QCM : Dérivation, développements et séries (69 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Pour prouver par contraposée que P implique Q, quelle implication doit-on établir ?

La négation de P implique la négation de Q.
Q implique P.
La négation de Q implique la négation de P.
P implique la négation de Q.

La négation de Q implique la négation de P.

Explication

La contraposée de P implique Q est la proposition selon laquelle non-Q implique non-P, et elle est équivalente à l’implication initiale. L’implication Q implique P est la réciproque, pas la contraposée.

2. Pour démontrer que deux propositions P et Q sont équivalentes, quelle démarche faut-il suivre ?

Établir que P et Q sont toutes deux vraies dans un cas particulier.
Établir P implique Q et Q implique P.
Établir que la négation de Q implique la négation de P.
Établir que P implique Q, puis que P et Q ont la même valeur de vérité dans un exemple.

Établir P implique Q et Q implique P.

Explication

Une équivalence exige de démontrer les deux implications, de P vers Q et de Q vers P. Une seule implication, même accompagnée d’un exemple, ne suffit pas à établir l’équivalence.

3. Pour démontrer par récurrence une propriété P(n) pour tout entier n supérieur ou égal à n₀, quelles étapes sont nécessaires ?

Vérifier P(n₀), établir que P(n) entraîne P(n+1), puis conclure pour tout n ≥ n₀.
Établir que P(n+1) entraîne P(n), puis vérifier la propriété pour un indice quelconque.
Vérifier P(n₀) et P(n₀+1), puis supposer que la propriété vaut pour les indices suivants.
Vérifier P(n₀), puis établir que P(n) entraîne P(n+2) pour tout n ≥ n₀.

Vérifier P(n₀), établir que P(n) entraîne P(n+1), puis conclure pour tout n ≥ n₀.

Explication

La récurrence repose sur l’initialisation au rang n₀ et l’hérédité d’un rang au suivant, ce qui permet de conclure pour tous les rangs concernés. Vérifier deux rangs ou relier un rang à celui qui le précède ne démontre pas cette chaîne.

4. Quelles propriétés une relation binaire sur un ensemble doit-elle satisfaire pour être une relation d’ordre ?

L’irréflexivité, l’antisymétrie et la transitivité.
La réflexivité, l’antisymétrie et la connexité.
La réflexivité, la symétrie et la transitivité.
La réflexivité, l’antisymétrie et la transitivité.

La réflexivité, l’antisymétrie et la transitivité.

Explication

Une relation d’ordre est définie par la réflexivité, l’antisymétrie et la transitivité. La symétrie, contrairement à l’antisymétrie, n’est pas la propriété requise.

5. Un ensemble A possède un maximum x₀ lorsque quelle condition est satisfaite ?

x₀ appartient à A et tout élément de A est strictement inférieur à x₀.
x₀ appartient à A et tout élément de A est inférieur ou égal à x₀.
x₀ est le plus petit des majorants de A, qu’il appartienne ou non à A.
Tout élément de A est inférieur ou égal à x₀, même si x₀ n’appartient pas à A.

x₀ appartient à A et tout élément de A est inférieur ou égal à x₀.

Explication

Le maximum est un élément de A qui est supérieur ou égal à tous les éléments de A. Un majorant ou un supremum peut être extérieur à A, ce qui ne suffit donc pas à constituer un maximum.

6. Pour A = ]0,1[, quelle affirmation décrit correctement sa borne supérieure ?

Sa borne supérieure est 1, qui est le plus grand élément de A et appartient à A.
Sa borne supérieure est 0, qui est le plus petit de ses majorants et n’appartient pas à A.
A n’a pas de borne supérieure, car 1 n’appartient pas à A.
Sa borne supérieure est 1, qui est le plus petit de ses majorants et n’appartient pas à A.

Sa borne supérieure est 1, qui est le plus petit de ses majorants et n’appartient pas à A.

Explication

Le nombre 1 est le plus petit majorant de ]0,1[, donc sa borne supérieure, même s’il n’appartient pas à l’ensemble. La confusion consiste à traiter cette borne comme un maximum, lequel devrait appartenir à A.

7. Un ensemble non vide de réels est minoré mais n’est pas majoré ; que garantit la propriété de complétude de ℝ ?

Il ne possède ni borne supérieure ni borne inférieure, puisqu’il n’est pas majoré.
Il possède une borne supérieure, mais la propriété énoncée ne garantit pas de borne inférieure.
Il possède une borne inférieure, mais la propriété énoncée ne garantit pas de borne supérieure.
Il possède à la fois une borne supérieure et une borne inférieure, car il est non vide.

Il possède une borne inférieure, mais la propriété énoncée ne garantit pas de borne supérieure.

Explication

Toute partie non vide et minorée de ℝ admet une borne inférieure, tandis que l’existence d’une borne supérieure est garantie pour une partie majorée. L’absence de majorant n’empêche donc pas l’existence de la borne inférieure.

8. Pour x = −3 et y = 5, quelle paire d’inégalités illustre correctement les inégalités triangulaire et triangulaire inverse ?

∣x+y∣=2≤8=∣x∣+∣y∣|x+y|=2\leq 8=|x|+|y| et ∣∣x∣−∣y∣∣=2≤8=∣x−y∣\bigl||x|-|y|\bigr|=2\leq 8=|x-y|
∣x+y∣=8≤2=∣x∣+∣y∣|x+y|=8\leq 2=|x|+|y| et ∣∣x∣−∣y∣∣=8≤2=∣x−y∣\bigl||x|-|y|\bigr|=8\leq 2=|x-y|
∣x+y∣=2≤8=∣x∣+∣y∣|x+y|=2\leq 8=|x|+|y| et ∣∣x∣−∣y∣∣=8≤2=∣x−y∣\bigl||x|-|y|\bigr|=8\leq 2=|x-y|
∣x+y∣=2≤8=∣x∣+∣y∣|x+y|=2\leq 8=|x|+|y| et ∣∣x∣−∣y∣∣=2≤2=∣x−y∣\bigl||x|-|y|\bigr|=2\leq 2=|x-y|

$$|x+y|=2\leq 8=|x|+|y|$$ et $$\bigl||x|-|y|\bigr|=2\leq 8=|x-y|$$

Explication

Ici, |x+y| vaut 2 et |x|+|y| vaut 8 ; la différence des valeurs absolues vaut également 2, tandis que |x−y| vaut 8. La dernière proposition calcule incorrectement |x−y|, qui vaut 8 et non 2.

9. Comment caractériser un réel a adhérent à un ensemble E ?

Le réel a appartient à E et possède un voisinage inclus dans E.
Il existe un intervalle ouvert contenant a qui est inclus dans E.
Tout intervalle ouvert contenant a contient un élément de E distinct de a.
Tout intervalle ouvert contenant a rencontre E.

Tout intervalle ouvert contenant a rencontre E.

Explication

Être adhérent signifie que chaque intervalle ouvert autour de a rencontre E, qu'a appartienne ou non à E. Exiger un élément distinct de a correspond à la condition plus forte de point d’accumulation.

10. Quelle condition distingue un point d’accumulation d’un simple point adhérent à E ?

Le point appartient à E et possède un intervalle ouvert inclus dans E.
Tout intervalle ouvert autour du point contient un élément de E distinct de ce point.
Il existe un intervalle ouvert autour du point qui ne rencontre pas E.
Tout intervalle ouvert autour du point rencontre E, éventuellement seulement au point lui-même.

Tout intervalle ouvert autour du point contient un élément de E distinct de ce point.

Explication

Un point d’accumulation doit être approché par des éléments de E distincts de lui dans chaque intervalle ouvert qui le contient. Un simple point adhérent peut satisfaire la condition de rencontre uniquement grâce au point lui-même.

11. Une partie bornée de ℝ contient une infinité d’éléments ; que permet de conclure le théorème de Bolzano-Weierstrass ?

