QCM : Exploration minière et cartographie (62 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Une équipe suit un indice minéral depuis sa première observation jusqu’à l’évaluation d’un gisement situé en profondeur. À quelle démarche ces opérations appartiennent-elles ?

À la prospection minière
À la reconnaissance préliminaire
Au traitement du minerai
À l’exploitation minière

À la prospection minière

Explication

La prospection minière couvre les opérations allant de la recherche du premier indice à la découverte et à l’évaluation d’un gisement, qu’il soit profond ou proche de la surface. L’exploitation concerne l’extraction, la reconnaissance préliminaire s’arrête avant l’évaluation, et le traitement intervient sur le minerai.

2. Un ensemble de roches contient une substance utile, mais sa teneur est inférieure au seuil rentable dans les conditions économiques actuelles. Comment le qualifier par rapport au minerai ?

Comme un gisement, car la substance est présente dans la roche
Comme du minerai, car toute présence d’une substance utile suffit
Comme un produit valorisé, car son extraction est déjà rentable
Comme du stérile, car la quantité n’atteint pas le seuil d’exploitation

Comme du stérile, car la quantité n’atteint pas le seuil d’exploitation

Explication

Le minerai contient une substance utile en quantité suffisante pour justifier l’exploitation; une présence sous ce seuil relève du stérile. La confusion entre présence et quantité exploitable conduit à qualifier à tort cet ensemble de minerai.

3. Une équipe découvre un gîte dont les substances utiles peuvent être exploitées avec profit aux prix et coûts actuels. Quelle qualification correspond à cette situation ?

Un gisement
Un minerai
Un indice minéral
Un prospect

Un gisement

Explication

Un gisement est un gîte contenant des substances utiles en quantité suffisante pour être exploité avec profit dans les conditions économiques du moment. Un indice ou un prospect ne garantit pas cette rentabilité, tandis que le minerai désigne la matière utile exploitable.

4. Après avoir découvert un gîte, une équipe doit caractériser sa géométrie, sa taille, sa teneur, son tonnage et sa profondeur. Quel objectif principal poursuit-elle ?

Choisir les moyens financiers et techniques de recherche
Évaluer les procédés de traitement et de valorisation
Déterminer les caractéristiques du gisement découvert
Inventorier les ressources minérales de toute l’écorce terrestre

Déterminer les caractéristiques du gisement découvert

Explication

L’objectif principal de l’exploration minière est de découvrir un gisement et d’en déterminer la forme, les dimensions, la teneur, le tonnage et la profondeur. Choisir les moyens relève de la planification, tandis que le traitement et l’inventaire général relèvent d’autres activités.

5. Un gîte est associé à la mise en place de roches sédimentaires. Dans quelle grande catégorie le classer ?

Parmi les gîtes exogènes
Parmi les gîtes orthomagmatiques
Parmi les gîtes métamorphiques
Parmi les gîtes endogènes

Parmi les gîtes exogènes

Explication

Les gîtes exogènes sont liés à la mise en place des roches sédimentaires, tandis que les gîtes endogènes sont liés aux roches magmatiques et métamorphiques. Les catégories orthomagmatique et métamorphique sont des types de gîtes endogènes.

6. Dans une fissure, des solutions chaudes précipitent des minéraux lors de leur refroidissement. De quel type de gîte de ségrégation magmatique s’agit-il ?

D’un gîte détritique
D’un gîte pneumatolitique
D’un gîte orthomagmatique
D’un gîte hydrothermal

D’un gîte hydrothermal

Explication

Les gîtes hydrothermaux se forment par cristallisation ou précipitation de solutions chaudes ou de gaz dans des fissures. Les gîtes pneumatolitiques sont liés aux premières échappées de matières volatiles, et les gîtes orthomagmatiques se forment au sein de la roche magmatique.

7. L’altération arrache des fragments minéraux à des roches, puis l’action mécanique des eaux les concentre dans un dépôt alluvial. Quelle catégorie de gîte décrit ce dépôt ?

Un gîte d’origine chimique ou biochimique
Un gîte métamorphique
Un gîte détritique ou alluvionnaire
Un gîte résiduel d’altération

Un gîte détritique ou alluvionnaire

Explication

Les gîtes détritiques ou alluvionnaires résultent de la concentration mécanique de fragments minéraux arrachés aux roches par altération. La précipitation d’éléments dissous caractérise les gîtes chimiques ou biochimiques; la recristallisation et l’altération sur place correspondent à d’autres processus.

8. Quels éléments doivent intervenir dans la formation d’un gîte minéral ?

Une source minéralisatrice, un transport et un dépôt, sans piège
Un piège, un dépôt et un transport, sans source minéralisatrice
Une source minéralisatrice, un transport, un dépôt et un piège
Une source minéralisatrice, un piège et un dépôt, sans transport

Une source minéralisatrice, un transport, un dépôt et un piège

Explication

La formation d’un gîte implique une source, le transport ou la migration, un dépôt ou magasin, ainsi qu’un piège ou réservoir. Omettre le piège, la source ou le transport revient à supprimer l’un des éléments nécessaires.

9. Dans un système hydrothermal, les substances dissoutes précipitent après le mélange de deux fluides. Quel mécanisme a déclenché leur dépôt ?

