QCM : Dynamique affective et performance (42 questions)

Questions et réponses du QCM

1. Dans une équipe, plusieurs membres considèrent une difficulté comme un problème commun et décident de chercher ensemble une solution. De quel processus s’agit-il ?

Un coping communal fondé sur un problème « notre »
Une addition de coping individuels face au même problème
Une réponse à un stresseur limité à certains membres
Une régulation collective des émotions sans problème partagé

Un coping communal fondé sur un problème « notre »

Explication

Le coping communal suppose que le stresseur soit perçu comme un problème « notre », puis qu’un processus partagé ou collaboratif soit engagé. L’addition de réactions individuelles ne suffit pas, la régulation émotionnelle est une dimension distincte, et la distinction entre stresseur d’équipe et stresseur individuel ne définit pas ce processus.

2. Une gymnaste présente une anxiété cognitive élevée, puis son activation devient excessive pendant son exercice. Que prédit la théorie de la catastrophe pour sa performance ?

Une amélioration de performance devient probable lorsque l’activation est excessive
La performance reste stable lorsque l’activation est excessive
Une chute de performance devient probable lorsque l’activation est excessive
Une chute de performance survient lorsque l’activation est faible

Une chute de performance devient probable lorsque l’activation est excessive

Explication

La théorie de la catastrophe prévoit qu’une activation excessive peut provoquer une chute de performance, particulièrement lorsque l’anxiété cognitive est élevée. Une activation excessive n’implique donc pas une amélioration ou une stabilité, et la prédiction ne porte pas sur une activation faible.

3. Une personne reçoit la même remarque qu’un collègue, mais l’interprète comme une menace pour un projet qui lui tient à cœur. Selon l’approche de l’appraisal d’Arnold, qu’est-ce qui explique le mieux son émotion ?

L’émotion ressentie par son collègue face à la remarque
Son interprétation de la situation et de son environnement
Sa réaction physiologique, indépendamment du contexte
La remarque elle-même, indépendamment de son interprétation

Son interprétation de la situation et de son environnement

Explication

Pour Arnold, l’émotion découle de l’interprétation de l’environnement et de la situation, plutôt que du seul stimulus. L’explication par la remarque seule néglige l’appraisal, celle par la réaction corporelle confond l’évaluation avec la réponse, et celle par le collègue attribue à tort l’émotion d’autrui.

4. Une entraîneuse dispose de cinq façons possibles de réguler les émotions d’une équipe. Comment doit-elle comprendre leur ordre dans le modèle de Gross ?

Comme cinq stratégies dont l’usage dépend d’une séquence obligatoire
Comme cinq niveaux classés selon leur efficacité
Comme cinq possibilités sans ordre chronologique imposé
Comme cinq étapes à suivre dans un ordre déterminé

Comme cinq possibilités sans ordre chronologique imposé

Explication

Le modèle de Gross distingue cinq possibilités de régulation, mais ne les impose pas dans une chronologie donnée. Une séquence fixe ou des étapes obligatoires ajoutent un ordre absent du modèle, tandis qu’un classement par efficacité confond possibilités et hiérarchie.

5. Une équipe étudie les antécédents et les conséquences observables des comportements afin de rendre sa psychologie mesurable. Quelle approche adopte-t-elle ?

L’approche évolutionniste.
Le béhaviorisme.
Le constructionnisme.
La mesure dimensionnelle du ressenti.

Le béhaviorisme.

Explication

Le béhaviorisme fonde la psychologie sur des phénomènes objectivement observables et mesurables, notamment les antécédents et les conséquences des comportements. Le constructionnisme explique plutôt les émotions par leur construction contextuelle, tandis que les deux autres choix renvoient à des cadres différents.

6. Quel terme désigne l’ensemble des états, des sentiments, des humeurs et des émotions ?

Le sentiment
L’émotion
L’affect
L’humeur

L’affect

Explication

Le terme « affect » regroupe les états, les sentiments, les humeurs et les émotions. « Émotion » désigne une catégorie de cet ensemble, tandis que l’humeur et le sentiment en sont aussi des composantes.