Elle possède un maximum et un minimum appartenant à l’ensemble.
Tous ses points d’accumulation appartiennent nécessairement à l’ensemble.
Elle est fermée et contient tous ses points d’accumulation.
Elle possède au moins un point d’accumulation.

Elle possède au moins un point d’accumulation.

Explication

Le théorème de Bolzano-Weierstrass garantit qu’une partie bornée de ℝ ayant une infinité d’éléments possède au moins un point d’accumulation. Il ne garantit pas à lui seul que l’ensemble est fermé ou que ses points d’accumulation lui appartiennent.

12. Comment définit-on une suite numérique à valeurs dans R\mathbb{R} ou C\mathbb{C} ?

Comme une collection non ordonnée de nombres réels ou complexes indexée par un ensemble quelconque
Comme une fonction de N\mathbb{N} dans R\mathbb{R}, même lorsque ses termes sont complexes
Comme une application de R\mathbb{R} ou C\mathbb{C} dans N\mathbb{N}, dont le terme de rang nn se note unu_n
Comme une application de N\mathbb{N} dans R\mathbb{R} ou C\mathbb{C}, dont le terme de rang nn se note unu_n

Comme une application de $$\mathbb{N}$$ dans $$\mathbb{R}$$ ou $$\mathbb{C}$$, dont le terme de rang $$n$$ se note $$u_n$$

Explication

Une suite numérique associe à chaque entier naturel un élément de R\mathbb{R} ou de C\mathbb{C}, noté unu_n au rang nn. L’inversion des ensembles de départ et d’arrivée décrit une application différente.

13. Quelle condition exprime que la suite (un)\left(u_n\right) converge vers ℓ\ell ?

Pour tout ε>0\varepsilon>0, il existe NN tel que n≥Nn\geq N entraîne ∣un−ℓ∣≥ε|u_n-\ell|\geq\varepsilon
Il existe un ε>0\varepsilon>0 tel que, pour tout NN, n≥Nn\geq N entraîne ∣un−ℓ∣≤ε|u_n-\ell|\leq\varepsilon
Pour tout NN, il existe ε>0\varepsilon>0 tel que n≥Nn\geq N entraîne ∣un−ℓ∣≤ε|u_n-\ell|\leq\varepsilon
Pour tout ε>0\varepsilon>0, il existe NN tel que n≥Nn\geq N entraîne ∣un−ℓ∣≤ε|u_n-\ell|\leq\varepsilon

Pour tout $$\varepsilon>0$$, il existe $$N$$ tel que $$n\geq N$$ entraîne $$|u_n-\ell|\leq\varepsilon$$

Explication

La convergence exige que, quelle que soit la précision positive demandée, tous les termes à partir d’un certain rang soient à cette distance ou moins de ℓ\ell. La condition avec une distance au moins égale à ε\varepsilon décrit l’inverse de ce rapprochement.

14. La suite réelle un=(−1)nu_n=(-1)^n est bornée mais ne converge pas. Quelle conclusion générale illustre-t-elle ?

Une suite bornée converge si ses termes alternent entre deux valeurs
Toute suite convergente est bornée, mais une suite bornée peut ne pas converger
Toute suite bornée converge, mais une suite convergente peut ne pas être bornée
Une suite non convergente ne peut pas être bornée

Toute suite convergente est bornée, mais une suite bornée peut ne pas converger

Explication

La suite (−1)n(-1)^n reste bornée tout en oscillant, ce qui montre que la bornitude ne suffit pas à assurer la convergence; toute suite convergente est, elle, bornée. L’affirmation selon laquelle toute suite bornée converge est réfutée par cet exemple.

15. Une suite réelle est croissante et majorée. Quel résultat peut-on en déduire ?

Elle converge seulement si elle est aussi minorée par un nombre strictement positif
Elle peut diverger, même si sa croissance et son majorant sont établis
Elle converge, comme converge également toute suite décroissante et minorée
Elle est bornée, mais sa convergence requiert une sous-suite convergente

Elle converge, comme converge également toute suite décroissante et minorée

Explication

Le théorème de convergence monotone garantit la convergence d’une suite réelle croissante et majorée; son analogue vaut pour une suite décroissante et minorée. Une sous-suite convergente n’est pas une condition supplémentaire requise pour cette conclusion.

16. Quelles propriétés caractérisent deux suites réelles adjacentes (un)\left(u_n\right) et (vn)\left(v_n\right) ?

(un)\left(u_n\right) est croissante, (vn)\left(v_n\right) décroissante, un≤vnu_n\leq v_n, et vn−un→0v_n-u_n\to0
(un)\left(u_n\right) est croissante, (vn)\left(v_n\right) décroissante, un≤vnu_n\leq v_n, et chacune tend vers zéro
(un)\left(u_n\right) est croissante, (vn)\left(v_n\right) décroissante, vn≤unv_n\leq u_n, et vn−un→0v_n-u_n\to0
Les deux suites sont croissantes, un≤vnu_n\leq v_n, et vn−un→0v_n-u_n\to0

$$\left(u_n\right)$$ est croissante, $$\left(v_n\right)$$ décroissante, $$u_n\leq v_n$$, et $$v_n-u_n\to0$$

Explication

L’adjacence combine la croissance de la première suite, la décroissance de la seconde, l’inégalité un≤vnu_n\leq v_n et l’écart qui tend vers zéro. Le fait que les deux suites tendent vers zéro n’est pas requis par cette définition.

17. Que peut-on conclure de deux suites réelles adjacentes ?

La suite croissante converge et la suite décroissante peut diverger
Elles convergent toutes deux vers une même limite
Elles ont une sous-suite commune convergente, sans que leurs limites coïncident
Elles convergent vers deux limites distinctes séparées par un écart positif

Elles convergent toutes deux vers une même limite

Explication

Deux suites adjacentes convergent et ont la même limite. Des limites distinctes laisseraient un écart non nul, contrairement à la condition selon laquelle la différence des termes tend vers zéro.

18. Les sous-suites (u2n)\left(u_{2n}\right) et (u2n+1)\left(u_{2n+1}\right) convergent toutes deux vers ℓ\ell. Que peut-on conclure sur (un)\left(u_n\right) ?

La suite entière est bornée, mais ces convergences ne garantissent pas sa convergence
La suite entière converge vers ℓ\ell
La suite entière converge vers la moyenne des deux limites des sous-suites
La suite entière converge vers ℓ\ell uniquement si elle est monotone

La suite entière converge vers $$\ell$$

Explication

Les termes de (un)\left(u_n\right) se répartissent entre les indices pairs et impairs; si les deux sous-suites correspondantes tendent vers ℓ\ell, la suite entière y tend aussi. La monotonie n’est pas une condition nécessaire à cette conclusion.

19. À partir d’un certain rang, on a un≤vn≤wnu_n\leq v_n\leq w_n, et les suites (un)\left(u_n\right) et (wn)\left(w_n\right) tendent vers ℓ\ell. Que devient (vn)\left(v_n\right) ?

Elle converge vers ℓ\ell si elle est décroissante
Elle converge vers ℓ\ell par encadrement
Elle converge vers une limite supérieure ou égale à ℓ\ell, sans autre précision
Elle peut rester divergente, car l’encadrement ne concerne pas les premiers termes

Elle converge vers $$\ell$$ par encadrement

Explication

Le théorème d’encadrement implique que vnv_n tend vers ℓ\ell lorsque les deux suites qui l’encadrent ont cette même limite. Le comportement des premiers termes n’affecte pas la convergence, qui dépend des termes à partir d’un certain rang.