La réaction avec la roche encaissante
La variation de pression
Le mélange des fluides
Le refroidissement du fluide

Le mélange des fluides

Explication

Le mélange de fluides peut déstabiliser les complexes métalliques et déclencher la précipitation. Le refroidissement, la variation de pression et l’interaction avec la roche sont d’autres mécanismes possibles, mais ne correspondent pas à la situation décrite.

10. Une structure géologique concentre et piège une minéralisation. Comment la désigne-t-on, et quels facteurs sont les plus indispensables à la formation d’un gîte ?

Un magasin; la source et le transport
Un piège; le transport et la source
Un métallotecte; le magasin et le piège
Une source minéralisatrice; le transport et le dépôt

Un métallotecte; le magasin et le piège

Explication

Un métallotecte est une structure géologique capable de concentrer et de piéger une minéralisation; le magasin et le piège sont les facteurs les plus indispensables à la formation d’un gîte. La source, le transport et le dépôt jouent d’autres rôles dans le processus.

11. À quelles catégories appartiennent les matières premières minérales qui constituent les ressources minières ?

Minerais métalliques, minerais non métalliques et ressources végétales
Combustibles minéraux, minerais non métalliques et roches encaissantes
Combustibles minéraux, minerais métalliques et minerais non métalliques
Combustibles minéraux, roches encaissantes et minerais métalliques

Combustibles minéraux, minerais métalliques et minerais non métalliques

Explication

Les ressources minières comprennent des matières premières minérales énergétiques ou non énergétiques, réparties entre combustibles minéraux, minerais métalliques et minerais non métalliques. Les roches encaissantes et les ressources végétales ne remplacent pas ces catégories.

12. Lors d’une étude structurale, quelle caractéristique rend une fracture transversale à une fracture régionale favorable à la concentration ou à la reconcentration minérale ?

Sa position au contact entre deux formations géologiques
Son orientation parallèle à la fracture régionale
Sa composition en quartz formant un filon
Son orientation transversale par rapport à la fracture régionale

Son orientation transversale par rapport à la fracture régionale

Explication

Les fractures transversales à une fracture régionale figurent parmi les structures favorables à la concentration ou à la reconcentration minérale. Une fracture parallèle, un contact géologique ou un filon de quartz sont des caractéristiques ou structures distinctes.

13. Quel enchaînement correspond aux trois phases successives et complémentaires de l’exploration minière ?

Stratégique, ponctuelle ou systématique, puis tactique
Tactique, stratégique, puis ponctuelle ou systématique
Stratégique, tactique, puis ponctuelle ou systématique
Stratégique, exploitation, puis ponctuelle ou systématique

Stratégique, tactique, puis ponctuelle ou systématique

Explication

L’exploration minière comprend d’abord la phase stratégique, puis la phase tactique et enfin la phase ponctuelle ou systématique. Placer la phase ponctuelle avant la phase tactique inverse leur ordre, tandis que l’exploitation ne constitue pas l’une de ces trois phases.

14. Après une phase stratégique, une équipe envisage d’engager la phase tactique. Quelle démarche correspond à la règle de progression entre les phases ?

Engager la phase tactique avant d’examiner les résultats stratégiques
Recommencer la phase stratégique, car chaque phase dépend de la suivante
Examiner les résultats stratégiques, puis réfléchir et décider
Décider de la phase tactique sans tenir compte des résultats antérieurs

Examiner les résultats stratégiques, puis réfléchir et décider

Explication

À l’exception de la première phase, une phase est engagée en fonction des résultats de la phase précédente et fait l’objet d’une réflexion et d’une décision. Agir sans examiner les résultats ou considérer les phases comme indépendantes néglige cette règle.

15. Sur une carte, quelle ligne imaginaire correspond à la longitude et à partir de quel repère est-elle mesurée ?

Un parallèle reliant l’est et l’ouest, mesuré depuis l’équateur
Un parallèle reliant l’est et l’ouest, mesuré depuis Greenwich
Un méridien reliant les pôles, mesuré depuis Greenwich
Un méridien reliant les pôles, mesuré depuis l’équateur

Un méridien reliant les pôles, mesuré depuis Greenwich

Explication

La longitude est un méridien qui joint les pôles Nord et Sud et se mesure à partir du méridien de Greenwich. La confusion avec le parallèle concerne la latitude, et l’équateur est son repère, non celui de la longitude.

16. Un permis situé en Côte d’Ivoire doit être décrit par sa latitude. Dans quelle plage de latitude se trouve-t-il ?

De 0° à 90° Nord
De 3° Ouest à 8° Ouest
De 5° Sud à 10° Sud
De 5° Nord à 10° Nord

De 5° Nord à 10° Nord

Explication

La Côte d’Ivoire se trouve entre 5° Nord et 10° Nord de latitude. La plage de 3° Ouest à 8° Ouest désigne ses longitudes, tandis que les autres choix inversent l’hémisphère ou donnent une limite générale.

17. Pour enregistrer un point de terrain dans le système UTM, un géomètre doit indiquer deux coordonnées. Quel couple et quelle unité doit-il utiliser ?

Easting et latitude, exprimés en mètres
Easting et Northing, exprimés en mètres
Longitude et latitude, exprimées en degrés
Easting et Northing, exprimés en kilomètres

Easting et Northing, exprimés en mètres

Explication

En UTM, un point est défini par l’Easting et le Northing, deux distances exprimées en mètres. Longitude et latitude sont des coordonnées géographiques angulaires; le choix en kilomètres change l’unité indiquée.

