QCM : Éthique et déontologie en psychologie (15 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle démarche aide à choisir comment agir au mieux afin de vivre ensemble ?

Appliquer des règles sans examiner les valeurs en jeu
Réfléchir aux normes, aux valeurs et aux comportements
Vérifier les conséquences juridiques sans réfléchir aux normes
Exprimer ses préférences sans considérer les comportements

Réfléchir aux normes, aux valeurs et aux comportements

Explication

L’éthique est une réflexion sur les normes, les valeurs et les comportements qui aide à déterminer comment agir au mieux pour vivre ensemble. L’application mécanique d’un règlement évite cette réflexion, les préférences personnelles n’en couvrent qu’un aspect et l’examen juridique seul est trop restreint.

2. Dans une équipe, une décision soulève un désaccord sur ce qui est acceptable et met en jeu le respect d’un principe. De quoi s’agit-il ?

D’une méthode de décision
D’une règle morale générale
D’une décision éthique
D’un enjeu éthique

D’un enjeu éthique

Explication

Un enjeu éthique est une valeur, un principe ou une morale mis en jeu dans une question portant sur ce qui est acceptable. La décision est ce qui peut résulter de la réflexion, une règle morale est générale et une méthode désigne une façon de procéder.

3. Quelle notion désigne des règles de conduite considérées comme bonnes par une société, fondées sur son histoire et sa culture, et transmises par injonction ?

L’éthique
Les valeurs individuelles
La déontologie
La morale

La morale

Explication

La morale désigne des règles de conduite socialement considérées comme bonnes, liées à l’histoire et à la culture et transmises par injonction. L’éthique examine les règles dans des situations particulières, la déontologie concerne les normes professionnelles et les valeurs individuelles ne sont pas nécessairement des règles collectives.

4. Une règle générale de conduite semble entrer en conflit avec les valeurs prioritaires d’une situation particulière. Quelle démarche distingue l’éthique de la morale ?

Transformer le jugement sur ce cas en règle générale
Appliquer la règle générale au cas sans la mettre en question
Questionner la règle et les valeurs prioritaires dans cette situation
Suivre les habitudes culturelles qui soutiennent la règle

Questionner la règle et les valeurs prioritaires dans cette situation

Explication

La morale établit des règles générales, tandis que l’éthique questionne leur pertinence et les valeurs prioritaires dans une situation spécifique. Appliquer la règle sans examen confond les deux démarches, les habitudes culturelles relèvent des fondements de la morale et généraliser le jugement efface le caractère particulier de l’analyse.

5. Une psychologue examine une décision professionnelle en tenant compte de ses valeurs personnelles et des principes de responsabilité et d’autonomie. Quelle démarche mène-t-elle ?

Une délégation de sa responsabilité professionnelle
Une application de la morale sociale
Une application du cadre déontologique
Une réflexion éthique sur sa pratique

Une réflexion éthique sur sa pratique

Explication

L’éthique professionnelle consiste à réfléchir à sa pratique au regard de ses valeurs et de principes comme la responsabilité et l’autonomie. Le cadre déontologique énonce des obligations, la morale renvoie à des règles de conduite socialement considérées comme bonnes, et déléguer la responsabilité ne décrit pas cette réflexion.

6. Dans une situation professionnelle, une psychologue doit distinguer la réflexion sur le sens de sa pratique des règles auxquelles les membres de sa profession doivent se conformer. À quoi correspondent ces règles ?

À la réflexion sur le sens de la pratique
Au cadre déontologique
À l’éthique personnelle
À une recommandation facultative

Au cadre déontologique

Explication

Le cadre déontologique rassemble les devoirs, règles et obligations auxquels les membres doivent se conformer. L’éthique personnelle porte sur les valeurs de la personne, tandis que réfléchir au sens de sa pratique relève de l’éthique professionnelle; une obligation déontologique n’est pas une simple recommandation facultative.

7. En France, quelles organisations ont codifié le code de déontologie des psychologues en 1996 ?

Le GIRéDéP et le CERéDéPsy
La SFP, l’AEPU et l’ANOP
La CNCDP, le CPP et le CERGA
Le CERéDéPsy et la CNCDP

La SFP, l’AEPU et l’ANOP

Explication

La codification de 1996 est attribuée à la Société Française de Psychologie (SFP), à l’AEPU et à l’ANOP. Le GIRéDéP a participé à la révision de 2012, le CERéDéPsy à celle de 2021, et la CNCDP est une commission consultative.

8. Une psychologue exerce comme enseignante-chercheuse plutôt que comme praticienne. Le code de déontologie s’applique-t-il à elle ?

Non, le code concerne les praticiens et les chercheurs
Non, le code concerne les praticiens et les enseignants
Non, le code concerne les praticiens en exercice
Oui, le code s’applique aussi aux enseignants-chercheurs

Oui, le code s’applique aussi aux enseignants-chercheurs

Explication

Le code s’applique à tous les psychologues, quel que soit leur mode d’exercice, notamment aux praticiens, enseignants et chercheurs. Limiter son application aux praticiens écarte à tort les deux autres activités; en exclure les enseignants ou les chercheurs contredit également cette règle.

9. Lorsqu’un psychologue doit choisir entre une décision pratique et la reconnaissance de la vie psychique d’une personne, quel principe fondamental doit guider son action ?

