QCM : Électrostatique et interactions électriques (42 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Concernant la quantification de la charge électrique :

La charge élémentaire vaut environ 1,602×10−18 C1{,}602\times10^{-18}\,\mathrm{C}.
La charge électrique atomique se mesure en multiples de la masse électronique.
La charge élémentaire est voisine de 1,602×10−19 C1{,}602\times10^{-19}\,\mathrm{C}.
La charge électrique s’exprime comme un multiple entier de la charge élémentaire.
La quantification concerne la charge électrique à l’échelle atomique.

La charge élémentaire est voisine de $$1{,}602\times10^{-19}\,\mathrm{C}$$. · La charge électrique s’exprime comme un multiple entier de la charge élémentaire. · La quantification concerne la charge électrique à l’échelle atomique.

Explication

À l’échelle atomique, la charge est quantifiée en multiples de la charge élémentaire, dont la valeur est environ 1,602×10−19 C1{,}602\times10^{-19}\,\mathrm{C}. La valeur 10−18 C10^{-18}\,\mathrm{C} et la masse électronique ne correspondent pas à cette définition.

2. Parmi les propositions suivantes concernant la densité volumique de charge, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Elle est définie par ρ(r⃗,t)=dqdτ\rho(\vec r,t)=\frac{dq}{d\tau}.
Elle décrit une charge répartie dans un volume.
La charge totale contenue dans un volume V vérifie Qtot=∭Vρ(P,t) dSQ_{\mathrm{tot}}=\iiint_V\rho(P,t)\,dS.
La densité volumique s’exprime en C m−3\mathrm{C\,m^{-3}}.
La densité volumique est définie par ρ=dqdS\rho=\frac{dq}{dS}.

Elle est définie par $$\rho(\vec r,t)=\frac{dq}{d\tau}$$. · Elle décrit une charge répartie dans un volume. · La densité volumique s’exprime en $$\mathrm{C\,m^{-3}}$$.

Explication

La densité volumique est le rapport dq/dτdq/d\tau et s’exprime en C m−3\mathrm{C\,m^{-3}}. Elle concerne une charge répartie dans un volume. La charge totale contenue dans un volume V vérifie Qtot=∭Vρ(P,t) dτQ_{\mathrm{tot}}=\iiint_V\rho(P,t)\,d\tau, tandis que dSdS intervient dans une densité surfacique. La relation ρ=dq/dS\rho=dq/dS ne définit donc pas une densité volumique.

3. Une distribution de charge occupe un volume V. Quelle(s) relation(s) permet(tent) de déterminer sa charge totale ?

La charge totale s’obtient par une intégrale de surface de ρ\rho.
L’intégration porte sur l’ensemble du volume V chargé.
La densité utilisée dans l’intégrale est la densité volumique.
La charge totale s’obtient par Qtot=∭Vρ(P,t) dτQ_{\mathrm{tot}}=\iiint_V\rho(P,t)\,d\tau.
La charge totale s’écrit Qtot=∫Vρ(P,t) dSQ_{\mathrm{tot}}=\int_V\rho(P,t)\,dS.

L’intégration porte sur l’ensemble du volume V chargé. · La densité utilisée dans l’intégrale est la densité volumique. · La charge totale s’obtient par $$Q_{\mathrm{tot}}=\iiint_V\rho(P,t)\,d\tau$$.

Explication

La charge totale d’un volume chargé est Qtot=∭Vρ(P,t) dτQ_{\mathrm{tot}}=\iiint_V\rho(P,t)\,d\tau. L’intégration est volumique et utilise dτd\tau ; une intégrale de surface ou l’élément dSdS ne convient pas ici.

4. Concernant la loi de Coulomb, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Deux charges de même signe exercent une interaction répulsive.
La force exercée par q₁ sur q₂ s’écrit F⃗1→2=14πε0q1q2r2u⃗1→2\vec F_{1\to2}=\frac{1}{4\pi\varepsilon_0}\frac{q_1q_2}{r^2}\vec u_{1\to2}.
La force électrostatique varie comme l’inverse du carré de la distance.
La direction de la force est portée par la droite reliant les deux charges.
Deux charges de signes opposés exercent une interaction attractive.

Deux charges de même signe exercent une interaction répulsive. · La force exercée par q₁ sur q₂ s’écrit $$\vec F_{1\to2}=\frac{1}{4\pi\varepsilon_0}\frac{q_1q_2}{r^2}\vec u_{1\to2}$$. · La force électrostatique varie comme l’inverse du carré de la distance. · La direction de la force est portée par la droite reliant les deux charges. · Deux charges de signes opposés exercent une interaction attractive.

Explication

La loi de Coulomb donne une force proportionnelle à q1q2q_1q_2 et inversement proportionnelle à r2r^2, dirigée selon la droite des charges. Le signe des charges détermine l’interaction : les mêmes signes se repoussent et les signes opposés s’attirent.

5. Parmi les propositions suivantes concernant le champ créé par une charge ponctuelle, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La distance utilisée dans l’expression du champ est la distance entre M et une charge test.
Le champ dépend de la charge source q.
Le champ électrostatique dépend de la charge test placée en M.
Le champ créé par q au point M vaut E⃗(M)=q4πε0r2u⃗P→M\vec E(M)=\frac{q}{4\pi\varepsilon_0r^2}\vec u_{P\to M}.
La force électrique exercée par q₁ sur q₂ vaut F⃗1→2=14πε0q1q2ru⃗1→2\vec F_{1\to2}=\frac{1}{4\pi\varepsilon_0}\frac{q_1q_2}{r}\vec u_{1\to2}.

