QCM : Propriétés des oses et osides (47 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Quelle caractéristique générale décrit les glucides dans les organismes vivants ?

Ce sont des biomolécules propres aux végétaux, intervenant dans la structure et la production d’énergie.
Ce sont des molécules animales jouant un rôle fonctionnel, mais sans participation à la structure des tissus.
Ce sont des molécules présentes chez les végétaux et les animaux, servant principalement au stockage de l’information génétique.
Ce sont des biomolécules présentes chez les végétaux et les animaux, avec des rôles structuraux et fonctionnels.

Ce sont des biomolécules présentes chez les végétaux et les animaux, avec des rôles structuraux et fonctionnels.

Explication

Les glucides sont présents dans les règnes végétal et animal et remplissent des fonctions à la fois structurales et fonctionnelles. Le stockage de l’information génétique relève principalement des acides nucléiques, et non de leur rôle général.

2. Lorsqu’une graine germe, quelle association entre glucides et fonction est correcte ?

La cellulose de la paroi fournit une réserve mobilisée, tandis que l’amidon assure la rigidité végétale.
La cellulose et l’amidon forment ensemble la paroi végétale, tandis que les lipides constituent la réserve mobilisée.
L’amidon forme la paroi végétale, tandis que la cellulose fournit l’énergie mobilisée pendant la germination.
La cellulose participe à la structure de la paroi, tandis que l’amidon fournit une réserve énergétique mobilisable.

La cellulose participe à la structure de la paroi, tandis que l’amidon fournit une réserve énergétique mobilisable.

Explication

La cellulose contribue à la structure de la paroi végétale, alors que l’amidon constitue une réserve énergétique pouvant être mobilisée pendant la germination. L’association inverse entre ces deux fonctions confond leurs rôles.

3. Quel rôle les glucides portés par les glycoprotéines et les glycolipides membranaires peuvent-ils jouer ?

Ils forment la paroi végétale qui entoure la membrane cellulaire.
Ils constituent la réserve énergétique principale utilisée par les cellules.
Ils participent à la reconnaissance et à la signalisation entre cellules.
Ils assurent la synthèse des protéines à partir de l’information génétique.

Ils participent à la reconnaissance et à la signalisation entre cellules.

Explication

Les glucides membranaires associés aux protéines ou aux lipides contribuent à la reconnaissance et à la signalisation cellulaires. La constitution de la paroi végétale relève notamment de la cellulose, pas des glucides membranaires.

4. Quelle distinction entre oses et osides est correcte ?

Les oses sont des unités simples non hydrolysables, tandis que les osides associent plusieurs composants.
Les oses sont des réserves énergétiques, tandis que les osides forment les parois des cellules végétales.
Les osides sont des unités simples non hydrolysables, tandis que les oses associent plusieurs composants.
Les oses sont des glucides membranaires, tandis que les osides correspondent à des fonctions carbonyles.

Les oses sont des unités simples non hydrolysables, tandis que les osides associent plusieurs composants.

Explication

Un ose est une unité simple qui ne peut pas être hydrolysée, tandis qu’un oside est constitué d’oses associés entre eux ou à une autre molécule. L’inversion de ces définitions constitue une confusion fréquente.

5. Quelle combinaison de fonctions définit un ose ?

Un acide comportant plusieurs hydroxyles et une fonction carboxyle réductrice ou oxydante.
Un polyalcool portant plusieurs hydroxyles et une fonction carbonyle réductrice, aldéhyde ou cétone.
Un alcool portant une seule fonction hydroxyle et plusieurs fonctions carbonyles non réductrices.
Un polyalcool portant plusieurs carbonyles et une fonction hydroxyle réductrice, aldéhyde ou cétone.

Un polyalcool portant plusieurs hydroxyles et une fonction carbonyle réductrice, aldéhyde ou cétone.

Explication

Un ose est un polyalcool qui possède plusieurs fonctions hydroxyle ainsi qu’une fonction carbonyle réductrice, de type aldéhyde ou cétone. Une fonction carbonyle n’est pas une fonction hydroxyle, contrairement à ce que suppose une inversion des groupes.

6. Un ose comporte six atomes de carbone : quel terme indique son nombre de carbones ?

Un hexose.
Un tétrose.
Un pentose.
Un heptose.

Un hexose.

Explication

Un ose à six carbones est un hexose. Un pentose en comporte cinq, tandis qu’un heptose en comporte sept.

