QCM : Énergie et écoulements des fluides (32 questions)

Questions et réponses du QCM

1. À quelle date la LEMA a-t-elle été adoptée, avec pour objectif d’atteindre un bon état des eaux ?

En 2000
Le 30 décembre 2006
En 1991
Le 3 janvier 1992

Le 30 décembre 2006

Explication

La LEMA a été adoptée le 30 décembre 2006 et vise à atteindre un bon état des eaux. Les dates de 1991 et de 2000 correspondent à des directives européennes, tandis que le 3 janvier 1992 est la date d’une loi antérieure sur l’eau.

2. Pour estimer la pollution rejetée par un ouvrage, une équipe mesure un débit de 12 m³ par heure et une concentration de 5 mg par litre. Quelle relation doit-elle utiliser pour déterminer le flux de pollution ?

Le flux est égal à la concentration seule.
Le flux est le débit divisé par la concentration.
Le flux est la somme du débit et de la concentration.
Le flux est le débit multiplié par la concentration.

Le flux est le débit multiplié par la concentration.

Explication

Le flux de pollution se détermine en multipliant le débit par la concentration, ce qui nécessite de mesurer le débit et d’échantillonner pour connaître la concentration. La concentration seule omet le débit, l’addition ne respecte pas la relation, et la division inverse l’opération.

3. Une commune souhaite vérifier que son réseau de collecte des eaux usées et sa station d’épuration restent efficaces. Quelle obligation s’applique ?

La police de l’eau surveille le système de collecte et la station d’épuration.
La commune surveille les cours d’eau et les canaux d’irrigation.
La commune surveille le système de collecte et la station d’épuration.
La commune surveille la station d’épuration, sans le système de collecte.

La commune surveille le système de collecte et la station d’épuration.

Explication

Les communes doivent surveiller les systèmes de collecte des eaux usées ainsi que les stations d’épuration afin d’en maintenir et d’en vérifier l’efficacité. La surveillance des cours d’eau et des canaux relève d’une autre disposition, tandis que la police de l’eau reçoit les bilans des exploitants.

4. Une collectivité compare l’ancien cadre d’autosurveillance à celui instauré par les arrêtés de 2007 et de 2015. Quel changement doit-elle retenir ?

Le nombre de points de contrôle reste à 6.
Les prescriptions sont fixées, mais le nombre reste à 2.
Le nombre de points de contrôle passe de 2 à 6.
Le nombre de points de contrôle passe de 6 à 2.

Le nombre de points de contrôle passe de 2 à 6.

Explication

Les arrêtés du 22 juin 2007 et du 21 juillet 2015 remplacent celui du 22 décembre 1994 et portent l’autosurveillance de 2 à 6 points de contrôle. La réduction inverse l’évolution, et le maintien à 2 ou à 6 ne décrit pas le passage prévu.

5. Un exploitant privé gère une station d’épuration et doit rendre compte de son fonctionnement. Que doit-il faire au titre de l’autosurveillance ?

Transmettre des bilans à la police de l’eau sans réaliser l’autosurveillance.
Réaliser l’autosurveillance et transmettre des bilans à la police de l’eau.
Réaliser l’autosurveillance sans transmettre de bilan à la police de l’eau.
Appliquer les prescriptions techniques minimales sans réaliser l’autosurveillance.

Réaliser l’autosurveillance et transmettre des bilans à la police de l’eau.

Explication

Les exploitants publics comme privés doivent réaliser l’autosurveillance de leurs installations et transmettre à la police de l’eau des bilans attestant leur bon fonctionnement. Exclure les exploitants privés, omettre les bilans ou omettre l’autosurveillance ne répond pas à cette obligation.

