QCM : Divisibilité et congruences — 14 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle condition traduit correctement le fait qu’un entier relatif non nul bb divise un entier relatif aa ?

Il existe un entier relatif kk tel que b=ak+1b=ak+1.
Il existe un entier naturel kk tel que a=b+ka=b+k.
Il existe un entier naturel kk tel que b=akb=ak.
Il existe un entier relatif kk tel que a=bka=bk.

Il existe un entier relatif $$k$$ tel que $$a=bk$$.

Explication

La divisibilité signifie qu’il existe un entier relatif kk vérifiant a=bka=bk; dans ce cas, aa est un multiple de bb. La condition b=ak+1b=ak+1 décrit une autre relation et ne caractérise pas la divisibilité.

2. Quelle affirmation distingue correctement le rôle de zéro dans la divisibilité ?

Zéro est multiple de certains entiers relatifs, et il divise les nombres non nuls.
Zéro divise tout entier relatif, mais il n’est multiple d’aucun entier.
Zéro est un multiple de tout entier relatif non nul, mais il ne divise aucun nombre.
Zéro n’est ni un multiple d’un entier relatif ni un diviseur d’un nombre.

Zéro est un multiple de tout entier relatif non nul, mais il ne divise aucun nombre.

Explication

Pour tout entier relatif non nul bb, on a 0=b×00=b\times 0, donc zéro est un multiple de bb; en revanche, la divisibilité par zéro n’est pas définie. L’idée selon laquelle zéro diviserait tout entier confond le rôle de facteur et celui de multiple.

3. Si bb divise aa, quelle relation entre leurs multiples et leurs diviseurs est correcte ?

Les multiples de aa et de bb sont identiques, ainsi que leurs ensembles de diviseurs.
Tout multiple de aa est un multiple de bb, et tout diviseur de bb est un diviseur de aa.
Tout multiple de bb est un multiple de aa, et tout diviseur de aa est un diviseur de bb.
Tout multiple de aa est un diviseur de bb, et tout multiple de bb est un diviseur de aa.

Tout multiple de $$a$$ est un multiple de $$b$$, et tout diviseur de $$b$$ est un diviseur de $$a$$.

Explication

Si a=bka=bk, alors tout multiple de aa est aussi un multiple de bb. De même, un diviseur de bb divise aa par transitivité; l’inversion de ces deux inclusions constitue la confusion fréquente.

4. Que peut-on affirmer au sujet des diviseurs d’un entier relatif non nul aa ?

Ils sont en nombre fini et se trouvent entre −a2-a^2 et a2a^2.
Ils sont en nombre fini et sont compris entre 00 et aa, avec des signes positifs.
Ils sont en nombre infini et comprennent tous les entiers relatifs compris entre −a-a et aa.
Ils sont en nombre fini et appartiennent à l’intervalle compris entre −a-a et aa.

Ils sont en nombre fini et appartiennent à l’intervalle compris entre $$-a$$ et $$a$$.

Explication

Un entier relatif non nul possède un nombre fini de diviseurs, tous compris entre −a-a et aa. Les diviseurs négatifs font partie de cet ensemble, ce qui écarte la description limitée aux valeurs positives.

5. Sachant que aa divise bb et cc, quelle expression est nécessairement divisible par aa pour tous entiers relatifs uu et vv ?

bu+cvbu+cv
b+u+c+vb+u+c+v
bc+u+vbc+u+v
buv+cbuv+c

$$bu+cv$$

Explication

Si aa divise bb et cc, on peut écrire b=axb=ax et c=ayc=ay; alors bu+cv=a(xu+yv)bu+cv=a(xu+yv), qui est divisible par aa. Les autres expressions ne sont pas des combinaisons linéaires de bb et cc à coefficients entiers.

6. Quelle condition caractérise une division euclidienne de aa par un entier naturel non nul bb ?

Il existe une écriture unique a=bq+ra=bq+r avec 0≤r<b0\le r<b et q,rq,r entiers relatifs.
Il existe une écriture a=bq+ra=bq+r avec r≥br\ge b et q,rq,r entiers relatifs.
Il existe une écriture a=bq+ra=bq+r avec 0≤q<b0\le q<b et rr entier naturel.
Il existe une écriture unique a=bq+ra=bq+r avec q,rq,r entiers naturels et r<0r<0.

Il existe une écriture unique $$a=bq+r$$ avec $$0\le r<b$$ et $$q,r$$ entiers relatifs.

Explication

La division euclidienne impose une écriture unique a=bq+ra=bq+r où qq et rr sont entiers relatifs et où le reste vérifie 0≤r<b0\le r<b. Un reste supérieur ou égal à bb ne respecte pas cette condition.

7. Dans quel cas le reste d’une division euclidienne est-il nul ?

Lorsque le reste est supérieur au diviseur.
Lorsque le diviseur divise le dividende.
Lorsque le quotient est égal à zéro.
Lorsque le dividende est inférieur au diviseur.

Lorsque le diviseur divise le dividende.

