1. Quel est l’objet d’étude de l’éthologie ?
Les comportements des animaux
Explication
L’éthologie étudie les comportements des animaux. L’anatomie porte sur les structures corporelles, et non sur les comportements comme objet principal.
Les comportements des animaux
Explication
L’éthologie étudie les comportements des animaux. L’anatomie porte sur les structures corporelles, et non sur les comportements comme objet principal.
Les comportementalistes étudient les comportements en conditions contrôlées, tandis que les objectivistes les observent en milieu naturel.
Explication
L’approche comportementaliste privilégie les conditions contrôlées, tandis que l’approche objectiviste observe les comportements en milieu naturel. La confusion consiste à inverser les deux contextes d’étude.
Comme l’expression dynamique des relations dialectiques permanentes entre un individu et son milieu
Explication
Raymond Campan présente le comportement comme l’expression dynamique des relations permanentes entre l’individu et son milieu. Le réduire aux seuls réflexes déclenchés par des stimuli externes ne rend pas compte de cette relation dialectique.
La causalité, l’ontogenèse, la fonction et la phylogenèse
Explication
Tinbergen distingue la causalité, l’ontogenèse, la fonction et la phylogenèse comme quatre objectifs de l’éthologie. L’apprentissage peut contribuer à expliquer un comportement, mais ne remplace pas l’un de ces quatre objectifs.
La causalité
Explication
La causalité porte sur les déterminants internes de l’individu et les informations externes du milieu qui déclenchent le comportement. L’ontogenèse concerne plutôt son évolution au cours du développement individuel.
L’ontogenèse
Explication
L’ontogenèse étudie l’évolution du comportement au cours du développement de l’individu, de la fécondation à la mort. La phylogenèse porte sur la formation et l’évolution des espèces plutôt que sur le développement d’un individu.
La fonction immédiate concerne ses conséquences directes à court terme, tandis que la fonction ultime concerne la survie et la reproduction à plus long terme.
Explication
La fonction immédiate décrit les conséquences directes à court terme, alors que la fonction ultime concerne les effets à plus long terme sur la survie et la reproduction. Inverser les échéances attribuées à ces deux fonctions confond leurs niveaux d’analyse.
Un acte moteur simple et relativement stable, décrit par un verbe d’action
Explication
Une unité comportementale est un acte moteur simple et relativement stable, désigné par un verbe d’action. Un enchaînement temporel de plusieurs actes correspond plutôt à une séquence comportementale.
Un répertoire exhaustif et propre à une espèce de ses unités comportementales, de la naissance à la mort
Explication
Un éthogramme rassemble exhaustivement les unités comportementales caractéristiques d’une espèce sur l’ensemble de la vie. Une liste choisie en fonction d’une question de recherche correspond au répertoire comportemental.
De façon objective et précise, sans anthropomorphisme, intention attribuée ni contexte spatio-temporel
Explication
Un éthogramme décrit objectivement et précisément la structure des comportements, sans leur attribuer d’intention ni inclure leur contexte spatio-temporel. Ajouter le lieu et le moment à chaque acte contrevient à cette règle descriptive.
L’échantillonnage ad libitum, qui recueille librement les observations
Explication
L’échantillonnage ad libitum consiste à noter librement et en continu ce qui est observé, mais l’attention sélective peut biaiser les relevés. Le focus, qui constitue le distracteur le plus proche, impose plutôt un individu cible et une durée déterminée.
Suivre en continu cet individu et relever chaque changement de comportement
Explication
L’échantillonnage focus suit en continu un individu cible, ou une dyade, pendant une durée déterminée et relève chaque changement de comportement. La scrutation porte simultanément sur tout le groupe, mais ses relevés sont espacés dans le temps.
L’échantillonnage par scrutation, centré sur le groupe à intervalles réguliers
Explication
La scrutation relève simultanément le comportement de tout un groupe selon des intervalles réguliers. Le focus peut porter sur une dyade, mais il suit sa cible en continu plutôt que d’échantillonner le groupe à intervalles.
La chronobiologie
Explication
La chronobiologie porte sur l’organisation temporelle des êtres vivants. L’éthologie comparée étudie plutôt les comportements et leur comparaison, ce qui ne définit pas le domaine visé ici.
Une distribution périodique dans le temps de phénomènes physiologiques ou comportementaux
Explication
Un rythme biologique est une distribution temporelle périodique de phénomènes biologiques, qu’ils soient physiologiques ou comportementaux. Une variation ponctuelle peut être une réponse à un événement sans présenter la périodicité caractéristique d’un rythme.
Un actogramme
Explication
Un actogramme représente l’activité en fonction du temps et permet d’estimer plusieurs paramètres rythmiques, notamment la période et la phase. Un éthogramme décrit un répertoire comportemental, mais ne représente pas à lui seul l’évolution temporelle de l’activité.
Le nycthémère
Explication
Le nycthémère est une période de 24 heures qui comprend une photophase et une scotophase. La photopériode désigne plutôt la répartition de la durée de ces deux phases au cours du nycthémère.
La niche écologique temporelle, propre à chaque espèce
Explication
La niche écologique temporelle concerne les dimensions de la niche liées à la gestion du temps et elle est propre à chaque espèce. La photopériode décrit la répartition des phases lumineuse et obscure, et non l’ensemble de l’usage écologique du temps.
Une compétition directe entre les espèces
Explication
Une spécialisation temporelle identique peut entraîner une compétition directe, car les espèces se retrouvent en concurrence aux mêmes périodes. La coexistence par compétition indirecte est plutôt associée à une ségrégation temporelle.