20. Quelle condition caractérise une suite (un)\left(u_n\right) de Cauchy ?

Pour tout ε>0\varepsilon>0, il existe NN tel que ∣un−um∣≤ε|u_n-u_m|\leq\varepsilon dès que n,m≥Nn,m\geq N
Pour tout n,mn,m, la distance ∣un−um∣|u_n-u_m| est égale à une constante indépendante des indices
Il existe NN tel que un≤umu_n\leq u_m pour tous n,m≥Nn,m\geq N
Pour tout ε>0\varepsilon>0, il existe NN tel que ∣un∣≤ε|u_n|\leq\varepsilon dès que n≥Nn\geq N

Pour tout $$\varepsilon>0$$, il existe $$N$$ tel que $$|u_n-u_m|\leq\varepsilon$$ dès que $$n,m\geq N$$

Explication

Dans une suite de Cauchy, les termes deviennent mutuellement aussi proches que souhaité lorsque leurs indices sont assez grands. La condition portant sur ∣un∣|u_n| décrit plutôt un rapprochement de la suite vers zéro.

21. Pour une suite réelle, quelle relation existe entre convergence et propriété de Cauchy ?

Toute suite convergente est de Cauchy, mais une suite de Cauchy peut diverger
La suite converge si et seulement si elle est de Cauchy
Une suite converge si et seulement si elle est bornée
Toute suite de Cauchy converge, mais une suite convergente peut ne pas être de Cauchy

La suite converge si et seulement si elle est de Cauchy

Explication

Dans R\mathbb{R}, être convergente et être de Cauchy sont deux propriétés équivalentes. La bornitude seule ne suffit pas à caractériser la convergence, comme le montre une suite oscillante bornée.

22. Une suite vérifie, pour n≥pn\geq p, un=a1un−1+a2un−2+⋯+apun−pu_n=a_1u_{n-1}+a_2u_{n-2}+\cdots+a_pu_{n-p}, avec des coefficients fixés. De quel type de suite s’agit-il ?

D’une suite géométrique de raison apa_p
D’une suite définie par une récurrence non linéaire d’ordre pp
D’une suite récurrente linéaire d’ordre pp
D’une suite arithmétique de raison a1a_1

D’une suite récurrente linéaire d’ordre $$p$$

Explication

Une récurrence linéaire d’ordre pp exprime chaque terme à partir des pp termes précédents par une combinaison linéaire à coefficients fixés. Une suite arithmétique ou géométrique ne dépend pas en général de pp termes antérieurs selon cette forme.

23. Quelle propriété caractérise une fonction réelle d’une variable réelle ?

Elle associe à chaque valeur réelle une unique variable de son domaine.
Elle associe à chaque élément de son domaine une ou plusieurs valeurs réelles.
Elle associe à chaque élément de son domaine réel une valeur entière.
Elle associe à chaque élément de son domaine réel une unique valeur réelle.

Elle associe à chaque élément de son domaine réel une unique valeur réelle.

Explication

Une fonction réelle d’une variable réelle est une application d’un domaine inclus dans R\mathbb{R} vers R\mathbb{R}, avec une valeur unique pour chaque élément du domaine. Une relation qui peut associer plusieurs valeurs à un même élément ne répond pas à cette définition.

24. Quelle condition définit une fonction bornée au voisinage épointé de aa ?

Elle est définie dans ce voisinage et ses valeurs y possèdent une limite finie.
Elle est définie dans ce voisinage et ses valeurs y sont toutes positives.
Elle est définie dans ce voisinage et sa valeur absolue y possède une majoration.
Elle est définie en aa et sa valeur absolue y possède une majoration.

Elle est définie dans ce voisinage et sa valeur absolue y possède une majoration.

Explication

Être bornée en aa signifie être définie sur un voisinage épointé de aa et avoir une valeur absolue majorée sur celui-ci. L’existence d’une limite finie, contrairement à la majoration, n’est pas requise.

25. Au voisinage épointé de aa, on a f(x)≤g(x)≤h(x)f(x)\leq g(x)\leq h(x), et ff ainsi que hh tendent vers ℓ\ell. Vers quelle valeur gg tend-elle ?

Vers la limite de f+hf+h, car les deux fonctions encadrantes convergent.
Vers une valeur comprise entre f(a)f(a) et h(a)h(a), selon le comportement de gg.
Vers ℓ\ell, car elle est encadrée par deux fonctions ayant cette même limite.
Vers une limite qui ne peut être déterminée sans connaître la valeur de g(a)g(a).

Vers $$\ell$$, car elle est encadrée par deux fonctions ayant cette même limite.

Explication

Le théorème des gendarmes garantit que gg tend vers ℓ\ell lorsqu’elle est encadrée par deux fonctions tendant vers cette même limite. La valeur de g(a)g(a) n’intervient pas, puisque l’encadrement concerne un voisinage épointé.

26. Quel critère séquentiel permet de vérifier que f(x)f(x) tend vers ℓ\ell lorsque xx tend vers aa ?

Il existe une suite du domaine privée de aa qui tend vers aa et dont les images par ff tendent vers ℓ\ell.
Toute suite du domaine qui tend vers aa, y compris une suite constante égale à aa, a des images tendant vers ℓ\ell.
Pour toute suite d’images de ff qui tend vers ℓ\ell, les antécédents tendent vers aa.
Pour toute suite du domaine privée de aa qui tend vers aa, ses images par ff tendent vers ℓ\ell.

Pour toute suite du domaine privée de $$a$$ qui tend vers $$a$$, ses images par $$f$$ tendent vers $$\ell$$.

Explication

La limite en aa vaut ℓ\ell si et seulement si toute suite d’éléments du domaine, distincts de aa et convergeant vers aa, a une suite d’images convergeant vers ℓ\ell. Une seule suite convenable ne suffit pas à établir ce critère.

27. Quelle condition exprime la continuité de ff en aa au moyen de ε\varepsilon et δ\delta ?

Il existe ε>0\varepsilon>0 tel que, pour tout δ>0\delta>0, ∣f(x)−f(a)∣<ε|f(x)-f(a)|<\varepsilon dès que xx appartient au domaine et ∣x−a∣<δ|x-a|<\delta.
Pour tout ε>0\varepsilon>0, il existe δ>0\delta>0 tel que ∣f(x)−f(a)∣<ε|f(x)-f(a)|<\varepsilon dès que xx appartient au domaine et ∣x−a∣<δ|x-a|<\delta.
Pour tout ε>0\varepsilon>0, il existe δ>0\delta>0 tel que ∣f(x)−f(a)∣<ε|f(x)-f(a)|<\varepsilon dès que xx appartient au domaine et ∣x−a∣>δ|x-a|>\delta.
Pour tout δ>0\delta>0, il existe ε>0\varepsilon>0 tel que ∣f(x)−f(a)∣<δ|f(x)-f(a)|<\delta dès que xx appartient au domaine et ∣x−a∣<ε|x-a|<\varepsilon.

Pour tout $$\varepsilon>0$$, il existe $$\delta>0$$ tel que $$|f(x)-f(a)|<\varepsilon$$ dès que $$x$$ appartient au domaine et $$|x-a|<\delta$$.

Explication

La continuité en aa exige qu’à toute précision ε\varepsilon sur les valeurs corresponde un voisinage de rayon δ\delta autour de aa. L’inégalité sur les entrées doit être ∣x−a∣<δ|x-a|<\delta, et non l’inégalité inverse.

28. Les fonctions ff et gg sont continues en aa et g(a)=0g(a)=0. Quelle conclusion concernant leurs opérations est correcte ?

La somme est continue en aa, mais le produit et le quotient exigent que g(a)≠0g(a)\neq0.
La somme et le produit sont continus en aa, mais la continuité du quotient f/gf/g n’est pas garantie par cette règle.
La somme et le quotient sont continus en aa, mais le produit exige que g(a)≠0g(a)\neq0.
Le quotient est continu en aa, mais la somme et le produit exigent que g(a)≠0g(a)\neq0.

La somme et le produit sont continus en $$a$$, mais la continuité du quotient $$f/g$$ n’est pas garantie par cette règle.