7. Deux molécules ont la même formule brute, mais leurs atomes sont agencés différemment : comment les qualifie-t-on ?

D’énantiomères, car leur formule brute est identique.
De conformères, car leur formule brute est différente.
De molécules achirales, car leur formule brute est identique.
D’isomères.

D’isomères.

Explication

Des isomères possèdent la même formule brute, mais diffèrent par l’agencement ou la disposition de leurs atomes. Le fait de partager une formule brute ne suffit pas à établir que deux molécules sont des énantiomères.

8. Quelle affirmation distingue correctement les nomenclatures D/L et R/S ?

D/L classe les oses selon leur nombre de carbones, tandis que R/S précise leur fonction réductrice.
D/L situe un ose par rapport au glycéraldéhyde, tandis que R/S décrit la configuration absolue de ses carbones asymétriques.
D/L indique le sens de rotation de la lumière, tandis que R/S situe un ose par rapport au glycéraldéhyde.
D/L décrit la configuration absolue de chaque carbone asymétrique, tandis que R/S indique la longueur de la chaîne carbonée.

D/L situe un ose par rapport au glycéraldéhyde, tandis que R/S décrit la configuration absolue de ses carbones asymétriques.

Explication

La notation D/L repose sur une comparaison avec le glycéraldéhyde, alors que R/S décrit la configuration absolue des carbones asymétriques. D/L ne prédit pas le sens de rotation optique.

9. Une molécule chirale dévie le plan de la lumière polarisée vers la gauche : comment qualifie-t-on cette rotation ?

Lévogyre, avec un signe négatif.
Dextrogyre, avec un signe positif.
Lévogyre, avec un signe positif.
Dextrogyre, avec un signe négatif.

Lévogyre, avec un signe négatif.

Explication

Une déviation vers la gauche est dite lévogyre et notée par un signe négatif. Le terme dextrogyre désigne une déviation vers la droite, associée au signe positif.

10. Quel ose constitue l’exception à l’activité optique des oses chiraux purs ?

Un ose à plusieurs carbones asymétriques, qui est actif à l’état pur.
Un ose de série D, dont le signe de rotation est nécessairement positif.
Le glycéraldéhyde, qui possède un centre chiral.
La dihydroxyacétone, qui ne possède aucun centre chiral.

La dihydroxyacétone, qui ne possède aucun centre chiral.

Explication

La dihydroxyacétone est l’exception parce qu’elle ne possède aucun centre chiral et est optiquement inactive. Le glycéraldéhyde, au contraire, possède un centre chiral et fait partie des oses optiquement actifs à l’état pur.

11. Pourquoi un mélange équimolaire de deux énantiomères présente-t-il une rotation nette nulle ?

Les rotations des deux énantiomères s’additionnent, mais la lumière devient non polarisée.
Les deux énantiomères perdent leur chiralité lorsqu’ils sont mélangés à parts égales.
Les molécules du mélange absorbent la lumière polarisée avant qu’elle soit déviée.
Les rotations opposées des deux énantiomères se compensent dans le mélange.

Les rotations opposées des deux énantiomères se compensent dans le mélange.

Explication

Dans un mélange racémique, les quantités égales de deux énantiomères produisent des rotations opposées qui s’annulent. Le mélange ne supprime pas la chiralité propre de chaque énantiomère.

12. Un ose appartient à la série D : que peut-on conclure sur le signe de son pouvoir rotatoire ?

Son pouvoir rotatoire est nul, car la notation D neutralise la rotation.
La série D ne permet pas de prédire si sa rotation est positive ou négative.
Son pouvoir rotatoire est négatif, car D désigne une configuration lévogyre.
Son pouvoir rotatoire est positif, car D signifie une déviation vers la droite.

La série D ne permet pas de prédire si sa rotation est positive ou négative.

Explication

La notation D/L indique la série de Fischer et ne détermine pas le signe du pouvoir rotatoire : un ose D peut être dextrogyre ou lévogyre. Assimiler D à une rotation positive confond deux classifications distinctes.

13. Lors de la cyclisation intramoléculaire d’un aldose, quel type de liaison et de produit se forment ?

Une liaison C–C donnant un hémicétal
Une liaison C–O–C donnant un hémiacétal
Une liaison C–C donnant un hémiacétal
Une liaison C–O–C donnant un hémicétal

Une liaison C–O–C donnant un hémiacétal

Explication

L’hydroxyle attaque la fonction carbonyle et crée une liaison C–O–C ; pour un aldose, le produit est un hémiacétal. Un hémicétal se forme lors de la cyclisation d’un cétose, et non d’un aldose.

