QCM : Biochimie membranaire (32 questions)

Questions et réponses du QCM

1. À propos des mouvements des lipides membranaires, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La diffusion latérale nécessite des protéines et reste peu efficace.
La diffusion transversale est peu efficace et non spontanée.
La diffusion transversale est catalysée par des protéines.
La diffusion transversale est spontanée et permanente à environ 1 μm/s.
La diffusion latérale des lipides est spontanée et non catalysée.

La diffusion transversale est peu efficace et non spontanée. · La diffusion transversale est catalysée par des protéines. · La diffusion latérale des lipides est spontanée et non catalysée.

Explication

La diffusion latérale est spontanée, permanente et non catalysée, avec une vitesse d’environ 1 μm/s. La diffusion transversale est au contraire peu efficace, non spontanée et catalysée par des protéines. Les propositions inversant ces propriétés sont fausses.

2. Concernant les états successifs d’un canal sodique voltage-dépendant, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le canal peut d’abord se trouver dans un état fermé.
La séquence comprend les états fermé, ouvert puis inactivé.
L’état inactivé succède à l’état ouvert dans la séquence fonctionnelle.
Une dépolarisation peut conduire le canal vers un état ouvert.
L’inactivation empêche une nouvelle dépolarisation immédiate.

Le canal peut d’abord se trouver dans un état fermé. · La séquence comprend les états fermé, ouvert puis inactivé. · L’état inactivé succède à l’état ouvert dans la séquence fonctionnelle. · Une dépolarisation peut conduire le canal vers un état ouvert. · L’inactivation empêche une nouvelle dépolarisation immédiate.

Explication

Les canaux sodiques voltage-dépendants passent successivement par les états fermé, ouvert puis inactivé. L’inactivation empêche une nouvelle dépolarisation immédiate, ce qui explique la succession fonctionnelle de ces états.

3. Les protéines transmembranaires présentent généralement les caractéristiques suivantes :

Elles traversent généralement la membrane sous forme d’hélices α hydrophobes.
Leurs hélices transmembranaires comportent généralement 2 à 10 résidus.
Les structures désordonnées ne traversent généralement pas la membrane.
Elles traversent généralement la membrane sous forme de feuillets β désordonnés.
Les hélices transmembranaires comportent généralement 20 à 30 résidus.

Elles traversent généralement la membrane sous forme d’hélices α hydrophobes. · Les structures désordonnées ne traversent généralement pas la membrane. · Les hélices transmembranaires comportent généralement 20 à 30 résidus.

Explication

Les protéines transmembranaires traversent généralement la membrane grâce à des hélices α hydrophobes de 20 à 30 résidus. Les structures désordonnées ne la traversent pas généralement. Les valeurs 2 à 10 résidus et les feuillets β désordonnés ne correspondent pas à cette description.

4. Parmi les propositions suivantes concernant les porines, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Une porine est organisée en tonneau β.
Une porine est une protéine de membrane externe.
Une porine forme principalement un canal pour les grosses molécules polaires.
Une porine est une protéine périphérique dépourvue de structure canaliculaire.
Une porine forme un canal permettant le passage de petites molécules.

Une porine est organisée en tonneau β. · Une porine est une protéine de membrane externe. · Une porine forme un canal permettant le passage de petites molécules.

Explication

Une porine est une protéine de membrane externe organisée en tonneau β. Cette organisation forme un canal qui permet le passage de petites molécules. Elle n’est donc ni une protéine périphérique dépourvue de canal, ni une structure spécialisée dans le passage des grosses molécules.

5. Concernant la succession des événements lors d’une transmission synaptique, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La libération d’acétylcholine survient avant l’ouverture des canaux calciques présynaptiques.
L’arrivée du signal ouvre des canaux calciques impliqués dans la transmission synaptique.
Le calcium déclenche la libération d’acétylcholine dans la transmission synaptique.
L’ouverture du récepteur nicotinique par l’acétylcholine permet l’entrée de sodium.
L’acétylcholine provoque directement l’entrée du potassium dans la cellule musculaire.