7. Comment le coping est-il défini dans le modèle de Lazarus et Folkman ?

Des efforts cognitifs et comportementaux changeants pour gérer des demandes dépassant les ressources perçues
Une réaction émotionnelle stable face à une demande interne ou externe
Une évaluation cognitive des demandes correspondant aux ressources disponibles
Des actions comportementales visant à supprimer toute demande extérieure

Des efforts cognitifs et comportementaux changeants pour gérer des demandes dépassant les ressources perçues

Explication

Le coping regroupe des efforts cognitifs et comportementaux qui évoluent afin de gérer des demandes excédant les ressources perçues. Le confondre avec une réaction stable néglige son caractère changeant, le réduire au comportement oublie les efforts cognitifs, et parler de demandes correspondant aux ressources inverse la définition.

8. Dans la perspective évolutionniste, quel rôle général les émotions jouent-elles dans la sélection naturelle ?

Elles classent les ressentis selon leur valence et leur intensité.
Elles favorisent la survie et l’interaction.
Elles transmettent les conventions propres à une culture.
Elles rendent les états internes observables par autrui.

Elles favorisent la survie et l’interaction.

Explication

Dans cette approche, les émotions contribuent à la sélection naturelle en favorisant la survie et l’interaction. L’expression visible concerne leur manifestation, la transmission culturelle relève d’une autre explication, et le classement par valence et intensité renvoie à la mesure.

9. Une supportrice fortement attachée à son équipe ressent une grande joie après sa victoire, alors qu’une personne peu investie dans le groupe réagit avec davantage de détachement. Quel mécanisme peut expliquer cette différence ?

L’identité sociale module l’importance des objectifs du groupe et les émotions liées au résultat
La difficulté de la compétition détermine à elle seule l’émotion ressentie après le résultat
Le feedback individuel reçu par les membres détermine leur réaction à la victoire de l’équipe
Le changement conscient vers le soi individuel explique nécessairement la réaction émotionnelle

L’identité sociale module l’importance des objectifs du groupe et les émotions liées au résultat

Explication

L’identité sociale influence l’importance accordée aux objectifs du groupe et peut ainsi modifier les émotions ressenties face à une victoire ou une défaite. La difficulté de la compétition, un changement conscient de niveau identitaire et un feedback individuel ne décrivent pas ce mécanisme.

10. Quelle liste correspond aux affects explorés par l’IZOF de Hanin ?

Anxiété, peur, colère, excitation et bonheur
Anxiété, déjection, colère, surprise et bonheur
Anxiété, déjection, colère, excitation et bonheur
Anxiété, déjection, colère, excitation et honte

Anxiété, déjection, colère, excitation et bonheur

Explication

L’IZOF de Hanin explore l’anxiété, la déjection, la colère, l’excitation et le bonheur. Les listes substituant la peur, la surprise ou la honte à l’un de ces affects ne reprennent pas les catégories indiquées.

11. Quelle proposition correspond à la conception des catégories émotionnelles avancée par Ekman en 1992 ?

Les catégories émotionnelles correspondent à des degrés d’intensité d’un ressenti.
Les configurations expressives résultent principalement d’apprentissages propres à chaque culture.
Certaines catégories distinctes sont issues de l’évolution et associées à des configurations expressives.
Les catégories émotionnelles sont construites par le contexte social et les expériences individuelles.

Certaines catégories distinctes sont issues de l’évolution et associées à des configurations expressives.

Explication

Ekman (1992) associe certaines catégories émotionnelles distinctes à l’évolution et à des configurations expressives particulières. La construction contextuelle, l’apprentissage culturel exclusif et la mesure de l’intensité correspondent à d’autres idées.

12. Pour analyser les stresseurs d’une équipe, quelle distinction Doron et Bourbousson proposent-ils ?

Stresseurs faibles ou forts selon leur effet sur l’équipe
Stresseurs touchant l’équipe entière ou un ou plusieurs de ses membres
Stresseurs évalués de la même façon ou différemment par les membres
Stresseurs résolus collectivement ou individuellement

Stresseurs touchant l’équipe entière ou un ou plusieurs de ses membres

Explication

La distinction porte sur les personnes concernées : le stresseur peut affecter l’équipe dans son ensemble ou un ou plusieurs individus de l’équipe. L’intensité, la stratégie de coping et l’accord entre les évaluations sont d’autres dimensions.