14. Quelle description distingue correctement un cycle furane d’un cycle pyrane dans un ose ?

Le furane contient cinq carbones de l’ose et un oxygène, le pyrane en contient quatre et un oxygène.
Le furane contient cinq carbones de l’ose et deux oxygènes, le pyrane en contient quatre et un oxygène.
Le furane contient quatre carbones de l’ose et deux oxygènes, le pyrane en contient cinq et un oxygène.
Le furane contient quatre carbones de l’ose et un oxygène, le pyrane en contient cinq et un oxygène.

Le furane contient quatre carbones de l’ose et un oxygène, le pyrane en contient cinq et un oxygène.

Explication

Le cycle furane compte quatre carbones provenant de l’ose et un oxygène, tandis que le cycle pyrane en compte cinq et un oxygène. La distinction ne porte pas sur un nombre différent d’atomes d’oxygène.

15. Quel changement structural propre à la cyclisation permet l’existence des anomères α et β ?

La création d’un oxygène asymétrique appelé oxygène anomérique
La création d’un carbone asymétrique appelé carbone anomérique
La disparition du carbone carbonylé au profit d’un carbone achiral
La formation d’une liaison entre deux carbones qui crée un carbone asymétrique

La création d’un carbone asymétrique appelé carbone anomérique

Explication

La cyclisation crée un nouveau centre asymétrique, le carbone anomérique, dont les deux configurations correspondent aux anomères α et β. La formation d’un oxygène asymétrique n’explique pas cette distinction.

16. Dans une projection de Haworth, comment l’orientation de l’OH anomérique distingue-t-elle les anomères α et β par rapport au groupe CH2OH ?

L’OH est cis au CH2OH dans les deux anomères, mais change de position sur le cycle.
L’OH est trans au CH2OH en α et cis au CH2OH en β.
L’OH est cis au CH2OH en α et trans au CH2OH en β.
L’OH est trans au CH2OH dans les deux anomères, mais change de position sur le cycle.

L’OH est trans au CH2OH en α et cis au CH2OH en β.

Explication

Dans la projection de Haworth, l’OH anomérique est trans au groupe CH2OH dans l’anomère α et cis dans l’anomère β. L’inversion de ces relations attribue incorrectement les deux anomères.

17. Que se passe-t-il lorsqu’un ose d’au moins cinq carbones est chauffé en milieu acide concentré ?

Il reste stable comme en milieu acide dilué.
Il se réduit en polyalcool sous l’action de l’acide.
Il s’interconvertit en aldose ou en cétose sans déshydratation.
Il se déshydrate et se cyclise en dérivé furfuralique.

Il se déshydrate et se cyclise en dérivé furfuralique.

Explication

Un milieu acide concentré et chaud provoque la déshydratation et la cyclisation des oses d’au moins cinq carbones en dérivés furfuraliques. La stabilité correspond plutôt à un milieu acide dilué.

18. Quel type de transformation un ose peut-il subir à froid en milieu alcalin ?

Une interconversion entre aldose et cétose ou une épimérisation en C2
Une oxydation du carbonyle en acide ou une épimérisation en C1
Une déshydratation en dérivé furfuralique ou une cyclisation acide
Une réduction en polyalcool ou une déshydratation en milieu chaud

Une interconversion entre aldose et cétose ou une épimérisation en C2

Explication

À froid en milieu alcalin, un ose peut s’interconvertir entre les formes aldose et cétose ou subir une épimérisation en C2. La formation de dérivés furfuraliques est associée à un milieu acide concentré et chaud.

19. Quel est le produit caractéristique de la réduction du groupement carbonyle d’un ose ?

Un acide uronique, formé par oxydation du groupement carbonyle
Un hémiacétal, formé par cyclisation du groupement carbonyle
Un polyalcool, également appelé polyol ou sucre alcool
Un dérivé furfuralique, formé par déshydratation de l’ose

Un polyalcool, également appelé polyol ou sucre alcool

Explication

La réduction du groupement carbonyle transforme l’ose en polyalcool, aussi nommé polyol ou sucre alcool. Un dérivé furfuralique résulte plutôt d’une déshydratation en milieu acide concentré et chaud.

20. Quels produits obtient-on en réduisant un aldose et un cétose, respectivement ?

Un acide correspondant pour l’aldose, deux polyalcools épimères en C2 pour le cétose
Un polyalcool correspondant pour chacun, sans formation de produits épimères
Un polyalcool correspondant pour l’aldose, deux polyalcools épimères en C2 pour le cétose
Deux polyalcools épimères en C2 pour l’aldose, un polyalcool correspondant pour le cétose

Un polyalcool correspondant pour l’aldose, deux polyalcools épimères en C2 pour le cétose

Explication

La réduction d’un aldose donne le polyalcool correspondant, tandis qu’un cétose peut donner deux polyalcools épimères en C2. L’inversion de ces résultats attribue à tort les deux produits épimères à la réduction de l’aldose.