Le champ dépend de la charge source q. · Le champ créé par q au point M vaut $$\vec E(M)=\frac{q}{4\pi\varepsilon_0r^2}\vec u_{P\to M}$$.

Explication

Pour une charge source q située en P, le champ au point M vaut E⃗(M)=q4πε0r2u⃗P→M\vec E(M)=\frac{q}{4\pi\varepsilon_0r^2}\vec u_{P\to M} avec r=PMr=PM. La distance utilisée est donc celle qui sépare P et M, et non M et une charge test. Le champ dépend de la charge source q, mais pas de la charge test placée en M. La force électrique dépend en plus de cette charge test et son expression comporte un facteur en 1/r21/r^2, non en 1/r1/r.

6. Concernant le potentiel créé par une charge ponctuelle :

Le potentiel est défini par une force appliquée à une charge test.
Le potentiel dépend de la charge source q et de la distance r.
Le potentiel électrostatique est une grandeur vectorielle.
Le potentiel à la distance r vaut V(r)=q4πε0rV(r)=\frac{q}{4\pi\varepsilon_0r}, à une constante additive près.
Le potentiel ponctuel varie comme l’inverse du carré de la distance.

Le potentiel dépend de la charge source q et de la distance r. · Le potentiel à la distance r vaut $$V(r)=\frac{q}{4\pi\varepsilon_0r}$$, à une constante additive près.

Explication

Le potentiel créé par une charge ponctuelle est V(r)=q4πε0rV(r)=\frac{q}{4\pi\varepsilon_0r}, à une constante additive près, et il dépend de q et de r. Il s’agit d’une grandeur scalaire qui varie comme 1/r1/r, non comme 1/r21/r^2.

7. Quelle(s) relation(s) entre le champ électrostatique et le potentiel est(sont) exacte(s) ?

Le champ électrostatique est égal à grad⁡V\operatorname{grad}V sans signe opposé.
Le champ électrostatique vérifie E⃗=−grad⁡V\vec E=-\operatorname{grad}V.
Le potentiel est obtenu en multipliant le champ par une charge test.
Le champ électrostatique et le potentiel sont deux grandeurs vectorielles.
Le champ électrique est déterminé par les variations spatiales du potentiel.

Le champ électrostatique vérifie $$\vec E=-\operatorname{grad}V$$. · Le champ électrique est déterminé par les variations spatiales du potentiel.

Explication

Le lien fondamental est E⃗=−grad⁡V\vec E=-\operatorname{grad}V : le champ dépend du gradient spatial du potentiel et du signe négatif associé. Le potentiel est scalaire, et sa relation au champ ne consiste pas en une multiplication par une charge test.

8. Concernant le principe de superposition :

La superposition concerne les champs électriques mais pas les potentiels électrostatiques.
Le potentiel électrique total se détermine par une somme vectorielle des potentiels individuels.
Le champ électrique total s’obtient par une somme algébrique des champs individuels.
Le champ électrique total se calcule par une somme vectorielle des champs individuels.
Le potentiel électrique total se calcule par une somme algébrique des potentiels individuels.

Le champ électrique total se calcule par une somme vectorielle des champs individuels. · Le potentiel électrique total se calcule par une somme algébrique des potentiels individuels.

Explication

Les champs électriques s’additionnent vectoriellement, tandis que les potentiels s’additionnent algébriquement. Les deux formulations inversées sont donc incorrectes, et le principe de superposition s’applique également aux potentiels.

9. Pour une distribution volumique de densité ρ\rho, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La contribution élémentaire utilise le vecteur PM→\overrightarrow{PM} reliant la source PP au point MM.
Le champ volumique s’exprime avec le facteur géométrique PM→PM2\frac{\overrightarrow{PM}}{PM^2}.
Le facteur géométrique intervenant dans l’intégrale est PM→PM3\frac{\overrightarrow{PM}}{PM^3}.
Le champ créé en MM dépend d’une intégrale volumique étendue au domaine chargé DD.
La constante de proportionnalité est 14πε0\frac{1}{4\pi\varepsilon_0} dans le vide.

La contribution élémentaire utilise le vecteur $$\overrightarrow{PM}$$ reliant la source $$P$$ au point $$M$$. · Le facteur géométrique intervenant dans l’intégrale est $$\frac{\overrightarrow{PM}}{PM^3}$$. · Le champ créé en $$M$$ dépend d’une intégrale volumique étendue au domaine chargé $$D$$. · La constante de proportionnalité est $$\frac{1}{4\pi\varepsilon_0}$$ dans le vide.

Explication

Le champ d’une distribution volumique s’écrit E⃗(M)=14πε0∭Dρ(P)PM→PM3 dτ\vec E(M)=\frac{1}{4\pi\varepsilon_0}\iiint_D\rho(P)\frac{\overrightarrow{PM}}{PM^3}\,d\tau. L’intégration porte donc sur DD, avec le vecteur source-point d’observation et le facteur en PM3PM^3 ; le dénominateur PM2PM^2 est incorrect.

