QCM : Réactivité des biomolécules — 21 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique décrit correctement l’effet inductif d’un substituant ?

Il résulte de la rupture homolytique des liaisons σ
Il se propage par polarisation des liaisons σ du squelette
Il se propage par déplacement des électrons π conjugués
Il concerne le transfert d’un proton entre deux atomes

Il se propage par polarisation des liaisons σ du squelette

Explication

L’effet inductif est une polarisation électronique transmise le long des liaisons σ en raison d’une différence d’électronégativité. Le déplacement d’électrons π ou de doublets non liants relève plutôt de l’effet mésomère.

2. Un substituant moins électronégatif que l’hydrogène est généralement caractérisé par quel effet inductif ?

Un effet donneur +M qui déplace les électrons dans un système conjugué
Un effet attracteur −M qui retire les électrons d’une double liaison
Un effet donneur +I qui repousse les électrons vers le squelette carboné
Un effet attracteur −I qui éloigne les électrons du squelette carboné

Un effet donneur +I qui repousse les électrons vers le squelette carboné

Explication

Un substituant moins électronégatif que l’hydrogène exerce un effet +I, c’est-à-dire qu’il repousse la densité électronique vers le squelette carboné. L’effet −I correspond au contraire à une attraction des électrons.

3. Lorsqu’un doublet non liant participe à un système conjugué, quel phénomène décrit l’effet mésomère ?

La capture d’une paire électronique par un centre électrophile
La rupture d’une liaison σ pour produire deux espèces radicalaires
Le déplacement du doublet dans le système, ce qui augmente le nombre de centres p
La polarisation successive des liaisons σ sur plusieurs liaisons éloignées

Le déplacement du doublet dans le système, ce qui augmente le nombre de centres p

Explication

L’effet mésomère implique le déplacement d’électrons π ou de doublets non liants dans un système conjugué et étend ainsi la conjugaison. La polarisation des liaisons σ correspond à l’effet inductif.

4. Comment évoluent généralement les effets inductif et mésomère lorsqu’ils sont de signes opposés, hors cas des halogènes ?

L’effet inductif devient progressivement un effet +M
L’effet −I domine généralement l’effet +M
Les deux effets s’annulent nécessairement
L’effet +M domine généralement l’effet −I

L’effet +M domine généralement l’effet −I

Explication

Lorsque les effets sont opposés, l’effet +M domine généralement l’effet −I. Les halogènes constituent une exception mentionnée, car leur effet −I domine leur effet +M.

5. Quelle propriété définit un nucléophile dans une réaction de formation de liaison ?

Il retire un électron célibataire au substrat
Il accepte une paire de deux électrons du substrat
Il fournit un proton au substrat déficient en électrons
Il fournit une paire de deux électrons au substrat

Il fournit une paire de deux électrons au substrat

Explication

Un nucléophile, qu’il soit anionique ou neutre, fournit deux électrons au substrat afin de former une nouvelle liaison. L’acceptation de cette paire électronique caractérise l’électrophile.

6. Quel rôle joue un électrophile lors de la formation d’une nouvelle liaison ?

Il accepte une paire de deux électrons fournie par le substrat
Il fournit une paire de deux électrons au substrat nucléophile
Il transfère un neutron vers le centre riche en électrons
Il rompt une liaison en produisant deux nucléophiles neutres

Il accepte une paire de deux électrons fournie par le substrat

Explication

Un électrophile, cationique ou neutre, accepte une paire de deux électrons provenant du substrat pour former une nouvelle liaison. Le don de cette paire électronique est le rôle du nucléophile.

7. Dans le schéma général Nu−+E+→Nu−E\mathrm{Nu^- + E^+ \rightarrow Nu-E}, quelle transformation électronique se produit ?

Nu−\mathrm{Nu^-} accepte une paire d’électrons fournie par E+\mathrm{E^+}
E+\mathrm{E^+} donne une paire d’électrons à Nu−\mathrm{Nu^-}
Chaque espèce donne un électron pour former une liaison radicalaire
Nu−\mathrm{Nu^-} donne une paire d’électrons à E+\mathrm{E^+}

$$\mathrm{Nu^-}$$ donne une paire d’électrons à $$\mathrm{E^+}$$

Explication

Dans cette réaction, le nucléophile Nu−\mathrm{Nu^-} fournit une paire d’électrons et l’électrophile E+\mathrm{E^+} la reçoit pour former la liaison Nu−E\mathrm{Nu-E}. L’électrophile est donc l’accepteur électronique, et non le donneur.

8. Quelle comparaison entre une réaction de laboratoire et une réaction du vivant est correcte ?

Le laboratoire se déroule dans l’eau avec des réactifs complexes, tandis que le vivant privilégie les solvants organiques
Le laboratoire exige des substrats très spécifiques, tandis que le vivant fonctionne avec de petits réactifs peu spécialisés
Le laboratoire utilise des enzymes à température physiologique, tandis que le vivant utilise des catalyseurs simples
Le laboratoire utilise souvent une faible spécificité, tandis que le vivant présente une très haute spécificité

Le laboratoire utilise souvent une faible spécificité, tandis que le vivant présente une très haute spécificité

Explication

Les réactions de laboratoire ont souvent une faible spécificité, alors que les enzymes du vivant confèrent une très haute spécificité du substrat. Les autres propositions inversent ou mélangent les caractéristiques des deux contextes.