6. Quelle description caractérise un fluide ?

Un liquide doté d’une surface libre et dépourvu de mouvement interne
Un corps qui change de volume lorsqu’il est versé dans un récipient
Un gaz ou un liquide sans forme propre, qui s’écoule et prend la forme de son récipient
Un solide qui conserve sa forme propre tout en pouvant se déformer sous une force

Un gaz ou un liquide sans forme propre, qui s’écoule et prend la forme de son récipient

Explication

Un fluide est un gaz ou un liquide sans forme propre, capable de s’écouler et d’épouser la forme de son récipient. La conservation de forme caractérise plutôt un solide, tandis que la compressibilité et la surface libre ne définissent pas tous les fluides.

7. Un échantillon de matière a une masse de 6 kg et occupe un volume de 2 m32\,\text{m}^3. Quelle est sa masse volumique ?

2 kg/m32\,\text{kg/m}^3
8 kg/m38\,\text{kg/m}^3
3 kg/m33\,\text{kg/m}^3
13 kg/m3\frac{1}{3}\,\text{kg/m}^3

$$3\,\text{kg/m}^3$$

Explication

La masse volumique est le rapport de la masse au volume : ρ=62=3 kg/m3\rho=\frac{6}{2}=3\,\text{kg/m}^3. L’inversion donne 13\frac{1}{3}, l’addition donne 8, et 2 correspond ici au volume, pas à la masse volumique.

8. Dans un modèle d’écoulement, quelle propriété distingue un fluide parfait d’un fluide réel ?

Une masse volumique nulle, donc l’absence de matière
Une viscosité nulle, donc l’absence de frottement
Une viscosité positive, donc des frottements en mouvement
Une vitesse nulle, donc l’absence d’écoulement

Une viscosité nulle, donc l’absence de frottement

Explication

Un fluide parfait est défini par une viscosité nulle et donc par l’absence de frottement. Une masse volumique nulle, des frottements visqueux ou une vitesse nulle ne font pas partie de cette définition.

9. Dans une conduite où l’écoulement est incompressible, permanent et unidimensionnel, la section passe de 4 cm24\,\text{cm}^2 à 2 cm22\,\text{cm}^2. Si la vitesse initiale est 3 m/s3\,\text{m/s}, quelle est la vitesse dans la section réduite ?

6 m/s6\,\text{m/s}
1,5 m/s1{,}5\,\text{m/s}
12 m/s12\,\text{m/s}
3 m/s3\,\text{m/s}

$$6\,\text{m/s}$$

Explication

La continuité impose S1V1=S2V2S_1V_1=S_2V_2, donc V2=4×32=6 m/sV_2=\frac{4\times3}{2}=6\,\text{m/s}. Garder la même vitesse néglige la variation de section, tandis qu’inverser le rapport donne une vitesse plus faible.

10. Un écoulement traverse une section de 0,5 m20{,}5\,\text{m}^2 à la vitesse de 4 m/s4\,\text{m/s}. Quel est son débit volumique ?

2 kg/s2\,\text{kg/s}
8 m3/s8\,\text{m}^3/\text{s}
0,125 m3/s0{,}125\,\text{m}^3/\text{s}
2 m3/s2\,\text{m}^3/\text{s}

$$2\,\text{m}^3/\text{s}$$

Explication

Le débit volumique vérifie Q=SvQ=S v, donc Q=0,5×4=2 m3/sQ=0{,}5\times4=2\,\text{m}^3/\text{s}. Diviser la vitesse par la section inverse la relation, et une valeur en kg/s désigne un débit massique.

11. Que traduit le théorème de Bernoulli le long d’une ligne de courant ?

La conservation de la masse du fluide
La conservation de l’énergie entre toutes les lignes de courant
La conservation de la quantité de mouvement du fluide
La conservation de l’énergie du fluide

La conservation de l’énergie du fluide

Explication

Le théorème de Bernoulli exprime la conservation de l’énergie du fluide le long d’une ligne de courant. La conservation de la masse relève de l’équation de continuité, tandis que les deux autres choix attribuent à Bernoulli une portée ou une grandeur différente.