10. Parmi les propositions suivantes concernant une ligne de champ, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La tangente à la courbe indique localement la direction du champ électrostatique.
Une ligne de champ est une surface perpendiculaire au champ en chaque point.
L’orientation d’une ligne de champ est fixée par le sens des potentiels croissants.
Une ligne de champ possède une orientation définie par le sens du champ électrique.
Une ligne de champ est une courbe tangente au champ électrostatique en chaque point.

La tangente à la courbe indique localement la direction du champ électrostatique. · Une ligne de champ possède une orientation définie par le sens du champ électrique. · Une ligne de champ est une courbe tangente au champ électrostatique en chaque point.

Explication

Une ligne de champ est tangente au champ en tout point et orientée dans le sens de celui-ci. Elle n’est pas une surface perpendiculaire, et son orientation ne dépend pas des potentiels croissants.

11. Concernant l’allure des lignes de champ autour des charges, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Les lignes de champ convergent vers une charge positive.
Les lignes de champ restent parallèles au voisinage de toute charge ponctuelle.
Les lignes de champ convergent vers une charge négative.
Les lignes de champ divergent à partir d’une charge positive.
Les lignes de champ divergent à partir d’une charge négative.

Les lignes de champ convergent vers une charge négative. · Les lignes de champ divergent à partir d’une charge positive.

Explication

Les lignes de champ sortent des charges positives et convergent vers les charges négatives. Les deux comportements inversés sont donc faux, tandis que le parallélisme généralisé ne décrit pas le champ d’une charge.

12. Les caractéristiques d’une surface équipotentielle comprennent :

Elle peut être décrite comme un ensemble de points de potentiel identique.
Elle regroupe les points possédant la même direction du champ électrique.
Elle constitue le lieu géométrique des points où le potentiel est constant.
Elle regroupe les points ayant une même valeur de potentiel électrostatique.
Elle correspond à une courbe tangente au champ électrostatique en chaque point.

Elle peut être décrite comme un ensemble de points de potentiel identique. · Elle constitue le lieu géométrique des points où le potentiel est constant. · Elle regroupe les points ayant une même valeur de potentiel électrostatique.

Explication

Une surface équipotentielle est le lieu des points où le potentiel électrostatique est constant. Elle regroupe donc des points de potentiel identique, mais cette définition n’impose pas une même direction du champ électrique. Elle ne correspond pas non plus à une courbe tangente au champ électrostatique.

13. Concernant les relations entre lignes de champ et surfaces équipotentielles, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les lignes de champ sont tangentes aux surfaces équipotentielles.
Une ligne de champ coupe localement une équipotentielle suivant sa normale.
Le champ électrique est orienté vers les potentiels décroissants.
Les lignes de champ sont orientées vers les potentiels croissants.
Les lignes de champ sont orthogonales aux surfaces équipotentielles.

Une ligne de champ coupe localement une équipotentielle suivant sa normale. · Le champ électrique est orienté vers les potentiels décroissants. · Les lignes de champ sont orthogonales aux surfaces équipotentielles.

Explication

Les lignes de champ sont perpendiculaires aux surfaces équipotentielles et suivent le sens des potentiels décroissants. Elles ne sont donc ni orientées vers les potentiels croissants ni tangentes aux équipotentielles.

14. Concernant un plan de symétrie d’une distribution de charges :

Des points symétriques par rapport au plan portent des charges opposées.
Le signe de la charge est conservé lors de la symétrie par rapport au plan.
La distribution présente une correspondance de charges identiques de part et d’autre du plan.
Un plan de symétrie se distingue d’un plan d’antisymétrie par la conservation du signe.
Deux points symétriques par rapport au plan portent des charges égales.

Le signe de la charge est conservé lors de la symétrie par rapport au plan. · La distribution présente une correspondance de charges identiques de part et d’autre du plan. · Un plan de symétrie se distingue d’un plan d’antisymétrie par la conservation du signe. · Deux points symétriques par rapport au plan portent des charges égales.

Explication

Un plan de symétrie associe des points portant des charges égales et conserve leur signe. Des charges opposées caractérisent au contraire un plan d’antisymétrie.

15. Parmi les propositions suivantes concernant un plan d’antisymétrie, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Les charges opposées de points symétriques définissent un plan de symétrie.
Un plan d’antisymétrie associe des points symétriques portant des charges égales.
La conservation du signe caractérise un plan d’antisymétrie.
Deux points symétriques par rapport au plan portent des charges opposées.
La symétrie par rapport au plan inverse le signe de la charge.

Deux points symétriques par rapport au plan portent des charges opposées. · La symétrie par rapport au plan inverse le signe de la charge.

Explication

Dans un plan d’antisymétrie, les charges de points symétriques sont opposées, ce qui inverse leur signe. Les charges égales et la conservation du signe relèvent du plan de symétrie.

16. Sur un plan de symétrie d’une distribution de charges, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le champ électrostatique est nécessairement nul sur le plan de symétrie.
Le champ électrostatique appartient au plan de symétrie.
La composante normale du champ est nulle sur le plan de symétrie.
Le champ électrostatique est perpendiculaire au plan de symétrie.
La composante située dans le plan est nulle sur le plan de symétrie.

Le champ électrostatique appartient au plan de symétrie. · La composante normale du champ est nulle sur le plan de symétrie.

Explication

Sur un plan de symétrie, le champ électrostatique est contenu dans le plan ; sa composante normale est donc nulle. Il n’est pas nécessairement nul et n’est pas perpendiculaire au plan.