21. Dans des conditions douces, quelle différence distingue les aldoses des cétoses face à l’oxydation ?

Les deux catégories sont oxydées de façon comparable.
Les aldoses sont oxydés, contrairement aux cétoses.
Les cétoses sont oxydés, contrairement aux aldoses.
Aucune des deux catégories n’est oxydée dans ces conditions.

Les aldoses sont oxydés, contrairement aux cétoses.

Explication

Dans des conditions douces, les aldoses subissent une oxydation, alors que les cétoses n’y réagissent pas de la même façon. La proposition selon laquelle les deux catégories s’oxydent de façon comparable efface cette distinction.

22. Lorsqu’un aldose est oxydé au niveau de sa fonction aldéhyde, quel produit se forme ?

Un acide aldarique, après transformation du groupe CHO en COOH et d’un alcool en COOH.
Un alditol, après transformation du groupe CHO en CH₂OH.
Un acide uronique, après transformation du groupe CHO en CH₂OH.
Un acide aldonique, après transformation du groupe CHO en COOH.

Un acide aldonique, après transformation du groupe CHO en COOH.

Explication

L’oxydation de la fonction aldéhyde convertit le groupe CHO en groupe COOH et produit un acide aldonique. La formation d’un acide aldarique suppose aussi l’oxydation d’une autre fonction alcool, qui n’est pas décrite ici.

23. Dans le dosage du glucose sanguin par la glucose oxydase, quel événement permet de mesurer la quantité de glucose ?

La glucose oxydase transforme le chromogène en glucose, dont la quantité est déduite du signal.
Le H₂O₂ produit est mesuré directement par spectrophotométrie, sans réaction avec un chromogène.
Le H₂O₂ produit oxyde un chromogène mesuré par spectrophotométrie, et le signal est proportionnel au glucose.
Le glucose réduit directement un chromogène mesuré par spectrophotométrie, et le signal est proportionnel au glucose.

Le H₂O₂ produit oxyde un chromogène mesuré par spectrophotométrie, et le signal est proportionnel au glucose.

Explication

La glucose oxydase oxyde le glucose et libère du H₂O₂, qui oxyde ensuite un chromogène mesuré par spectrophotométrie. Le dosage ne mesure pas directement le H₂O₂ sans passer par le chromogène.

24. Que se passe-t-il lorsqu’un aldose réagit avec la liqueur de Fehling à chaud en milieu alcalin ?

Il est oxydé en acide aldonique en C1, tandis que Cu²⁺ est réduit en Cu⁺ et qu’un précipité rouge apparaît.
Il est déshydraté, tandis que Cu²⁺ est réduit en cuivre métallique et qu’un dépôt noir apparaît.
Il est oxydé en acide aldonique en C1, tandis que Cu²⁺ reste inchangé et que la solution devient verte.
Il est réduit en alditol, tandis que Cu⁺ est oxydé en Cu²⁺ et que la solution reste bleue.

Il est oxydé en acide aldonique en C1, tandis que Cu²⁺ est réduit en Cu⁺ et qu’un précipité rouge apparaît.

Explication

À chaud en milieu alcalin, l’aldose est oxydé en acide aldonique et les ions Cu²⁺ sont réduits en Cu⁺, ce qui s’accompagne d’un précipité rouge. L’idée que la solution reste bleue malgré la réaction ignore cette réduction du cuivre.

25. Que forme la condensation de la fonction hémi(a)cétalique d’un ose avec un alcool ou un phénol ?

Une liaison O-glycosidique et un O-hétéroside.
Une liaison N-glycosidique et un N-hétéroside.
Un ester phosphorique et un ose phosphorylé.
Un ose aminé portant une fonction amide stable.

Une liaison O-glycosidique et un O-hétéroside.

Explication

La condensation avec un alcool ou un phénol relie l’ose par une liaison O-glycosidique et donne un O-hétéroside. La formation d’un N-hétéroside correspond plutôt à une condensation avec l’ammoniac ou une amine.