12. Dans un calcul de mécanique des fluides, un étudiant décompose l’énergie du fluide en énergie potentielle, énergie cinétique et énergie interne. Quel traitement convient à l’énergie interne dans ce cadre ?

La l’assimiler à l’énergie de pesanteur
La conserver comme une contribution de même importance
La considérer comme négligeable
La considérer comme le terme dominant

La considérer comme négligeable

Explication

En mécanique des fluides, l’énergie interne est considérée comme négligeable. La traiter comme dominante ou de même importance contredit cette approximation, et l’assimiler à l’énergie de pesanteur confond deux formes d’énergie distinctes.

13. Un corps de masse 2 kg2\,\text{kg} se trouve à 3 m3\,\text{m} de hauteur et se déplace à 4 m/s4\,\text{m/s}. Avec g=10 m/s2g=10\,\text{m/s}^2, quelle est son énergie mécanique ?

16 J16\,\text{J}
68 J68\,\text{J}
76 J76\,\text{J}
60 J60\,\text{J}

$$76\,\text{J}$$

Explication

L’énergie mécanique est la somme de l’énergie potentielle et de l’énergie cinétique : mgz+12mv2=2×10×3+12×2×42=76 Jmgz+\frac{1}{2}mv^2=2\times10\times3+\frac{1}{2}\times2\times4^2=76\,\text{J}. 60 J60\,\text{J} omet l’énergie cinétique, 16 J16\,\text{J} omet l’énergie potentielle, et 68 J68\,\text{J} résulte de l’emploi de la vitesse plutôt que de son carré.

14. Pour décrire l’énergie totale d’un fluide incompressible, quels termes faut-il additionner ?

Les énergies cinétique, de pression et de pesanteur
Les énergies cinétique, interne et de pression
Les énergies de pression, interne et de pesanteur
Les énergies cinétique et de pression

Les énergies cinétique, de pression et de pesanteur

Explication

Pour un fluide incompressible, l’énergie totale comprend les contributions cinétique, de pression et de pesanteur. L’énergie interne ne remplace pas l’énergie de pression, et l’énergie de pesanteur fait partie de la somme.

15. Dans une conduite idéale, un fluide incompressible s’écoule de façon permanente dans un système isolé. Quelle relation doit respecter sa charge totale entre deux points d’une même ligne de courant ?

z1+p1ρg+v122g=z2+p2ρg+v222gz_1+\frac{p_1}{\rho g}+\frac{v_1^2}{2g}=z_2+\frac{p_2}{\rho g}+\frac{v_2^2}{2g}
z1+p1ρg+v12=z2+p2ρg+v22z_1+\frac{p_1}{\rho g}+v_1^2=z_2+\frac{p_2}{\rho g}+v_2^2
z1+p1ρg=z2+p2ρgz_1+\frac{p_1}{\rho g}=z_2+\frac{p_2}{\rho g}
z1=z2z_1=z_2

$$z_1+\frac{p_1}{\rho g}+\frac{v_1^2}{2g}=z_2+\frac{p_2}{\rho g}+\frac{v_2^2}{2g}$$

Explication

Pour un fluide parfait incompressible en écoulement permanent et dans un système isolé, la somme des charges géométrique, de pression et de vitesse reste constante le long d’une ligne de courant. La réponse sans terme de vitesse l’omet, celle qui emploie v2v^2 oublie le facteur 2g2g, et l’égalité des seules hauteurs géométriques ne traduit pas la conservation de la charge totale.

16. Dans une conduite, quelle composante de la charge représente pρg\frac{p}{\rho g} ?

La hauteur équivalente due à la pression
La charge totale de l’écoulement
La hauteur géométrique du point
La hauteur équivalente due à la vitesse

La hauteur équivalente due à la pression

Explication

Le terme pρg\frac{p}{\rho g} exprime la hauteur équivalente due à la pression. Le terme v22g\frac{v^2}{2g} correspond à la vitesse, zz à la hauteur géométrique, et la charge totale est la somme de ces trois contributions.