17. Une distribution possède un plan d’antisymétrie. Quelles propriétés du champ sur ce plan sont exactes ?

Le champ est porté par la normale au plan d’antisymétrie.
Le champ électrostatique est perpendiculaire au plan d’antisymétrie.
La direction du champ ne comporte pas de composante dans le plan.
La composante tangentielle du champ est nulle sur ce plan.
La composante normale du champ électrostatique est nulle sur ce plan.

Le champ est porté par la normale au plan d’antisymétrie. · Le champ électrostatique est perpendiculaire au plan d’antisymétrie. · La direction du champ ne comporte pas de composante dans le plan. · La composante tangentielle du champ est nulle sur ce plan.

Explication

Sur un plan d’antisymétrie, le champ électrostatique est perpendiculaire au plan et porté par sa normale. Sa composante tangentielle est donc nulle, tandis que sa composante normale peut être non nulle.

18. Concernant la circulation d’un champ de vecteurs le long d’un chemin orienté :

Elle utilise le produit vectoriel entre le champ et le déplacement.
Elle s’écrit avec la normale à une surface orientée.
Elle s’exprime par C=∫ΓA⃗⋅dM⃗C=\int_\Gamma\vec A\cdot d\vec M.
Elle correspond à une intégrale de surface du champ vectoriel.
Elle est définie sur un chemin orienté de A vers B.

Elle s’exprime par $$C=\int_\Gamma\vec A\cdot d\vec M$$. · Elle est définie sur un chemin orienté de A vers B.

Explication

La circulation le long d’un chemin orienté est l’intégrale curviligne C=∫ΓA⃗⋅dM⃗C=\int_\Gamma\vec A\cdot d\vec M. Elle utilise un produit scalaire avec le déplacement le long du chemin, et non un produit vectoriel ni une normale de surface.

19. Parmi les propositions suivantes concernant la circulation électrostatique entre A et B, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Elle vaut ∫ABE⃗⋅dM⃗=V(A)−V(B)\int_A^B\vec E\cdot d\vec M=V(A)-V(B).
Elle dépend de la forme précise du trajet entre A et B.
Elle relie la circulation du champ aux potentiels des points extrêmes.
Elle est égale à la différence V(B)−V(A)V(B)-V(A).
Elle possède une valeur indépendante du chemin suivi.

Elle vaut $$\int_A^B\vec E\cdot d\vec M=V(A)-V(B)$$. · Elle relie la circulation du champ aux potentiels des points extrêmes. · Elle possède une valeur indépendante du chemin suivi.

Explication

La circulation électrostatique vaut V(A)−V(B)V(A)-V(B) et ne dépend pas du chemin suivi. Elle est donc déterminée par les points extrêmes et non par la forme du trajet; l’ordre inversé des potentiels est incorrect.

20. À propos de la circulation du champ électrostatique sur un contour fermé :

Cette propriété caractérise le champ électrostatique considéré.
Elle peut être non nulle lorsqu’un contour revient à son point initial.
Elle dépend de la charge enfermée par le contour.
Elle s’écrit ∮E⃗⋅dM⃗=0\oint\vec E\cdot d\vec M=0.
Sa valeur est nulle sur tout contour fermé.

Cette propriété caractérise le champ électrostatique considéré. · Elle s’écrit $$\oint\vec E\cdot d\vec M=0$$. · Sa valeur est nulle sur tout contour fermé.

Explication

Sur tout contour fermé, la circulation électrostatique vérifie ∮E⃗⋅dM⃗=0\oint\vec E\cdot d\vec M=0. Elle ne devient pas non nulle du fait du retour au point initial et cette circulation n’est pas déterminée par la charge enfermée.

21. Concernant l’équation locale de Maxwell-Faraday en électrostatique, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Elle est cohérente avec une circulation nulle sur les contours fermés.
Elle traduit localement l’absence de rotation du champ électrostatique.
Elle relie le rotationnel du champ électrique à la densité de charge.
Elle s’écrit rot⁡E⃗=0⃗\operatorname{rot}\vec E=\vec 0.
Elle impose div⁡E⃗=0⃗\operatorname{div}\vec E=\vec 0.

Elle est cohérente avec une circulation nulle sur les contours fermés. · Elle traduit localement l’absence de rotation du champ électrostatique. · Elle s’écrit $$\operatorname{rot}\vec E=\vec 0$$.

Explication

En électrostatique, Maxwell-Faraday s’écrit rot⁡E⃗=0⃗\operatorname{rot}\vec E=\vec 0. Cette relation exprime localement l’absence de rotation et concorde avec la circulation nulle; elle ne constitue pas l’équation reliant divergence et charge.

22. Concernant le flux du champ électrique à travers une surface orientée :

Il correspond à une intégrale curviligne du champ électrique.
Il fait intervenir le produit scalaire avec l’élément de surface orienté.
Il utilise le déplacement tangent associé à un chemin orienté.
Il est calculé avec un produit vectoriel entre le champ et la normale.
Il se définit par Φ=∬SE⃗⋅dS⃗\Phi=\iint_S\vec E\cdot d\vec S.

Il fait intervenir le produit scalaire avec l’élément de surface orienté. · Il se définit par $$\Phi=\iint_S\vec E\cdot d\vec S$$.

Explication

Le flux est défini par Φ=∬SE⃗⋅dS⃗\Phi=\iint_S\vec E\cdot d\vec S et utilise le produit scalaire avec l’élément de surface orienté. Le déplacement tangent et l’intégrale curviligne concernent la circulation, tandis qu’un produit vectoriel n’intervient pas dans cette définition.