9. Une transformation réalisée dans l’eau, à la température de l’organisme, avec une enzyme et une forte sélectivité correspond le mieux à quel contexte ?

Une réaction de laboratoire menée à basse température
Une réaction de laboratoire catalysée par un réactif simple
Une réaction biologique du vivant
Une réaction chimique non catalysée dans un solvant organique

Une réaction biologique du vivant

Explication

L’eau, la température de l’organisme, l’intervention d’une enzyme et la très haute spécificité sont caractéristiques des réactions du vivant. Les réactions de laboratoire emploient plus souvent des solvants organiques, des catalyseurs simples et une spécificité moindre.

10. Quelle caractéristique distingue une substitution nucléophile d’une addition nucléophile au niveau du carbone réactif ?

Une liaison double se forme entre le nucléophile et le carbone
L’hybridation du carbone devient davantage tétragonale
Le nucléophile s’additionne à une insaturation carbonée
L’hybridation du carbone reste inchangée

L’hybridation du carbone reste inchangée

Explication

Dans une substitution nucléophile, le nucléophile remplace le groupe partant sur un carbone électrophile sans modifier son hybridation. L’augmentation de l’hybridation caractérise plutôt l’addition nucléophile.

11. Quelles transformations de liaisons décrivent correctement une substitution nucléophile ?

Une liaison double disparaît puis deux liaisons carbone-hydrogène apparaissent
Une liaison carbone-nucléophile se rompt avant la formation d’une liaison carbone-groupe partant
La liaison carbone-groupe partant se rompt et une liaison carbone-nucléophile se forme
Le nucléophile se fixe à une insaturation sans déplacement d’un groupe partant

La liaison carbone-groupe partant se rompt et une liaison carbone-nucléophile se forme

Explication

La substitution comporte la rupture de la liaison entre le carbone et le groupe partant ainsi que la formation de la liaison carbone-nucléophile, de façon successive ou simultanée. La fixation sur une insaturation sans groupe partant relève plutôt d’une addition.

12. Que transfère une réaction de méthylation à un nucléophile ?

Un groupe carbonyle
Un atome d’oxygène
Un groupe CH3\mathrm{CH_3}
Un groupe phosphate

Un groupe $$\mathrm{CH_3}$$

Explication

La méthylation est une substitution nucléophile qui transfère un groupe CH3\mathrm{CH_3} à un nucléophile. Un groupe phosphate intervient dans la phosphorylation, tandis qu’un groupe carbonyle est associé à d’autres transformations.

13. Lors de la méthylation d’une lysine d’histone, quelle transformation de la S-adénosylméthionine se produit ?

Elle reçoit un méthyle, devient de la méthionine et rompt une liaison C–N
Elle cède un carbonyle, devient de l’adénosine et forme une liaison C–C
Elle cède un phosphate, devient de l’adénosylhomocystéine et forme une liaison C–O
Elle cède un méthyle, devient de l’adénosylhomocystéine et forme une liaison C–N

Elle cède un méthyle, devient de l’adénosylhomocystéine et forme une liaison C–N

Explication

La S-adénosylméthionine fournit le groupe méthyle, puis devient de l’adénosylhomocystéine ; la liaison C–S est rompue et une liaison C–N se forme avec la lysine. Les autres propositions attribuent à tort un phosphate, un carbonyle ou une transformation inverse.

14. Que se passe-t-il lors d’une addition nucléophile sur un groupe carbonyle ?

Le nucléophile remplace un groupe partant et l’hybridation du carbone reste inchangée
Le carbone électrophile perd le nucléophile et forme une nouvelle liaison double
Le nucléophile s’ajoute au carbone électrophile et l’hybridation de ce carbone augmente
Deux molécules se séparent après rupture de la liaison entre le carbone et l’oxygène

Le nucléophile s’ajoute au carbone électrophile et l’hybridation de ce carbone augmente

Explication

L’addition nucléophile combine le nucléophile avec une insaturation, généralement au niveau d’un carbone de C=O\mathrm{C=O}, et augmente l’hybridation de ce carbone. Le remplacement d’un groupe partant avec conservation de l’hybridation correspond à une substitution.

15. Quelle condition favorise la formation d’un hémiacétal cyclique d’un sucre ?

La conversion préalable de l’hémiacétal en phosphoester stable
La rupture préalable de toutes les liaisons carbone-carbone du sucre
La déprotonation systématique du groupe X pour diminuer l’électrophilie
La présence d’un nucléophile puissant ou la protonation du groupe X

La présence d’un nucléophile puissant ou la protonation du groupe X

Explication

La cyclisation en hémiacétal nécessite soit un nucléophile puissant, soit la protonation du groupe X, ce qui augmente le caractère électrophile du carbone. Une diminution de l’électrophilie rendrait au contraire l’addition moins favorable.