26. Quelle liaison se forme lorsque la fonction hémi(a)cétalique d’un ose se condense avec une amine ?

Une liaison peptidique, conduisant à un peptide associé à l’ose.
Une liaison ester, conduisant à un ester phosphorique de l’ose.
Une liaison N-glycosidique, conduisant à un N-hétéroside comme dans les nucléosides.
Une liaison O-glycosidique, conduisant à un O-hétéroside comme dans les nucléosides.

Une liaison N-glycosidique, conduisant à un N-hétéroside comme dans les nucléosides.

Explication

La condensation avec une amine forme une liaison N-glycosidique et un N-hétéroside, comme dans les nucléosides de l’ADN et de l’ARN. Une liaison O-glycosidique se forme plutôt lors d’une condensation avec un alcool ou un phénol.

27. Quel changement chimique caractérise la formation d’un ose aminé ?

Un groupe hydroxyle est remplacé par une amine, souvent ensuite acétylée en amide stable.
Un hydroxyle anomérique est condensé avec un alcool, formant une liaison O-glycosidique.
Un groupe hydroxyle est phosphorylé, formant un ester phosphorique de l’ose.
Un groupe aldéhyde est remplacé par une amine, souvent ensuite oxydée en acide stable.

Un groupe hydroxyle est remplacé par une amine, souvent ensuite acétylée en amide stable.

Explication

Un ose aminé résulte du remplacement d’un groupe hydroxyle par une amine, qui est souvent acétylée ensuite en amide stable. La phosphorylation d’un hydroxyle forme un ester phosphorique, et non un ose aminé.

28. Quelle propriété définit un holoside ?

Son hydrolyse enzymatique libère des acides aminés plutôt que des oses.
Son hydrolyse acide ou enzymatique libère nécessairement un ose et une partie non glucidique.
Son hydrolyse acide ou enzymatique par des osidases libère un ou plusieurs oses.
Il est formé par condensation d’un ose avec un alcool ou un phénol.

Son hydrolyse acide ou enzymatique par des osidases libère un ou plusieurs oses.

Explication

Un holoside est défini par le fait que son hydrolyse acide ou enzymatique par des osidases libère un ou plusieurs oses. La libération d’une partie non glucidique caractérise plutôt un hétéroside.

29. Un glucide libère huit oses par hydrolyse : à quelle catégorie appartient-il selon le nombre d’oses libérés ?

À celle des oses simples, qui libèrent de 2 à 10 oses.
À celle des oligosides, qui libèrent de 2 à 10 oses.
À celle des polyholosides, qui libèrent de 2 à 10 oses.
À celle des oligosides, qui libèrent plus de 10 oses.

À celle des oligosides, qui libèrent de 2 à 10 oses.

Explication

Huit oses se situent dans l’intervalle de 2 à 10, qui définit les oligosides. Les polyholosides se distinguent par la libération de plus de 10 oses.

30. Quelle caractéristique structurale définit une liaison O-glycosidique entre deux oses ?

C’est un ester formé entre deux oses et impliquant le carbone anomérique de l’un d’eux.
C’est un hémiacétal formé entre deux oses et impliquant leurs deux carbones anomériques.
C’est un acétal formé entre deux oses sans participation d’un carbone anomérique.
C’est un acétal formé entre deux oses et impliquant le carbone anomérique de l’un d’eux.

C’est un acétal formé entre deux oses et impliquant le carbone anomérique de l’un d’eux.

Explication

La liaison O-glycosidique est un acétal entre deux oses et implique obligatoirement le carbone anomérique de l’un d’eux. Une liaison impliquant deux carbones anomériques n’est pas exigée par cette définition.

31. Dans une liaison O-glycosidique reliant un aldose à un second ose, quelles positions doivent participer à la liaison ?

Les deux oses engagent obligatoirement leur hydroxyle anomérique, porté par C1 chez chacun.
Le premier ose engage son hydroxyle anomérique porté par C1, tandis que le second peut engager n’importe quel hydroxyle.
Le premier ose engage un hydroxyle quelconque, tandis que le second doit engager son hydroxyle anomérique.
Le premier ose engage son hydroxyle porté par C2, tandis que le second doit engager son hydroxyle anomérique.

Le premier ose engage son hydroxyle anomérique porté par C1, tandis que le second peut engager n’importe quel hydroxyle.

Explication

Pour un aldose, le premier ose utilise obligatoirement son hydroxyle anomérique porté par C1, alors que le second peut engager n’importe lequel de ses hydroxyles. L’engagement obligatoire des deux hydroxyles anomériques est donc trop restrictif.