23. Parmi les propositions suivantes concernant l’équation locale de Maxwell-Gauss, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Elle s’écrit div⁡E⃗=ρε0\operatorname{div}\vec E=\frac{\rho}{\varepsilon_0}.
Elle relie le flux à la différence de potentiel entre deux points.
Elle donne une relation locale entre champ électrique et surface fermée.
Elle utilise le potentiel comme membre principal de l’équation.
Elle s’écrit ∯SE⃗⋅dS⃗=Qextε0\oiint_S\vec E\cdot d\vec S=\frac{Q_{\mathrm{ext}}}{\varepsilon_0}.

Elle s’écrit $$\operatorname{div}\vec E=\frac{\rho}{\varepsilon_0}$$.

Explication

L’équation locale de Maxwell-Gauss est div⁡E⃗=ρε0\operatorname{div}\vec E=\frac{\rho}{\varepsilon_0}. Elle ne relie pas le flux à une différence de potentiel et ne fait pas intervenir le potentiel comme terme principal. Elle exprime localement une relation entre la divergence du champ électrique et la densité de charge, tandis que le flux à travers une surface fermée relève du théorème de Gauss, avec la charge intérieure. La relation rot⁡E⃗=0⃗\operatorname{rot}\vec E=\vec 0 appartient à Maxwell-Faraday en électrostatique.

24. Quelles sont les réponses exactes au sujet du théorème de Gauss ?

Il donne ∯SE⃗⋅dS⃗=Qintε0\oiint_S\vec E\cdot d\vec S=\frac{Q_{\mathrm{int}}}{\varepsilon_0}.
Il s’applique directement à toute surface ouverte sans modification.
Il relie le flux total à la charge intérieure.
Il prend en compte la charge extérieure dans le flux total.
Il concerne le flux sortant à travers une surface fermée.

Il donne $$\oiint_S\vec E\cdot d\vec S=\frac{Q_{\mathrm{int}}}{\varepsilon_0}$$. · Il relie le flux total à la charge intérieure. · Il concerne le flux sortant à travers une surface fermée.

Explication

Le théorème de Gauss relie le flux sortant d’une surface fermée à la charge intérieure selon ∯SE⃗⋅dS⃗=Qintε0\oiint_S\vec E\cdot d\vec S=\frac{Q_{\mathrm{int}}}{\varepsilon_0}. Les charges extérieures ne contribuent pas au flux total, et l’énoncé concerne une surface fermée.

25. Concernant l’équation de Poisson pour le potentiel électrostatique, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Elle s’écrit ΔV=0\Delta V=0 quelle que soit la densité de charge.
Elle s’écrit ΔV+ρε0=0\Delta V+\frac{\rho}{\varepsilon_0}=0.
Elle décrit une région où la densité de charge est nécessairement nulle.
Elle correspond à l’équation de Laplace dans toute région chargée.
Elle remplace la densité de charge par le flux électrique.

Elle s’écrit $$\Delta V+\frac{\rho}{\varepsilon_0}=0$$.

Explication

L’équation de Poisson est ΔV+ρε0=0\Delta V+\frac{\rho}{\varepsilon_0}=0. L’équation ΔV=0\Delta V=0 correspond au cas particulier sans charge; Poisson ne remplace pas la charge par un flux et ne se réduit pas à Laplace dans une région chargée.

26. Les caractéristiques de l’équation de Laplace dans une région électrostatique comprennent :

Elle nécessite une densité de charge non nulle dans la région étudiée.
Elle s’écrit ΔV=0\Delta V=0 lorsque ρ=0\rho=0.
Elle résulte de l’équation de Poisson sans terme de charge.
Elle s’applique dans une région où la densité de charge est nulle.
Elle constitue un cas particulier de l’équation de Poisson.

Elle s’écrit $$\Delta V=0$$ lorsque $$\rho=0$$. · Elle résulte de l’équation de Poisson sans terme de charge. · Elle s’applique dans une région où la densité de charge est nulle. · Elle constitue un cas particulier de l’équation de Poisson.

Explication

Lorsque ρ=0\rho=0, l’équation de Poisson devient ΔV=0\Delta V=0, qui est l’équation de Laplace. Elle s’applique donc dans une région sans charge et constitue un cas particulier de Poisson; une charge non nulle n’est pas requise.

27. Concernant le dipôle électrostatique :

La distance séparant les charges est petite devant les dimensions étudiées.
Un dipôle électrostatique correspond à une charge ponctuelle isolée.
Les charges d’un dipôle électrostatique portent toutes deux un signe positif.
Un dipôle électrostatique comporte deux charges ponctuelles de signes opposés.
La charge notée q dans un dipôle électrostatique est négative.

La distance séparant les charges est petite devant les dimensions étudiées. · Un dipôle électrostatique comporte deux charges ponctuelles de signes opposés.

Explication

Un dipôle est formé de deux charges ponctuelles opposées, séparées par une petite distance devant les dimensions étudiées. La charge notée q est positive et l’autre charge vaut −q : elles ont donc des valeurs algébriques opposées et des modules égaux.