18. Une équipe doit cartographier un site situé à 86°N. Quel système de coordonnées convient à cette latitude ?

Le système UTM, car la bande atteint 86°N
Le système UPS, car le site est au-delà de 80°S
Le système UPS, car le site est au-delà de 84°N
Le système UTM, car la bande atteint 90°N

Le système UPS, car le site est au-delà de 84°N

Explication

L’UTM couvre la bande allant de 84°N à 80°S; au-delà, les régions polaires utilisent l’UPS. Le site à 86°N dépasse donc la limite nord de l’UTM, et 80°S est sa limite sud.

19. Un permis ivoirien se trouve à 7°Ouest, près de la limite longitudinale qui sépare deux bandes UTM verticales. Quelles bandes verticales couvrent la Côte d’Ivoire et où se situe cette limite ?

Les bandes 30 et 29, séparées à 8°Nord
Les bandes 29 et 30, séparées à 6°Ouest
Les bandes 29 et 30, séparées à 6°Est
Les bandes N et P, séparées à 8°Nord

Les bandes 29 et 30, séparées à 6°Ouest

Explication

La Côte d’Ivoire se situe dans les bandes verticales 29 et 30, séparées par la longitude 6°Ouest. Les lettres N et P et la latitude 8°Nord concernent les bandes horizontales; la séparation n’est pas à 6°Est.

20. Pour nommer une zone UTM couvrant un permis ivoirien situé dans la bande verticale 30 et la bande horizontale P, comment faut-il combiner les bandes ?

30N, en plaçant le numéro avant la lettre
30P, en plaçant le numéro avant la lettre
P30, en plaçant la lettre avant le numéro
29P, en plaçant le numéro avant la lettre

30P, en plaçant le numéro avant la lettre

Explication

Une zone UTM se nomme en associant le numéro de la bande verticale à la lettre de la bande horizontale; le cas décrit donne donc 30P. P30 inverse l’ordre, tandis que 29P et 30N désignent d’autres combinaisons.

21. Dans le découpage cartographique de la Côte d’Ivoire, quelle échelle et quelle longueur de côté faut-il attribuer à une carte couvrant un degré carré ?

Au 1/100 000, avec 55 000 m de côté
Au 1/50 000, avec 27 500 m de côté
Au 1/200 000, avec 55 000 m de côté
Au 1/200 000, avec 110 000 m de côté

Au 1/200 000, avec 110 000 m de côté

Explication

Dans ce découpage, le degré carré correspond à une carte au 1/200 000 mesurant 110 000 m de côté. Le 1/100 000 correspond à une feuille de 55 000 m et le 1/50 000 à une feuille de 27 500 m.

22. Un cartographe subdivise chaque carte au 1/100 000 en quatre feuilles égales. Quelle échelle et quelle dimension de côté obtient-il pour chacune, et combien de feuilles de cette échelle couvrent un degré carré ?

Au 1/50 000, 27 500 m de côté, pour 16 feuilles
Au 1/100 000, 55 000 m de côté, pour 4 feuilles
Au 1/50 000, 55 000 m de côté, pour 16 feuilles
Au 1/100 000, 27 500 m de côté, pour 16 feuilles

Au 1/50 000, 27 500 m de côté, pour 16 feuilles

Explication

Chaque carte au 1/100 000 est divisée en quatre cartes au 1/50 000 de 27 500 m de côté ; un degré carré comprend ainsi 16 cartes au 1/50 000. Les propositions faisant état de 55 000 m ou de l’échelle 1/100 000 confondent les niveaux de découpage.

23. Lorsqu’un spécialiste examine une photographie aérienne, quelle démarche caractérise la photo-interprétation ?

Localiser les objets sur une carte sans analyser leur apparence
Mesurer le rayonnement reçu par un capteur et en calculer l’intensité
Acquérir des images de la surface terrestre sans contact direct
Identifier visuellement les objets par leur signature et leur attribuer une signification

Identifier visuellement les objets par leur signature et leur attribuer une signification

Explication

La photo-interprétation consiste à décoder visuellement des photos aériennes, à reconnaître les objets grâce à leur signature propre et à leur donner une signification. La mesure du rayonnement relève du capteur, tandis que l’acquisition sans contact caractérise la télédétection.

24. Pour obtenir une image de télédétection d’une zone terrestre, quelle configuration réunit les éléments nécessaires au processus ?

Une source d’énergie, une cible terrestre et une plateforme équipée d’un capteur qui mesure le rayonnement reçu de la cible
Une source d’énergie, une cible terrestre et une plateforme qui transmet l’image sans mesurer le rayonnement
Une source d’énergie et un capteur au sol, sans cible observée
Une cible terrestre et une plateforme, le capteur servant de source d’énergie

Une source d’énergie, une cible terrestre et une plateforme équipée d’un capteur qui mesure le rayonnement reçu de la cible

Explication

La télédétection repose sur l’interaction entre une source d’énergie, une cible terrestre et une plateforme munie d’un capteur qui mesure le rayonnement provenant de la cible. Une plateforme ou un capteur ne remplace donc ni la cible ni la mesure du rayonnement.

25. Un satellite embarque un émetteur qui fournit l’énergie dirigée vers une cible observée. De quel type de télédétection s’agit-il ?

De la télédétection active
De l’observation au contact
De la télédétection passive
De la photo-interprétation

De la télédétection active

Explication

La télédétection est active lorsque l’énergie est fournie par un émetteur embarqué sur le satellite ; elle est passive lorsque le Soleil éclaire la cible. La présence d’un capteur ne suffit pas à définir le mode actif.