L’arrivée du signal ouvre des canaux calciques impliqués dans la transmission synaptique. · Le calcium déclenche la libération d’acétylcholine dans la transmission synaptique. · L’ouverture du récepteur nicotinique par l’acétylcholine permet l’entrée de sodium.

Explication

L’arrivée du signal ouvre les canaux Ca2+, puis le calcium déclenche la libération d’acétylcholine. Celle-ci ouvre le récepteur nicotinique, laissant entrer le sodium et provoquant une dépolarisation ; l’entrée de potassium et l’ordre inversé des événements ne correspondent pas au mécanisme décrit.

6. Les canaux ioniques peuvent être classés selon les catégories suivantes :

Canaux sensibles à une contrainte mécanique.
Canaux voltage-dépendants.
Récepteurs-canaux activés par un ligand.
Canaux activés par hydrolyse directe de l’ATP.
Canaux mécanosensibles.

Canaux sensibles à une contrainte mécanique. · Canaux voltage-dépendants. · Récepteurs-canaux activés par un ligand. · Canaux mécanosensibles.

Explication

Les trois catégories décrites sont les canaux voltage-dépendants, les récepteurs-canaux activés par un ligand et les canaux mécanosensibles. Une catégorie fondée sur l’hydrolyse directe de l’ATP n’est pas mentionnée dans cette classification ; la sensibilité à une contrainte mécanique correspond aux canaux mécanosensibles.

7. Concernant la compartimentation membranaire, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La compartimentation correspond à la conversion de l’énergie lumineuse en énergie osmotique.
La compartimentation membranaire crée des limites entre différents milieux cellulaires.
La compartimentation membranaire repose sur le rôle de barrière des membranes.
La compartimentation sépare les milieux cellulaires grâce à une barrière assurant aussi des échanges.
Les condensats cellulaires sont délimités par une membrane assurant leur compartimentation.

La compartimentation membranaire crée des limites entre différents milieux cellulaires. · La compartimentation membranaire repose sur le rôle de barrière des membranes. · La compartimentation sépare les milieux cellulaires grâce à une barrière assurant aussi des échanges.

Explication

La compartimentation sépare les milieux cellulaires et associe une fonction de barrière à des échanges. Les condensats ne sont pas délimités par une membrane, et la conversion énergétique relève d’autres fonctions membranaires.

8. La diffusion facilitée se caractérise par :

Un passage qui ne nécessite pas d’apport d’énergie.
Un déplacement du soluté contre son gradient de concentration.
Une vitesse inférieure au passage spontané sans protéine.
Un transport spontané dans le sens décroissant du gradient.
L’accélération du passage grâce à une protéine.

Un passage qui ne nécessite pas d’apport d’énergie. · Un transport spontané dans le sens décroissant du gradient. · L’accélération du passage grâce à une protéine.

Explication

La diffusion facilitée est spontanée, suit le gradient décroissant et est accélérée par une protéine. Elle ne transporte pas le soluté contre son gradient et la protéine accélère le passage plutôt qu’elle ne le ralentit.

9. Concernant les détergents utilisés pour solubiliser les protéines, quelles propositions sont exactes ?

Le SDS est un détergent ionique qui solubilise et dénature les protéines.
Le Triton X-100 dénature les protéines lors de leur solubilisation.
Les détergents ioniques solubilisent les protéines sans modifier leur structure.
Le SDS et le Triton X-100 se distinguent notamment par leur effet sur la dénaturation.
Le Triton X-100 est un détergent non ionique qui solubilise sans dénaturer.

Le SDS est un détergent ionique qui solubilise et dénature les protéines. · Le SDS et le Triton X-100 se distinguent notamment par leur effet sur la dénaturation. · Le Triton X-100 est un détergent non ionique qui solubilise sans dénaturer.

Explication

Le SDS, détergent ionique, solubilise et dénature les protéines. Le Triton X-100, détergent non ionique, les solubilise sans les dénaturer. Les effets des deux détergents sur la structure protéique ne sont donc pas identiques.