Le respect de la personne dans sa dimension psychique
L’accord de la personne sur chaque décision professionnelle
La protection de la personne dans sa seule dimension physique
La priorité donnée aux préférences personnelles du psychologue

Le respect de la personne dans sa dimension psychique

Explication

La reconnaissance du respect de la personne dans sa dimension psychique, conçu comme un droit inaliénable, fonde l’action des psychologues. Les préférences du professionnel, la seule protection physique et l’accord sur chaque décision ne définissent pas ce principe.

10. Une psychologue adapte son intervention à une personne dont la situation de vie influence ses choix et sa capacité à consentir. Quelle démarche respecte le principe déontologique applicable ?

Informer la personne sans rechercher son consentement éclairé
Prendre en compte le contexte et l’autonomie de la personne
Décider à la place de la personne pour mieux la protéger
Appliquer une démarche identique sans considérer le contexte

Prendre en compte le contexte et l’autonomie de la personne

Explication

Le psychologue considère chaque personne comme unique, libre et capable d’un consentement éclairé, tout en tenant compte de son contexte et en respectant ses droits fondamentaux. Traiter tout le monde de façon identique, décider à la place de la personne ou se limiter à l’informer néglige une partie de ce principe.

11. Un psychologue envisage d’utiliser ses écrits professionnels pour promouvoir une conviction politique personnelle. Quelle conduite respecte le principe d’intégrité et de probité ?

Ne pas utiliser sa relation professionnelle à cette fin
Réserver cette démarche aux écrits plutôt qu’aux interventions
Présenter cette conviction comme un moyen d’aider la personne
Utiliser cette relation si la conviction est exprimée avec tact

Ne pas utiliser sa relation professionnelle à cette fin

Explication

Le psychologue ne peut pas utiliser sa relation professionnelle à des fins politiques ou idéologiques, notamment par ses interventions ou ses écrits. Distinguer les écrits des interventions, invoquer l’aide apportée ou la manière de présenter la conviction ne rend pas cet usage conforme.

12. Avant une intervention, un psychologue hésite entre plusieurs procédés. Quelle démarche correspond aux exigences de rigueur et de respect du cadre d’intervention ?

Choisir un procédé familier sans examiner son adéquation
Retenir le procédé le plus rapide sans en justifier l’usage
Adopter le procédé demandé sans vérifier sa pertinence
Choisir un procédé adapté et pouvoir justifier ce choix

Choisir un procédé adapté et pouvoir justifier ce choix

Explication

Le psychologue doit intervenir avec rigueur, choisir des procédés adaptés et pouvoir justifier ses choix. La familiarité, la rapidité ou la demande de la personne ne suffisent pas à établir la pertinence d’un procédé.

13. Un psychologue présente les domaines dans lesquels s’exercent les activités professionnelles associées à sa discipline. Quelles sont les trois activités retenues ?

La pratique clinique, la formation des psychologues et la recherche en psychologie
L’exercice professionnel, la supervision clinique et la recherche en psychologie
L’exercice professionnel, la formation des psychologues et la recherche en psychologie
L’exercice professionnel, la formation des psychologues et l’expertise judiciaire

L’exercice professionnel, la formation des psychologues et la recherche en psychologie

Explication

Les trois activités présentées sont l’exercice professionnel, la formation des psychologues et la recherche en psychologie. La supervision et l’expertise judiciaire ne remplacent pas les activités énumérées, et la pratique clinique réduit l’exercice professionnel à une seule forme.

14. Une psychologue apprend qu’un adulte inflige des négligences à une personne majeure incapable de se protéger. Quelle disposition pénale concerne le signalement de cette situation ?

L’article 434-3 du Code pénal
L’article 226-13 du Code civil
L’article 226-13 du Code pénal
L’article 434-3 du Code civil

L’article 434-3 du Code pénal

Explication

L’article 434-3 concerne le signalement d’abus ou de négligences infligés à un mineur de moins de 18 ans ou à une personne incapable de se protéger. L’article 226-13 porte sur la violation du secret professionnel, tandis que les références au Code civil ne correspondent pas à cette disposition.

15. Une équipe souhaite tester un traitement susceptible d’entraîner des changements importants chez les patients. Quel comité doit-elle consulter ?

La commission d’autorisation professionnelle des psychologues
La Commission Nationale Consultative de Déontologie des Psychologues (CNCDP)
Le Comité d’Éthique pour la Recherche Grenoble Alpes (CERGA)
Le Comité de Protection des Personnes (CPP)

Le Comité de Protection des Personnes (CPP)

Explication

Le CPP doit être consulté pour tester des thérapies ou des traitements susceptibles d’entraîner des changements importants chez le patient. La CNCDP apporte des avis ou de l’aide en déontologie, tandis que le CERGA concerne aussi des recherches, mais moins centrées sur les personnes.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 33 flashcards sur Éthique et déontologie en psychologie.

Sur quoi porte la réflexion éthique concernant les normes et les comportements ?

Sur les normes, les valeurs et les comportements pour déterminer comment agir au mieux en société.

Selon Verdier (1999), quelle est la définition de la morale ?

L’ensemble des règles de conduite socialement considérées comme bonnes, fondées sur l’histoire et la culture, et transmises par injonction.

Quel rôle la morale joue-t-elle par rapport aux règles générales ?

Elle établit des règles générales.

Voir les flashcards →

Approfondir avec la fiche

Consultez la fiche de révision complète sur Éthique et déontologie en psychologie.

Voir la fiche →

Cours similaires

Crée tes propres QCM

Importe ton cours et l'IA génère des QCM avec corrections en 30 secondes.

Générateur de QCM