28. Parmi les propositions suivantes concernant le moment dipolaire électrique, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le moment dipolaire dépend de la charge positive et du vecteur reliant N à P.
Le moment dipolaire est un vecteur orienté de N vers P.
Son expression vectorielle utilise la charge négative du dipôle.
Le moment dipolaire s’exprime comme un scalaire dépourvu de direction.
Son expression vectorielle est p⃗=q NP→\vec p=q\,\overrightarrow{NP}.

Le moment dipolaire dépend de la charge positive et du vecteur reliant N à P. · Le moment dipolaire est un vecteur orienté de N vers P. · Son expression vectorielle est $$\vec p=q\,\overrightarrow{NP}$$.

Explication

Le moment dipolaire est défini par p⃗=q NP→\vec p=q\,\overrightarrow{NP}, où q désigne la charge positive. C’est un vecteur orienté de N vers P, et son expression ne s’écrit pas avec la charge négative.

29. À grande distance d’un dipôle, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le potentiel dépend de l’angle θ\theta par l’intermédiaire de cos⁡θ\cos\theta.
Le potentiel dipolaire décroît comme l’inverse du carré de la distance.
Le potentiel dipolaire est indépendant de l’orientation du point d’observation.
Le potentiel dipolaire décroît comme l’inverse du cube de la distance dans sa forme angulaire.
La forme vectorielle du potentiel comporte un facteur de distance au dénominateur égal à r2r^2.

Le potentiel dépend de l’angle $$\theta$$ par l’intermédiaire de $$\cos\theta$$. · Le potentiel dipolaire décroît comme l’inverse du carré de la distance.

Explication

À grande distance, V(r,θ)=pcos⁡θ4πε0r2V(r,\theta)=\frac{p\cos\theta}{4\pi\varepsilon_0r^2} : le potentiel décroît donc comme 1/r21/r^2 et dépend de cos⁡θ\cos\theta. Dans la forme vectorielle, le dénominateur est en r3r^3, et le potentiel dépend bien de l’orientation.

30. L’énergie potentielle d’un dipôle placé dans un champ électrique extérieur s’écrit :

Ep=−p⃗∧E⃗extE_p=-\vec p\wedge\vec E_{\mathrm{ext}}
Ep=−pEextE_p=-\frac{p}{E_{\mathrm{ext}}}
Ep=p⃗⋅E⃗ext2E_p=\frac{\vec p\cdot\vec E_{\mathrm{ext}}}{2}
Ep=−p⃗⋅E⃗extE_p=-\vec p\cdot\vec E_{\mathrm{ext}}
Ep=p⃗⋅E⃗extE_p=\vec p\cdot\vec E_{\mathrm{ext}}

$$E_p=-\vec p\cdot\vec E_{\mathrm{ext}}$$

Explication

L’énergie potentielle est donnée par Ep=−p⃗⋅E⃗extE_p=-\vec p\cdot\vec E_{\mathrm{ext}}. Le produit vectoriel décrit plutôt un moment de forces, tandis que les autres expressions modifient le signe ou la dépendance physique correcte.

31. Concernant la solvatation d’un ion :

La solvatation organise le solvant en sphères autour de l’ion.
La solvatation contribue à écranter la charge de l’ion.
Des molécules de solvant entourent l’ion solvaté.
Une seule couche de solvant suffit à décrire toute solvatation.
Une deuxième sphère de solvatation peut se former autour de la première.

La solvatation organise le solvant en sphères autour de l’ion. · La solvatation contribue à écranter la charge de l’ion. · Des molécules de solvant entourent l’ion solvaté. · Une deuxième sphère de solvatation peut se former autour de la première.

Explication

La solvatation entoure l’ion de molécules de solvant, écrante sa charge et peut former une deuxième sphère autour de la première. Elle ne se réduit donc pas nécessairement à une seule couche.

32. Une molécule non polaire est placée dans un champ électrique extérieur. Quelles propositions sont exactes ?

Elle peut acquérir un moment dipolaire induit sous l’action du champ.
Le moment dipolaire induit existe avec la même valeur en l’absence de champ extérieur.
Le moment induit dépend de la polarisabilité de la molécule.
Le moment induit vérifie p⃗=αε0E⃗ext\vec p=\alpha\varepsilon_0\vec E_{\mathrm{ext}}.
Un dipôle induit se distingue d’un dipôle permanent présent sans champ extérieur.

Elle peut acquérir un moment dipolaire induit sous l’action du champ. · Le moment induit dépend de la polarisabilité de la molécule. · Le moment induit vérifie $$\vec p=\alpha\varepsilon_0\vec E_{\mathrm{ext}}$$. · Un dipôle induit se distingue d’un dipôle permanent présent sans champ extérieur.

Explication

Sous l’action du champ, une molécule non polaire acquiert un moment induit suivant p⃗=αε0E⃗ext\vec p=\alpha\varepsilon_0\vec E_{\mathrm{ext}}. Ce moment dépend donc de la polarisabilité et se distingue d’un dipôle permanent, qui existe sans champ extérieur.

33. Parmi les propositions suivantes concernant l’énergie d’une molécule polarisable dans un champ extérieur, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Son expression comporte le facteur 12αε0\frac12\alpha\varepsilon_0.
L’énergie potentielle est négative pour une molécule polarisable dans un champ non nul.
Elle dépend du carré de l’intensité du champ extérieur.
Elle s’écrit Ep=+12αε0Eext2E_p=+\frac12\alpha\varepsilon_0E_{\mathrm{ext}}^2.
Elle est proportionnelle à la première puissance de EextE_{\mathrm{ext}}.