Explication

La somme et le produit de fonctions continues en aa sont continus sans condition supplémentaire sur g(a)g(a). En revanche, la règle de continuité du quotient exige g(a)≠0g(a)\neq0, condition qui échoue ici.

29. Que garantit la continuité d’une fonction sur le segment [a,b][a,b] ?

Elle est bornée sur le segment et y atteint son maximum ainsi que son minimum.
Elle atteint son maximum et son minimum sur le segment, sans nécessairement y être bornée.
Elle est bornée sur le segment et atteint chaque valeur comprise entre ses valeurs aux extrémités.
Elle est uniformément continue sur le segment, mais n’y atteint pas nécessairement ses bornes.

Elle est bornée sur le segment et y atteint son maximum ainsi que son minimum.

Explication

Une fonction continue sur un segment est bornée et atteint effectivement un maximum et un minimum sur celui-ci. La prise de toutes les valeurs comprises entre les valeurs aux extrémités est une propriété distincte, qui ne constitue pas la garantie demandée.

30. Quelle propriété définit la continuité uniforme de ff sur AA ?

Pour chaque ε>0\varepsilon>0, un même rayon r>0r>0 convient à toutes les paires x1,x2∈Ax_1,x_2\in A suffisamment proches.
Pour chaque point de AA et chaque ε>0\varepsilon>0, un rayon peut être choisi selon le point considéré.
Il existe un rayon r>0r>0 tel que toute paire distincte de points de AA soit à distance supérieure à rr.
Pour chaque paire de points de AA, un nombre ε>0\varepsilon>0 peut être choisi selon leur distance.

Pour chaque $$\varepsilon>0$$, un même rayon $$r>0$$ convient à toutes les paires $$x_1,x_2\in A$$ suffisamment proches.

Explication

La continuité uniforme requiert un rayon rr qui dépend de ε\varepsilon, mais pas des points choisis dans AA. Si le rayon peut varier d’un point à l’autre, on obtient la condition de continuité ordinaire plutôt que l’uniformité.

31. Quelle décomposition caractérise la différentiabilité de ff en x0x_0 ?

Il existe un réel AA et une fonction Θ\Theta tendant vers zéro en x0x_0 tels que f(x)=f(x0)+(x−x0)(A+Θ(x))f(x)=f(x_0)+(x-x_0)(A+\Theta(x)).
Il existe un réel AA tel que f(x)=f(x0)+(x−x0)Af(x)=f(x_0)+(x-x_0)A dans un voisinage de x0x_0.
Il existe un réel AA et une fonction Θ\Theta tendant vers zéro en x0x_0 tels que f(x)=f(x0)+A+Θ(x)f(x)=f(x_0)+A+\Theta(x).
Il existe une fonction Θ\Theta tendant vers zéro en x0x_0 telle que f(x)=(x−x0)(A+Θ(x))f(x)=(x-x_0)(A+\Theta(x)).

Il existe un réel $$A$$ et une fonction $$\Theta$$ tendant vers zéro en $$x_0$$ tels que $$f(x)=f(x_0)+(x-x_0)(A+\Theta(x))$$.

Explication

La différentiabilité s’exprime par une variation linéaire de pente AA, accompagnée d’un terme d’erreur Θ(x)\Theta(x) qui tend vers zéro. L’approximation doit être multipliée par x−x0x-x_0, ce qui n’est pas le cas d’une erreur additive indépendante de ce facteur.

32. Comment la dérivée de ff en x0x_0 est-elle définie par un quotient de différences ?

Comme la limite finie de f(x)−f(x0)x−x0\frac{f(x)-f(x_0)}{x-x_0} lorsque x→x0x\to x_0, si cette limite existe.
Comme la limite finie de f(x)−f(x0)x0−x\frac{f(x)-f(x_0)}{x_0-x} lorsque x→x0x\to x_0, si cette limite existe.
Comme la limite finie de f(x)−f(x0)x−x0\frac{f(x)-f(x_0)}{x-x_0} lorsque x→f(x0)x\to f(x_0), si cette limite existe.
Comme la valeur du quotient f(x)−f(x0)x−x0\frac{f(x)-f(x_0)}{x-x_0} en x=x0x=x_0.

Comme la limite finie de $$\frac{f(x)-f(x_0)}{x-x_0}$$ lorsque $$x\to x_0$$, si cette limite existe.

Explication

La dérivée est la limite finie du taux d’accroissement lorsque la variable tend vers le point considéré. Le dénominateur s’annule en x0x_0, si bien que la dérivée est définie par une limite et non par la valeur du quotient en ce point.

33. Une fonction dérivable possède un maximum local en x0x_0, qui est un point intérieur de son domaine. Que peut-on conclure ?

Sa dérivée en x0x_0 est strictement négative.
Sa dérivée en x0x_0 est strictement positive.
Sa dérivée en x0x_0 est nulle.
Sa dérivée en x0x_0 est égale à la valeur maximale.

Sa dérivée en $$x_0$$ est nulle.

Explication

Pour une fonction dérivable qui possède un extremum local en un point intérieur, la dérivée en ce point est nulle. La dérivée n’est donc pas nécessairement strictement positive ou négative à cet extremum.

34. Si ff est dérivable en x0x_0 et gg en y0=f(x0)y_0=f(x_0), quelle formule donne la dérivée de leur composition en x0x_0 ?

(g∘f)′(x0)=g′(x0)f′(y0) (g\circ f)'(x_0)=g'(x_0)f'(y_0)
(g∘f)′(x0)=g′(x0)+f′(y0) (g\circ f)'(x_0)=g'(x_0)+f'(y_0)
(g∘f)′(x0)=g′(y0)+f′(x0) (g\circ f)'(x_0)=g'(y_0)+f'(x_0)
(g∘f)′(x0)=g′(y0)f′(x0) (g\circ f)'(x_0)=g'(y_0)f'(x_0)

$$ (g\circ f)'(x_0)=g'(y_0)f'(x_0) $$

Explication

La règle de dérivation d’une composée multiplie la dérivée de la fonction extérieure en y0=f(x0)y_0=f(x_0) par celle de la fonction intérieure en x0x_0. Évaluer la dérivée de gg en x0x_0 confond l’entrée de la fonction extérieure avec celle de la composition.

35. Une fonction bijective f est dérivable en x₀ et f′(x₀) ≠ 0. Quelle relation donne la dérivée de sa réciproque au point y₀ = f(x₀) ?

(f−1)′(y0)=1f′(y0) (f^{-1})'(y_0)=\frac{1}{f'(y_0)}
(f−1)′(y0)=−f′(x0) (f^{-1})'(y_0)=-f'(x_0)
(f−1)′(y0)=1f′(x0) (f^{-1})'(y_0)=\frac{1}{f'(x_0)}
(f−1)′(y0)=f′(x0) (f^{-1})'(y_0)=f'(x_0)

$$ (f^{-1})'(y_0)=\frac{1}{f'(x_0)} $$

Explication

La dérivée de la réciproque en l’image de x₀ est l’inverse de la dérivée de f en x₀. La valeur f′(x₀) elle-même est la dérivée de f, pas celle de sa réciproque.

36. Une fonction f est continue sur [a,b], dérivable sur ]a,b[, et vérifie f(a) = f(b). Que garantit le théorème de Rolle ?

Il existe c ∈ ]a,b[ tel que f(c) = 0.
Il existe c ∈ ]a,b[ tel que f′(c) = 1.
La fonction f est constante sur [a,b].
Il existe c ∈ ]a,b[ tel que f′(c) = 0.

Il existe c ∈ ]a,b[ tel que f′(c) = 0.

Explication

Le théorème de Rolle garantit un point intérieur où la tangente est horizontale, donc où la dérivée s’annule. L’égalité des valeurs aux extrémités n’implique pas que la fonction soit constante.

37. Si f est continue sur [a,b] et dérivable sur ]a,b[, quelle propriété relie une dérivée en un point intérieur au taux de variation entre les extrémités ?