10. Une membrane biologique est caractérisée par :

Une membrane associe plusieurs types de lipides et de protéines.
Une membrane biologique contient une seule catégorie de protéines.
Une membrane constitue une mosaïque de plusieurs protéines différentes.
Une membrane biologique forme une bicouche lipidique en milieu huileux.
Une membrane constitue une mosaïque de plusieurs lipides différents.

Une membrane associe plusieurs types de lipides et de protéines. · Une membrane constitue une mosaïque de plusieurs protéines différentes. · Une membrane constitue une mosaïque de plusieurs lipides différents.

Explication

Une membrane est une mosaïque composée de plusieurs lipides et protéines différents. Elle constitue donc une bicouche lipidique en milieu aqueux, et non en milieu huileux. Elle associe plusieurs types de protéines et plusieurs types de lipides.

11. Une protéine membranaire solubilisée est maintenue en présence de détergent. Quelles propositions sont exactes ?

Le retrait du détergent expose les parties hydrophobes de la protéine.
Le détergent doit rester présent autour de la protéine solubilisée.
Le retrait du détergent maintient la protéine dispersée en solution.
La présence de détergent entraîne la précipitation de la protéine solubilisée.
L’exposition des parties hydrophobes favorise l’agrégation protéique.

Le retrait du détergent expose les parties hydrophobes de la protéine. · Le détergent doit rester présent autour de la protéine solubilisée. · L’exposition des parties hydrophobes favorise l’agrégation protéique.

Explication

Le détergent maintient les parties hydrophobes de la protéine à l’abri du milieu aqueux. Son retrait les expose, ce qui favorise l’agrégation puis la précipitation. La présence de détergent protège donc la solubilisation au lieu de provoquer la précipitation.

12. Les transformations énergétiques assurées par certaines membranes comprennent :

Les bactéries photosynthétiques convertissent l’énergie lumineuse.
Les mitochondries convertissent l’énergie chimique en énergie osmotique.
Les mitochondries convertissent l’énergie lumineuse en énergie osmotique.
Les bactéries aérobies produisent un gradient de protons grâce à leur membrane.
Les chloroplastes transforment l’énergie chimique en gradient de protons.

Les bactéries photosynthétiques convertissent l’énergie lumineuse. · Les mitochondries convertissent l’énergie chimique en énergie osmotique. · Les bactéries aérobies produisent un gradient de protons grâce à leur membrane.

Explication

Les mitochondries et les bactéries aérobies convertissent l’énergie chimique en énergie osmotique sous forme de gradient de protons. Les chloroplastes et les bactéries photosynthétiques utilisent l’énergie lumineuse, et non les mitochondries.

13. Parmi les propositions suivantes concernant la cryofracture, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

La fracture suit les zones de moindre résistance de la membrane.
La cryofracture se distingue de la coloration négative par l’information obtenue.
La quantité de protéines peut être étudiée grâce aux faces révélées par fracture.
La cryofracture renseigne sur la quantité de protéines membranaires.
La cryofracture met principalement en évidence l’épaisseur membranaire.

La fracture suit les zones de moindre résistance de la membrane. · La cryofracture se distingue de la coloration négative par l’information obtenue. · La quantité de protéines peut être étudiée grâce aux faces révélées par fracture. · La cryofracture renseigne sur la quantité de protéines membranaires.

Explication

La cryofracture suit les zones de moindre résistance et renseigne sur la quantité de protéines membranaires. Elle ne met pas principalement en évidence l’épaisseur, qui est étudiée par coloration négative; les deux techniques fournissent donc des informations distinctes.

14. Concernant la coloration négative des membranes :

La coloration négative met en évidence l’épaisseur de la membrane.
Les régions polaires périphériques s’associent aux sels de métaux lourds.
Les sels de métaux lourds marquent principalement l’intérieur apolaire de la membrane.
L’épaisseur membranaire est évaluée principalement par la cryofracture.
L’intérieur apolaire de la membrane reste moins marqué lors de cette coloration.

La coloration négative met en évidence l’épaisseur de la membrane. · Les régions polaires périphériques s’associent aux sels de métaux lourds. · L’intérieur apolaire de la membrane reste moins marqué lors de cette coloration.