32. Pourquoi un diholoside oside-ose est-il réducteur, contrairement à un diholoside oside-oside ?

Parce que le premier ose conserve un carbone anomérique libre, tandis que les deux carbones anomériques sont engagés dans l’oside-oside.
Parce que le second ose conserve un carbone anomérique libre, tandis que les deux carbones anomériques sont engagés dans l’oside-oside.
Parce que les deux oses conservent un carbone anomérique libre dans l’oside-ose, tandis qu’un seul est engagé dans l’oside-oside.
Parce que l’oside-ose comporte une liaison entre deux carbones anomériques, tandis que l’oside-oside en comporte une entre un carbone anomérique et un carbone non anomérique.

Parce que le second ose conserve un carbone anomérique libre, tandis que les deux carbones anomériques sont engagés dans l’oside-oside.

Explication

Dans un oside-ose, le second ose garde un carbone anomérique libre, ce qui confère au diholoside son caractère réducteur. La distinction ne dépend pas du premier ose seul : dans un oside-oside, les deux carbones anomériques sont engagés.

33. Quelle structure correspond au lactose ?

Un galactose lié au glucose du saccharose par une liaison α(1→6), formant un triholoside non réducteur.
Un β-D-galactose et un D-glucose reliés par une liaison β(1→4), formant un diholoside réducteur.
Deux molécules de glucose reliées par une liaison α(1→4), formant un diholoside réducteur.
Un glucose et un fructose liés par leurs carbones anomériques, formant un diholoside non réducteur.

Un β-D-galactose et un D-glucose reliés par une liaison β(1→4), formant un diholoside réducteur.

Explication

Le lactose associe un β-D-galactose à un D-glucose par une liaison β(1→4) et possède un caractère réducteur. L’association de deux glucoses par une liaison α(1→4) décrit le maltose, et non le lactose.

34. Que produit l’action de la lactase de la bordure en brosse intestinale sur le lactose ?

Du glucose et du fructose, qui peuvent ensuite être absorbés.
Du galactose et du fructose, qui peuvent ensuite être absorbés.
Deux molécules de glucose, qui peuvent ensuite être absorbées.
Du glucose et du galactose, qui peuvent ensuite être absorbés.

Du glucose et du galactose, qui peuvent ensuite être absorbés.

Explication

La lactase hydrolyse le lactose en glucose et en galactose, deux oses qui peuvent alors être absorbés. La formation de deux glucoses correspond à la coupure du maltose, pas à celle du lactose.

35. Quelle propriété distingue le saccharose du lactose et du maltose ?

Le saccharose est non réducteur, car le glucose et le fructose sont liés par leurs carbones anomériques.
Le saccharose est réducteur, car le glucose conserve un carbone anomérique libre après sa liaison au fructose.
Le saccharose est non réducteur, car ses deux oses sont reliés par une liaison α(1→4).
Le saccharose est réducteur, car le glucose et le fructose sont liés par leurs carbones anomériques.

Le saccharose est non réducteur, car le glucose et le fructose sont liés par leurs carbones anomériques.

Explication

Dans le saccharose, les carbones anomériques du glucose et du fructose sont engagés dans la liaison, ce qui le rend non réducteur. Le lactose et le maltose sont au contraire réducteurs, car ils conservent un carbone anomérique libre.

36. Quelle caractéristique de longueur définit les polysaccharides ?

Ce sont des chaînes covalentes comprenant de 20 à plusieurs milliers de résidus d’acides aminés.
Ce sont des chaînes covalentes comprenant de 2 à une dizaine d’unités d’oses.
Ce sont des chaînes non covalentes comprenant de 20 à plusieurs milliers d’unités d’oses.
Ce sont des chaînes covalentes comprenant de 20 à plusieurs milliers d’unités d’oses.

Ce sont des chaînes covalentes comprenant de 20 à plusieurs milliers d’unités d’oses.

Explication

Les polysaccharides sont des chaînes covalentes constituées de 20 à plusieurs milliers d’unités d’oses. Des chaînes de quelques unités correspondent à des glucides plus courts, tandis que des résidus d’acides aminés constituent des protéines.

37. Un polymère glucidique est composé de plusieurs types d’unités monosaccharidiques : comment le classe-t-on ?

Comme un homopolysaccharide, car il combine plusieurs types d’unités monosaccharidiques.
Comme un hétéropolysaccharide, car il contient un seul type d’unité monosaccharidique.
Comme un homopolysaccharide, car il contient un seul type d’unité monosaccharidique.
Comme un hétéropolysaccharide, car il combine plusieurs types d’unités monosaccharidiques.