16. Dans quel ordre général se déroulent l’estérification, la transestérification et la phosphorylation ?

Élimination puis addition nucléophile
Addition nucléophile puis élimination
Substitution radicalaire puis protonation
Oxydation du nucléophile puis réduction du substrat

Addition nucléophile puis élimination

Explication

Ces réactions suivent une addition nucléophile suivie d’une élimination, ce qui produit respectivement un ester ou un phosphoester. L’élimination n’est donc pas l’étape initiale de ce mécanisme.

17. Lors de la réplication de l’ADN, quelle attaque déclenche l’incorporation d’un nouveau nucléotide ?

L’OH 5′ du nouveau nucléotide attaque le phosphore 3′ de la chaîne en croissance
Le phosphate 5′ de la chaîne en croissance attaque l’OH 3′ du nouveau nucléotide
Le pyrophosphate attaque l’OH 3′ pour former la chaîne d’ADN
L’OH 3′ de la chaîne en croissance attaque le phosphore 5′ du nouveau nucléotide triphosphate

L’OH 3′ de la chaîne en croissance attaque le phosphore 5′ du nouveau nucléotide triphosphate

Explication

L’OH libre en position 3′ de la chaîne en croissance attaque le phosphore 5′ du nouveau nucléotide triphosphate, puis le pyrophosphate est éliminé sous l’action de l’ADN polymérase. Le phosphate 5′ appartient au nouveau nucléotide, tandis que l’OH 3′ appartient à la chaîne déjà formée.

18. Quelle succession décrit correctement les étapes majeures de la maturation du pré-ARNm ?

Coiffe en 5′, conservation des introns, puis épissage des exons
Épissage des exons, coiffe en 3′, puis polyadénylation en 5′
Coiffe en 5′, épissage des introns, puis polyadénylation en 3′
Polyadénylation en 5′, excision des exons, puis coiffe en 3′

Coiffe en 5′, épissage des introns, puis polyadénylation en 3′

Explication

La maturation du pré-ARNm associe la pose d’une coiffe en 5′, l’excision des introns et la polyadénylation en 3′. Les exons sont conservés et assemblés, contrairement aux introns qui sont retirés.

19. Lors du coiffage du pré-ARNm, quelle transformation précède la méthylation de la guanine en position N7 ?

L’ajout d’une queue polyadénylée avant la conversion du triphosphate
La coupure de la coiffe triphosphate en monophosphate par une exonucléase
L’élimination de la guanine méthylée avant la fixation du GTP
Le transfert d’un GTP sur le diphosphate en 5′ pour former une coiffe triphosphate

Le transfert d’un GTP sur le diphosphate en 5′ pour former une coiffe triphosphate

Explication

Le triphosphate terminal en 5′ est d’abord converti en diphosphate, puis un GTP est transféré pour former la coiffe triphosphate; la guanine est ensuite méthylée en N7 par une méthyltransférase utilisant la SAM. La coupure en monophosphate par des exonucléases empêche le coiffage au lieu de le préparer.

20. Quel mécanisme définit l’amidification entre une amine et un dérivé acylé ?

Une substitution radicalaire suivie d’une oxydation, formant une liaison ester
Une addition électrophile suivie d’une réduction, formant une liaison éther
Une addition nucléophile suivie d’une élimination, formant une liaison amide
Une élimination nucléophile suivie d’une hydrolyse, formant une liaison thioester

Une addition nucléophile suivie d’une élimination, formant une liaison amide

Explication

L’amidification consiste en l’attaque d’un électrophile acylé par une amine nucléophile, suivie de l’élimination d’un groupe partant pour donner une liaison amide. L’estérification met en jeu un alcool et conduit à un ester, ce qui constitue la confusion la plus proche.

21. Pourquoi l’acétylation des histones et la synthèse peptidique sont-elles classées parmi les amidifications ?

Parce qu’un alcool attaque un électrophile carbonylé pour produire une liaison ester
Parce qu’une amine attaque un électrophile acylé tel que l’acétyl-CoA ou un ester activé
Parce qu’un phosphate est transféré vers une amine à partir d’un nucléotide énergétique
Parce qu’un thiol réagit avec un acide carboxylique libre pour produire un thioester

Parce qu’une amine attaque un électrophile acylé tel que l’acétyl-CoA ou un ester activé

Explication

Dans ces deux réactions, une amine attaque un électrophile acylé et forme une liaison amide; l’acétyl-CoA intervient notamment dans l’acétylation des histones, tandis qu’un ester activé intervient dans la synthèse peptidique. La phosphorylation ajoute un groupe phosphate et ne correspond donc pas au mécanisme d’acétylation.

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Qu'est-ce que l'effet inductif en chimie organique ?

C'est une polarisation électronique qui se propage sur les liaisons σ due à une différence d'électronégativité.

Quel effet inductif exerce un substituant électronégatif ?

Un effet attracteur –I.

Sur combien de liaisons l'effet inductif s'amortit-il généralement ?

Sur 3 à 5 liaisons.

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