17. Dans un fluide réel, que désigne la viscosité ?

La résistance du fluide à un changement de direction de l’écoulement
La variation de volume du fluide sous l’effet de la pression
La pression exercée par le fluide sur les parois de la conduite
La résistance à la mise en mouvement due au frottement entre particules

La résistance à la mise en mouvement due au frottement entre particules

Explication

La viscosité caractérise la résistance qu’oppose un fluide réel à sa mise en mouvement, liée au frottement entre ses particules. La compressibilité concerne une variation de volume, l’inertie une résistance à l’accélération, et la pression est une grandeur distincte.

18. De l’eau s’écoule dans une conduite réelle visqueuse. Quel effet les frottements dus à la viscosité produisent-ils le long de l’écoulement ?

Ils dissipent de l’énergie et provoquent une perte de charge
Ils conservent l’énergie et maintiennent la charge constante
Ils ajoutent de l’énergie et augmentent la charge totale
Ils modifient le débit massique sans dissiper d’énergie

Ils dissipent de l’énergie et provoquent une perte de charge

Explication

Dans un fluide réel, les frottements visqueux dissipent de l’énergie et entraînent une perte de charge le long de l’écoulement. La conservation de la charge correspond au cas idéal, tandis que l’ajout d’énergie ou la seule modification du débit ne décrit pas cet effet.

19. On suit la charge totale d’un écoulement réel incompressible le long d’une conduite. Quelle conclusion est correcte ?

La somme des trois termes de charge n’est pas constante le long de l’écoulement
La charge totale est égale à la seule hauteur de pression
La charge totale augmente nécessairement dans le sens de l’écoulement
La somme des trois termes de charge reste constante le long de l’écoulement

La somme des trois termes de charge n’est pas constante le long de l’écoulement

Explication

Pour un écoulement réel incompressible, la charge H=z+pρg+v22gH=z+\frac{p}{\rho g}+\frac{v^2}{2g} n’est pas constante, car les effets visqueux dissipent de l’énergie. La conservation de cette somme vaut pour le fluide parfait sous les hypothèses de Bernoulli, et la charge ne se réduit pas à son seul terme de pression.

20. Dans un conduit, les particules d’un écoulement se déplacent en couches lisses et parallèles. Comment caractériser ce régime ?

Un écoulement turbulent
Un nombre de Reynolds
Un écoulement au repos
Un écoulement laminaire

Un écoulement laminaire

Explication

Un écoulement laminaire se caractérise par le déplacement ordonné des particules en couches lisses et parallèles. Le mouvement chaotique désigne un écoulement turbulent, le nombre de Reynolds sert à caractériser le régime, et le repos signifie l’absence de déplacement.

21. Pour déterminer si un écoulement de fluide réel est laminaire ou turbulent, quel rôle joue le nombre de Reynolds ?

Il permet de mesurer la pression de l’écoulement.
Il permet de mesurer la masse volumique du fluide.
Il permet de décrire la charge hydraulique.
Il permet de déterminer le régime d’écoulement.

Il permet de déterminer le régime d’écoulement.

Explication

Le nombre de Reynolds sert à déterminer si l’écoulement est laminaire ou turbulent. La pression et la charge hydraulique sont d’autres grandeurs, tandis que la masse volumique est une propriété du fluide.

22. Pour un fluide de masse volumique ρ\rho et de viscosité dynamique η\eta s’écoulant à la vitesse vv dans une canalisation de longueur caractéristique DD, que caractérise le nombre de Reynolds ?

La valeur des forces d’inertie indépendamment des frottements.
La valeur des forces de frottement indépendamment de l’inertie.
Le rapport des forces de frottement visqueux aux forces d’inertie.
Le rapport des forces d’inertie aux forces de frottement visqueux.

Le rapport des forces d’inertie aux forces de frottement visqueux.