Il existe c ∈ ]a,b[ tel que f(b)−f(a)=f′(c)f(b)-f(a)=f'(c).
Il existe c ∈ ]a,b[ tel que f(b)−f(a)b−a=f′(c)\frac{f(b)-f(a)}{b-a}=f'(c).
Pour tout c ∈ ]a,b[, on a f(b)−f(a)b−a=f′(c)\frac{f(b)-f(a)}{b-a}=f'(c).
Il existe c ∈ ]a,b[ tel que f(b)−f(a)b−a=f(c)\frac{f(b)-f(a)}{b-a}=f(c).

Il existe c ∈ ]a,b[ tel que $$\frac{f(b)-f(a)}{b-a}=f'(c)$$.

Explication

Le théorème des accroissements finis affirme que le taux de variation sur l’intervalle est égal à la dérivée en au moins un point intérieur. L’égalité avec f(c), plutôt qu’avec f′(c), ne correspond pas à ce résultat.

38. Une fonction f est continue sur [a,b], dérivable sur ]a,b[, et f′(x) > 0 pour tout x intérieur. Quelle conclusion peut-on tirer ?

f est strictement croissante sur [a,b].
f est constante sur [a,b].
f est croissante, mais sa croissance stricte n’est pas garantie.
f est strictement décroissante sur [a,b].

f est strictement croissante sur [a,b].

Explication

Une dérivée strictement positive sur l’intérieur de l’intervalle entraîne que f est strictement croissante sur [a,b]. Une dérivée seulement positive ou nulle peut garantir la croissance sans garantir qu’elle soit stricte.

39. Comment définit-on la dérivée d’ordre n d’une fonction f à partir de ses dérivées précédentes ?

En multipliant la dérivée première par n, avec f(0)=ff^{(0)}=f.
En dérivant n fois la fonction constante égale à f, avec f(0)=ff^{(0)}=f.
Par récurrence, f(n)=(f(n−1))′f^{(n)}=(f^{(n-1)})', avec f(0)=ff^{(0)}=f.
En élevant la dérivée première à la puissance n, avec f(0)=ff^{(0)}=f.

Par récurrence, $$f^{(n)}=(f^{(n-1)})'$$, avec $$f^{(0)}=f$$.

Explication

La dérivée d’ordre n s’obtient en dérivant la dérivée d’ordre n−1, et l’ordre zéro désigne la fonction elle-même. Élever f′ à la puissance n ne revient pas à dériver f de façon répétée.

40. Quelle condition caractérise une fonction de classe Cⁿ ?

Elle possède une dérivée d’ordre n, même si celle-ci n’est pas continue.
Elle est continue et sa dérivée première est n fois dérivable.
Elle est n fois dérivable et sa dérivée d’ordre n est continue.
Elle est n fois dérivable et toutes ses dérivées sont constantes.

Elle est n fois dérivable et sa dérivée d’ordre n est continue.

Explication

Être de classe Cⁿ signifie être n fois dérivable et avoir une dérivée d’ordre n continue. L’existence de cette dérivée sans sa continuité ne suffit pas à satisfaire la définition.

41. Pour deux fonctions f et g n fois dérivables, quelle formule exprime la dérivée d’ordre n de leur produit ?

(fg)(n)=∑k=0nf(k)g(n−k) (fg)^{(n)}=\sum_{k=0}^{n}f^{(k)}g^{(n-k)}
(fg)(n)=∑k=0n(nk)f(k)g(n−k) (fg)^{(n)}=\sum_{k=0}^{n}\binom{n}{k}f^{(k)}g^{(n-k)}
(fg)(n)=f(n)g(n) (fg)^{(n)}=f^{(n)}g^{(n)}
(fg)(n)=f(n)g+fg(n) (fg)^{(n)}=f^{(n)}g+fg^{(n)}

$$ (fg)^{(n)}=\sum_{k=0}^{n}\binom{n}{k}f^{(k)}g^{(n-k)} $$

Explication

La formule de Leibniz combine les dérivées d’ordres complémentaires de f et de g, pondérées par les coefficients binomiaux. La somme sans ces coefficients omet les multiplicities qui apparaissent lors des dérivations successives.

42. Une fonction f est convexe sur I et des réels x₁,…,xₙ appartiennent à I, avec des poids positifs λ₁,…,λₙ de somme 1. Quelle inégalité de Jensen s’applique ?

f(∑i=1nλixi)≤∑i=1nf(xi)f\left(\sum_{i=1}^{n}\lambda_i x_i\right)\leq\sum_{i=1}^{n}f(x_i)
f(∑i=1nλixi)≤∑i=1nλif(xi)f\left(\sum_{i=1}^{n}\lambda_i x_i\right)\leq\sum_{i=1}^{n}\lambda_i f(x_i)
f(∑i=1nλixi)≥∑i=1nλif(xi)f\left(\sum_{i=1}^{n}\lambda_i x_i\right)\geq\sum_{i=1}^{n}\lambda_i f(x_i)
f(∑i=1nxi)≤∑i=1nλif(xi)f\left(\sum_{i=1}^{n}x_i\right)\leq\sum_{i=1}^{n}\lambda_i f(x_i)

$$f\left(\sum_{i=1}^{n}\lambda_i x_i\right)\leq\sum_{i=1}^{n}\lambda_i f(x_i)$$

Explication

Pour une fonction convexe, la valeur au barycentre pondéré est inférieure ou égale à la moyenne pondérée des valeurs de la fonction. L’inégalité inversée correspondrait au sens associé à une fonction concave.

43. Comment définit-on arcsin à partir de la fonction sinus ?

C’est la réciproque du sinus restreint à [−1,1][-1,1], de [−π/2,π/2][-\pi/2,\pi/2] vers [−1,1][-1,1].
C’est la réciproque du cosinus restreint à [−π/2,π/2][-\pi/2,\pi/2], de [−1,1][-1,1] vers [−π/2,π/2][-\pi/2,\pi/2].
C’est la réciproque du sinus restreint à [0,π][0,\pi], de [−1,1][-1,1] vers [0,π][0,\pi].
C’est la réciproque du sinus restreint à [−π/2,π/2][-\pi/2,\pi/2], de [−1,1][-1,1] vers [−π/2,π/2][-\pi/2,\pi/2].

C’est la réciproque du sinus restreint à $$[-\pi/2,\pi/2]$$, de $$[-1,1]$$ vers $$[-\pi/2,\pi/2]$$.

Explication

Arcsin inverse la restriction du sinus à l’intervalle où celui-ci prend ses valeurs de façon bijective, soit [−π/2,π/2][-\pi/2,\pi/2]. L’intervalle [0,π][0,\pi] sert à définir la réciproque du cosinus, et non celle du sinus.

44. Pour un réel x ∈ ]−1,1[, quelle est la dérivée de arcsin en x ?

(arcsin⁡)′(x)=11−x2 (\arcsin)'(x)=\frac{1}{1-x^2}
(arcsin⁡)′(x)=11−x2 (\arcsin)'(x)=\frac{1}{\sqrt{1-x^2}}
(arcsin⁡)′(x)=11+x2 (\arcsin)'(x)=\frac{1}{1+x^2}
(arcsin⁡)′(x)=−11−x2 (\arcsin)'(x)=-\frac{1}{\sqrt{1-x^2}}

$$ (\arcsin)'(x)=\frac{1}{\sqrt{1-x^2}} $$

Explication

Sur ]−1,1[, la dérivée de arcsin est l’inverse de 1−x2\sqrt{1-x^2} et elle est positive. Le signe négatif dans une expression de même forme correspond à la dérivée d’arccos.