Son expression comporte le facteur $$\frac12\alpha\varepsilon_0$$. · L’énergie potentielle est négative pour une molécule polarisable dans un champ non nul. · Elle dépend du carré de l’intensité du champ extérieur.

Explication

L’expression correcte est Ep=−12αε0Eext2E_p=-\frac12\alpha\varepsilon_0E_{\mathrm{ext}}^2. L’énergie est donc négative, dépend de Eext2E_{\mathrm{ext}}^2 et contient le facteur 12αε0\frac12\alpha\varepsilon_0 ; elle n’est ni linéaire en champ ni positive.

34. Les interactions de Van der Waals comprennent :

Les forces de London entre deux dipôles permanents.
Les forces de London entre dipôles induits.
Les forces de Debye entre un dipôle permanent et un dipôle induit.
Les forces de Keesom entre deux dipôles permanents.
Les forces de Keesom entre deux dipôles induits.

Les forces de London entre dipôles induits. · Les forces de Debye entre un dipôle permanent et un dipôle induit. · Les forces de Keesom entre deux dipôles permanents.

Explication

Keesom concerne deux dipôles permanents, Debye un dipôle permanent et un dipôle induit, et London des dipôles induits. Les associations proposées pour Keesom et London inversent donc les mécanismes correspondants.

35. Concernant le champ créé par un plan infini uniformément chargé de densité surfacique σ\sigma :

La norme du champ vaut σε0\frac{\sigma}{\varepsilon_0} de chaque côté.
Le champ possède la même orientation de part et d’autre du plan.
Le champ change de sens lorsqu’on passe d’un côté du plan à l’autre.
Au-dessus du plan, le champ vaut σ2ε0e⃗z\frac{\sigma}{2\varepsilon_0}\vec e_z.
Au-dessous du plan, le champ vaut −σ2ε0e⃗z-\frac{\sigma}{2\varepsilon_0}\vec e_z.

Le champ change de sens lorsqu’on passe d’un côté du plan à l’autre. · Au-dessus du plan, le champ vaut $$\frac{\sigma}{2\varepsilon_0}\vec e_z$$. · Au-dessous du plan, le champ vaut $$-\frac{\sigma}{2\varepsilon_0}\vec e_z$$.

Explication

Le champ vaut σ2ε0e⃗z\frac{\sigma}{2\varepsilon_0}\vec e_z au-dessus et −σ2ε0e⃗z-\frac{\sigma}{2\varepsilon_0}\vec e_z au-dessous. Son orientation s’inverse donc, tandis que sa norme est σ2ε0\frac{\sigma}{2\varepsilon_0} de chaque côté.

36. Entre les armatures d’un condensateur plan idéal chargé avec +σ+\sigma et −σ-\sigma :

Le champ entre les armatures vaut σ2ε0e⃗z\frac{\sigma}{2\varepsilon_0}\vec e_z.
Le champ extérieur possède la même valeur que le champ intérieur.
Sa valeur entre les armatures est σε0e⃗z\frac{\sigma}{\varepsilon_0}\vec e_z.
Le champ est nul à l’extérieur du condensateur idéal.
Le champ électrique entre les armatures est uniforme.

Sa valeur entre les armatures est $$\frac{\sigma}{\varepsilon_0}\vec e_z$$. · Le champ est nul à l’extérieur du condensateur idéal. · Le champ électrique entre les armatures est uniforme.

Explication

Entre les armatures, les champs des deux plans s’additionnent et donnent le champ uniforme E⃗=σε0e⃗z\vec E=\frac{\sigma}{\varepsilon_0}\vec e_z. À l’extérieur, ils se compensent, donc le champ est nul ; la valeur d’un seul plan, σ2ε0\frac{\sigma}{2\varepsilon_0}, ne convient pas entre les armatures.

37. Pour un condensateur plan de surface SS et d’écartement ee, quelles propositions sont exactes ?

Sa capacité augmente lorsque la surface SS augmente.
Sa capacité est donnée par C=ε0eSC=\frac{\varepsilon_0e}{S}.
Sa capacité est proportionnelle à l’écartement entre les armatures.
Sa capacité ne dépend pas de la surface des armatures.
Sa capacité diminue lorsque l’écartement ee augmente.

Sa capacité augmente lorsque la surface $$S$$ augmente. · Sa capacité diminue lorsque l’écartement $$e$$ augmente.

Explication

La capacité vaut C=ε0SeC=\frac{\varepsilon_0S}{e} : elle augmente avec la surface et diminue avec l’écartement. Les autres propositions inversent ces dépendances ou suppriment une variable essentielle.

38. La densité volumique d’énergie électrostatique dans un condensateur plan vérifie :

Elle vaut uE=ε0E2u_E=\varepsilon_0E^2 sans facteur numérique.
Elle s’écrit uE=12ε0E2u_E=\frac12\varepsilon_0E^2.
Elle est proportionnelle à la première puissance de EE.
Elle est proportionnelle au carré de la norme du champ électrique.
Elle diminue lorsque la norme du champ augmente.

Elle s’écrit $$u_E=\frac12\varepsilon_0E^2$$. · Elle est proportionnelle au carré de la norme du champ électrique.

Explication

La densité volumique d’énergie est uE=12ε0E2u_E=\frac12\varepsilon_0E^2. Elle est donc proportionnelle au carré du champ et augmente avec sa norme ; l’expression sans facteur 1/21/2 et la dépendance linéaire sont incorrectes.