Explication

Le nombre de Reynolds caractérise le rapport entre les forces d’inertie liées à la vitesse et les forces de frottement liées à la viscosité. Inverser ce rapport change la grandeur décrite, et considérer une seule force omet la comparaison entre les deux.

23. Dans une canalisation, un écoulement présente un nombre de Reynolds de 1 600. Quel régime et quel mécanisme de transfert de quantité de mouvement faut-il associer à ce cas ?

Régime laminaire, inertie prédominante et transfert surtout par convection.
Régime turbulent, inertie prédominante et transfert surtout par convection.
Régime laminaire, viscosité prédominante et transfert lié à la diffusion.
Régime incertain, prédominance de la viscosité et transfert par diffusion.

Régime laminaire, viscosité prédominante et transfert lié à la diffusion.

Explication

Comme 1 600≤2 0001\,600 \leq 2\,000, l’écoulement est laminaire : la viscosité prédomine et le transfert de quantité de mouvement est lié à la diffusion. Le régime turbulent s’applique à partir de 4 0004\,000, la zone incertaine se situe entre les seuils, et l’inertie prédomine en régime turbulent.

24. Un écoulement dans une conduite a un nombre de Reynolds de 5 200. Quelle description convient à ce régime ?

Régime turbulent, inertie prédominante et transfert surtout par convection.
Régime laminaire, viscosité prédominante et transfert lié à la diffusion.
Régime incertain, inertie prédominante et transfert lié à la diffusion.
Régime turbulent, viscosité prédominante et transfert lié à la diffusion.

Régime turbulent, inertie prédominante et transfert surtout par convection.

Explication

Comme 5 200≥4 0005\,200 \geq 4\,000, l’écoulement est turbulent : l’inertie prédomine et le transfert se fait par diffusion et surtout par convection. Le régime laminaire correspond aux faibles valeurs de Reynolds, la zone incertaine se situe entre 2 0002\,000 et 4 0004\,000, et la viscosité prédomine en régime laminaire.

25. Dans une conduite où l’écoulement est laminaire, quelle forme prend le profil des vitesses et comment les couches de fluide se déplacent-elles ?

Un profil parabolique, avec des couches qui glissent les unes sur les autres
Un profil assez plat, avec des couches qui s’enchevêtrent
Un profil assez plat, avec des couches qui glissent les unes sur les autres
Un profil parabolique, avec des couches qui s’enchevêtrent

Un profil parabolique, avec des couches qui glissent les unes sur les autres

Explication

En régime laminaire, le profil des vitesses est parabolique et les couches de fluide glissent les unes sur les autres sous l’effet dominant des frottements. Un profil assez plat et l’enchevêtrement caractérisent plutôt le régime turbulent.

26. Dans une conduite, les couches de fluide s’enchevêtrent et les vitesses sont proches sur une grande partie de la section. Quel profil de vitesse correspond à cette observation ?

Un profil parabolique avec une vitesse maximale au centre
Un profil assez plat sur une grande partie de la section
Un profil plat uniquement au voisinage de la paroi
Un profil fortement irrégulier sur toute la section

Un profil assez plat sur une grande partie de la section

Explication

En régime turbulent, l’enchevêtrement des couches tend à uniformiser la vitesse et produit un profil assez plat sur une grande partie de la section. Le profil parabolique correspond au régime laminaire, tandis que l’observation ne signifie pas que le profil soit parfaitement uniforme.

27. Pour un écoulement laminaire de nombre de Reynolds Re=800Re=800, quelle valeur du coefficient de perte de charge régulière faut-il utiliser ?

800800, sans dimension
12,512{,}5, sans dimension
0,001250{,}00125, sans dimension
0,080{,}08, sans dimension

$$0{,}08$$, sans dimension

Explication

En régime laminaire, λ=64/Re\lambda=64/Re, donc λ=64/800=0,08\lambda=64/800=0{,}08 et le coefficient est sans dimension. La valeur 12,512{,}5 résulte de l’inversion du rapport, tandis que 800800 est le nombre de Reynolds lui-même.