45. Une calculatrice doit évaluer la pente de la fonction arctan au point x = 2. Quelle formule faut-il utiliser ?

(arctan⁡)′(2)=−11−22 (\arctan)'(2)=-\frac{1}{\sqrt{1-2^2}}
(arctan⁡)′(2)=11+22 (\arctan)'(2)=\frac{1}{1+2^2}
(arctan⁡)′(2)=11−22 (\arctan)'(2)=\frac{1}{1-2^2}
(arctan⁡)′(2)=11+22 (\arctan)'(2)=\frac{1}{\sqrt{1+2^2}}

$$ (\arctan)'(2)=\frac{1}{1+2^2} $$

Explication

La dérivée d’arctan en tout réel x vaut 11+x2\frac{1}{1+x^2}, donc en x = 2 on remplace simplement x par 2. La formule avec 1−x21-x^2 est celle de la dérivée d’argth, sur son domaine de définition.

46. Pour x ∈ ]−1,1[, quelle expression donne la dérivée de argth et sa représentation logarithmique ?

(\argth)′(x)=11−x2,\argth(x)=12ln⁡(1+x1−x) (\argth)'(x)=\frac{1}{1-x^2},\qquad \argth(x)=\frac12\ln\left(\frac{1+x}{1-x}\right)
(\argth)′(x)=−11−x2,\argth(x)=12ln⁡(1+x1−x) (\argth)'(x)=-\frac{1}{1-x^2},\qquad \argth(x)=\frac12\ln\left(\frac{1+x}{1-x}\right)
(\argth)′(x)=11−x2,\argth(x)=ln⁡(1−x1+x) (\argth)'(x)=\frac{1}{1-x^2},\qquad \argth(x)=\ln\left(\frac{1-x}{1+x}\right)
(\argth)′(x)=11+x2,\argth(x)=12ln⁡(1+x1−x) (\argth)'(x)=\frac{1}{1+x^2},\qquad \argth(x)=\frac12\ln\left(\frac{1+x}{1-x}\right)

$$ (\argth)'(x)=\frac{1}{1-x^2},\qquad \argth(x)=\frac12\ln\left(\frac{1+x}{1-x}\right) $$

Explication

Sur ]−1,1[, argth a pour dérivée 11−x2\frac{1}{1-x^2} et s’écrit comme la moitié du logarithme du quotient indiqué. La dérivée 11+x2\frac{1}{1+x^2} est celle d’arctan, dont l’expression ne comporte pas ce dénominateur.

47. Au voisinage d’un point où gg ne s’annule pas, quelle condition caractérise le fait que ff est dominée par gg ?

Le quotient f(x)/g(x)f(x)/g(x) tend vers un lorsque xx tend vers le point.
La différence f(x)−g(x)f(x)-g(x) reste constante dans un voisinage du point.
Le quotient f(x)/g(x)f(x)/g(x) tend vers zéro lorsque xx tend vers le point.
Le quotient f(x)/g(x)f(x)/g(x) reste borné dans un voisinage du point.

Le quotient $$f(x)/g(x)$$ reste borné dans un voisinage du point.

Explication

La domination signifie qu’il existe une constante qui borne ∣f(x)∣|f(x)| par un multiple de ∣g(x)∣|g(x)|, ce qui revient ici à avoir un quotient borné. Un quotient qui tend vers zéro caractérise la négligeabilité, une condition plus forte.

48. Que signifie f=ao(g)f =_a o(g) au voisinage de aa ?

Il existe une constante non nulle cc telle que f(x)=cg(x)f(x)=cg(x) près de aa.
Le quotient f(x)/g(x)f(x)/g(x) tend vers un lorsque xx tend vers aa.
Il existe une fonction ε(x)\varepsilon(x) qui tend vers zéro en aa et telle que f(x)=ε(x)g(x)f(x)=\varepsilon(x)g(x).
La différence f(x)−g(x)f(x)-g(x) tend vers une constante non nulle en aa.

Il existe une fonction $$\varepsilon(x)$$ qui tend vers zéro en $$a$$ et telle que $$f(x)=\varepsilon(x)g(x)$$.

Explication

La négligeabilité s’exprime en écrivant ff comme le produit de gg par un facteur qui tend vers zéro. Un quotient tendant vers un décrit plutôt l’équivalence de ff et gg.

49. Si gg ne s’annule pas près de aa, quelle limite exprime que ff est équivalente à gg en aa ?

lim⁡x→af(x)g(x)=0\lim_{x\to a}\frac{f(x)}{g(x)}=0
lim⁡x→af(x)g(x)=+∞\lim_{x\to a}\frac{f(x)}{g(x)}=+\infty
lim⁡x→af(x)g(x)=1\lim_{x\to a}\frac{f(x)}{g(x)}=1
lim⁡x→a(f(x)−g(x))=1\lim_{x\to a}\bigl(f(x)-g(x)\bigr)=1

$$\lim_{x\to a}\frac{f(x)}{g(x)}=1$$

Explication

L’équivalence signifie que l’écart entre les fonctions est négligeable devant gg, ce qui donne un quotient tendant vers un lorsque gg ne s’annule pas. Un quotient tendant vers zéro correspond à la négligeabilité de ff devant gg, et non à leur équivalence.

50. Pour une fonction de classe CnC^n, quelle forme prend le développement de Taylor-Young au voisinage de x0x_0 ?

f(x)=∑k=0nf(k)(x0)k!(x−x0)k+o((x−x0)n)f(x)=\sum_{k=0}^{n}\frac{f^{(k)}(x_0)}{k!}(x-x_0)^k+o((x-x_0)^n)
f(x)=∑k=1nf(k)(x0)k!(x−x0)k+o((x−x0)n)f(x)=\sum_{k=1}^{n}\frac{f^{(k)}(x_0)}{k!}(x-x_0)^k+o((x-x_0)^n)
f(x)=∑k=0nf(k)(x0)k!(x−x0)k+o((x−x0)n+1)f(x)=\sum_{k=0}^{n}\frac{f^{(k)}(x_0)}{k!}(x-x_0)^k+o((x-x_0)^{n+1})
f(x)=∑k=0nf(k)(x)k!(x−x0)k+o((x−x0)n)f(x)=\sum_{k=0}^{n}\frac{f^{(k)}(x)}{k!}(x-x_0)^k+o((x-x_0)^n)

$$f(x)=\sum_{k=0}^{n}\frac{f^{(k)}(x_0)}{k!}(x-x_0)^k+o((x-x_0)^n)$$

Explication

Les coefficients du polynôme de Taylor-Young sont les dérivées évaluées en x0x_0, divisées par les factorielles correspondantes, et le reste est négligeable devant (x−x0)n(x-x_0)^n. Évaluer les dérivées en xx au lieu de x0x_0 ne donne pas cette formule.

51. Comment définit-on les sommes partielles associées à une série de terme général unu_n ?

Par sn=u0u1⋯uns_n=u_0u_1\cdots u_n.
Par sn=u1+u2+⋯+un+1s_n=u_1+u_2+\cdots+u_{n+1}.
Par sn=un−un−1s_n=u_n-u_{n-1}.
Par sn=u0+u1+⋯+uns_n=u_0+u_1+\cdots+u_n.

Par $$s_n=u_0+u_1+\cdots+u_n$$.

Explication

La somme partielle d’indice nn additionne les termes de u0u_0 à unu_n. Le produit des termes jusqu’à nn est une autre opération et ne définit pas la somme partielle.

52. Quelle condition définit la convergence d’une série numérique ?

Son terme général converge vers une limite finie, qui est la somme de la série.
La suite de ses sommes partielles est bornée, et sa borne supérieure est la somme.
La suite de ses sommes partielles converge, et sa limite est la somme de la série.
La suite de ses termes est monotone, et sa limite est la somme de la série.

La suite de ses sommes partielles converge, et sa limite est la somme de la série.

Explication

Une série converge lorsque la suite de ses sommes partielles possède une limite finie, appelée somme de la série. La convergence du terme général vers une limite finie ne suffit pas à établir cette convergence.