Explication

La coloration négative renseigne sur l’épaisseur membranaire. Les sels de métaux lourds s’associent aux régions polaires périphériques, tandis que l’intérieur apolaire est moins marqué; la cryofracture renseigne plutôt sur la quantité de protéines.

15. À propos des utilisations du gradient de protons :

Le gradient de protons permet au flagelle bactérien de produire directement du glucose.
Les symports et antiports utilisent le gradient de protons pour synthétiser l’ATP.
Les symports et antiports peuvent exploiter le gradient de protons pour transporter des molécules.
Le flagelle bactérien utilise le gradient de protons pour assurer sa rotation.
L’ATP synthase utilise le gradient de protons pour produire de l’ATP.

Les symports et antiports peuvent exploiter le gradient de protons pour transporter des molécules. · Le flagelle bactérien utilise le gradient de protons pour assurer sa rotation. · L’ATP synthase utilise le gradient de protons pour produire de l’ATP.

Explication

L’ATP synthase convertit l’ADP et le phosphate inorganique en ATP grâce au gradient de protons. Les symports et antiports l’utilisent pour le transport, tandis que le flagelle bactérien l’exploite pour sa rotation; il ne sert pas à produire directement du glucose.

16. Concernant la perméabilité membranaire, quelles propositions sont exactes ?

La taille influence davantage la perméabilité membranaire que la charge électrique.
Les grosses molécules polaires non chargées traversent rapidement la membrane.
Les ions traversent la membrane beaucoup plus lentement que les petites molécules polaires.
L’eau, l’urée et le glycérol traversent relativement facilement la membrane.
La charge explique qu’un ion K+ traverse plus lentement que le glucose.

Les ions traversent la membrane beaucoup plus lentement que les petites molécules polaires. · L’eau, l’urée et le glycérol traversent relativement facilement la membrane. · La charge explique qu’un ion K+ traverse plus lentement que le glucose.

Explication

L’eau, l’urée et le glycérol traversent relativement facilement, tandis que les ions franchissent très lentement la membrane. La charge influence fortement la perméabilité : K+ traverse bien plus lentement que le glucose. Les grosses molécules polaires et la taille ne correspondent donc pas aux formulations proposées.

17. Parmi les propositions suivantes concernant le récepteur nicotinique à l’acétylcholine, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Le passage ionique central du récepteur nicotinique concerne principalement le potassium.
Le sodium traverse le centre du canal du récepteur nicotinique.
L’ouverture du récepteur nicotinique entraîne une sortie de sodium.
Le calcium traverse le centre du canal nicotinique lors de son ouverture.
Le récepteur nicotinique à l’acétylcholine comporte cinq sous-unités.

Le sodium traverse le centre du canal du récepteur nicotinique. · Le récepteur nicotinique à l’acétylcholine comporte cinq sous-unités.

Explication

Le récepteur nicotinique à l’acétylcholine comporte cinq sous-unités, et le sodium traverse le centre de son canal en entrant dans la cellule lors de son ouverture. Le potassium ne constitue pas l’ion principalement impliqué dans ce passage, le calcium ne traverse pas le centre du canal nicotinique, et le récepteur ne comporte pas quatre sous-unités.

18. Concernant la topologie des protéines membranaires :

Elle localise les domaines intracellulaires et extracellulaires.
Elle détermine directement la séquence des acides aminés.
Elle indique la vitesse de diffusion des solutés membranaires.
Elle décrit le nombre de segments transmembranaires de la protéine.
Elle précise l’orientation des extrémités de la protéine.

Elle localise les domaines intracellulaires et extracellulaires. · Elle décrit le nombre de segments transmembranaires de la protéine. · Elle précise l’orientation des extrémités de la protéine.

Explication

La topologie décrit le nombre de segments transmembranaires, l’orientation des extrémités et la localisation des domaines intracellulaires ou extracellulaires. Elle ne renseigne ni sur la vitesse de diffusion ni directement sur la séquence primaire.

19. À propos des informations fournies par un profil d’hydrophobicité :

Il permet de prédire les brins β amphipathiques membranaires.
La glycosylation peut renseigner sur l’orientation topologique.
Il peut prédire la présence d’hélices α transmembranaires.
Il ne suffit pas à orienter une protéine dans la membrane.
Il positionne les hélices transmembranaires les unes par rapport aux autres.