26. Un capteur enregistre un rayonnement de 720 nm. Dans quelle bande du spectre électromagnétique se situe-t-il ?

Dans l’ultraviolet
À la limite entre l’ultraviolet et le visible
Dans l’infrarouge
Dans le visible

Dans l’infrarouge

Explication

Le visible s’étend de 390 à 700 nm ; une longueur d’onde de 720 nm se trouve donc au-delà du visible, dans l’infrarouge. L’ultraviolet se situe en deçà de 390 nm.

27. Quel principe physique le radar géologique exploite-t-il pour explorer les couches superficielles ?

La propagation et la réflexion d’ondes sismiques de basse fréquence
La mesure des variations du champ de gravité dans les terrains
La détection des rayonnements radioactifs émis par les roches
La propagation et la réflexion d’ondes électromagnétiques de haute fréquence

La propagation et la réflexion d’ondes électromagnétiques de haute fréquence

Explication

Le radar géologique explore les couches superficielles en utilisant la propagation et la réflexion d’ondes électromagnétiques de haute fréquence. Les ondes sismiques relèvent de la prospection sismique, les variations de gravité de la gravimétrie et les rayonnements radioactifs d’une autre méthode.

28. Une équipe utilise un radar géologique dont les impulsions rencontrent une interface entre deux terrains de constantes diélectriques différentes. Quel signal peut-elle enregistrer en surface ?

La valeur de la constante diélectrique, sans réception d’ondes réfléchies
Toute l’énergie transmise en profondeur, sans retour vers la surface
Toute l’énergie réfléchie, sans propagation au-delà de l’interface
Une partie de l’énergie réfléchie, tandis que l’autre pénètre plus profondément

Une partie de l’énergie réfléchie, tandis que l’autre pénètre plus profondément

Explication

À une interface entre deux milieux de constantes diélectriques différentes, une partie de l’énergie est réfléchie et l’autre pénètre plus profondément; les ondes réfléchies sont captées en surface. L’hypothèse de réflexion totale ou de transmission totale oublie le partage de l’énergie, tandis que la méthode ne mesure pas directement la constante diélectrique.

29. Lors d’une campagne gravimétrique, une équipe veut isoler l’effet des variations de densité du sous-sol. Que doit-elle faire des mesures ?

Les corriger des effets non géologiques, notamment du relief et de la latitude
Les conserver sans correction pour préserver les variations de densité
Les convertir en résistivités à partir de l’intensité et du potentiel
Les comparer à une station magnétique de référence au même instant

Les corriger des effets non géologiques, notamment du relief et de la latitude

Explication

La gravimétrie vise les variations de densité et corrige les effets non géologiques, notamment ceux liés à l’air libre, au plateau, au relief, à la latitude et à l’instrument. La comparaison magnétique relève de la méthode magnétique, la résistivité de la méthode électrique, et les mesures brutes mêleraient effets géologiques et non géologiques.

30. Pendant un levé magnétique, une station mobile mesure le champ tandis qu’une station de référence fonctionne simultanément. Comment l’équipe traite-t-elle la mesure du point ?

Elle la compare à la mesure de la station de référence au même instant
Elle la rapporte à une mesure électrique entre des électrodes
Elle l’interprète comme une variation de densité entre les terrains
Elle la compare à une mesure de référence prise lors d’une autre campagne

Elle la compare à la mesure de la station de référence au même instant

Explication

La prospection magnétique tient compte des variations locales liées aux différences de susceptibilité et compare la mesure au point à celle d’une station de référence au même instant. Une référence prise à un autre moment ne respecte pas cette synchronisation; densité et résistivité correspondent à d’autres méthodes.

31. Une équipe veut cartographier les variations latérales de résistivité sur un terrain, et non établir leur succession en profondeur. Quelle technique convient ?

Les traînés électriques
Les mesures magnétiques
Les sondages électriques
Les profils sismiques

Les traînés électriques

Explication

Les traînés électriques produisent des profils et des cartes de résistivités apparentes, adaptés à l’étude des variations latérales. Les sondages électriques déterminent la succession verticale; les profils sismiques et les mesures magnétiques relèvent d’autres propriétés géophysiques.

32. Sur un site d’exploration, un camion vibreur crée une onde de choc dont les vibrations sont ensuite enregistrées en surface. Quelle méthode est mise en œuvre ?

La prospection électrique
La prospection sismique
Le radar géologique
La prospection magnétique

La prospection sismique

Explication

La prospection sismique produit une onde de choc avec une source d’ébranlement, notamment un camion vibreur, puis enregistre les vibrations en surface après leur propagation dans le sous-sol. L’injection électrique, la mesure du champ magnétique et les impulsions électromagnétiques correspondent à d’autres méthodes.

33. Au début d’une exploration, une géologue parcourt le terrain avec un marteau pour repérer des indices de minéralisation dans les roches. De quelle phase s’agit-il ?

L’évaluation détaillée du gisement
La prospection de reconnaissance
La prospection géophysique
L’échantillonnage de laboratoire

La prospection de reconnaissance

Explication

La prospection au marteau, aussi appelée prospection de reconnaissance, est la phase initiale et vise à rechercher des indices de minéralisation sur le terrain. L’évaluation détaillée intervient à une autre étape, tandis que la prospection géophysique et l’échantillonnage de laboratoire désignent d’autres démarches.

34. Une géologue prélève plusieurs fragments sur un affleurement dont la roche varie d’un endroit à l’autre. Quelle exigence doit guider le choix des fragments ?

Provenir des secteurs les moins altérés
Réduire le poids total du prélèvement
Représenter l’ensemble de l’affleurement
Concentrer la minéralisation la plus visible

Représenter l’ensemble de l’affleurement

Explication

Les échantillons prélevés lors de la prospection doivent être représentatifs de l’affleurement, afin de rendre compte de ses caractéristiques. Un fragment très riche ou facile à transporter ne garantit pas cette représentativité, et la fraîcheur de la roche ne constitue pas à elle seule le critère demandé ici.

35. Sur un affleurement, une géologue veut mesurer l’azimut d’une fracture, le pendage d’un plan et le pitch d’une linéation. Quel instrument convient à ces mesures ?

Un GPS
Une loupe
Un décamètre
Une boussole

Une boussole

Explication

La boussole sert à mesurer l’azimut des structures planaires ou linéaires, le pendage d’une structure planaire et le pitch d’une structure linéaire. Le GPS sert au positionnement, le décamètre à mesurer des distances et la loupe à observer les roches.

36. Dans une région, l’aiguille indique un nord magnétique différent du nord géographique. Quelle relation permet de déterminer la déclinaison magnétique (DM) ?

DM=NG−NM+90∘DM = NG - NM + 90^\circ
DM=NM+NGDM = NM + NG
DM=NM−NGDM = NM - NG
DM=NG−NMDM = NG - NM

$$DM = NM - NG$$

Explication

La déclinaison magnétique est la différence angulaire définie par DM=NM−NGDM = NM - NG, où NMNM désigne le nord magnétique et NGNG le nord géographique. La relation NG−NMNG - NM inverse l’ordre de la différence, tandis qu’une addition ou l’ajout d’un angle droit ne correspond pas à cette définition.

37. Sur le terrain, une équipe doit consigner les observations faites sur un affleurement. Quel support et quels grands critères correspondent à cette description ?

Une carte topographique, avec altitude, distance, orientation et accès
Un registre d’échantillons, avec numéro, poids, emballage et destination
Un rapport de laboratoire, avec composition chimique, densité et teneur
Un carnet ou une fiche, avec localisation, mode, extension, pétrographie et structure

Un carnet ou une fiche, avec localisation, mode, extension, pétrographie et structure

Explication

La description est consignée dans un carnet de terrain ou sur une fiche préétablie et porte notamment sur la localisation, le mode, l’extension, la pétrographie et la structure. Les coordonnées seules, les informations de conditionnement ou les résultats de laboratoire ne couvrent pas ces critères de description.

38. Après avoir décrit un affleurement, une équipe prélève un échantillon. Quelle méthode respecte les règles d’échantillonnage ?

Après la description, dans la partie la plus minéralisée, sans tenir compte de l’ensemble
Après la description, dans une partie fortement altérée, en visant la représentativité
Avant la description, dans une partie saine, en visant la représentativité
Après la description, dans une partie saine ou peu altérée, en visant la représentativité

Après la description, dans une partie saine ou peu altérée, en visant la représentativité

Explication

L’échantillonnage intervient à la fin de la description; il se fait dans une partie saine ou peu altérée et l’échantillon doit représenter l’ensemble de l’affleurement. Prélever avant la description inverse l’ordre prévu, et se limiter à une zone altérée ou très minéralisée ne garantit pas la représentativité.

39. Une cartographe veut reporter les observations de terrain pour produire une carte d’affleurements. Quel dispositif doit-elle utiliser ?

La carte topographique annotée directement, sans calque
Un calque superposé à une photographie aérienne de la zone
Un calque superposé à la carte topographique utilisée sur le terrain
Un calque superposé à la carte géologique déjà interprétée

Un calque superposé à la carte topographique utilisée sur le terrain

Explication

La carte d’affleurements est réalisée en superposant un calque à la carte topographique qui a servi à reporter les données de terrain. La carte géologique relève d’une autre représentation, tandis que le report direct sans calque ou sur une photographie aérienne ne correspond pas à la méthode décrite.

40. Deux cartes regroupent des roches de même nature pétrographique : la première en trace les limites approximativement, la seconde s’appuie sur des mesures de terrain pour les fixer exactement. Comment les désigne-t-on ?

Une carte géologique puis une esquisse géologique
Une esquisse géologique puis une carte géologique
Une esquisse géologique puis une carte d’affleurements
Une carte d’affleurements puis une esquisse géologique

Une esquisse géologique puis une carte géologique

Explication

L’esquisse géologique délimite approximativement les ensembles de roches, tandis que la carte géologique s’appuie sur des mesures de terrain pour établir des limites exactes. La carte d’affleurements localise les affleurements décrits; elle ne désigne pas ces deux degrés de précision géologique.

41. Lors d’une prospection minière, quels types de matériaux peuvent être prélevés comme échantillons ?

De la roche, des minerais traités ou des eaux de pluie
Du sol, des réactifs ou des eaux souterraines
Du sol, de la roche ou des alluvions de cours d’eau
Des alluvions, des plantes ou des roches broyées

Du sol, de la roche ou des alluvions de cours d’eau

Explication

Les échantillons de prospection peuvent être du sol, de la roche ou des alluvions, c’est-à-dire des sédiments de cours d’eau. Les réactifs relèvent de l’analyse, les eaux ne figurent pas parmi les types cités et les plantes ne sont pas un type d’échantillon indiqué.

42. Un laboratoire reçoit un échantillon de roche pour préparer des particules fines contenant la substance utile recherchée. Quelle démarche convient à cette étape ?

Adapter concassage, broyage et tamisage à la nature de l’échantillon
Séparer les alluvions par débourbage avant tout autre procédé
Ajouter des réactifs spécifiques pour isoler la substance des impuretés
Mesurer la teneur directement sur le bloc de roche non préparé

Adapter concassage, broyage et tamisage à la nature de l’échantillon

Explication

La préparation adapte les procédés à la nature de l’échantillon afin d’obtenir des particules fines; concassage, broyage et tamisage en font partie. Les réactifs et les dosages relèvent de l’analyse, tandis que le débourbage n’est pas à lui seul la démarche de préparation d’un échantillon de roche.

43. Après préparation d’un échantillon, quelle démarche permet de déterminer la teneur de la substance utile ?

Broyer l’échantillon jusqu’à obtenir des particules fines
Sécher l’échantillon puis séparer ses fractions par tamisage
Employer des réactifs spécifiques puis effectuer des dosages
Débourber l’échantillon afin d’éliminer les particules grossières

Employer des réactifs spécifiques puis effectuer des dosages

Explication

L’analyse utilise des réactifs spécifiques pour isoler la substance utile des impuretés et des dosages pour en déterminer la teneur. Le broyage, le séchage, le tamisage et le débourbage sont des procédés de préparation.

44. Pour quadriller une zone de recherche en brousse, quel aménagement correspond à un layon ?

Un sentier rectiligne d’environ un mètre de large
Une ligne de prélèvement ponctuelle d’environ un mètre de long
Un réseau de points sans sentier ouvert
Une piste sinueuse de plusieurs mètres de large

Un sentier rectiligne d’environ un mètre de large

Explication

Un layon est un sentier rectiligne d’environ un mètre de large, ouvert en brousse pour les travaux de recherche et le quadrillage d’une zone. Un point de prélèvement n’est pas un sentier, et une piste sinueuse ou un réseau de points ne correspond pas à cette définition.

45. En phase tactique, une équipe doit tracer des layons autour d’anomalies soupçonnées; quelle orientation doit-elle adopter ?

Base parallèle aux structures stratégiques et transverses parallèles à la base
Base perpendiculaire aux anomalies et transverses parallèles à la base
Base perpendiculaire aux anomalies et transverses perpendiculaires à la base
Base parallèle aux anomalies et transverses perpendiculaires à la base

Base parallèle aux anomalies et transverses perpendiculaires à la base

Explication

En phase tactique, le layon de base est parallèle à la direction générale des anomalies soupçonnées, et les layons transverses lui sont perpendiculaires. L’orientation des structures géologiques correspond à la phase stratégique; les autres propositions inversent ou effacent la relation d’orthogonalité.

46. Une équipe planifie un quadrillage de terrain; quels éléments doit-elle réunir pour constituer une grille de prospection et la caractériser ?

Un layon de base, des layons transverses, une dimension et une maille
Des layons transverses, une carte géologique, une dimension et une teneur
Un layon de base, des layons parallèles, une origine et un pas d’analyse
Un layon de base, des stations de prélèvement, une teneur et une maille

Un layon de base, des layons transverses, une dimension et une maille

Explication

Une grille comprend un layon de base et des layons transverses; elle se caractérise par une dimension et une maille. Les stations, les teneurs et la carte géologique ne remplacent pas ces éléments constitutifs.

47. Une grille prévoit un pas d’échantillonnage de 250 m le long des layons transverses; quelle distance minimale doit être dépassée entre deux layons transverses consécutifs ?

Une distance supérieure à 250 m
Une distance égale à 250 m
Une distance inférieure à 250 m
Un pas d’échantillonnage supérieur à la distance entre layons

Une distance supérieure à 250 m

Explication

La distance entre deux layons transverses consécutifs doit être supérieure au pas d’échantillonnage; avec un pas de 250 m, l’écart doit donc dépasser 250 m. L’égalité et une distance inférieure ne satisfont pas la règle, et la dernière réponse inverse la relation.

48. Une équipe prélève des sédiments d’un cours d’eau, les lave et récupère les grains denses. Quelle méthode de prospection met-elle en œuvre ?

La prospection géochimique des sols
La prospection par cartographie géologique
La prospection géophysique
La prospection alluvionnaire

La prospection alluvionnaire

Explication

La prospection alluvionnaire consiste à prélever des alluvions puis à les séparer par lavage densimétrique afin d’en extraire les minerais lourds. La géochimie des sols porte sur des échantillons de sol, la cartographie décrit les formations et la géophysique mesure des propriétés physiques.

49. Dans une coupe d’alluvions, une équipe observe des couches de bas en haut dont les diamètres sont de 3 mm, 1 mm et 0,1 mm. Quelle succession de matériaux décrit correctement ces couches ?

Rudites, arénites, puis lutites
Arénites, rudites, puis lutites
Rudites, lutites, puis arénites
Lutites, arénites, puis rudites

Rudites, arénites, puis lutites

Explication

Le granoclassement place les rudites de plus de 2 mm à la base, les arénites de 0,2 à 2 mm au-dessus, puis les lutites de moins de 0,2 mm au sommet. Inverser les rudites et les lutites renverse le classement vertical, tandis que les deux autres confusions attribuent mal les diamètres des couches fines.

50. Lorsqu’une équipe choisit une couche d’alluvions à examiner en priorité pour rechercher des minerais lourds, quel niveau présente le plus grand intérêt ?

La zone des graviers dans les rudites
Les blocs les plus grossiers des rudites
Les sables dans les arénites
Les argiles et les silts dans les lutites

La zone des graviers dans les rudites

Explication

Le niveau d’intérêt principal pour la prospection alluvionnaire est la zone des graviers incluse dans les rudites. Les sables et les fines appartiennent à des niveaux supérieurs, et la présence de blocs grossiers ne remplace pas l’importance particulière des graviers.

51. Une équipe doit implanter des puits pour recueillir des graviers d’un méandre en vue d’un traitement à la batée ou au sluice. Quel emplacement convient le mieux ?

Un tronçon rectiligne du cours d’eau
Le centre du chenal du cours d’eau
La rive concave du méandre
La rive convexe du méandre

La rive convexe du méandre

Explication

Les rives convexes des méandres sont particulièrement intéressantes car l’alluvionnement y est important; des puits y servent à extraire les graviers destinés à la batée ou au sluice. La rive concave, les tronçons rectilignes et le centre du chenal ne correspondent pas à l’emplacement privilégié décrit.

52. Après une phase stratégique qui a circonscrit plusieurs points d’accrochage, une équipe resserre ses observations sur une aire plus petite pour choisir et classer les cibles. De quelle phase s’agit-il ?

La cartographie régionale de reconnaissance
La phase tactique de l’exploration minière
La phase stratégique de l’exploration minière
La phase d’exploitation du gisement

La phase tactique de l’exploration minière

Explication

La phase tactique est la deuxième phase de l’exploration : elle contrôle les points repérés en phase stratégique sur une aire plus réduite et permet de définir, sélectionner et hiérarchiser les cibles. La phase stratégique découvre et circonscrit les points, tandis que l’exploitation intervient après l’exploration.

53. Pour vérifier l’étendue latérale et horizontale d’une minéralisation, une équipe doit choisir entre une tranchée et un puits. Quel ouvrage répond à cet objectif ?

Une tranchée
Un puits
Un layon de prélèvement
Une carte d’anomalies

Une tranchée

Explication

La tranchée sert à intercepter, voire circonscrire, l’horizon minéralisé et à vérifier l’extension latérale et horizontale de la minéralisation. L’évolution verticale et l’épaisseur dans le profil d’altération relèvent du puits; un layon ou une carte ne constitue pas l’ouvrage d’interception recherché.

54. Dans un profil d’altération, une équipe veut mesurer l’évolution verticale et l’épaisseur d’une minéralisation. Quel ouvrage doit-elle foncer ?

Une carte d’anomalies
Un layon de prélèvement
Une tranchée
Un puits

Un puits

Explication

Le puits permet de déterminer l’évolution verticale et l’épaisseur de la minéralisation dans le profil d’altération. La tranchée renseigne plutôt sur l’extension latérale et horizontale, tandis qu’un layon ou une carte ne mesure pas cette évolution en profondeur.

55. Quelle caractéristique distingue la phase ponctuelle ou systématique dans l’exploration minière ?

C’est la phase finale, la plus longue et la plus coûteuse, qui définit l’enveloppe minéralisée et permet une première estimation économique.
C’est une phase préliminaire, brève et peu coûteuse, qui repère les premiers indices sans estimer le gisement.
C’est une phase finale consacrée à une étude de faisabilité détaillée, sans définir l’enveloppe minéralisée.
C’est une phase intermédiaire centrée sur la cartographie de surface, avant la reconnaissance du corps minéralisé.

C’est la phase finale, la plus longue et la plus coûteuse, qui définit l’enveloppe minéralisée et permet une première estimation économique.

Explication

La phase ponctuelle est la dernière phase de l’exploration ; elle est longue et coûteuse, et conduit à définir l’enveloppe minéralisée ainsi qu’à effectuer une première estimation économique. La reconnaissance préliminaire confond cette phase avec les phases antérieures, l’étude de faisabilité va au-delà de l’estimation indiquée, et la cartographie de surface ne résume pas son objectif.

56. Lors d’une phase ponctuelle, quelle séquence d’étapes correspond à l’organisation de la reconnaissance et de l’estimation du corps minéralisé ?

Reconnaître le corps par sondages, notamment la roche encaissante, puis estimer les réserves.
Reconnaître le corps par sondages en mesurant la teneur seule, puis estimer les réserves.
Estimer les réserves, puis reconnaître le corps par sondages et étudier la roche encaissante.
Échantillonner la surface et identifier la roche encaissante, puis estimer les réserves sans reconnaissance par sondages.

Reconnaître le corps par sondages, notamment la roche encaissante, puis estimer les réserves.

Explication

La phase commence par la reconnaissance du corps minéralisé au moyen de sondages, qui permet notamment d’identifier la nature pétrographique de la roche encaissante, puis passe à l’estimation des réserves. L’inversion de l’ordre, l’analyse limitée à la teneur et le remplacement des sondages par un échantillonnage de surface modifient cette démarche.

57. Une équipe fore profondément un terrain afin d’étudier la variation verticale de la minéralisation et les couches du sol. Quelle opération réalise-t-elle ?

Un échantillonnage de surface permettant de caractériser les couches superficielles.
Une mesure géophysique permettant d’estimer indirectement les couches en profondeur.
Un sondage permettant d’évaluer la minéralisation et les couches en profondeur.
Une tranchée permettant d’observer la minéralisation depuis la surface.

Un sondage permettant d’évaluer la minéralisation et les couches en profondeur.

Explication

Un sondage est un forage qui apprécie l’évolution verticale de la minéralisation en profondeur et aide à déterminer la nature, l’épaisseur et la pente des couches. Une tranchée est une excavation de surface, une mesure géophysique est indirecte et l’échantillonnage superficiel ne correspond pas au forage décrit.

58. Deux forages d’exploration sont réalisés : le premier livre des débris broyés, tandis que le second fournit des cylindres rocheux continus. Quelle identification convient ?

Les deux sont des sondages RC, car ils produisent des échantillons rocheux.
Le premier est un sondage RC et le second un sondage DD.
Le premier est un sondage DD et le second un sondage RC.
Les deux sont des sondages DD, car ils récupèrent des matériaux du forage.

Le premier est un sondage RC et le second un sondage DD.

Explication

Le sondage RC, dit destructif, fournit des échantillons broyés ou des débris, alors que le sondage DD, dit carotté, fournit des échantillons cylindriques appelés carottes. Inverser les méthodes ou attribuer le même produit aux deux types efface cette distinction.

59. Un secteur alluvionnaire présente une surface de gravier de 240 m2240\,\text{m}^2 et une épaisseur de 2 m2\,\text{m}. Quel est son volume de gravier ?

242 m3242\,\text{m}^3
480 m3480\,\text{m}^3
960 m3960\,\text{m}^3
Le volume calculé avec la surface du stérile.

$$480\,\text{m}^3$$

Explication

Le volume du gravier se calcule par Vg=Sg×EgV_g=S_g\times E_g ; ainsi, 240×2=480 m3240\times2=480\,\text{m}^3. Le résultat 960 m3960\,\text{m}^3 double l’épaisseur, 242 m3242\,\text{m}^3 additionne les données, et la surface du stérile n’est pas celle à utiliser pour le gravier.

60. Deux blocs de gravier ont respectivement une surface de 100 m2100\,\text{m}^2, une épaisseur de 2 m2\,\text{m} et une teneur de 3 g/t3\,\text{g/t}, puis une surface de 50 m250\,\text{m}^2, une épaisseur de 2 m2\,\text{m} et une teneur de 6 g/t6\,\text{g/t}. Quelle est la teneur moyenne pondérée ?

4,5 g/t4{,}5\,\text{g/t}
4 g/t4\,\text{g/t}
3,67 g/t3{,}67\,\text{g/t}
5 g/t5\,\text{g/t}

$$4\,\text{g/t}$$

Explication

La teneur moyenne pondérée est 100×2×3+50×2×6100×2+50×2=1200300=4 g/t\frac{100\times2\times3+50\times2\times6}{100\times2+50\times2}=\frac{1200}{300}=4\,\text{g/t}. La moyenne arithmétique ignore les poids, l’omission de l’épaisseur change la pondération, et inverser les poids favorise à tort le bloc le moins étendu.

61. Un gisement a un volume de 12 000 m312\,000\,\text{m}^3 et une densité de 2,5 t/m32{,}5\,\text{t/m}^3. Quel tonnage de minerai obtient-on ?

4 800 t4\,800\,\text{t}
12 002,5 t12\,002{,}5\,\text{t}
12 000 t12\,000\,\text{t}
30 000 t30\,000\,\text{t}

$$30\,000\,\text{t}$$

Explication

Le tonnage se calcule par Tm=v×dT_m=v\times d, donc 12 000×2,5=30 000 t12\,000\times2{,}5=30\,000\,\text{t}. Diviser par la densité, l’ajouter au volume ou omettre son facteur ne respecte pas la relation entre volume, densité et tonnage.

62. Dans un plan de prospection, un trou est entouré de trous voisins et de lignes situées en amont et en aval. Jusqu’où s’étend sa zone d’influence ?

Jusqu’aux trous ou lignes voisins concernés.
Jusqu’à mi-distance des trous ou lignes voisins concernés.
Jusqu’à mi-distance des lignes en amont, sans celles en aval.
Jusqu’à la surface immédiatement au contact du trou.

Jusqu’à mi-distance des trous ou lignes voisins concernés.

Explication

La zone d’influence s’étend jusqu’à mi-distance des trous voisins ou des lignes immédiatement en amont et en aval ; l’échantillon y représente le gisement sur la surface conventionnelle autour du prélèvement. Aller jusqu’aux voisins étend trop la zone, la limiter au contact du trou la réduit trop, et négliger l’aval ne respecte pas la définition.

Révisez avec les flashcards

Mémorisez les réponses avec 96 flashcards sur Exploration minière et cartographie.

Que regroupe la prospection minière, de la recherche initiale à l’évaluation ?

Les opérations allant du premier indice à la découverte et à l’évaluation d’un gisement.

Qu’est-ce qu’un minerai ?

Un ensemble de minéraux ou de roches contenant une substance utile en quantité exploitable, ou des minéraux dont au moins un a une valeur économique.

À quelle condition un gîte constitue-t-il un gisement ?

Il contient une ou plusieurs substances utiles exploitables avec profit selon les conditions économiques du moment.

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