53. La série de terme général 1/n1/n a un terme général qui tend vers zéro, mais elle diverge. Quelle conclusion cela illustre-t-il ?

Le terme général d’une série convergente doit tendre vers une limite strictement positive.
La convergence du terme général vers zéro garantit la convergence de la série, sauf pour les séries positives.
La divergence d’une série implique que son terme général ne tend pas vers zéro.
La convergence d’une série impose que son terme général tende vers zéro, mais cette condition ne suffit pas.

La convergence d’une série impose que son terme général tende vers zéro, mais cette condition ne suffit pas.

Explication

Pour toute série convergente, le terme général tend vers zéro, mais l’exemple de la série harmonique montre que la réciproque est fausse. Ainsi, une limite nulle des termes est une condition nécessaire, pas une condition suffisante.

54. À partir d’un certain rang, supposons 0≤un≤vn0\leq u_n\leq v_n et que la série de termes vnv_n converge. Que peut-on conclure pour la série de termes unu_n ?

Elle converge seulement si les deux séries ont la même somme.
Elle converge, par comparaison avec la série convergente de termes vnv_n.
Elle diverge, car ses termes sont inférieurs à ceux d’une autre série.
On ne peut rien conclure sans connaître les sommes partielles de unu_n.

Elle converge, par comparaison avec la série convergente de termes $$v_n$$.

Explication

La positivité et l’inégalité terme à terme permettent de comparer les sommes partielles : celles de la série de unu_n restent contrôlées par celles de la série convergente de vnv_n. Le fait que les termes de unu_n soient plus petits ne force pas la divergence.

55. Quelle propriété caractérise une fonction en escalier sur [a,b][a,b] ?

Elle est continue sur [a,b][a,b] et dérivable sur chaque intervalle ouvert de la subdivision.
Elle est affine sur chaque intervalle ouvert d’une subdivision et continue aux points de découpage.
Il existe une subdivision telle qu’elle soit constante sur chaque intervalle ouvert entre deux points consécutifs.
Elle ne prend qu’un nombre fini de valeurs, sans qu’il soit nécessaire de choisir une subdivision.

Il existe une subdivision telle qu’elle soit constante sur chaque intervalle ouvert entre deux points consécutifs.

Explication

Une fonction en escalier est constante sur chacun des intervalles ouverts déterminés par une certaine subdivision. Être affine sur ces intervalles est une condition différente et n’impose pas la constance.

56. Une fonction en escalier vaut λi\lambda_i sur chaque intervalle ]ai−1,ai[]a_{i-1},a_i[. Quelle formule donne son intégrale ?

I(f)=∑i=1nλi(ai−ai−1)I(f)=\sum_{i=1}^{n}\lambda_i(a_i-a_{i-1})
I(f)=∑i=1nλi(ai+ai−1)I(f)=\sum_{i=1}^{n}\lambda_i(a_i+a_{i-1})
I(f)=∑i=1nλiai−ai−1I(f)=\sum_{i=1}^{n}\frac{\lambda_i}{a_i-a_{i-1}}
I(f)=∑i=1n(ai−ai−1)I(f)=\sum_{i=1}^{n}(a_i-a_{i-1})

$$I(f)=\sum_{i=1}^{n}\lambda_i(a_i-a_{i-1})$$

Explication

Chaque valeur constante est pondérée par la largeur de l’intervalle correspondant, puis ces contributions sont additionnées. La somme des seules largeurs ne tient pas compte des valeurs prises par la fonction.

57. Comment construit-on les sommes de Darboux inférieure et supérieure sur une subdivision donnée ?

On multiplie chaque largeur d’intervalle par la valeur moyenne de la fonction pour les deux sommes.
On multiplie chaque largeur d’intervalle par l’infimum pour la somme inférieure et par le supremum pour la somme supérieure.
On multiplie chaque largeur d’intervalle par le supremum pour la somme inférieure et par l’infimum pour la somme supérieure.
On utilise les valeurs aux extrémités pour la somme inférieure et les valeurs au milieu pour la somme supérieure.

On multiplie chaque largeur d’intervalle par l’infimum pour la somme inférieure et par le supremum pour la somme supérieure.

Explication

Chaque terme des sommes de Darboux est le produit de la largeur de l’intervalle par une borne de la fonction sur cet intervalle : l’infimum en bas, le supremum en haut. Inverser ces rôles échange les sommes inférieure et supérieure.

58. Quel critère permet de vérifier qu’une fonction bornée est intégrable au sens de Riemann ?

Il existe un ε>0\varepsilon>0 tel que l’écart reste inférieur ou égal à ε\varepsilon pour toutes les subdivisions.
Pour tout ε>0\varepsilon>0, il existe une subdivision dont l’écart entre les sommes supérieure et inférieure est inférieur ou égal à ε\varepsilon.
Pour toute subdivision, l’écart entre les sommes supérieure et inférieure est strictement positif.
Il existe une subdivision pour laquelle les sommes supérieure et inférieure sont égales à zéro.

Pour tout $$\varepsilon>0$$, il existe une subdivision dont l’écart entre les sommes supérieure et inférieure est inférieur ou égal à $$\varepsilon$$.

Explication

L’intégrabilité équivaut à pouvoir rendre l’écart entre les sommes de Darboux aussi petit que souhaité en choisissant une subdivision adaptée. Exiger une égalité à zéro sur une subdivision particulière est une condition beaucoup plus forte que ce critère.

59. Pour une fonction continue sur [a,b][a,b], que devient la somme b−an∑i=1nf(xi)\frac{b-a}{n}\sum_{i=1}^{n} f(x_i) lorsque la subdivision régulière s’affine et que chaque xix_i appartient au sous-intervalle correspondant ?

Elle tend vers ∫ab∣f(x)∣ dx\int_a^b |f(x)|\,dx.
Elle tend vers f(b)−f(a)f(b)-f(a).
Elle tend vers ∫abf(x) dx\int_a^b f(x)\,dx.
Elle tend vers la valeur moyenne de ff sur [a,b][a,b].

Elle tend vers $$\int_a^b f(x)\,dx$$.

Explication

Ces sommes de Riemann approchent l’intégrale de la fonction continue lorsque le nombre de sous-intervalles tend vers l’infini. L’intégrale de ∣f∣|f| n’est pas la limite visée, sauf dans des cas particuliers où ff est positive.

60. Si deux fonctions en escalier intégrables vérifient f(x)≤g(x)f(x)\le g(x) sur [a,b][a,b], quelle relation leurs intégrales satisfont-elles ?

Le signe de I(f)I(f) détermine celui de I(g)I(g).
I(f)≤I(g)I(f)\le I(g).
I(f)≥I(g)I(f)\ge I(g).
I(f)=I(g)I(f)=I(g) si leurs domaines sont identiques.

$$I(f)\le I(g)$$.

Explication

La monotonie de l’intégrale garantit que l’ordre entre les fonctions est conservé par leurs intégrales. L’égalité n’est pas imposée : elle exige des conditions supplémentaires sur les fonctions.

61. Pour calculer une intégrale sur [a,b][a,b] en la séparant au point cc, quelle égalité exprime la relation de Chasles ?

∫abf(x) dx=∫acf(x) dx−∫cbf(x) dx\int_a^b f(x)\,dx=\int_a^c f(x)\,dx-\int_c^b f(x)\,dx.
∫abf(x) dx=∫abf(x) dx+∫acf(x) dx\int_a^b f(x)\,dx=\int_a^b f(x)\,dx+\int_a^c f(x)\,dx.
∫abf(x) dx=∫acf(x) dx+∫cbf(x) dx\int_a^b f(x)\,dx=\int_a^c f(x)\,dx+\int_c^b f(x)\,dx.
∫abf(x) dx=∫acf(x) dx∫cbf(x) dx\int_a^b f(x)\,dx=\int_a^c f(x)\,dx\int_c^b f(x)\,dx.

$$\int_a^b f(x)\,dx=\int_a^c f(x)\,dx+\int_c^b f(x)\,dx$$.