Explication

Un reste nul signifie que le dividende s’écrit a=bqa=bq, donc que bb divise aa; la réciproque est également vraie. Un dividende inférieur au diviseur peut avoir un reste non nul, et un quotient nul ne suffit pas à imposer cette propriété.

8. Laquelle des écritures suivantes est une division euclidienne correcte ?

217=7×30+7217=7\times30+7
−115=7×(−16)−3-115=7\times(-16)-3
115=7×16+3115=7\times16+3
115=7×14+17115=7\times14+17

$$115=7\times16+3$$

Explication

Dans 115=7×16+3115=7\times16+3, le reste 33 vérifie bien 0≤3<70\le3<7. Dans la deuxième écriture, le reste 1717 est supérieur au diviseur, tandis que les deux autres égalités ne respectent pas l’égalité ou la condition sur le reste.

9. Quelle condition caractérise la congruence de deux entiers relatifs aa et bb modulo un entier naturel non nul nn ?

Le produit abab est égal à un multiple de nn.
Leur somme a+ba+b est un multiple de nn.
Leurs valeurs absolues sont égales à un multiple de nn.
Leur différence a−ba-b est un multiple de nn.

Leur différence $$a-b$$ est un multiple de $$n$$.

Explication

Deux entiers sont congrus modulo nn lorsque leur différence a−ba-b est divisible par nn. L’égalité, contrairement à la congruence, compare directement les deux entiers eux-mêmes.

10. Comment peut-on reconnaître que deux entiers sont congrus modulo nn en utilisant la division euclidienne ?

Leur différence possède un reste non nul dans la division par nn.
Ils ont le même reste dans la division par nn.
Leurs produits ont le même reste dans la division par nn.
Leurs quotients sont égaux dans la division par nn.

Ils ont le même reste dans la division par $$n$$.

Explication

La congruence modulo nn équivaut à l’égalité des restes obtenus lors des divisions euclidiennes par nn. Un reste nul caractérise plutôt la divisibilité d’un entier par nn, et non la comparaison générale de deux restes.

11. Pour un entier aa divisé euclidiennement par nn, quelle relation décrit correctement son reste rr ?

On a a≡r[n]a \equiv r [n] avec 0≤r<n0 \le r < n.
On a a≡r[n]a \equiv r [n] avec r≥nr \ge n.
On a a≡0[n]a \equiv 0 [n] dès que rr est non nul.
On a a≡n[r]a \equiv n [r] avec 0≤n<r0 \le n < r.

On a $$a \equiv r [n]$$ avec $$0 \le r < n$$.

Explication

Le reste de la division euclidienne vérifie 0≤r<n0 \le r < n et l’entier aa est congru à ce reste modulo nn. La congruence à zéro correspond au cas particulier où nn divise aa, donc où le reste est nul.

12. Quelle opération peut être appliquée aux deux membres de congruences ayant le même modulo tout en conservant la congruence ?

La comparaison directe des membres sans tenir compte du modulo.
La division des membres correspondants par un entier quelconque.
L’addition ou la multiplication des membres correspondants.
Le remplacement d’un membre par son quotient euclidien.

L’addition ou la multiplication des membres correspondants.

Explication

L’addition et la multiplication sont compatibles avec les congruences de même modulo. La division ne possède pas cette propriété générale, car elle peut modifier les relations entre les restes.

13. Si a≡b[n]a \equiv b [n] et si pp est un entier naturel non nul, quelle congruence peut-on déduire ?

ap≡pb[n]a^p \equiv pb [n]
ap≡bp[n]a^p \equiv b^p [n]
a+p≡bp[n]a+p \equiv b^p [n]
pa≡bp[n]pa \equiv b^p [n]

$$a^p \equiv b^p [n]$$

Explication

Une congruence est conservée lorsqu’on élève ses deux membres à une même puissance entière naturelle non nulle. Cette règle découle de la compatibilité de la multiplication avec les congruences, tandis qu’elle ne fournit pas une règle analogue pour la division.

14. Pourquoi ne peut-on pas déduire de 5×4≡5×6[10]5 \times 4 \equiv 5 \times 6 [10] que 4≡6[10]4 \equiv 6 [10] ?

Parce que le modulo doit être remplacé par le facteur commun.
Parce qu’une congruence ne peut pas contenir de multiplication.
Parce que la division par un facteur commun n’est pas compatible en général avec les congruences.
Parce que les deux produits ont des restes différents modulo 1010.

Parce que la division par un facteur commun n’est pas compatible en général avec les congruences.

Explication

La division par un facteur commun ne conserve pas nécessairement une congruence, comme le montre cet exemple modulo 1010. Les produits sont congrus, alors que 44 et 66 ont des restes différents modulo 1010.

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Qu'impose la divisibilité d'un entier a par un entier b non nul ?

Il existe un entier k tel qu'a = bk.

Que représente l'ensemble Z en mathématiques ?

L'ensemble des entiers relatifs.

Que contient l'ensemble N des entiers naturels ?

Les entiers naturels comprenant 0.

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