La glycosylation peut renseigner sur l’orientation topologique. · Il peut prédire la présence d’hélices α transmembranaires. · Il ne suffit pas à orienter une protéine dans la membrane.

Explication

Le profil d’hydrophobicité prédit les hélices α transmembranaires, mais ne permet pas de prédire les brins β amphipathiques, d’orienter la protéine ou de positionner les hélices entre elles. La glycosylation renseigne sur un domaine topologiquement extracellulaire et donc sur l’orientation.

20. Les différences entre liposome et vésicule comprennent :

Un liposome correspond à un fragment de membrane directement issu d’une cellule.
Un liposome est une bicouche lipidique préparée artificiellement.
Les lipides amphiphiles forment une bicouche lipidique en milieu huileux.
Une vésicule est une bicouche lipidique fabriquée artificiellement par le scientifique.
Une vésicule correspond à un fragment de membrane provenant d’une cellule.

Un liposome est une bicouche lipidique préparée artificiellement. · Une vésicule correspond à un fragment de membrane provenant d’une cellule.

Explication

Un liposome est une bicouche lipidique préparée artificiellement, tandis qu’une vésicule correspond à un fragment de membrane provenant d’une cellule. Les lipides amphiphiles forment une bicouche en milieu aqueux, et non en milieu huileux. Une vésicule n’est donc ni une préparation artificielle ni une bicouche fabriquée par le scientifique.

21. Parmi les propositions suivantes concernant le transporteur GluT, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

GluT réalise un transport spontané du glucose.
Le transport du glucose par GluT relève d’une diffusion facilitée.
Le fonctionnement de GluT ne repose pas sur un apport direct d’ATP.
GluT possède douze segments transmembranaires.
GluT transporte le glucose selon son gradient de concentration.

GluT réalise un transport spontané du glucose. · Le transport du glucose par GluT relève d’une diffusion facilitée. · Le fonctionnement de GluT ne repose pas sur un apport direct d’ATP. · GluT possède douze segments transmembranaires. · GluT transporte le glucose selon son gradient de concentration.

Explication

GluT possède 12 segments transmembranaires et transporte le glucose par diffusion facilitée. Ce transport suit le gradient de concentration, est spontané et ne nécessite pas d’apport direct d’ATP.

22. Lorsqu’une concentration croissante de détergent est ajoutée à un liposome, quelles propositions sont exactes ?

Le liposome grossit lorsque la concentration en détergent augmente.
Le détergent s’insère d’abord dans le liposome.
Le détergent quitte progressivement le liposome avant sa transformation.
Le liposome finit par éclater et former de petites micelles.
Le liposome se transforme immédiatement en une grande micelle.

Le liposome grossit lorsque la concentration en détergent augmente. · Le détergent s’insère d’abord dans le liposome. · Le liposome finit par éclater et former de petites micelles.

Explication

Le détergent s’insère d’abord dans le liposome, qui grossit lorsque sa concentration augmente. À un stade ultérieur, le liposome éclate et se transforme en petites micelles. La transformation n’est donc ni immédiate ni précédée d’une sortie du détergent.

23. À propos de la distinction entre canaux ioniques et transporteurs :

Un transporteur reste dans une conformation unique pendant le transport.
Un canal laisse passer les ions très rapidement.
Un canal fonctionne généralement plus lentement qu’un transporteur.
Un canal alterne entre un état ouvert et un état fermé.
Un transporteur laisse passer les ions sans étape de liaison.

Un canal laisse passer les ions très rapidement. · Un canal alterne entre un état ouvert et un état fermé.

Explication

Un canal alterne entre des états ouvert et fermé et permet un passage ionique très rapide. Un transporteur alterne entre deux conformations de liaison et fonctionne plus lentement ; il ne reste donc pas dans une conformation unique et implique une liaison du soluté.