Explication

La relation de Chasles décompose l’intégrale sur l’intervalle entier en la somme des intégrales sur les deux intervalles adjacents. Une différence entre les deux morceaux ne reconstitue pas, en général, l’intégrale totale.

62. Quelle inégalité permet de majorer la valeur absolue de l’intégrale d’une fonction bornée et intégrable ff sur [a,b][a,b] ?

∣∫abf(x) dx∣≤∫ab∣f(x)∣ dx\left|\int_a^b f(x)\,dx\right|\le\int_a^b |f(x)|\,dx.
∣∫abf(x) dx∣≤∫abf(x)2 dx\left|\int_a^b f(x)\,dx\right|\le\int_a^b f(x)^2\,dx.
∣∫abf(x) dx∣≥∫ab∣f(x)∣ dx\left|\int_a^b f(x)\,dx\right|\ge\int_a^b |f(x)|\,dx.
∣∫abf(x) dx∣=∫abf(x) dx\left|\int_a^b f(x)\,dx\right|=\int_a^b f(x)\,dx.

$$\left|\int_a^b f(x)\,dx\right|\le\int_a^b |f(x)|\,dx$$.

Explication

L’intégrale de la valeur absolue contrôle la valeur absolue de l’intégrale, car les contributions positives et négatives de ff peuvent se compenser. L’égalité n’est pas garantie, notamment lorsque ff change de signe.

63. Quelle condition caractérise une fonction FF qui est une primitive de ff sur un intervalle ?

Sa dérivée est égale à −f-f sur l’intervalle.
Elle est nécessairement positive et sa dérivée est égale à ff.
Sa valeur est égale à ff en chaque point de l’intervalle.
Sa dérivée est égale à ff sur l’intervalle, avec les dérivées unilatérales correspondantes aux bornes incluses.

Sa dérivée est égale à $$f$$ sur l’intervalle, avec les dérivées unilatérales correspondantes aux bornes incluses.

Explication

Par définition, une primitive FF de ff vérifie F′=fF'=f sur l’intervalle considéré, avec la condition adaptée aux bornes incluses. Dire que F=fF=f confond une fonction avec sa dérivée.

64. Si FF et GG sont deux primitives d’une même fonction sur un intervalle, quelle relation les unit ?

Les deux primitives sont nécessairement identiques.
La différence G−FG-F est une fonction affine de pente non nulle.
Il existe une constante cc telle que G=cFG=cF.
Il existe une constante cc telle que G=F+cG=F+c.

Il existe une constante $$c$$ telle que $$G=F+c$$.

Explication

Deux primitives d’une même fonction sur un intervalle ne diffèrent que par une constante. Un multiple constant de FF n’est généralement pas une primitive de la même fonction, sauf dans des cas particuliers.

65. Pour deux fonctions uu et vv de classe C1C^1 sur [a,b][a,b], quelle formule donne l’intégration par parties de ∫abu′(x)v(x) dx\int_a^b u'(x)v(x)\,dx ?

[u(x)v(x)]ab−∫abu(x)v′(x) dx[u(x)v(x)]_a^b-\int_a^b u(x)v'(x)\,dx.
∫abu(x)v′(x) dx−[u(x)v(x)]ab\int_a^b u(x)v'(x)\,dx-[u(x)v(x)]_a^b.
[u(x)v(x)]ab+∫abu(x)v′(x) dx[u(x)v(x)]_a^b+\int_a^b u(x)v'(x)\,dx.
u′(b)v(b)−u′(a)v(a)u'(b)v(b)-u'(a)v(a).

$$[u(x)v(x)]_a^b-\int_a^b u(x)v'(x)\,dx$$.

Explication

L’intégration par parties transforme l’intégrale du produit d’une dérivée par une fonction en un terme de bord moins l’intégrale de l’autre produit dérivé. Le signe devant l’intégrale restante est négatif, et non positif.

66. Qu’est-ce qui caractérise une intégrale généralisée ?

Elle porte sur une fonction périodique et se définit par la moyenne de ses oscillations.
Elle porte sur un intervalle dont une borne est exclue ou infinie et se définit par une limite d’intégrales tronquées.
Elle porte sur un intervalle fermé et se définit par une somme de valeurs aux extrémités.
Elle porte sur une fonction non bornée sur un intervalle fermé et se définit par une primitive polynomiale.

Elle porte sur un intervalle dont une borne est exclue ou infinie et se définit par une limite d’intégrales tronquées.

Explication

Une intégrale généralisée intervient lorsqu’une borne est exclue ou infinie, et sa définition repose sur la limite d’intégrales prises sur des intervalles tronqués. Une intégrale sur un intervalle fermé ne relève pas de cette définition du seul fait qu’elle est écrite sous forme d’intégrale.

67. Une intégrale généralisée est considérée sur un intervalle ouvert et scindée en un point intérieur. Quelle condition assure sa convergence ?

L’intégrale obtenue à droite converge, quelle que soit celle de gauche.
La somme des deux intégrales tronquées reste bornée d’un seul côté.
Les deux intégrales obtenues de part et d’autre du point intérieur convergent.
L’intégrale obtenue à gauche converge, quelle que soit celle de droite.

Les deux intégrales obtenues de part et d’autre du point intérieur convergent.

Explication

Sur un intervalle ouvert, la convergence de l’intégrale exige la convergence de chacun des deux morceaux issus du découpage. La convergence d’un seul morceau ne suffit pas à contrôler le comportement près de l’autre borne.

68. Pour une fonction positive et localement intégrable sur [a,b[[a,b[, quel critère équivaut à la convergence de son intégrale généralisée ?

La fonction ff tend vers zéro lorsque xx approche bb.
Les intégrales partielles ∫axf(t) dt\int_a^x f(t)\,dt tendent vers zéro lorsque xx approche bb.
Les valeurs de f(x)f(x) sont majorées par une même constante pour tout x<bx<b.
Les intégrales partielles ∫axf(t) dt\int_a^x f(t)\,dt sont majorées par une même constante pour tout x<bx<b.

Les intégrales partielles $$\int_a^x f(t)\,dt$$ sont majorées par une même constante pour tout $$x<b$$.

Explication

Pour une fonction positive et localement intégrable, la convergence équivaut à une majoration uniforme des intégrales partielles lorsque leur borne supérieure approche bb. Le fait que ff tende vers zéro ne suffit pas à lui seul à garantir la convergence de l’intégrale.

69. Pour α=32\alpha=\frac{3}{2}, que peut-on conclure sur ∫2+∞dxxα\int_2^{+\infty}\frac{dx}{x^\alpha} et ∫02dxxα\int_0^2\frac{dx}{x^\alpha} ?

Les deux convergent.
La première converge et la seconde diverge.
Les deux divergent.
La première diverge et la seconde converge.

La première converge et la seconde diverge.

Explication

Sur [a,+∞[[a,+\infty[, l’intégrale de x−αx^{-\alpha} converge lorsque α>1\alpha>1, tandis que sur ]0,a]]0,a] elle converge lorsque α<1\alpha<1. Avec α=32\alpha=\frac{3}{2}, la condition est satisfaite à l’infini mais pas au voisinage de zéro.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 95 flashcards sur Dérivation, développements et séries.

Comment démontre-t-on une implication par contraposée ?

On démontre que la négation de la conclusion implique la négation de l’hypothèse.

Quelles implications établit-on pour démontrer P⇔QP \Leftrightarrow Q ?

On établit P⇒QP \Rightarrow Q et Q⇒PQ \Rightarrow P.

Quelles sont les étapes d’une démonstration par récurrence ?

L’initialisation, l’hérédité, puis la conclusion que P(n)P(n) est vraie pour tout n≥n0n \geq n_0.

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Consultez la fiche de révision complète sur Dérivation, développements et séries.

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