Comme un hétéropolysaccharide, car il combine plusieurs types d’unités monosaccharidiques.

Explication

Un hétéropolysaccharide associe plusieurs types d’unités monosaccharidiques, contrairement à un homopolysaccharide qui n’en contient qu’un seul type. La présence de plusieurs unités ne justifie donc pas la classification comme homopolysaccharide.

38. Où l’amidon, réserve glucidique des végétaux, est-il stocké dans les cellules ?

Sous forme de granules dans les mitochondries.
Sous forme de granules dans les amyloplastes.
Sous forme de granules dans les lysosomes.
Sous forme de granules dans les noyaux.

Sous forme de granules dans les amyloplastes.

Explication

L’amidon constitue une réserve glucidique végétale et se trouve sous forme de granules dans les amyloplastes. Les lysosomes ne sont pas les compartiments de stockage de cette réserve.

39. Quelle comparaison entre l’amylose et l’amylopectine décrit correctement l’organisation de l’amidon ?

L’amylose représente environ 20 % et forme des chaînes de glucose en β(1→4), tandis que l’amylopectine représente environ 80 % et comporte des ramifications β(1→6).
L’amylose représente environ 20 % et forme des chaînes de glucose souvent hélicoïdales en α(1→4), tandis que l’amylopectine représente environ 80 % et comporte des ramifications α(1→6).
L’amylose représente environ 80 % et forme des chaînes de glucose souvent hélicoïdales en α(1→4), tandis que l’amylopectine représente environ 20 % et comporte des ramifications α(1→6).
L’amylose représente environ 20 % et forme des chaînes de glucose ramifiées en α(1→6), tandis que l’amylopectine représente environ 80 % et reste linéaire en α(1→4).

L’amylose représente environ 20 % et forme des chaînes de glucose souvent hélicoïdales en α(1→4), tandis que l’amylopectine représente environ 80 % et comporte des ramifications α(1→6).

Explication

L’amidon contient environ 20 % d’amylose, essentiellement en chaînes α(1→4), et 80 % d’amylopectine, ramifiée par des liaisons α(1→6). Inverser leurs proportions confond les deux constituants, même si leurs organisations respectives sont correctement décrites.

40. Quelle organisation caractérise généralement un glycosaminoglycane ?

Une longue chaîne ramifiée répétant un disaccharide formé de deux oses aminés et, le plus souvent, d’un acide uronique.
Une longue chaîne linéaire répétant un monosaccharide formé d’un ose aminé et, le plus souvent, d’un acide uronique.
Une longue chaîne linéaire répétant un disaccharide formé d’un ose aminé et, le plus souvent, d’un acide uronique.
Une longue chaîne linéaire répétant un disaccharide formé de deux acides uroniques et, le plus souvent, d’un ose aminé.

Une longue chaîne linéaire répétant un disaccharide formé d’un ose aminé et, le plus souvent, d’un acide uronique.

Explication

Les GAG sont de longues chaînes linéaires dont le motif répété est un disaccharide constitué d’un ose aminé et, le plus souvent, d’un acide uronique. Une chaîne ramifiée ne correspond pas à l’organisation caractéristique donnée pour ces molécules.

41. Comment les groupes sulfate contribuent-ils aux propriétés mécaniques de nombreux GAG ?

Ils leur confèrent souvent une forte charge positive et une grande affinité pour l’eau, favorisant la lubrification et l’amortissement.
Ils leur confèrent souvent une forte charge négative et une faible affinité pour l’eau, favorisant la lubrification et l’amortissement.
Ils leur confèrent souvent une forte charge négative et une grande affinité pour les lipides, favorisant la lubrification et l’amortissement.
Ils leur confèrent souvent une forte charge négative et une grande affinité pour l’eau, favorisant la lubrification et l’amortissement.

Ils leur confèrent souvent une forte charge négative et une grande affinité pour l’eau, favorisant la lubrification et l’amortissement.

Explication

Les groupes sulfate donnent souvent aux GAG une charge négative et une forte affinité pour l’eau, propriétés utiles à la lubrification et à l’amortissement. Une charge positive ne traduit pas l’effet de ces groupes sulfate.

42. Quelle propriété distingue l’acide hyaluronique de la plupart des autres GAG ?

Il est sulfaté et est lié de façon covalente à une protéine cœur.
Il est sulfaté et n’est pas lié de façon covalente à une protéine cœur.
Il est non sulfaté et n’est pas lié de façon covalente à une protéine cœur.
Il est non sulfaté et est lié de façon covalente à une protéine cœur.