39. Concernant le champ électrique intérieur d’un noyau sphérique uniformément chargé, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Le champ intérieur dépend de la charge totale comme le champ extérieur.
Le champ intérieur s’écrit E⃗(r<R)=ρr3ε0e⃗r\vec E(r<R)=\frac{\rho r}{3\varepsilon_0}\vec e_r.
Le champ intérieur dépend de la densité volumique et de la distance radiale.
Le champ intérieur est radial et proportionnel à la distance au centre.
Le champ intérieur décroît avec la distance selon une loi en inverse du carré.

Le champ intérieur s’écrit $$\vec E(r<R)=\frac{\rho r}{3\varepsilon_0}\vec e_r$$. · Le champ intérieur dépend de la densité volumique et de la distance radiale. · Le champ intérieur est radial et proportionnel à la distance au centre.

Explication

Le champ intérieur est radial, proportionnel à rr et dépend de ρ\rho. Il vaut E⃗=ρr3ε0e⃗r\vec E=\frac{\rho r}{3\varepsilon_0}\vec e_r ; la décroissance en inverse du carré et la dépendance directe en charge totale caractérisent le champ extérieur.

40. À propos du champ électrique extérieur d’un noyau sphérique uniformément chargé :

Son expression utilise directement la densité volumique ρ\rho plutôt que la charge totale.
Il décroît avec la distance selon une loi en 1/r21/r^2.
Le champ extérieur est proportionnel à la distance radiale rr.
Le champ extérieur est identique à celui d’une charge ponctuelle placée au centre.
Son expression contient la charge totale QQ du noyau.

Il décroît avec la distance selon une loi en $$1/r^2$$. · Le champ extérieur est identique à celui d’une charge ponctuelle placée au centre. · Son expression contient la charge totale $$Q$$ du noyau.

Explication

À l’extérieur, le noyau se comporte comme une charge ponctuelle centrale : E⃗=Q4πε0r2e⃗r\vec E=\frac{Q}{4\pi\varepsilon_0r^2}\vec e_r. Le champ décroît donc en 1/r21/r^2 et dépend de QQ ; la proportionnalité à rr et l’utilisation directe de ρ\rho décrivent le champ intérieur.

41. Concernant le champ et la force gravitationnels créés par une masse, quelles sont les réponses exactes ?

Le champ gravitationnel est orienté vers la masse qui le crée.
La force gravitationnelle exercée sur une masse ne dépend pas du champ gravitationnel local.
Le champ gravitationnel créé par une masse mm s’écrit G⃗(M)=−Gmr2u⃗P→M\vec G(M)=-\mathcal G\frac{m}{r^2}\vec u_{P\to M}.
La force gravitationnelle exercée sur une masse vérifie F⃗=m1G⃗\vec F=m_1\vec G.
Le champ gravitationnel porte un signe positif devant sa loi vectorielle.

Le champ gravitationnel est orienté vers la masse qui le crée. · Le champ gravitationnel créé par une masse $$m$$ s’écrit $$\vec G(M)=-\mathcal G\frac{m}{r^2}\vec u_{P\to M}$$. · La force gravitationnelle exercée sur une masse vérifie $$\vec F=m_1\vec G$$.

Explication

Le signe négatif de G⃗=−Gmr2u⃗P→M\vec G=-\mathcal G\frac{m}{r^2}\vec u_{P\to M} traduit une orientation vers la masse source. La force vérifie F⃗=m1G⃗\vec F=m_1\vec G ; elle dépend donc du champ local, contrairement à l’affirmation proposée.

42. Une planète homogène de masse totale MTM_T et de rayon RR est observée à une distance extérieure. Concernant son champ gravitationnel :

Le champ extérieur est proportionnel à la densité massique et à rr.
Le champ extérieur est indépendant de la masse totale de la planète.
Le champ extérieur est celui d’une masse ponctuelle située au centre.
Le champ extérieur s’écrit G⃗(r>R)=−GMTr2e⃗r\vec G(r>R)=-\mathcal G\frac{M_T}{r^2}\vec e_r.
Le champ extérieur décroît avec la distance selon 1/r21/r^2.

Le champ extérieur est celui d’une masse ponctuelle située au centre. · Le champ extérieur s’écrit $$\vec G(r>R)=-\mathcal G\frac{M_T}{r^2}\vec e_r$$. · Le champ extérieur décroît avec la distance selon $$1/r^2$$.

Explication

À l’extérieur d’une planète homogène, le champ est équivalent à celui d’une masse concentrée au centre. Il vaut −GMTr2e⃗r-\mathcal G\frac{M_T}{r^2}\vec e_r : il dépend de MTM_T et décroît en 1/r21/r^2, plutôt que de dépendre directement de la densité et de rr.

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Mémorisez les réponses avec 57 flashcards sur Électrostatique et interactions électriques.

À quoi la charge électrique est-elle quantifiée à l'échelle atomique ?

À des multiples de la charge élémentaire e≈1,602×10−19 Ce \approx 1{,}602\times10^{-19}\,\mathrm{C}.

Comment définit-on la densité volumique de charge ?

Par ρ(r⃗,t)=dqdτ\rho(\vec r,t)=\frac{dq}{d\tau}.

Quelle est l'unité de la densité volumique de charge ?

Le coulomb par mètre cube (C m−3\mathrm{C\,m^{-3}}).

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