28. Pour déterminer le coefficient de perte de charge d’un écoulement turbulent à partir d’un abaque de Moody, quelles grandeurs faut-il connaître ?

La longueur de conduite et la rugosité relative ε/D\varepsilon/D
Le nombre de Reynolds et la rugosité absolue ε\varepsilon
Le nombre de Reynolds et la rugosité relative ε/D\varepsilon/D
Le diamètre de conduite et la longueur de conduite

Le nombre de Reynolds et la rugosité relative $$\varepsilon/D$$

Explication

Le coefficient λ\lambda dépend du nombre de Reynolds et de la rugosité relative ε/D\varepsilon/D; ces deux grandeurs servent notamment d’entrées dans les abaques de Moody. La rugosité absolue seule ne remplace pas le rapport à diamètre égal.

29. Dans un écoulement turbulent rugueux, une variation du nombre de Reynolds à rugosité de paroi inchangée entraîne-t-elle une variation de λ\lambda, et de quoi ce coefficient dépend-il ?

λ\lambda reste indépendant de ReRe et de la rugosité de la paroi
λ\lambda dépend de ReRe et reste indépendant de la rugosité de la paroi
λ\lambda dépend de ReRe et de la rugosité de la paroi
λ\lambda reste indépendant de ReRe et dépend de la rugosité de la paroi

$$\lambda$$ reste indépendant de $$Re$$ et dépend de la rugosité de la paroi

Explication

Dans le domaine turbulent rugueux, λ\lambda est indépendant du nombre de Reynolds mais dépend de la rugosité de la paroi. La dépendance à ReRe caractérise le domaine laminaire, tandis que l’indépendance vis-à-vis de la rugosité est celle du domaine turbulent lisse.

30. Dans une longue conduite droite, sans obstacle ni changement local de géométrie, quelle est la cause principale de la perte de charge observée ?

Un coude qui modifie la direction de l’écoulement
Un obstacle qui dévie localement le vecteur-vitesse
Les frottements internes du fluide et contre la paroi
Une variation brusque de la section de la conduite

Les frottements internes du fluide et contre la paroi

Explication

La perte de charge régulière provient des frottements internes du fluide et de ceux exercés contre la paroi le long des parties droites. Un obstacle, une variation de section ou un coude correspond plutôt à une cause locale de perte singulière.

31. Dans une conduite, un raccord modifie localement la géométrie et dévie le vecteur-vitesse du fluide. De quel type de perte de charge s’agit-il ?

Une perte de charge linéaire cumulée
Une perte de charge régulière
Une perte de charge singulière
Une perte de charge totale du circuit

Une perte de charge singulière

Explication

Une perte de charge singulière est provoquée par un obstacle ou une variation locale de géométrie qui modifie le vecteur-vitesse. Les frottements répartis le long des parties droites caractérisent la perte régulière, tandis que la perte totale est une somme.

32. Un circuit hydraulique comporte des éléments montés en série, avec des pertes linéaires et des pertes singulières. Comment déterminer sa perte de charge totale ?

En additionnant les pertes linéaires seulement
En retenant la plus grande perte calculée
En additionnant les pertes singulières seulement
En additionnant les pertes linéaires et singulières

En additionnant les pertes linéaires et singulières

Explication

Dans un circuit en série, la perte de charge totale est la somme des pertes linéaires et des pertes singulières. Ne compter qu’une catégorie ou retenir la plus grande néglige une partie des pertes du circuit.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 85 flashcards sur Énergie et écoulements des fluides.

À quelle date la LEMA a-t-elle été adoptée ?

Le 30 décembre 2006.

Quel objectif la LEMA du 30 décembre 2006 fixe-t-elle pour les eaux ?

Atteindre un bon état des eaux.

Comment calcule-t-on le flux de pollution à partir du débit et de la concentration ?

Le flux est égal au débit multiplié par la concentration.

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