QCM : Environnement et action publique (21 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une activité économique rejette des polluants qui dégradent l’environnement et font peser des risques sur les personnes vivant aujourd’hui comme sur celles qui vivront plus tard. Comment qualifier ces effets ?

Des externalités positives profitant aux générations actuelles et futures
Des coûts de production supportés par les générations actuelles et futures
Des inégalités économiques touchant les générations actuelles et futures
Des externalités négatives menaçant les générations actuelles et futures

Des externalités négatives menaçant les générations actuelles et futures

Explication

Une activité humaine, particulièrement économique, peut imposer à la société des effets environnementaux négatifs qui menacent les générations présentes et futures : ce sont des externalités négatives. Les externalités positives désignent des effets bénéfiques, les inégalités concernent la répartition des ressources et les coûts de production sont directement liés à l’activité du producteur.

2. Lorsqu’une politique environnementale est élaborée, quels acteurs peuvent être mobilisés pour la concevoir, la soutenir ou l’influencer ?

ONG et mouvements citoyens, sans participation des entreprises ni des organisations internationales
Pouvoirs publics, ONG, entreprises, experts, citoyens, organisations internationales et groupes de pression
Entreprises, investisseurs et experts économiques, sans intervention des pouvoirs publics
Pouvoirs publics et administrations, sans participation des autres catégories d’acteurs

Pouvoirs publics, ONG, entreprises, experts, citoyens, organisations internationales et groupes de pression

Explication

L’action publique environnementale mobilise une pluralité d’acteurs : pouvoirs publics, ONG, entreprises, experts, mouvements citoyens, organisations internationales et groupes de pression. La limiter aux administrations, aux acteurs économiques ou aux seules associations laisse de côté plusieurs catégories concernées.

3. Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre d’une entreprise, un gouvernement veut modifier les prix et les incitations économiques. Quel ensemble d’instruments correspond à cette démarche ?

Taxation, subventions et marchés d’émission de gaz à effet de serre
Financement de la recherche, brevets publics et prix à l’innovation
Normes techniques, contrôles administratifs et sanctions réglementaires
Campagnes d’information, formations professionnelles et conseils aux entreprises

Taxation, subventions et marchés d’émission de gaz à effet de serre

Explication

Les outils économiques environnementaux influencent les prix et les incitations par la taxation, les subventions et les marchés d’émission de gaz à effet de serre. Les normes et les contrôles relèvent de la réglementation, tandis que l’information et la recherche ne constituent pas les instruments économiques cités.

4. Un gouvernement établit la liste des sujets prioritaires qu’il prévoit de débattre et de traiter. À quoi cette liste correspond-elle ?

Aux groupes de pression
À la mobilisation citoyenne
À l’action publique
À l’agenda politique

À l’agenda politique

Explication

L’agenda politique rassemble les sujets prioritaires inscrits à l’ordre du jour des gouvernements ou des pouvoirs publics, en vue d’être débattus et traités. L’action publique désigne les actions menées, tandis que les groupes de pression et la mobilisation citoyenne sont des acteurs ou des moyens d’influence.

5. Des experts et une association documentent une pollution locale, font connaître le problème au-delà de la zone touchée, justifient une intervention, puis contribuent à sa reconnaissance comme enjeu collectif. Quelle étape donne ensuite à ce problème une place parmi les priorités des pouvoirs publics ?

La mobilisation initiale des acteurs concernés
La justification d’une intervention publique
Son inscription à l’agenda politique
Sa popularisation auprès de l’opinion publique

Son inscription à l’agenda politique

Explication

Après la mobilisation, la diffusion du problème, la justification d’une intervention et sa reconnaissance comme enjeu de société, l’inscription à l’agenda politique en fait une priorité à traiter par les pouvoirs publics. La popularisation, la justification et la mobilisation sont des étapes antérieures du processus.

6. Des pouvoirs publics mettent en œuvre des mesures pour résoudre un problème qu’ils considèrent important pour la société. Comment désigne-t-on l’ensemble de ces mesures ?