24. Concernant les lipides amphiphiles, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Un lipide amphiphile possède deux parties fortement hydrophobes.
Un lipide amphiphile ne peut pas s’organiser en bicouche lipidique.
Un lipide amphiphile possède une partie hydrophile et une partie hydrophobe.
Un lipide amphiphile forme une bicouche lipidique en milieu non aqueux.
Un lipide amphiphile possède deux parties fortement hydrophiles.

Un lipide amphiphile possède une partie hydrophile et une partie hydrophobe.

Explication

Un lipide amphiphile associe une partie très hydrophile à une partie très hydrophobe. Cette organisation lui permet de former une bicouche lipidique en milieu aqueux; les autres propositions modifient l’une de ces caractéristiques.

25. Concernant les différents modes de transport membranaire, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

La diffusion facilitée nécessite une hydrolyse directe de l’ATP.
La diffusion passive déplace les solutés contre leur gradient.
Le transport actif est spontané lorsque le gradient est élevé.
La diffusion passive suit spontanément le gradient du soluté.
Le transport actif nécessite un apport d’énergie.

La diffusion passive suit spontanément le gradient du soluté. · Le transport actif nécessite un apport d’énergie.

Explication

La diffusion passive suit spontanément le gradient du soluté, tandis que le transport actif est non spontané et nécessite de l’énergie. La diffusion facilitée ne requiert pas d’hydrolyse directe de l’ATP, et le transport actif ne devient pas spontané du seul fait d’un gradient élevé.

26. Une bactérie adapte la composition lipidique de sa membrane selon la température. Quelles propositions sont exactes ?

À 40 °C, elle fabrique des acides gras saturés pour rigidifier la membrane.
À basse température, elle fabrique moins de lipides pour réduire la viscosité.
À basse température, elle augmente la quantité de lipides afin de réduire la viscosité.
À 40 °C, elle fabrique davantage de lipides pour accroître la fluidité membranaire.
À basse température, elle fabrique davantage de lipides pour fluidifier la membrane.

À 40 °C, elle fabrique des acides gras saturés pour rigidifier la membrane. · À basse température, elle augmente la quantité de lipides afin de réduire la viscosité. · À basse température, elle fabrique davantage de lipides pour fluidifier la membrane.

Explication

À 40 °C, la bactérie fabrique des acides gras saturés pour rigidifier une membrane trop fluide. À basse température, elle augmente la quantité de lipides afin de réduire la viscosité et de fluidifier une membrane trop visqueuse. Elle ne diminue donc pas cette quantité à basse température, et n’en fabrique pas davantage à 40 °C pour accroître la fluidité.

27. Concernant le mécanisme de transport du glucose par GluT, quelles sont les réponses exactes ?

L’alternance conformationnelle permet l’exposition successive des sites de liaison.
GluT alterne entre deux conformations du transporteur.
Le glucose est libéré de l’autre côté de la membrane.
La fixation du glucose favorise un changement conformationnel.
Le glucose traverse GluT par ouverture d’un pore aqueux permanent.

L’alternance conformationnelle permet l’exposition successive des sites de liaison. · GluT alterne entre deux conformations du transporteur. · Le glucose est libéré de l’autre côté de la membrane. · La fixation du glucose favorise un changement conformationnel.

Explication

Le transport par GluT repose sur l’alternance de deux conformations : la fixation du glucose induit un changement, puis le glucose est libéré de l’autre côté. GluT n’agit pas comme un pore aqueux permanent.

28. Parmi les propositions suivantes concernant le profil d’hydrophobicité, la(les)quelle(s) est(sont) exacte(s) ?

Il permet de déduire l’orientation des extrémités protéiques.
Les regroupements recherchés comportent environ 20 à 30 résidus.
Il peut prédire la position d’hélices α transmembranaires.
Il analyse préférentiellement des séquences d’environ 5 à 10 résidus.
Il repère des regroupements d’acides aminés hydrophobes.

Les regroupements recherchés comportent environ 20 à 30 résidus. · Il peut prédire la position d’hélices α transmembranaires. · Il repère des regroupements d’acides aminés hydrophobes.

Explication

Le profil d’hydrophobicité repère des regroupements hydrophobes d’environ 20 à 30 résidus et aide à prédire les hélices α transmembranaires. Il ne porte pas sur des séquences de 5 à 10 résidus et ne déduit pas l’orientation des extrémités.