13. Quels éléments la définition de Gross (1998) inclut-elle dans la régulation émotionnelle ?

Influencer les émotions ressenties, leur moment d’apparition et la façon de les ressentir et de les exprimer
Choisir les situations qui provoquent des émotions agréables ou désagréables
Diminuer l’intensité des émotions désagréables après leur apparition
Modifier les causes d’une émotion afin d’en empêcher l’expression

Influencer les émotions ressenties, leur moment d’apparition et la façon de les ressentir et de les exprimer

Explication

Gross (1998) décrit des processus qui influencent les émotions ressenties, le moment où elles surviennent ainsi que la manière de les ressentir et de les exprimer. La seule intensité ne couvre pas ces dimensions, l’expression n’est pas la cause de l’émotion, et la définition inclut aussi le moment d’apparition.

14. Une personne vient de perdre irrévocablement quelque chose qui comptait pour elle. Quelle émotion est associée à cette évaluation, plutôt qu’à un progrès vers un objectif ?

La culpabilité
La joie
La tristesse
La peur

La tristesse

Explication

La tristesse est associée à une perte irrévocable, alors que la joie correspond à un rapprochement significatif vers la réalisation d’un but. La culpabilité renvoie à une transgression morale et la peur à un danger menaçant l’intégrité.

15. Une personne estime qu’un événement important pour elle est injuste. Quelle émotion correspond à cette évaluation dans la conception de Lazarus ?

La colère
La tristesse
L’anxiété
La peur

La colère

Explication

Selon Lazarus, une situation importante évaluée comme injuste suscite la colère. La peur renvoie à une menace à l’intégrité, la tristesse à une perte irrévocable et l’anxiété à une menace aux buts accompagnée d’incertitude sur les ressources.

16. Une judokate apprend à mettre des mots précis sur ce qu’elle ressent. Pourquoi ce travail constitue-t-il une étape fondamentale pour développer ses autres compétences émotionnelles ?

Parce que l’expression rend inutile la reconnaissance de l’émotion
Parce que l’identification sert de base aux autres compétences
Parce que l’identification permet à elle seule de réguler chaque émotion
Parce que l’utilisation doit précéder la compréhension de l’émotion

Parce que l’identification sert de base aux autres compétences

Explication

L’identification des émotions est une base nécessaire au développement des autres compétences émotionnelles. Elle ne suffit pas à réguler une émotion; l’expression ne remplace pas sa reconnaissance, et l’utilisation n’est pas présentée comme préalable à la compréhension.

17. Dans quelle période historique se situe l’année 1894 pour l’étude des émotions ?

L’âge d’or, de 1879 à 1900
L’alliance, de 2020 à aujourd’hui
La renaissance, de 1959 à 2020
L’âge sombre, de 1900 à 1959

L’âge d’or, de 1879 à 1900

Explication

L’année 1894 appartient à la période 1879–1900, appelée âge d’or. L’âge sombre commence en 1900, la renaissance en 1959 et l’alliance est située à partir de 2020.

18. Avant une compétition, un athlète rumine des scénarios négatifs et ressent aussi des palpitations. Selon la distinction de Morris et al., comment classer ces deux manifestations ?

Anxiété somatique pour les ruminations et anxiété cognitive pour les palpitations
Anxiété cognitive pour les ruminations et anxiété somatique pour les palpitations
Anxiété état pour les ruminations et anxiété trait pour les palpitations
Anxiété trait pour les ruminations et anxiété état pour les palpitations

Anxiété cognitive pour les ruminations et anxiété somatique pour les palpitations

Explication

Morris et al. distinguent l’anxiété cognitive, liée à l’esprit et aux pensées négatives, de l’anxiété somatique, liée à l’activation corporelle. Inverser ces catégories attribue à tort les ruminations au corps et les palpitations aux pensées; trait et état désignent une autre distinction.

19. Une sportive estime que ses objectifs sont menacés et qu’elle dispose de peu de moyens pour y faire face. Quelle émotion cette évaluation peut-elle susciter ?

L’anxiété
Le stress
L’anxiété trait
L’anxiété somatique

L’anxiété

Explication

L’anxiété est une émotion issue de l’évaluation cognitive de buts menacés et d’un potentiel de coping perçu comme faible. Le stress est une réponse psychophysiologique, l’anxiété trait une disposition relativement stable, et l’anxiété somatique concerne l’activation corporelle.

20. Une joueuse est généralement peu anxieuse, mais ressent une forte anxiété juste avant une finale. Quelle distinction de Spielberger permet de décrire ces deux aspects ?