L’agenda politique
La mise à l’agenda
L’action publique
Le lobbying

L’action publique

Explication

L’action publique est l’ensemble des actions menées par les pouvoirs publics pour résoudre un problème jugé important pour la société. L’agenda politique recense les priorités, tandis que le lobbying et la mise à l’agenda renvoient à des moyens ou à une étape de l’émergence politique d’un problème.

7. Dans une action contre le gaspillage alimentaire, une ONG et une enseigne de distribution élaborent ensemble une campagne, mais s’opposent sur le coût de certaines mesures. Quelle relation entre acteurs cette situation illustre-t-elle ?

Une négociation entre États sans acteurs privés
Une coopération sans opposition entre acteurs
Une combinaison de coopération et de conflit
Un conflit sans collaboration entre acteurs

Une combinaison de coopération et de conflit

Explication

Les acteurs impliqués dans les questions environnementales peuvent coopérer tout en étant en conflit sur certains aspects. La coopération sans opposition écarte le conflit, le conflit sans collaboration écarte la coopération, et la négociation entre États ne décrit pas cette relation entre acteurs.

8. Une enseigne anglaise doit choisir comment traiter les aliments encore consommables qu’elle ne prévoit pas de vendre au prix habituel. Quelle mesure correspond à son engagement contre le gaspillage alimentaire ?

Les jeter plutôt que les vendre à prix réduit
Les donner plutôt que les vendre à prix réduit
Les vendre plus cher plutôt que les vendre à prix réduit
Les vendre à prix réduit plutôt que les jeter

Les vendre à prix réduit plutôt que les jeter

Explication

L’engagement de l’enseigne consiste à vendre à prix réduit des produits alimentaires plutôt que de les jeter. Le don substitue une autre mesure à la vente, tandis que l’élimination et la hausse du prix ne correspondent pas à cet engagement.

9. Dans une campagne de lutte contre le gaspillage, un magasin présente des légumes tordus ou tachés, écartés pour leur apparence. Quel message correspond à la campagne d’Intermarché ?

Ils sont moins bons que les légumes d’apparence régulière
Ils sont aussi bons que les légumes d’apparence régulière
Ils sont impropres à la vente comme les légumes abîmés
Ils sont moins nutritifs que les légumes d’apparence régulière

Ils sont aussi bons que les légumes d’apparence régulière

Explication

La campagne met en avant que les fruits et légumes non calibrés, trop gros, trop petits, tordus ou tachés sont aussi bons que les produits d’apparence régulière. L’apparence irrégulière ne prouve pas une qualité gustative moindre, une impropriété à la vente ou une valeur nutritive inférieure.

10. Une entreprise constate que des récoltes restent invendues, que des produits sont écartés en magasin pour leur apparence et que des aliments achetés sont ensuite jetés par les clients. À quelles étapes le gaspillage alimentaire se produit-il ?

À la production, à la distribution et après l’achat
À la production et à la distribution, mais pas après l’achat
À la production et après l’achat, mais pas à la distribution
À la distribution et après l’achat, mais pas à la production

À la production, à la distribution et après l’achat

Explication

Le gaspillage peut intervenir à la production avec les récoltes non vendues, lors de la distribution à cause des dates ou de l’apparence, et après l’achat lorsque les consommateurs ne consomment pas tout. Les autres réponses écartent à tort l’une de ces étapes.

11. Dans un contexte où des personnes connaissent la précarité alimentaire et la malnutrition, pourquoi le gaspillage alimentaire pose-t-il à la fois un problème écologique et économique ?

Il augmente les ressources nécessaires pour produire des aliments consommés et diminue les coûts alimentaires
Il réduit les ressources consacrées à la production et accroît les possibilités d’aide alimentaire
Il concerne les coûts de distribution, sans gaspiller les ressources de production des aliments
Il gaspille les ressources mobilisées pour produire les aliments et entraîne un coût financier important

Il gaspille les ressources mobilisées pour produire les aliments et entraîne un coût financier important

Explication

Jeter un aliment revient aussi à gaspiller les ressources mobilisées pour le produire, tandis que le gaspillage représente un coût financier important alors que la précarité alimentaire et la malnutrition existent en France. Les réponses qui nient l’un de ces deux effets confondent la conséquence du gaspillage avec ses remèdes possibles.

12. Quelle décision les États membres de l’Union européenne ont-ils prise fin 2017 après deux ans de débat sur le glyphosate ?

Renouveler la licence pour cinq ans
Suspendre la licence jusqu’en 2021
Interdire la licence après cinq ans
Renouveler la licence pour deux ans

Renouveler la licence pour cinq ans

Explication

Fin 2017, les États membres de l’Union européenne ont renouvelé la licence du glyphosate pour cinq ans. L’interdiction, la durée de deux ans et l’échéance de 2021 renvoient à des confusions avec d’autres décisions ou délais.

13. Un rapport de l’Efsa ne classe pas le glyphosate comme cancérigène, mais des révélations indiquent que des passages proviennent d’un document déposé par Monsanto en 2012. Quelle conclusion est la plus justifiée ?

L’indépendance de l’Efsa est mise en doute malgré l’absence de classement comme cancérigène
Le glyphosate est classé comme cancérigène parce que le rapport reprend ce document
L’Echa est mise en doute parce que son rapport reprend le document de Monsanto
L’indépendance de l’Efsa est confirmée par l’absence de classement comme cancérigène

L’indépendance de l’Efsa est mise en doute malgré l’absence de classement comme cancérigène

Explication

L’absence de classement du glyphosate comme cancérigène par l’Efsa et l’Echa ne règle pas la question de l’indépendance de l’Efsa : les révélations sur des passages repris du document de Monsanto ont suscité des doutes. Confondre l’évaluation du danger avec l’indépendance de l’évaluation, ou avec une preuve de cancérogénicité, dépasse ce que ces faits établissent.

14. Lors d’une décision publique, un responsable doit arbitrer entre l’intérêt général et des intérêts privés auxquels il est lui-même lié. Quelle notion décrit cette situation lorsqu’elle compromet l’impartialité de la décision ?

Une irrégularité juridique
Une pression de lobbying
Un désaccord institutionnel
Un conflit d’intérêts

Un conflit d’intérêts

Explication

Un conflit d’intérêts mêle des intérêts privés et publics et empêche l’impartialité de la prise de décision. Un désaccord, une pression extérieure ou une irrégularité juridique ne désignent pas nécessairement cette situation précise.

15. Une initiative municipale de réduction des déchets est ensuite reprise par des autorités nationales, puis discutée à l’échelle européenne. Quelle approche décrit ce cheminement ?

Une approche mondiale, qui part d’un consensus entre les pays réunis en COP
Une approche top down, qui part du niveau européen et s’impose au local
Une approche nationale, qui descend de l’État vers les collectivités locales
Une approche bottom up, qui part du local et peut remonter vers d’autres échelles

Une approche bottom up, qui part du local et peut remonter vers d’autres échelles

Explication

L’approche bottom up est ascendante : elle part de décisions locales susceptibles d’atteindre les échelles nationale ou européenne. L’approche top down désigne au contraire des décisions prises à un niveau supérieur puis imposées aux niveaux inférieurs; le consensus en COP relève de l’échelle mondiale; la relation entre l’État et les collectivités ne décrit pas ici le mouvement ascendant.

16. À quelles échelles l’action publique pour l’environnement peut-elle s’exercer ?

Communale, départementale, régionale et ministérielle
Locale, européenne, continentale et mondiale
Locale, nationale, régionale et mondiale
Locale, nationale, européenne et mondiale

Locale, nationale, européenne et mondiale

Explication

L’action publique environnementale s’exerce aux échelles locale, nationale, européenne et mondiale. L’échelle régionale ne remplace pas l’échelle européenne; l’échelle continentale n’est pas indiquée; les communes, départements, régions et ministères sont des acteurs ou niveaux administratifs, et non la liste des quatre échelles visées.

17. Plusieurs entreprises financent une action de dépollution, mais une autre entreprise en profite sans contribuer ni participer. Quel comportement cette dernière adopte-t-elle ?

Un comportement de coopération contributive
Un comportement de coordination collective
Un comportement de passager clandestin
Un comportement de bénéficiaire exclu

Un comportement de passager clandestin

Explication

Un passager clandestin bénéficie d’une action collective sans en supporter les coûts ni y participer, parce que d’autres agents la réalisent. La coopération contributive implique une participation; le bénéficiaire exclu ne profite pas de l’action; la coordination collective suppose une implication dans l’action.

18. Pourquoi des pays en développement contestent-ils parfois les exigences environnementales liées à leur transition économique ?

Ils manquent parfois de ressources et doivent respecter des normes que les pays riches n’avaient pas eu à suivre pendant leur développement
Ils disposent de ressources suffisantes, mais les pays riches sont dispensés des normes actuelles pendant leur transition
Ils doivent respecter des normes moins exigeantes que celles suivies par les pays riches lors de leur développement
Ils refusent la transition économique parce que les normes environnementales concernent uniquement les pays riches

Ils manquent parfois de ressources et doivent respecter des normes que les pays riches n’avaient pas eu à suivre pendant leur développement

Explication

Les pays en développement soulignent qu’ils peuvent manquer des ressources nécessaires pour financer leur transition tout en respectant des normes environnementales que les pays riches n’avaient pas eu à suivre lors de leur propre développement. L’idée d’une dispense actuelle des pays riches ne correspond pas au contraste historique; le constat porte sur un manque de ressources, non sur un refus général de transition; l’exigence n’est pas présentée comme moins forte pour les pays en développement.

19. Lors d’une conférence organisée en 1997, un accord climatique fixe pour une quarantaine de pays industrialisés des engagements de limitation ou de réduction des émissions à l’horizon 2008-2012. De quel accord s’agit-il ?

Du protocole de Kyoto, entré en vigueur lors de la COP 3
De la Convention-cadre, adoptée lors de la COP 3
De l’accord de Paris, adopté lors de la COP 3
Du protocole de Kyoto, adopté lors de la COP 3

Du protocole de Kyoto, adopté lors de la COP 3

Explication

Le protocole de Kyoto a été officiellement adopté lors de la COP 3, en 1997, avec des engagements visant une quarantaine de pays industrialisés pour 2008-2012. La Convention-cadre date de 1992, l’entrée en vigueur de Kyoto de 2005, et l’accord de Paris de 2015.

20. Un accord climatique adopté en 2015 repose sur des réductions volontaires des émissions et n’est pas contraignant. Quel accord correspond à cette description ?

La Convention-cadre des Nations unies
La COP 3
L’accord de Paris
Le protocole de Kyoto

L’accord de Paris

Explication

L’accord de Paris, adopté en 2015, est non contraignant et repose sur des réductions volontaires des émissions. Kyoto correspond à des engagements de réduction fixés pour des pays industrialisés, tandis que la Convention-cadre a été adoptée en 1992.

21. Un pays industrialisé vérifie les engagements prévus par le protocole de Kyoto pour la période 2008-2012. Quel objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre doit-il retenir par rapport à 1990 ?

Une réduction de 5 % par rapport à 2015
Une réduction de 37 %
Une hausse de 5 %
Une réduction de 5 %

Une réduction de 5 %

Explication

Kyoto fixait pour 2008-2012 une baisse de 5 % par rapport aux niveaux de 1990. Les 37 % confondent le taux avec le nombre de pays engagés, la hausse inverse le sens de l’objectif et 2015 renvoie à l’adoption de l’accord de Paris.

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Quelles externalités l’activité humaine, notamment économique, produit-elle ?

Des externalités négatives qui menacent les générations actuelles et futures.

Quels acteurs mobilise l’action publique environnementale ?

Les pouvoirs publics, les ONG, les entreprises, les experts, les mouvements citoyens, les organisations internationales et les groupes de pression.

Quels outils économiques environnementaux agissent sur les prix et les incitations ?

La taxation, les subventions et les marchés d’émission de gaz à effet de serre.

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