Un rythme endogène dont la période, variable selon l’espèce, se situe entre 20 et 28 heures
Explication
Un rythme circadien est endogène et sa période se situe entre 20 et 28 heures, avec une durée qui dépend de l’espèce. Une période exactement fixée à 24 heures ne rend pas compte de cette variation entre espèces.
Il conserve une alternance d’activité et de repos dont la période est d’environ 23,6 heures
Explication
L’écureuil volant maintient une alternance d’activité et de repos d’environ 23,6 heures, même sans repères temporels ni alternance lumineuse. Une période de 24 heures imposée par la lumière ne convient pas, puisque l’observation est faite en obscurité constante.
Un facteur cyclique de l’environnement capable de modifier un ou plusieurs paramètres d’un rythme biologique
Explication
Pour Reinberg, un synchroniseur est un facteur cyclique environnemental qui peut modifier un ou plusieurs paramètres d’un rythme biologique. Un signal ponctuel ne correspond pas à cette définition, qui exige un facteur cyclique.
Un entraînement total, où le rythme est calé sur la période et la phase du synchroniseur
Explication
L’entraînement total impose au rythme la période du synchroniseur et une relation de phase fixe avec celui-ci. Dans l’entraînement partiel, une composante du rythme reste en libre cours.
Le cycle lumineux jour-nuit
Explication
Chez les homéothermes, le cycle lumineux jour-nuit est le synchroniseur le plus efficace. Les cycles alimentaires peuvent aussi jouer un rôle, mais ils ne sont pas identifiés comme le synchroniseur le plus efficace dans ce cas.
De relative
Explication
La synchronisation relative correspond à une modification du rythme sans calage exact sur le synchroniseur. La synchronisation totale, elle, implique que le rythme soit entraîné par le synchroniseur.
C’est un rythme endogène dont la période est proche de 12 mois
Explication
Un rythme circannuel est endogène et sa période est proche de 12 mois. Un rythme proche de 24 heures correspond plutôt à la définition d’un rythme circadien.
La période décrite est indépendante de la lumière et de la température
Explication
La période circannuelle décrite est indépendante des conditions lumineuses et de la température. Si elle était déterminée par les variations saisonnières de ces facteurs, elle ne persisterait pas de la même manière en conditions constantes.
Les premiers favorisent directement la survie des jeunes, tandis que les seconds renseignent l’animal sur l’évolution de ces conditions.
Explication
Les facteurs ultimes correspondent aux conditions qui favorisent directement la survie des jeunes, alors que les facteurs immédiats donnent à l’animal des informations sur l’évolution de ces conditions. La deuxième proposition inverse les rôles attribués aux deux catégories.
La photopériode annonce les conditions saisonnières à venir, et le moment de reproduction varie selon l’espèce et sa durée de gestation.
Explication
La durée du jour peut annoncer les conditions saisonnières futures, et les espèces ajustent leur reproduction en fonction notamment de leur durée de gestation. La deuxième proposition est incorrecte, car elle attribue à la photopériode la mesure de la gestation et suppose un calendrier commun.
La capacité à mesurer la durée du jour et à distinguer des jours courts, longs, croissants ou décroissants.
Explication
Le photopériodisme désigne la capacité à mesurer la durée du jour et à en différencier les variations saisonnières. La durée de la nuit peut être liée à cette information, mais elle ne correspond pas à la définition donnée ici.
Son rythme de sécrétion par l’épiphyse est calé sur la scotophase.
Explication
La mélatonine sécrétée par l’épiphyse constitue un signal saisonnier dont le rythme est calé sur la scotophase. La photophase est une période distincte du cycle lumineux et ne correspond pas au repère précisé pour ce rythme.
D’un rythme infradien, car sa période dépasse 28 heures.
Explication
Un rythme infradien a une période supérieure à 28 heures, ce qui inclut une période de 32 heures. Un rythme ultradien se caractérise au contraire par une période inférieure à 20 heures.
Comme un rythme circamensuel.
Explication
Le rythme menstruel humain est un rythme circamensuel d’environ 28 jours. Un rythme circannuel se rapporte à une périodicité annuelle plutôt qu’à un cycle d’environ un mois.
C’est un rythme endogène dont la période est inférieure à 20 heures.
Explication
Un rythme ultradien est défini comme un rythme endogène dont la période est inférieure à 20 heures. Une période supérieure à 28 heures correspond à la définition d’un rythme infradien.
Elle favorise la cohésion spatio-temporelle du groupe et son exploitation du milieu.
Explication
La synchronisation des rythmes ultradiens peut renforcer la cohésion spatio-temporelle d’un groupe et favoriser son exploitation du milieu. L’anticipation saisonnière relève plutôt de l’information fournie par la photopériode.
Elle aide à interpréter les comportements et les relations de l’espèce avec son environnement.
Explication
Les rythmes propres à une espèce sont nécessaires aux études éthologiques et écologiques menées dans un objectif de conservation. Les relevés de population peuvent rester utiles, mais ils ne remplacent pas l’étude de ces rythmes.
L’agroalimentaire, la santé humaine, le décalage horaire et les rythmes scolaires.
Explication
Les rythmes biologiques ont notamment des applications en agroalimentaire, en santé humaine, dans la gestion du décalage horaire et dans l’organisation des rythmes scolaires. La géologie est un domaine voisin des sciences naturelles, mais elle ne figure pas parmi ces applications citées.
Mémorisez les réponses avec 94 flashcards sur Éthologie et rythmes biologiques.
Qu’étudie l’éthologie ?
Les comportements des animaux.
Où les comportementalistes étudient-ils les comportements, contrairement aux objectivistes ?
En conditions contrôlées.
Selon Raymond Campan, qu’exprime le comportement ?
Les relations dialectiques permanentes entre un individu et son milieu.
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