29. À propos des protéines membranaires, cochez la (les) proposition(s) exacte(s) :

Une protéine intégrale traverse la membrane au moins une fois par sa chaîne polypeptidique.
Les protéines intégrales et périphériques se distinguent par leur mode d’association membranaire.
Une protéine intégrale est attachée à la membrane par des interactions de surface sans la traverser.
Une protéine périphérique traverse la membrane par une hélice hydrophobe.
Une protéine périphérique s’associe à la surface membranaire par des interactions non covalentes ou lipidiques.

Une protéine intégrale traverse la membrane au moins une fois par sa chaîne polypeptidique. · Les protéines intégrales et périphériques se distinguent par leur mode d’association membranaire. · Une protéine périphérique s’associe à la surface membranaire par des interactions non covalentes ou lipidiques.

Explication

Les protéines intégrales traversent la membrane par leur chaîne polypeptidique. Les protéines périphériques restent associées à sa surface par des interactions non covalentes ou lipidiques. Ainsi, la traversée membranaire caractérise les protéines intégrales, et non les protéines périphériques.

30. Les structures formées par les lipides et les détergents en solution aqueuse comprennent :

Les détergents forment des vésicules contenant un grand volume aqueux interne.
Les détergents forment des micelles dépourvues de milieu aqueux interne.
Les liposomes possèdent un milieu aqueux interne.
Les lipides peuvent former des liposomes en solution aqueuse.
Les lipides forment des vésicules dépourvues de milieu aqueux interne.

Les détergents forment des micelles dépourvues de milieu aqueux interne. · Les liposomes possèdent un milieu aqueux interne. · Les lipides peuvent former des liposomes en solution aqueuse.

Explication

Les lipides peuvent former des liposomes en solution aqueuse, et les liposomes possèdent un milieu aqueux interne. Les détergents forment quant à eux des micelles dépourvues de milieu aqueux interne. Les lipides ne forment donc pas ici des vésicules dépourvues de milieu aqueux interne.

31. Une protéine membranaire purifiée est réintroduite dans une bicouche lipidique afin d’évaluer sa fonction. Cette approche :

Correspond à une reconstitution en protéoliposome.
Replace la protéine dans un environnement de bicouche lipidique.
S’effectue par dégradation préalable de la protéine membranaire.
Permet d’étudier une activité enzymatique dans le noyau.
Peut servir à analyser une activité de transport.

Correspond à une reconstitution en protéoliposome. · Replace la protéine dans un environnement de bicouche lipidique. · Peut servir à analyser une activité de transport.

Explication

La reconstitution en protéoliposome remet une protéine membranaire purifiée dans une bicouche lipidique. Elle permet notamment d’étudier une activité de transport ou enzymatique, sans dégrader préalablement la protéine. Elle ne renseigne pas à elle seule sur une localisation nucléaire.

32. Concernant l’effet de la température sur la membrane, quelles propositions sont exactes ?

Une température élevée augmente la fluidité membranaire.
La viscosité et la fluidité membranaires varient en sens opposé avec la température.
Une température basse augmente la fluidité membranaire.
Une température élevée augmente la viscosité membranaire.
Une température basse augmente la viscosité membranaire.

Une température élevée augmente la fluidité membranaire. · La viscosité et la fluidité membranaires varient en sens opposé avec la température. · Une température basse augmente la viscosité membranaire.

Explication

Le froid augmente la viscosité membranaire, tandis que la chaleur augmente la fluidité. La viscosité et la fluidité évoluent donc en sens opposé lorsque la température varie. Une température élevée n’augmente pas la viscosité, et une température basse n’augmente pas la fluidité.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 69 flashcards sur Biochimie membranaire.

Quel est le rôle principal de la compartimentation des membranes ?

Séparer les milieux cellulaires par une fonction de barrière et d’échange.

Comment les mitochondries convertissent-elles l’énergie chimique ?

En énergie osmotique sous forme d’un gradient de protons.

Quelle énergie est convertie par les chloroplastes et bactéries photosynthétiques ?

L’énergie lumineuse.

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