Il est non sulfaté et n’est pas lié de façon covalente à une protéine cœur.

Explication

L’acide hyaluronique est un GAG non sulfaté et n’est pas attaché de façon covalente à une protéine cœur. L’association à une protéine cœur est une caractéristique de la plupart des autres GAG, non de l’acide hyaluronique.

43. Quelle comparaison entre l’héparane sulfate et l’héparine est correcte ?

L’héparane sulfate se trouve à la surface cellulaire et dans les lames basales, où il module la signalisation; l’héparine des mastocytes agit comme anticoagulant via l’antithrombine.
L’héparane sulfate se trouve dans les lames basales, où il assure l’anticoagulation; l’héparine des mastocytes module la signalisation à la surface cellulaire.
L’héparane sulfate se trouve à la surface cellulaire et dans les lames basales, où il active l’antithrombine; l’héparine des mastocytes module la signalisation cellulaire.
L’héparane sulfate est stocké dans les mastocytes et agit comme anticoagulant via l’antithrombine; l’héparine se trouve dans les lames basales et module la signalisation.

L’héparane sulfate se trouve à la surface cellulaire et dans les lames basales, où il module la signalisation; l’héparine des mastocytes agit comme anticoagulant via l’antithrombine.

Explication

L’héparane sulfate participe à la modulation de la signalisation à la surface des cellules et dans les lames basales, tandis que l’héparine des mastocytes est un puissant anticoagulant agissant via l’antithrombine. L’option qui attribue ces rôles à l’autre molécule inverse leurs fonctions.

44. Quelle structure définit un hétéroside ?

Une chaîne glucidique dépourvue de partie non glucidique
Une partie lipidique liée à un sucre par une fonction ester
Deux parties glucidiques liées entre elles par leurs carbones anomériques
Une partie glucidique liée par son carbone anomérique à un aglycone non glucidique

Une partie glucidique liée par son carbone anomérique à un aglycone non glucidique

Explication

Un hétéroside associe une partie glucidique et un aglycone non glucidique par l’intermédiaire du carbone anomérique du sucre. Une molécule composée de deux sucres liés entre eux ne correspond pas à cette définition.

45. Quel groupe fonctionnel de l’aglycone caractérise un N-glycoside ?

Une fonction carboxyle
Une fonction amine
Une fonction thiol
Une fonction alcool

Une fonction amine

Explication

Dans un N-glycoside, la liaison met en jeu une fonction amine de l’aglycone. Une fonction alcool caractérise plutôt un O-glycoside, tandis qu’une fonction thiol correspond à un S-glycoside.

46. Après l’ajout d’acide glucuronique à la bilirubine par le foie, quel effet facilite son élimination ?

Sa liaison aux globules rouges augmente, ce qui favorise son transport dans le sang
Sa dégradation cesse, ce qui favorise son accumulation dans les cellules hépatiques
Sa solubilité dans l’eau augmente, ce qui favorise son élimination dans la bile ou l’urine
Sa solubilité dans les lipides augmente, ce qui favorise son stockage dans le tissu adipeux

Sa solubilité dans l’eau augmente, ce qui favorise son élimination dans la bile ou l’urine

Explication

L’ajout d’acide glucuronique rend la bilirubine plus hydrosoluble et facilite ainsi son élimination dans la bile ou l’urine. Une augmentation de sa solubilité lipidique favoriserait plutôt son stockage dans les tissus, et non son excrétion aqueuse.

47. Dans un glycanne dont les antennes varient en composition, quelle partie contribue principalement à la spécificité biologique ?

Les antennes flexibles, dont la composition peut varier
Le noyau invariant, qui sert principalement de point d’ancrage
La rigidité du noyau, qui empêche toute variation des antennes
La liaison au support cellulaire, qui détermine la composition des sucres

Les antennes flexibles, dont la composition peut varier

Explication

Les antennes flexibles et variables portent principalement la spécificité biologique des glycanes, tandis que le noyau invariant sert de point d’ancrage. Attribuer principalement cette spécificité au noyau confond son rôle structural avec celui des antennes.

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Mémorisez les réponses avec 98 flashcards sur Propriétés des oses et osides.

Quels rôles essentiels les glucides remplissent-ils dans les règnes végétal et animal ?

Des rôles structuraux et fonctionnels.

Quel rôle structural la cellulose remplit-elle chez les végétaux ?

Elle participe à la structure de la paroi végétale.

À quoi participent les glucides membranaires des glycoprotéines et glycolipides ?

À la reconnaissance et à la signalisation cellulaires.

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