Anxiété état pour la disposition stable, anxiété trait pour la réaction liée à la finale
Anxiété cognitive pour la disposition stable, anxiété somatique pour la réaction liée à la finale
Anxiété somatique pour la disposition stable, anxiété cognitive pour la réaction liée à la finale
Anxiété trait pour la disposition stable, anxiété état pour la réaction liée à la finale

Anxiété trait pour la disposition stable, anxiété état pour la réaction liée à la finale

Explication

Spielberger distingue l’anxiété trait, disposition relativement stable, de l’anxiété état, liée à une situation donnée. Inverser trait et état confond stabilité et situation; les catégories cognitive et somatique distinguent plutôt pensées et activation corporelle.

21. Une personne ressent une réaction intense et brève face à une remarque précise. Comment qualifier cette réaction ?

Un état durable sans objet identifiable
Un sentiment qui persiste indépendamment d’un objet
Une émotion dirigée vers un objet précis
Une humeur qui se prolonge sans objet précis

Une émotion dirigée vers un objet précis

Explication

Une émotion est une réaction courte et intense dirigée vers un objet précis. La durée sans objet caractérise plutôt une humeur ou un état durable, tandis qu’un sentiment est ici confondu avec une réaction brève.

22. Une entraîneuse veut mener une analyse IZOF avec une athlète. Quelle démarche respecte l’ordre général de cette analyse ?

Relever les émotions en performance et hors performance, fusionner les listes, retirer les doublons, suivre leur évolution et repérer les différences
Relever les émotions en performance et hors performance, fusionner les listes, conserver les doublons, repérer les différences et suivre leur évolution
Relever les émotions en performance et hors performance, fusionner les listes, retirer les doublons, repérer les différences et suivre leur évolution
Relever les émotions en performance et hors performance, retirer les doublons de chaque liste, les garder séparées, repérer les différences et suivre leur évolution

Relever les émotions en performance et hors performance, fusionner les listes, retirer les doublons, repérer les différences et suivre leur évolution

Explication

L’analyse IZOF commence par relever les émotions associées aux situations de performance et de non-performance, puis fusionne les listes et supprime les doublons; elle repère ensuite les émotions les plus différenciées et surveille leur évolution. Garder les listes séparées ou conserver les doublons omet les étapes de fusion et de déduplication.

23. Quel cadre théorique s’inspire de Lazarus et Folkman et porte sur les situations de performance motivée ?

Un modèle général des émotions en psychologie
La Theory of Threat / Challenge States in Athletes de Jones et al.
Le modèle biopsychologique de Blascovich et Tomaka
Le modèle classique de l’évaluation cognitive de Lazarus

La Theory of Threat / Challenge States in Athletes de Jones et al.

Explication

Jones et al. (2009) proposent la Theory of Threat / Challenge States in Athletes, inspirée des travaux de Lazarus et Folkman et centrée sur les situations de performance motivée. Le modèle de Blascovich et Tomaka correspond à une autre proposition, tandis que l’évaluation cognitive classique ne désigne pas ce cadre précis et que le modèle n’est pas général.

24. Une personne craint de ne pas atteindre un objectif important et ne sait pas si elle dispose des ressources nécessaires, sans percevoir de danger pour son intégrité physique ou psychique. Quelle émotion correspond à cette situation ?

L’anxiété
La culpabilité
La peur
La tristesse

L’anxiété

Explication

L’anxiété associe une menace réelle ou potentielle aux buts à une incertitude concernant les ressources disponibles et l’importance du résultat. La peur concerne une menace à l’intégrité, la tristesse une perte irrévocable, et la culpabilité une transgression morale.

25. Quelles capacités composent les compétences émotionnelles d’une personne pour elle-même ?

Identifier, exprimer, observer, anticiper et partager ses émotions
Comprendre, réguler, supprimer, tolérer et communiquer ses émotions
Identifier, comprendre, exprimer, réguler et utiliser ses émotions
Identifier, comprendre, juger, éviter et contrôler les émotions d’autrui

Identifier, comprendre, exprimer, réguler et utiliser ses émotions

Explication

Pour soi, les cinq compétences sont l’identification, la compréhension, l’expression, la régulation et l’utilisation des émotions. L’observation d’autrui relève d’un autre domaine, tandis que supprimer ou éviter ses émotions ne remplace pas la liste des compétences.

26. Une personne cherche consciemment à renforcer sa joie après une bonne nouvelle, puis à réduire son inquiétude avant un examen. Quelle description correspond à Gross (2008) ?

Augmenter ou diminuer des affects désagréables, sans démarche consciente
Choisir de s’engager dans une situation ou de l’éviter
Augmenter ou diminuer des affects agréables ou désagréables, consciemment ou non
Diminuer des affects désagréables, consciemment ou non

Augmenter ou diminuer des affects agréables ou désagréables, consciemment ou non

Explication

Pour Gross (2008), la régulation peut augmenter ou diminuer des affects agréables comme désagréables, de manière consciente ou non consciente. La réduire aux affects désagréables exclut la joie, exclure le conscient contredit la définition, et le choix de s’engager ou d’éviter relève de la sélection de la situation.

27. Une athlète voit son corps réagir à une situation exigeante afin de retrouver son équilibre interne. Comment caractériser cette réaction ?

Une disposition stable à éprouver de l’anxiété dans diverses situations
Une réaction psychophysiologique visant à rétablir l’homéostasie
Une évaluation cognitive des pensées négatives associées à la menace
Une émotion évaluative liée à des buts menacés et à un coping faible

Une réaction psychophysiologique visant à rétablir l’homéostasie

Explication

Le stress désigne la réponse psychophysiologique de l’organisme qui vise à rétablir l’homéostasie. L’émotion évaluative correspond à l’anxiété, la disposition stable à l’anxiété trait, et l’évaluation des pensées négatives renvoie à une composante cognitive.

28. Des chercheurs observent que des personnes expriment différemment une même émotion de base. Quelle conclusion cette variabilité soutient-elle ?

Elle confirme des réponses stéréotypées identiques pour chaque émotion de base.
Elle remet en question des réponses stéréotypées identiques pour chaque émotion de base.
Elle indique que les différences concernent la valence et l’intensité plutôt que l’expression.
Elle montre que les émotions de base n’existent pas.

Elle remet en question des réponses stéréotypées identiques pour chaque émotion de base.

Explication

La variabilité des expressions entre individus met en doute l’idée que chaque émotion de base entraîne une réponse stéréotypée identique. Elle ne confirme donc pas des expressions identiques et ne démontre pas, à elle seule, l’inexistence des émotions de base ni une simple variation de valence ou d’intensité.

29. Une chercheuse décrit le modèle de Lazarus comme relationnel, cognitif et motivationnel. Quelle caractéristique justifie cette description ?

Il considère la personne en relation constante avec son environnement
Il ramène l’émotion aux réactions automatiques du corps
Il explique l’émotion par la motivation sans évaluation cognitive
Il traite l’environnement comme une cause extérieure ponctuelle

Il considère la personne en relation constante avec son environnement

Explication

Le modèle est relationnel, cognitif et motivationnel parce qu’il envisage la personne en relation constante avec son environnement. Réduire l’émotion au corps néglige les dimensions cognitive et relationnelle, traiter l’environnement comme une cause ponctuelle efface la relation continue, et omettre l’évaluation cognitive contredit la caractérisation du modèle.

30. Après une défaite de son équipe, une joueuse choisit de se concentrer sur ses objectifs personnels afin de diminuer l’impact émotionnel du résultat collectif. Que met-elle en œuvre ?

Une réduction de l’enjeu objectif de la défaite pour toute l’équipe
Une protection contre un feedback individuel négatif reçu dans l’équipe
Un désengagement collectif par rapport aux activités du groupe
Un changement conscient du soi collectif vers le soi individuel

Un changement conscient du soi collectif vers le soi individuel

Explication

Passer consciemment du soi collectif au soi individuel peut modifier l’impact émotionnel d’une situation et contribuer à réguler les émotions. Ce changement de perspective n’est ni une modification de l’enjeu réel, ni nécessairement un désengagement collectif, ni l’effet d’un feedback individuel.

31. Quelle définition correspond à la conception de l’émotion proposée par Lazarus ?

Une réaction psychophysiologique organisée en rapport avec les relations de la personne à son environnement
Une interprétation de l’environnement, sans composante psychophysiologique organisée
Une réaction physiologique isolée, sans rapport avec l’environnement de la personne
Une réponse déclenchée par un stimulus, sans lien avec les relations de la personne

Une réaction psychophysiologique organisée en rapport avec les relations de la personne à son environnement

Explication

Lazarus définit l’émotion comme une réaction psychophysiologique organisée liée aux relations permanentes de la personne avec son environnement, souvent interpersonnelles ou sociales. La réponse physiologique isolée omet cette relation, le stimulus seul néglige l’interprétation relationnelle et l’interprétation sans composante psychophysiologique est incomplète.

32. Une étude sur l’histoire des émotions porte sur l’année 1975. À quelle période cette année correspond-elle ?

L’alliance, de 2020 à aujourd’hui
L’âge sombre, de 1900 à 1959
La renaissance, de 1959 à 2020
L’âge d’or, de 1879 à 1900

La renaissance, de 1959 à 2020

Explication

L’année 1975 se trouve dans la période 1959–2020, appelée renaissance de l’étude des émotions. L’âge sombre s’achève en 1959, tandis que l’âge d’or est antérieur et l’alliance débute en 2020.

33. Une athlète évalue simultanément l’importance d’une compétition pour ses objectifs, puis les moyens dont elle dispose pour y faire face. Comment ces deux évaluations se répartissent-elles dans l’appraisal ?

L’importance relève de l’évaluation secondaire, les ressources de la primaire
L’importance relève de l’évaluation primaire, les ressources de la secondaire
L’importance et les ressources relèvent toutes deux de l’évaluation primaire
L’importance et les ressources relèvent toutes deux de l’évaluation secondaire

L’importance relève de l’évaluation primaire, les ressources de la secondaire

Explication

L’évaluation primaire porte sur l’importance de la situation pour les buts et le soi, tandis que l’évaluation secondaire concerne les ressources et les possibilités de coping; elles se déroulent simultanément. Inverser leurs fonctions confond les deux étapes, et attribuer les deux évaluations à une même étape efface leur distinction.

34. Une personne a enfreint une règle morale, tandis qu’une autre estime avoir échoué à se rapprocher de la personne idéale qu’elle voudrait être. Quelle distinction entre leurs émotions est juste ?

La première peut ressentir de la tristesse et la seconde de la peur
La première peut ressentir de la culpabilité et la seconde de la honte
La première peut ressentir de la honte et la seconde de la culpabilité
La première peut ressentir de la peur et la seconde de la tristesse

La première peut ressentir de la culpabilité et la seconde de la honte

Explication

La culpabilité est associée à une transgression morale, tandis que la honte correspond à l’échec de se rapprocher de son idéal de soi. Inverser culpabilité et honte confond ces deux évaluations; tristesse et peur renvoient respectivement à une perte irrévocable et à une menace à l’intégrité.

35. Une joueuse ne peut pas modifier une sélection qui la stresse; elle travaille plutôt à apaiser ses émotions avant le match. Quel type de coping mobilise-t-elle ?

Un coping centré sur l’émotion
Un coping fondé sur la modification de la situation
Un coping centré sur le problème
Un coping fondé sur l’évitement du problème

Un coping centré sur l’émotion

Explication

Le coping centré sur l’émotion agit sur les conséquences émotionnelles du problème, ici le stress ressenti. Le coping centré sur le problème et la modification de la situation visent la source ou ses déterminants; l’évitement consiste à se soustraire à la situation ou à l’émotion.

36. Une joueuse ressent de la colère, qu’elle juge déplaisante, mais constate qu’elle l’aide à mieux jouer. Comment distinguer ces deux jugements ?

Déplaisante décrit son effet sur la performance; facilitante décrit son ressenti
Déplaisante décrit son ressenti; facilitante décrit son effet sur la performance
Déplaisante et facilitante décrivent toutes deux son ressenti
Déplaisante et facilitante décrivent toutes deux son effet sur la performance

Déplaisante décrit son ressenti; facilitante décrit son effet sur la performance

Explication

Le caractère plaisant ou déplaisant décrit le ressenti, tandis que le caractère facilitant ou handicapant décrit l’effet sur la performance. Confondre ces dimensions ferait de la colère déplaisante une émotion nécessairement handicapante, ou traiterait « facilitante » comme une qualité du ressenti.

37. Une entraîneuse veut analyser les réactions de ses athlètes en distinguant deux états liés à la performance, plutôt qu’en se limitant à leur anxiété. Quelle distinction le modèle lui permet-il d’étudier ?

L’anxiété faible et l’anxiété élevée
L’émotion et la réponse physiologique
L’absence d’émotion et l’état de défi
L’état de menace et l’état de défi

L’état de menace et l’état de défi

Explication

Le modèle distingue les états de menace et de défi, le défi constituant une dimension utile pour analyser la performance. Se limiter aux degrés d’anxiété manque cette distinction; l’absence d’émotion et l’opposition entre émotion et cognition ne sont pas les deux états proposés.

38. Quels auteurs sont présentés comme les principales figures de l’approche évolutionniste des émotions ?

Barrett et Gendron
Darwin et James
Ekman et Friesen
Russell et Plutchik

Darwin et James

Explication

Darwin et James sont les principaux auteurs associés à l’approche évolutionniste. Ekman et Friesen sont liés aux correspondances interculturelles, Russell à une grille de mesure et Barrett et Gendron à d’autres travaux sur les émotions.

39. Une sportive suit un accompagnement pour mieux reconnaître et gérer ses émotions. Quelle conception de ces capacités correspond à cet accompagnement ?

Une intelligence émotionnelle fixe qui détermine ses réactions
Des traits innés qui résistent à l’apprentissage
Des compétences psychosociales susceptibles de se développer
Des connaissances théoriques sans pratique émotionnelle

Des compétences psychosociales susceptibles de se développer

Explication

Les compétences émotionnelles sont considérées comme des compétences psychosociales qui peuvent se développer. Les traiter comme une intelligence fixe ou comme des traits innés confond compétence évolutive et caractéristique stable; les réduire à des connaissances théoriques néglige leur dimension pratique.

40. Une personne aperçoit un prédateur qui s’approche et éprouve de la peur. Quelle préparation comportementale correspond à cette émotion dans l’approche évolutionniste ?

Se préparer à fuir ou à combattre.
Se préparer à s’approcher pour apaiser le prédateur.
Se préparer à rester immobile sans autre réponse possible.
Se préparer à explorer la situation sans réaction défensive.

Se préparer à fuir ou à combattre.

Explication

Face à un prédateur ou à un danger, la peur prépare notamment à fuir ou à combattre. L’approche apaisante, l’immobilité présentée comme unique issue et l’exploration ne correspondent pas à la réponse décrite.

41. Deux personnes nomment « colère » des réactions différentes, façonnées par leur langage, leur environnement et leurs expériences. Quelle explication correspond au constructionnisme ?

Leurs émotions sont construites à partir de facteurs sociaux, langagiers, environnementaux et expérientiels.
Leurs réactions relèvent de catégories distinctes associées à des expressions universelles.
Chaque émotion déclenche un programme cérébral fixe produisant une réponse déterminée.
Leurs émotions se définissent par les seuls antécédents et conséquences observables.

Leurs émotions sont construites à partir de facteurs sociaux, langagiers, environnementaux et expérientiels.

Explication

Le constructionnisme explique les émotions par la combinaison de facteurs sociaux, langagiers, environnementaux et des expériences individuelles et collectives. Le programme fixe, la définition par les seuls phénomènes observables et les catégories expressives universelles renvoient à d’autres conceptions.

42. Un joueur utilise une stratégie qui réduit son stress à court terme, mais nuit à sa préparation dans le contexte concerné. Comment évaluer cette stratégie ?

En classant la stratégie comme mauvaise dès qu’elle entraîne un coût
En considérant la baisse du stress comme une preuve suffisante d’efficacité
En se fondant sur l’intention du joueur plutôt que sur les effets obtenus
En examinant ses conséquences et son adaptation au contexte

En examinant ses conséquences et son adaptation au contexte

Explication

Aucune stratégie n’est bonne ou mauvaise en soi : son efficacité dépend de ses conséquences et de son adaptation au contexte. La baisse du stress ne suffit pas si d’autres effets nuisent à la préparation; un coût ne rend pas automatiquement la stratégie mauvaise, et l’intention ne remplace pas l’examen des effets.

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Mémorisez les réponses avec 84 flashcards sur Dynamique affective et performance.

Qu’est-ce qu’une émotion ?

Une réaction courte, intense et dirigée vers un objet précis.

Quels auteurs sont présentés comme principaux représentants de l’approche évolutionniste des émotions ?

Darwin et James.

Comment les émotions contribuent-elles à la sélection naturelle selon l’approche évolutionniste ?

Elles favorisent la survie et l’interaction.

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