autre dipôle
Lorsqu’un chemin contenant une résistance relie A à B en parallèle du dipôle

Lorsqu’un chemin fait uniquement de fils relie A à B sans traverser un autre dipôle

Explication

Le court-circuit est défini par l’existence d’un trajet constitué uniquement de fils entre A et B, sans autre dipôle interposé. Un trajet comportant une résistance ne met pas directement les bornes au même potentiel idéal.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 54 flashcards sur Électrocinétique en régime continu.

Que disait Démocrite sur la matière ?

La matière est faite de particules invisibles et indivisibles appelées atomos.

Quelle découverte a fait Joseph Thomson en 1897 ?

Il a découvert l’électron.

Quel modèle atomique Joseph Thomson a-t-il proposé ?

Un atome avec des particules négatives dans une pâte positive.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Électrocinétique en régime continu.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM