QCM : Établissements de santé et démarche de soins — 25 questions

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique définit un établissement de santé ?

Il dispense des soins avec ou sans hébergement, pour différentes durées de séjour.
Il assure principalement la formation des professionnels dans des structures spécialisées.
Il fournit des médicaments aux personnes accueillies dans des structures ambulatoires.
Il coordonne les politiques sanitaires locales sans prendre en charge les patients.

Il dispense des soins avec ou sans hébergement, pour différentes durées de séjour.

Explication

Un établissement de santé dispense des soins aux patients, qu’il les héberge ou non, pour des séjours de courte, moyenne ou longue durée. La coordination sanitaire, la formation et la délivrance de médicaments ne constituent pas sa définition générale.

2. Selon quel critère principal les établissements de santé sont-ils distingués entre établissements publics et privés ?

Selon leur statut juridique et leur propriétaire ou gestionnaire.
Selon leur implantation géographique et leur niveau d’équipement technique.
Selon la durée moyenne des séjours et le nombre de lits disponibles.
Selon la spécialité médicale exercée et le type de patients accueillis.

Selon leur statut juridique et leur propriétaire ou gestionnaire.

Explication

La distinction entre établissements publics et privés repose sur le statut juridique ainsi que sur le propriétaire ou le gestionnaire. La durée des séjours, la spécialité et l’implantation peuvent varier dans chaque catégorie sans déterminer cette distinction.

3. Quelle différence distingue les deux principales catégories d’établissements privés ?

Ils peuvent accueillir des patients ou exercer une activité de prévention collective.
Ils peuvent poursuivre un but lucratif ou fonctionner à but non lucratif.
Ils peuvent proposer des soins généraux ou se consacrer à la formation médicale.
Ils peuvent relever d’une collectivité publique ou dépendre d’une association locale.

Ils peuvent poursuivre un but lucratif ou fonctionner à but non lucratif.

Explication

Les établissements privés peuvent être lucratifs, comme les cliniques privées, ou non lucratifs, comme les centres de lutte contre le cancer. Les autres oppositions proposées ne constituent pas la distinction indiquée entre ces établissements.

4. Un patient atteint d’une affection aiguë grave relève principalement de quel type de prise en charge ?

D’un hébergement médico-social destiné à un accompagnement durable.
D’un séjour de courte durée consacré aux situations aiguës.
D’un séjour de suite et de réadaptation après une stabilisation.
D’un séjour de longue durée associé à une perte d’autonomie.

D’un séjour de courte durée consacré aux situations aiguës.

Explication

Le court séjour concerne les affections graves aiguës, tandis que le long séjour concerne notamment les patients en perte d’autonomie. Les soins de suite et de réadaptation répondent à une autre étape de la prise en charge.

5. Quelle mesure est associée à la loi « Hôpital, Patients, Santé et Territoires » du 21 juillet 2009 ?

La généralisation d’un espace numérique de santé pour chaque patient.
La revalorisation des carrières hospitalières par un plan massif d’investissement.
La création des agences régionales de santé et l’organisation des hôpitaux par pôles.
La priorité donnée à la prévention comme socle du système de santé.

La création des agences régionales de santé et l’organisation des hôpitaux par pôles.

Explication

La loi de 2009 a modernisé les établissements de santé, créé les agences régionales de santé et organisé les hôpitaux par pôles. La prévention relève principalement de la loi de 2016, tandis que les deux autres mesures sont associées à des réformes ultérieures.

6. Quelle orientation caractérise la loi de modernisation du système de santé du 26 janvier 2016 ?

Elle supprime le numerus clausus et développe les hôpitaux de proximité.
Elle finance la revalorisation des carrières et l’investissement hospitalier.
Elle fait de la prévention le socle du système et garantit l’accès à des soins de qualité.
Elle crée les agences régionales de santé et structure les hôpitaux par pôles.

Elle fait de la prévention le socle du système et garantit l’accès à des soins de qualité.

Explication

La loi de 2016 place la prévention au fondement du système de santé et garantit l’accès de tous à des soins de qualité. La création des agences régionales de santé relève de la loi de 2009, tandis que les autres mesures appartiennent au plan santé de 2019 ou aux accords de Ségur.

7. Dans une équipe hospitalière, quelle situation illustre un lien hiérarchique ?

Un supérieur donne des consignes de travail à un professionnel placé sous son autorité.
Deux services coordonnent leurs actions pour réaliser une mission commune précise.
Un groupe de soignants partage des informations pour harmoniser une prise en charge.
Des professionnels échangent leurs compétences sans relation de subordination directe.

Un supérieur donne des consignes de travail à un professionnel placé sous son autorité.

Explication

Le lien hiérarchique est une relation de subordination directe qui permet au supérieur de donner des ordres, des consignes et des instructions. La coopération entre services ou professionnels sans autorité constitue plutôt un lien fonctionnel.

8. Quelle proposition décrit correctement un lien fonctionnel dans une organisation hospitalière ?

Un responsable contrôle directement l’activité et sanctionne les manquements.
Des personnes ou des services coopèrent pour une mission précise sans subordination.
Un supérieur impose des instructions de travail à un professionnel de son équipe.
Un cadre répartit les tâches et valide les décisions d’un service placé sous son autorité.

Des personnes ou des services coopèrent pour une mission précise sans subordination.

Explication

Le lien fonctionnel repose sur la coopération entre personnes ou services autour d’une mission précise, sans relation de subordination. Les autres situations décrivent une autorité directe caractéristique du lien hiérarchique.

9. Quelle loi a renforcé les droits des malades et placé la personne malade au centre des soins ?

Le code de déontologie médicale
La loi du 4 mars 1998
La loi du 4 mars 2002
La charte de la personne hospitalisée

La loi du 4 mars 2002

Explication

La loi du 4 mars 2002 a renforcé les droits des malades et recentré les soins sur la personne malade. La charte informe sur ces droits et contribue à leur respect, mais elle n’est pas cette loi.

10. Dans quelle situation l’information du patient sur son état de santé peut-elle ne pas être délivrée ?

Lors d’une consultation programmée
Lorsque le traitement est complexe
Quand plusieurs professionnels interviennent
En cas d’urgence médicale

En cas d’urgence médicale

Explication

L’urgence peut justifier une exception à l’information immédiate du patient, comme l’impossibilité de recevoir l’information ou le refus d’être informé. La complexité du traitement ou le nombre de professionnels ne supprime pas ce droit.

11. Quelle condition doit être remplie avant la réalisation d’un acte médical ?

Obtenir l’accord écrit d’un membre de la famille
Recevoir une décision médicale imposée au patient
Attendre la validation administrative de l’établissement
Obtenir le consentement libre et éclairé du patient

Obtenir le consentement libre et éclairé du patient

Explication

Un acte médical nécessite le consentement libre et éclairé du patient, après une information adaptée. Une décision imposée sans information ne respecte pas ce principe, et l’accord familial n’est pas la règle générale.

12. Qui est consulté en priorité lorsque le patient ne peut plus exprimer sa volonté et n’a pas rédigé de directives anticipées ?

La personne de confiance désignée par le patient
Le membre de la famille présent lors de l’admission
Le médecin ayant réalisé le dernier examen
Le professionnel administratif de l’établissement

La personne de confiance désignée par le patient

Explication

La personne de confiance désignée par le patient est consultée en priorité dans cette situation et peut l’accompagner dans ses décisions médicales. La présence d’un proche ou le rôle d’un professionnel ne remplace pas cette désignation.

13. Que permet principalement le raisonnement clinique ?

Construire un plan d’action à partir de prescriptions
Informer la personne sur ses droits hospitaliers
Décrire les capacités sans interpréter les données
Déduire des hypothèses à partir d’indices cliniques

Déduire des hypothèses à partir d’indices cliniques

Explication

Le raisonnement clinique est un processus mental qui produit des hypothèses à partir d’indices concernant les problèmes de la personne soignée. La construction d’un plan d’action relève plutôt de la démarche de soins.

14. Quel est l’objectif principal de la démarche clinique ?

Remplacer l’analyse par une décision thérapeutique immédiate
Choisir un traitement médical sans recueillir de données
Formuler une hypothèse à partir d’un indice isolé
Identifier les problèmes de santé et les capacités de la personne

Identifier les problèmes de santé et les capacités de la personne

Explication

La démarche clinique relie les données recueillies pour identifier de façon exhaustive les problèmes réels ou potentiels et les capacités de la personne. Elle ne se limite pas à formuler une hypothèse et ne consiste pas à décider immédiatement d’un traitement.

15. Quelle succession décrit correctement le lien entre raisonnement clinique et démarche clinique ?

Diagnostic médical, traitement, puis recueil initial des indices
Indices, hypothèses, puis informations complémentaires de vérification
Plan d’action, hypothèses, puis identification des capacités
Information du patient, consentement, puis formulation des symptômes

Indices, hypothèses, puis informations complémentaires de vérification

Explication

Le raisonnement clinique part d’indices et conduit à des hypothèses, puis la démarche clinique recueille des informations complémentaires pour les confirmer ou les infirmer. Le plan d’action intervient après l’identification et l’analyse des problèmes.

16. À qui est attribué le modèle clinique trifocal ?

À Florence Nightingale
À Thérèse Psiuk
À Virginia Henderson
À Dorothea Orem

À Thérèse Psiuk

Explication

Le modèle clinique trifocal est attribué à Thérèse Psiuk et organise l’analyse d’une situation de soins autour de trois domaines cliniques. Les autres noms renvoient à des figures importantes des soins infirmiers, mais pas à ce modèle.

17. Que regroupe le premier domaine clinique du modèle trifocal ?

Les réactions physiques et psychologiques de la personne
Les risques liés à la pathologie et au traitement
Les capacités de la personne et ses ressources d’adaptation
Les signes, les symptômes et le diagnostic médical

Les signes, les symptômes et le diagnostic médical

Explication

Le premier domaine décrit la pathologie à travers ses signes, ses symptômes et le diagnostic médical. Les risques relèvent du deuxième domaine, tandis que les réactions et les capacités appartiennent au troisième.

18. Que regroupe le deuxième domaine clinique du modèle trifocal ?

Les problèmes potentiels liés à la pathologie et au traitement
Les capacités mobilisables par la personne prise en soins
Les réactions physiques et psychologiques aux problèmes
Les signes observables et le diagnostic médical établi

Les problèmes potentiels liés à la pathologie et au traitement

Explication

Le deuxième domaine concerne les problèmes potentiels associés à la pathologie et à son traitement, donc les risques à surveiller. Les réactions et les capacités sont analysées dans le troisième domaine, et non dans celui-ci.

19. Quels éléments appartiennent au troisième domaine clinique du modèle trifocal ?

Les résultats des examens servant à poser le diagnostic médical
Les risques potentiels associés au traitement prescrit
Les réactions physiques et psychologiques ainsi que les capacités
Les signes, symptômes et le diagnostic de la pathologie

Les réactions physiques et psychologiques ainsi que les capacités

Explication

Le troisième domaine regroupe les réactions physiques et psychologiques liées aux problèmes ainsi que les capacités de la personne prise en soins. Les signes et le diagnostic relèvent du premier domaine, tandis que les risques liés au traitement relèvent du deuxième.

20. Quelle relation décrit correctement la démarche de soins et la démarche clinique ?

La démarche de soins remplace la démarche clinique lorsqu’un problème est repéré
Les deux démarches identifient les problèmes sans conduire à une proposition d’action
La démarche clinique s’appuie sur la démarche de soins pour repérer les besoins perturbés
La démarche de soins s’appuie sur la démarche clinique pour construire un plan d’action

La démarche de soins s’appuie sur la démarche clinique pour construire un plan d’action

Explication

La démarche de soins utilise les éléments identifiés par la démarche clinique afin de proposer un plan d’action adapté aux problèmes et aux besoins perturbés. La démarche clinique n’est pas fondée sur la démarche de soins : elle sert notamment à identifier les problèmes et les capacités.

21. Dans quel ordre chronologique les cinq étapes de la démarche de soins se déroulent-elles ?

Recueil, planification, analyse, évaluation, réalisation
Planification, recueil, analyse, réalisation, évaluation
Recueil, analyse, planification, réalisation, évaluation
Analyse, recueil, réalisation, planification, évaluation

Recueil, analyse, planification, réalisation, évaluation

Explication

La démarche suit une progression allant du recueil des données à leur analyse, puis à la planification, à la réalisation et enfin à l’évaluation. Commencer par la planification avant l’analyse inverse cette logique de construction.

22. Après la mise en œuvre des soins, quelle démarche permet de décider s’il faut modifier le plan d’action ?

Recueillir des données auprès de l’entourage sans examiner les résultats obtenus
Comparer la situation initiale à la situation obtenue et vérifier l’efficacité des actions
Formuler un nouveau problème de santé avant d’observer les effets des soins
Réaliser les actions prévues une seconde fois sans analyser la situation

Comparer la situation initiale à la situation obtenue et vérifier l’efficacité des actions

Explication

L’évaluation compare l’état initial à la situation après les actions et vérifie si celles-ci ont été efficaces, ce qui permet un réajustement si nécessaire. Répéter les soins sans examiner leurs effets ne constitue pas une évaluation.

23. Quel élément appartient à la composition chronologique d’un plan de soins ?

La description du service, la répartition des chambres, les horaires et les ressources matérielles
La formulation des problèmes, les objectifs, les actions de soins et l’évaluation
La liste des traitements antérieurs, les antécédents, les allergies et les coordonnées familiales
Le diagnostic médical, les résultats biologiques, la sortie prévue et les documents administratifs

La formulation des problèmes, les objectifs, les actions de soins et l’évaluation

Explication

Le plan de soins organise chronologiquement les problèmes formulés, les objectifs liés aux problèmes réels, les actions de soins et leur évaluation. Les autres éléments peuvent figurer dans le dossier, mais ils ne définissent pas la structure du plan de soins.

24. Comment formuler correctement un problème de santé réel ?

Risque identifié, cause introduite par « lié à », puis absence de signes observables
Intitulé du problème, objectif de soins, puis actions prévues sans préciser les signes
Intitulé du problème, cause introduite par « lié à », puis signes introduits par « se manifestant par »
Cause supposée, traitement prescrit, puis résultat attendu sans décrire la situation actuelle

Intitulé du problème, cause introduite par « lié à », puis signes introduits par « se manifestant par »

Explication

Un problème réel comprend son intitulé, sa ou ses causes et les signes observés, selon la structure « lié à » et « se manifestant par ». Un risque correspond à un problème potentiel et n’est pas décrit par des signes déjà présents.

25. Une personne présente un risque de chute lié à une faiblesse musculaire, sans chute ni signe actuel : quelle formulation et quelle exigence sont adaptées ?

Formuler un problème réel avec des signes observables et rédiger immédiatement un objectif
Décrire un problème réel avec « se manifestant par » en indiquant une chute absente
Inscrire une action de surveillance sans formuler le risque ni sa cause
Formuler un problème potentiel comme un risque lié à la cause, sans rédiger d’objectif

Formuler un problème potentiel comme un risque lié à la cause, sans rédiger d’objectif

Explication

Un problème potentiel exprime un risque associé à une cause et ne nécessite pas la formulation d’un objectif. Le fait qu’aucun signe actuel ne soit présent distingue cette situation d’un problème réel, qui repose sur des manifestations observables.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 41 flashcards sur Établissements de santé et démarche de soins.

Qu'est-ce qu'un établissement de santé ?

Un lieu qui dispense des soins avec ou sans hébergement pour divers durées de séjour.

Comment se répartissent les établissements de santé selon leur statut ?

En établissements publics et établissements privés.

Quels sont les deux types d'établissements privés selon leur but ?

À but lucratif et à but non lucratif.

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Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Établissements de santé et démarche de soins.

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